CLOUS DE TAPISSIER
b trois opérations : tut découpngc et Jeux esterapage». ,
- La demi-sphère du clou devant avoir une épaisseur d’environ 4/4 de millimètre, M. Carmoy prend de la planche «le cuivre de 4 millimètre d épaisseur et y découpe des flan* plu» petits que lo développement de la têto ; puis, A l’aide d'un premier estampage, U amincit ces petits flan» et les étend A la dimension qu’ils doivent avoir; mais la nmtrice qui produit cetto opération possède, ver» son centre, une crcusure annulaire dans laquelle la matière vient se loger et donne nu produit l’aspect d'un chapeau rond a large boni dont lo dessous serait fermé et dont 1 ouverture aurait lieu A la partie supérieure (fig.34lÜ et J4ilJ.
« Faisons remarquer, en passant, «pie, dan* ce premier estampage, en même temps que les borda * aPIa' tissent, la c«»uronue saillante, s emparant de la mat.cro centrale, augmente «le hauteur et présepte cette particularité de sortir de lu presse avec un millimètre et un tiers d’épaisseur alors que le cuivre, avant la compression, ne possédait qu«^ 4 millimètre.
- Le deuxième et dernier estampage qui doit tcrmi -
ner le produit consiste A placer ce petit flan dan» une feuillure circulaire pratiquée »ur lo boni d’une matrice présentant, en creux, lu forme que l'on désire donner A la tête du clou ; l’on intro«luit dans le cylindre qui surmonte lo flan une pointe de Taris A tête camnrdo.
• Los trois pièces en cet état, c’est- A-d ire :
« loi matrice d’abord ,
- 1.0 flan posé sur la matrice et prêt A y C‘trd comprimé » . , ,
« Puis enfin la tige placée verticalement et la pointe en haut ,
« M. Carmoy exerce snr le flan, avec un poinçon convexe ayant extérieurement la forme intérieure de la tête du clou, une pression capable «le déterminer l’emboutissage ou transformation du plan horizontal en une calotte ou tête hémisphérique.
« Lo poinçon emboutisseur est percé, A son centre, d’un trou suffisant pour contenir Ih tige «lu clou pendant l'embouti ssngo ; et, pour que cette tige no se soulève pas dans le cours de l'opération, clic e-t maintenue appuyée contre lo plateau A emboutir pur un petit ressort A boudin logé dans l’axe du poinçon preaseur. ,
« Le poinçon prçsseur ne sc borne pas, comme on lo pense bien, A emboutir le flan métallique et A lo transformer en une sorte de demi-sphère, il f«>ule encore b? cylindre central, de manière A en rabattre la matière sur la tige et A convertir l’anneau cylindrique en une sorte de cône emprisonnant la tête de la pointe qu on a voulu y faire adhérer ; de la sorte, on obtient un produit plus léger, A surface extérieure parfaitement lis»c, no coupant pas les «’tolfcs, jouissant «l'une plu* gramlo régularité, possédant une solidité inconnue jusqu'ici, et surtout des tiges déliées et très-résistanto».
«i Ces clous »e fabriquent chez Al. C’nrinoy en toute» matiiirc* : en cuivre, en zinc, en doublé d’or, en fer et I en acier; il-* sont Ircj-apprécié» et très-dcrotüldé», et
CLOUS DK TAPISSIER.
CO-LAMINEUR.
lu chiffre ik» leur fabrication nu s'»1 lève pas a moins du quatre-vingt-dix mille par jour.
« Lo produit imaginé par M. Carmoy est de nature à satisfaire à t<*us lus genre» d'exigences ; mais, pour qu'il devint objet de cununerco, il l'allait qu’il lût obtenu mécaniquement.
« M. Carmoy a confié cette seconde |Kirtie du problème à M. Clément Coins, du Bclleville, • t voici comment eut habile Uiéc.tnirioti a répondu h l'appel qui
| lut n étéTiut, un combinant une machine qilt rappelle | heureusement lu presse monétaire, et que représentent les ligtir.'s 3473 et 3474.
« Pan* les presses monétaires, les lluns destinés à produire les pièces de monnnio sont placé* dans nn tubo vertical eu dehors du point d'estampage, et une espèce do main métallique décrivant un mouvement circulaire en transporte un ii Jn fois entre les matrices ù chacune des évolutions de lu machine.
• M. Clément Colas a placé au-devant do sa presse non pus seulement un de eus poseurs mécaniques, mais deux (A , A }, l’un à droite, l'autre à gauche ; chaque flan se place daus celui do gauche qui part lu premier déposer ce Hun dans la feuillure de In matrice et revient h sa place; chaque tige de clou se met dans celai de droite qui le transporte au centre du Han déjà place et reste dans cette position jusqu'à ce que lo poinçon ait accompli une purtie de sa descente et ait , à l'aille du ressort intérieur (flg. 3173), exercé sur la pointe du clou une pression qui le uininticunc en contact avec le l'un ; dès que la pointe est maintenue par ses deux extrémités, le poseur qui l’a apportée se retire , et le poinçou presseur, mû pur un excentrique , achève sa course et accomplit lo double phénomène d’enilioutimmgo de lu ^ deini-Rphèrc et de sertissage de la matière réservée en saillie au centre du flan pour ^ emprisonner la tète du petit clou central.
• Après chaque opération, un troisième I bras enlève de la matrice lo produit la- I briqué, et le rejette au dehors pour faire J place à un nouveau.
J • Cette machino fabrique vingt mille clous par jour, tandis que le travail à la main n'eu fournit que six mille : elle est V-/ I simple, bien entendue; elle fonctionne I sans bruit et sans chocs, et, si le pro- I iluit qu'on en obtient est de nature, par ■b--——-* sa nouveauté, par les besoins auxquels il 3475. satisfait, et surtout par les combinaisons qui ont présidé à sa conception, à fixer l'attention des membres du Conseil, nous avons In satisfaction de reconnaître que le méenneien a été le > digne émule de fauteur et que sa machine répond parfaitement à sa destination. •
CO-LA MINEUR. La nécessité de déplacer latéralement ou de ramener les pièces qui sortent d'un laminoir, du coté où les cylindres peuvent l'entraîner, lors-, que le traiu n'est formé que par deux cylindres, ou do les élever lorsqu'il en comporte trois, rend le laminage des pièce* longues et pesantes extrêmement pénible et difficile, riusicnrs systèmes de contre poids ont été inventée. pour faciliter le travail ; nous donnerons ici la solution complète du problème telle qu’elle u été réalisée, on profitant de» travaux antérieurs, par le directeur de l’usine de Decnzcvillo, M. Cabrol, pour supprimer tout relevage des pièces lourdes. Il a fait exécuter cet onsemble de dispositions pour accélérer et faciliter le laminage do rails Unrloiv, et, en général, de toutes . les pièces do grandes dimensions et d'un poids considérable.
Ce* dispositions comprennent :
1° Peux chariots mobiles, sur lesquels se placent les lam incnrs, et qui présentent de» supports disposé* de manière que la barre soit constamment bien soutenue pendant toute l’opération, et que chaque lamineur n’ait rien autre chose à faire qu’à la diriger avec so* tenailles ;
2" Un système de pistons mus par l’cau ou par la \ nju nr, qui. au moyeu d'iuic transmission convenable,