SURFACES PLATES FORMÉES DE MATIÈRES DIVERSES JUXTAPOSÉES
Carrelage. — Le carrelage forme d’éléments nécessairement égaux dans la pratique commune (en général on n'en emploie qu'un seul, l'hexagone), utilise pour la décoration les diverses combinaisons dont nous avons i«irlé plus haut. Les formes en sont donc peu nombreuses; ce qui varie à l'infini, bien que l'emploi en soit rare, c’est la décoration, la nature des dessins appliqués sur les carreaux peints ou autres substances employées, de telle sorte que toute la surface soit couverte de dessins répétés dont les contours deviennent plus apparents que les lignes géométriques formées par les joints. Il en est ainsi des carreaux colores employés dans les monuments romans, dont nous avons donné plus haut un échantillon, et aussi dans l’architecture arabe; on sait qu’ils constituent l’élément essentiel des décorations de l’Alhambra et qu'ils se retrouvent dans tous les mouuments arabes.
parquet. — Le parquet est composé en général de pièces [dus longues que larges, et forme par suite, le plus souvent, deux séries de lignes parallèles, comme dans les figures 1 et 2. Dans la pratique ordinaire on se borne aux systèmes dont nous venons
de parler, quelquefois un emploie quelques décompositions de carres qui constituent forment un élément nouveau formé à l'aide de pièces diverses telles que celles représentées figure 3, ou ci-dessus en traitant des combinaisons. Ce n'est que pour des [tarquels très-fiches qu’on y ajoute les ressources assez limitées de quelques dispositions simples de filets, par exemple de grecques ]>our bordures, obtenues en bois de diverses couleurs.
La solution artistique la plus brillante de cette question, au point de vue architetural. réside dans la mosaïque, qui n’est plus limitée par la forme des éléments, celle-ci variant au contraire en raison du dessin à exécuter. Elle peut être exécutée en bois pour quelques cas d’ornementation de meubles; ce fut l’imitation de la mosaïque qui, à la renaissance, fit naître la marqueterie en bois qui jeta tant d’éclat à Florence et à Vérone.
L'incrustation en cuivre , si fréquemment employée en ébénisterie de nos jours à l’imitation des lipaux produits de l’époque de Louis XIV, et qui donne de si beaux
mosaïque. m
résultats, rentre tout à fait dans le cas qui nous occupe. Nous aurions à étudier les styles des dessins formés. par ce travail, s’ils ne rentraient pas naturellement dans le cas considéré ci-dessus des vignettes et compositions variant par styles; ce n’es! qu'un mode particulier d'obtenir des dessins avec des filets de métal, d'ivoire, etc.