kilog. . , J
BRIQUES CREUSES
lai charge ayant été, comme précédemment, portéo sur l’un des reins et augmentée, l'arceau tomba sous 47,800 kilog. ,
Ces chiffrés de résistance ayant paru plu# que satisfaisant*, on procéda de suite aux travaux qui avaiont motivé les essais.
Pondant plusieurs moi*, la grande salle d'attente a reçu, en effet, toute* sui te* de voitures chargée* de voyageurs. Aujourd'hui le* piétons seulement y pont admis, afin d'éviter le renouvellement de» accidents auxquels l'encombrement de* véhicule* mêlés à lu foule uvnit donné lieu.
Ces faits parlent en faveur des briques creuses et démontrent suffisamment leur résistance à l'écrasement. Quant à leur légèreté, «i précieuse dans le en» do* cloisons, mur», voûte*, que l’on est souvent oblige do construire en porte-h-faux, et dans celui des exhaussements de niuison», voici un exemple du parti qu'on en peut tirer; il s’agit d’un fait qui »'ott pissé h Pari», ii l'occasion du pont de l'Alum. Ce pont, qui franchit la Seine »tir troi* arche* do pierre fi grande portée, subit, aussitôt achevé, un affaissement notable qui donna de* craintes sérieuses sur sa solidité. On se hâta d'enlever la chaussée dont il était déjà recouvert, de décharger scs tympans, de consolide* celui de» piliers qui était la cause du mouvement produit, et aux matériaux employés pour porter la chaussée d'un tympan à l'autre on substitua de» brique* creuse» disposée# en arceaux mincea. De la sorte, le puni t»c trouva allégé d’un poids considérable (300,000 kilog. environ), et depuis ce moment il est livré à la circulation.
En résumé, le» brique» creuses sont aujourd'hui recherchées par le* architectes et les entrepreneur», et, *i elle» ont leur placé marquée dan» le* constructions, elles la doivent non-seulement à leur légèreté et à la modicité de leur prix do revient, mai* encore :i diverses propriétés révélées par la pratiqtfc, et que le- brique» pleines ne possèdent pas nu même degré, Cf* propriété* sont : une résistance plus considérable à la rupture et aux agents atmosphérique» ; une linison plu* intime de» maçonnerie*; une inconductibilité de la chaleur plus prononcée ; un isolement plus complet de l'humidité. Déjà, dans le nord do l'Europe, il existe plusieurs établissements qui se livrent actuellement à cette fabrication ; il y en a également en Italie, en Espagne, dans l’Amérique du Sud, le* Inde* et l'Australie. £n 4854, le gouvernement a donné l’un de* premier» l'exemple, on envoyant de Pari» aux colonie* française* non-seulement de* quantité* importantes «le briques creuses pour servir à l'édification de plusieurs monuments important- tel» que ca-crncs et hôpitaux, mai* encore des machines h mouler, destinée* à encourager sur le» lienx la fabrication de ces nouveaux et utile* matériaux do construction.
Fabrication. — La fabrication des briques creuses n’est pa* aussi simple que celle do* briques pleines ; elle exige un matériel complet pour le malaxage des terres, le moulage, l'étcndoge et la cuisson.
La composition chimique des terre* variant nonseulement dan* nn mémo pays, mais encore dans uuo mémo localité, il n’est possible «le fournir que quelque* d«>nnée* générale* sur le choix qu’on en doit faire pour telle on telle application. A l'égard de* briques creuses non réfractaire*, toutes le* argile» sont bonne», pourvu, toutefois, qno la proportion d'ainmine soit à peu prè» normale, car c‘e*t h la présence de co corp* que la plasticité et le retrait de* terres sont dus. Un retrait de 4 18 environ sur le* d' mormon s entre une brique sortant «lu moulage et cette même brique sèche et prête à mettre au four, indique que le mélungo argileux e»t en proportions convenable». Si le retrait est sensiblement moindre, le mélange ne posséda pas toute la plasticité voulue et *0 moule imparfaitement: on rectifie alors êe
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BRIQUES CREUSES
défaut »oit par une addition d’argile plu» limite, «oit on j éliminant, a l'aide d’un luvnge, l’excès clos matières siliceuses. Si le retrait est, au contraire, plus prononcé, . les produits courent le risque do se ti-surer à la de»- ' bieention et À la cuisson : dans ce cas, on diminue la plasticité de In terra a l'aide de sabla, de craie pulvérisée, de terre ou autres matières inertes. Il existe des argile- . celles de Paris, par exemple, qui absorbent utilement jusqu'à 40 pour 100 de sable fin. Colles qu'on met en œuvre à l'uMitede la rue do In Muette,
% iennent des plaines d’Ivrv et de < ’hantilly ; la proportion de sable qu’on y ajouto est de -U pour 100.
L'argile ayant été réduite à un état de division convenable soit par des cylindre* lamineur», soit au moyeu de couteaux mécaniques, on lu livre au malaxeur, en y ajoutant le sable qui «loit servir nu mélange. Le malaxeur est un cylindre de bois ou de métal dans lequel tourne uu arbre vertical armé de couteaux, qui produisent le mélange intime des matières. (Voyez HOHTIRR.) Un orifice placé à la base du cylindre livre passage it une traînée continue de terre malaxée que l’on divise en lopins, et qui se trouve ainsi parfaitement préparée l*onr subir l’opération du moulnge.
La machine à mouler, que représentent les figures
et s' ouvrant, par le haut, au moyen de forts couvercle» à charnière*. Chaque eai*se porte, à «on extrémité antérieure, nue filière derrière laquelle est placé un crible épurateur. Une table couverte de rouleaux enveloppésde drap grossier, fait suite à choque filière ; elle est munie d'un châssis mobile, sur lequel sont tendus de» fil» de fer distancés entre eux do la longueur d’une brique et faisant fonction do couteaux.
L'ouvrier principal remplit l’une de» caisses de la machine a\cc les lopin» de terre sortant du mnluxeur; il rahnt le couvercle, le fixe invariablement à 1 aide d'un levier k came d’une grande solidité, et la machine est mise en jeu. Sous l'effort dn piston, la terre argileuse passe nu travers du crible, qui intercepte au passage tous le» corps étranger» d’un diamètre an-denu» de O", 005 : puis elle traverse la filièro qui la moule et In laisso sortir sous ln forme de plusieurs bande» prismatiques, qui glissent parallèlement sur le* rouleaux de ln table. 1 j» sortie effectuée, on rabat le châssis dout le* fil* de fer découpent de» brique», qui sont immédiatement enlevée» et portée» au »échoir. Pendant cetto manœuvre, qui dure une minute environ, l’ouvrier u en le temps de charger la seconde caisse ; lo pistou, arrivé au bout de t»a coasse, revient alors au poiutde
départ, sons l’imptiNion inverse de la machine, et !<• mémo travail s’accomplit au travers du l'autre lière : l’opération peut donc ainsi se poursuivre indéfiniment.
Le crible au travers duquel la terre est obligée de passer retenant toutes le» impuretés, telle* que gravier», racines, etc., empâtée- dans la terre argileuse, le piston no peut jamais s’en approcher qu’à une distance d’environ 0*,ü3. Lorsque cet es-
fwoe est rempli par les impureté*, l’ouvrier ojièro ■ nettoyage à l’aide de la truelle.
Plusieurs appareil* de ce genre fonctionnent à l'usine de M. Borie ; ils sont mus par une machine à vapeur qui commande en même temps les couteaux h découper l’argile , les malaxeurs , ainsi que pin sieurs monte-charges emportant les briques à l'étage supérieur, oii sont déposé» une partie des séchoirs. Chaque machine à mouler fournit, par journée de tra\ail, 6 à 7,0U0 brique»; elle n’en produit que 4 à 5,000 lorsqu’elle est mue à bras. Pans le premier cas, vile est desservie par quatre hommes ; dan» lo second, trois suffisent.
3il0.
.1 4M8 et 3 139 se compose d’un double piston mis en mouvement par de» engrenages, et qui accomplit un mouvement horizontal de va-et-vient dan» les intérieur» de doux caisses prismatiques en fonte, pincée» sur un bâti