‹ Complément du Dictionnaire des arts et manufacturesChapitre 45 sur 394 · ARDOISES · texte numérisé non relu

ARDOISES

en le» jetant à la pelle «Inn» un four «réverbère chauffé, que l'on ferme quand il a été chargé, que l’on produit la réaction qui donne naissance à l'aluminium métallique, qui vient couler en lingot*.

La préparation «le l’aluminium n’a pas encore dit son dernier mot, et M. Deville ainsi que ses émules et élève», MM. Rousseau et M. P. Morin, s'occupent avec raison de la perfectionner. En elfet, ib est rarement pur et il perd presque toujours «le sa malléabilité, parles alliages qu'il forme tantôt nvcc lo silicium «le» fourneaux, tantôt avec le» métaux avec lesquels il s’est trouvé en contact pendant lc*r«h»ctions qni l'ont nus en libert **.

Le» usines existantes peuvent à peine suffire à la consommation croissante de l'aluminium, que réclame surtout la bijouterie. Elle est, sans doute, encore peu considérable, mais clles'élèvecependantàplusicurs kilogrammes |>ar jour, et chacun d’eux permet d’exéenter une quantité d'objet» qui nécessiteraient 4 kilog. «Argent. Nul doute que de nouveaux débouchés ne prov«vquent le» progrès de la fabrication qui tend à s'améliorer et à abaisser lo prix de revient, chaque jour. Il est encor» tixé ver» 300 fr., mai» aucun chimisto ne doute qu’il ne doive considérablement diminuer; car, comme le «lit très-bien M. Deville, l’iiistoire des progrès «le l'industrie démontre clairement que les problèmes dont la solution dépend de l'écouomic dans la main-d'œuvre et de l’invention de» appareil* sont toujours résolus, pourvu que les matières premières soient commune» et à bus prix.

ARDOISES. Non» ajouterons à notre premier travail quelques détails sur les propriétés de» ardoises. En France l’anhûse s'exploite en Anjou depuis un temps immémorial (nn autre centre d’exploitation existe «lau* les Vosges, mai* est de bien moindre importance). L'ardoise d’Anjou a nue couleur noire ou noire-bIciuUre. Elle est très-schisteuse et peu compacte; cependant elle résiste assez bien à l'action mécanique ou chimique do* agent» atmospliériqoe». Diverses expériences ont été faites par M. A. Blavler, sur les propriétés do l’ardoise de l’Anjou. £lle renferme seulement quelque» millièmes do pyrite de fer, «pii n’est pas intimement disséminée dans sa pâle, mai» qui y forme de petits nodules isolés, ce qui permet de rejeter le» échantillons qui en renferment trop. Lorsqu’elle est immergée , elle s'imbibe d’une plu» grande quantité d'eau que l'ardoise anglaise. Car, tondis que cette dernière n’nbsorbe que O.U002 de son poids, pour une épaisseur de S**", l'ardoise «le l’Anj«>u en absorbe 0,0005, c’est-àdire plus du double pour une épaisseur qni est seulement de 2“m. M. Blavier a cherché ensuite la résistance à la rupture d’ardoises ayant différentes épaisseurs. Il a opéré sur de» ardoise* carrée* de U1», 23, reposant par leurs quatre côtés sur un <?adre bien dressé et chargées directement sur une surface de 1 décimètre carré. J .es charges nécessaire* pour produire la rupture sont données par le tableau ci-dessous:

ÉPAISSEUR DK {/ARDOISE.

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