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BLANCHIMENT

tiphvti jmu le chemin purvour.» , or, en une seconde, le chemin parcouru est V, c'est-à-dire KAY* pour In vitesse V. Si don» deux bateaux tout sensiblement Jan» les même» condition* de forme» et do dimensions, jn pourra admettre la 'proportionnalité du travail moteur aux cube* des vitesses. Si l’on applique cette formule au système ci -dessus pour én apprécier les effet», comparativement -aux constructions existantes, ce qui revient en réalité à supposer implicitement qu’il s’agit du même propulseur employé à Utiliser le travail moteur, et par suite, sans tenir compte du principal avantage du système proposé qui consiste à employer deux propulseur* dans les condition» indiquées, on aurait pour le moins, en comparant au Pert ta, de mémo grandeur h peu près et do 1 ,200 chevaux-vapeur de yiun>nucc, I31 t ii :: <200 : lî)00; d’où s = io nœud-, indépendamment de la meilleure utilisation de la force motrice.

C’est un semblable accroissement de vitesse qui est le but qu’on doit aujourd’hui se proposer d’atteindre dan* ces construction»; je crois avojr indiqué le moyen d’y parvenir sans une plu» grande dépense journalière, par suite avec une très-grunde économie sur les traversées totale» qui s'effectueront en un moindre nombre de jours, de ne doute pas que la pratique ne confirme bientôt ce» indication», ot je souhaite vivement qne ce soit au profit des grandes lignes de transatlantiques français, que j’avais en vue en étudiant cette belle question de la navigation par la vapeur.

BENZINE. Ce oorps «'extrait en abondance des goudron» fourni» par la distillation de la houille pour produire le gaz d'éclairage. C’est un carbure d’hydrogène dont les propriété» »c rapprochent beaucoup de celles des essences, telle que l'esasocq do térébenthine.. Kilo forme un liquide transparent, très-fluide, d’une saveur um»re: sa densité est 0,85. Klle s’évapore à l'air, à lu température ordinaire et bout à 86". L'odeur éthérée qu’elle répand rappelle celle du goudron ; clic ne laisse aucun résidu après son évaporation.

Nous parlerons à l'articlo kshknct.s de» composé* qu'cllo forme aveo le» acide» et qui fournissent de» produits assez analogues à plusieurs essences d’un prix élevé, pour pouvoir leur être substituée dans plusieurs application» industrielles.

La benzine, dissolvant les corps gras et résineux, est employée avec succès pour le dégraissage de* tissus de toute espece, sur lesquel» elle n’exerco d'ailleurs aucune action décolorante ou autre. Les corps gras étant la base la plu» ordinaire des taches faites sur les meubles, le* vêtements, le* gant», la benzine le» fait parfaitement disparaître, loi benzine a sur le» filtres substance», qui pourraient être employée» pour le même usage, l'avantage de ne laisser aucune trace *ur l'étoffe, do ne pa» se réunifier à l’air, comme le font la plupart de» essence* végétales, et de se volatiliser très-promptement.

BLANCHIMENT. Une amélioration importante a été apportée au procédé du blanchiment do la pâte de papier et de9 tissu* formé» de fibre» de végétaux, h l’aide du chlorure de chaux, par un jeune fabricant appartenant à une famille célèbre par de nombreux succès industriels, M. P. Kirrnin Didot. Noa» empruntons l'exposition des principes, sur lesquel» elle repose, à la note qu’il a publiée.

On sait que le chlorure de chaux pri» isolément n‘n aucune action sur le» fibre» de» chiffons ainsi que de» ' étoffes, et que, pour que son action ait lieu, il faut faire intervenir un agent capable d’opérer sa décomposition. Que l’oi» mette en effet, dan» un flacon hermétiquement bouché, du chlorure do chaux avec de la teinture de tournesol, ectte teinture n’est nullement décolorée. Mai» vient-on à laisser pénétrer de l'air dan» ce flacon, la décoloration s'opère, le chlorure de chaux »e trou-

vaut ainsi décomposé par l’àcide curbouique contenu dan* l’air. Il y a alor* formation d'acide hyjxjchloreux, et c’est ce dernier qui, cédant d’une part son oxygène à l'hydrogène de» matière» colorantes pour former un équivalent d’eau, et, d’une autre part, unissant son équivalent do chlore à un second équivalent d’hydrogène de* matière- colorante» pour former de l’acide chlorhydrique, opère ainsi leur blanchiment.

Le blanchiment au chlore liquide s'exécutant toujours dans des vaisseaux ouverts, il en ré»ulte que la décomposition du chlorure do chaux n'est duc le plu* ordinairement qu’il l’action de l’acide carbonique contenu dan» l'air. Mais la décomposition du chlorure de chaux au contact de l’air ne s’exécute qu’avec une très-grande lenteur, car l'air ne contient qu'un quatre dij-millirme d'acide carbonique : aussi est -ou quelquefois obligé, pour hâter le blnucbimcnt, de provoquer cette décomposition par l’intervention d’un acide énergique, le plu» ordinairement par l'acide sulfurique. Or, ce moyen a «les inconvénients trè*-Klebeux : d’abord, l'emploi de l'acide sulfurique, ou de tout autre acide, occusiutme un surcroît do dépense; en outre, le* appareils sont dérériorés au bout do peu de temps, et, ce qui est plus grave, les chiffons ainsi traités perdent de leur force, leur» fibre» étant affaiblies par ce traitement trop énergiqub.

■ L'addition de l’acide sulfurique à la dissolution de chlorure de chaux, a dit Rerthollot dan* «on Traité sur la teinture, tome I, p. 273, en augmente l'effet par la décomposition du chlorure de chaux ; mais p*otir que cet effet soit assez considérable, il faut une quantité d'acide qui devient dangereuse. » . •

Pour obvier à ces inconvénients et arriver au même résultat de promptitude, la question était fort «impie, mai* cependant jusqu'à présent elle n’avait pa» été ré- soluc :.il s’agissait de trouver un agent de décomposition ne produisant aucun effet fâcheux, n'ontraluujit dans aucune dépense, et permettant d’exécuter le blanchiment avec une grande rapidité. Nous croyons avoir résolu ce problème, en ayant eu l’idée d’employer l’acide carbonique qu’il suffit de prfiser à de* source» constante», dan* les usine», à l’aide de moyens mécanique*.

Des expériences réitérée*, exécutées d’abord dan* do* laboratoires, pui» sur une grande échelle, nous ont prouvé «pie nous no nous étions pas trompé», que notre conception avait été heureuse, puisque cos expériences ont été necompagnées du succès le plu* concluant.

L’acide carbonique, tout le mondo le sait, est de tous le» acide* le moins énergique /son action sur le» fibre* de* chiffons est donc nulle. Le moyen auquel non? avons rcéours pour l’obtenir h’ entraîne aucune dépense.

IJn appareil semblable à celui qne nous allons décrire fonctionne régulièrement dopai» longtemps déjà. Les points de comparaison que nous pourrions établir entre ce nouveau mode de blanchiment et l’ancien «ont trop nombreux pour qne non» entreprenions ici de les énumérer; nous dirons Seulement qua, théoriquement; notre procédé doit effectuer le blanchiment de* chiffons, ainsi que celni de» étoffes, deux renl quatre-vingts fois plus vite que l'ancien. En effet, la quantité d’acide carbonique contenue dans l'air n'est que de tm quatre dix-millième, tandis que colloque contient la cheminée d’un fovor en combustion est, en moyenne, de sept pour cent. *

Non» avons placé dan» de» appareil» à blanchiment des chiffon» do qualités identique» ; une portion do cé» • appareil» fonctionnait par l'ancien procédé, l'autre por- * tion fonctionnait par le nouveau ; le» nombre» obtenu» sous le rapport de la rapidité dn temps employé ponr le» opérations ont été de 1 à 5, de 4 à 7, et do I à <0/ Quant à l'économie résultant de la suppression de l'a-

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