CLEPSYDRES
clic (lu chronomètre, scion l’âge de» huiles et la tetn • pérature observés.
DaiiB tout ce qui précède, on n’a pas tenu compte des )*-rturbations que diverses circonstance» inliérente» h la navigation, telles que les tempêtes, le tir du canon, etc., peuvent apporter à la marche d’un chronomètre ; ces perturbations accidentelles sont de çourte durée , car elle» cessent probablement avec ln cause qui les produit ; elles ne doivent tout au plu» altérer que b ou 6 marches sur une traversée do deux mois; dès lors elles no sauraient avoir un effet comparable à l'influence progressive du temps et de la température. En tous cas, ce n’est que pur la même voie empirique que l’on peut tenir compte de ces perturbations qui pourront être plus facilement appréciées lorsque les effets |iennnncnU du temps et de la température auront été mis do cdté.
Nous avons fait des emprunts étendus nu mémoire de M. Lieusson, parce qu’il nous parait ouvrir une voie nouvelle. 11 part d’un principe parfaitement vrai et qu'on pont généraliser. Tout chronomètre construit solidement, dont les pièces, les assemblage* ne s'altèrui.* pas, donne des résultats de mesure du temps qui ne varient que par des causes de changement» qui pcu\ eut êtro appréciées par des expériences préparatoires. D'où cet important résultat que l’observation faite avec une formule, uue table de correction convenable, pourra donner -des résultats d’une merveilleuse exactitude avec des instruments qui u'nuronl pas exigé de» dépenses considérables de réglage, de tâtonnement fort coûteux pour masquer imparfaitement des erreurs notable» dans des cas non prévus, mais surtout permettra d’apprécier les perturbation» auxquelles les ressources de la mécanique ne donnent pas le moyen de remédier, ("est un important progrès |H>ur la navigation , si intéressée à la précision des observations chronométriques et â la multiplication des appareil» ù prix modéré pour la marine marchande.
CLEPSYDRES. I.cs anciens avaient employé, pour obtenir la mesure du temps, le moyen le plus simple de produire un mouvement uniforme et par suite proportionnel au temps, l’écoulement de l'eau, »ou» une pression constante, dans leurs horloges a eau ou clepsydres.
La condition essentielle f» remplir, celle d’nno pression constante dans lo réservoir d’où l’eau s’écoule, est facile à obtenir.
Pour cela, en offet, il suffit d’y entretenir un niveau constant ; on y arrive très-facilement an moyen de ln disposition semante. Un réservoir (lig. 34G6) est con-
3iGG.
stnmmcnt nlirhcnté h l’aide d’an robinet. loi qnantité (Tenu fournie par ce robinet est plus grande que cellcqni doit traverser l'orifice pratiqué dans la paroi du réservoir pur lequel on fera écouler l'eau. Par suite de cet
excès du liquide qui arrive dan» le réservoir, le niveau terni h s’y élever de pin» en plus ; mais une décharge latérale s’v oppose eu laissant constamment sortir lo liquide excédant, l.c niveau de l'eau reste ainsi invariable dans le réservoir, et pnr suite l’écoulement s'effectuera |«ir l’orifice sous une charge constante, avec une vitesse qui ro -te toujours la même.
l'onr mes tirer niusi tin intervalle de
tcmpsquclconquo, au moyeu de l’écoule*' ment ainsi obtenu, il n’y a plus qu’à rc cueillir l’eau qui sort du réservoir pcuduut cet intervalle do
temps, et à en déterminer le volume. A cet effet. Peau sortant du réservoir touilie dans un vase de forme cylindrique ou prismatique, et »’ v accumule de plus en plu». I.e niveau de l’eau montera dnnscu \uw avec une vitesse uniforme et marque ra le temps par lu position qu’il oceu- |wrn, et qui sera détcrmiuéo par une échelle graduée fixée ' au vase.
Pour rendre le»
indications plus visibles et aussi pour donner plus d'élégance à l’appareil, ou plaçait le plus souvent un flotteur sur le vase dan* lequel l’eau se rend. Ce flifttenr, formé d’un morceau de liège, portant un index , e?t placé à côté d’une échelle graduée et vient correspondre aux diverses divisions de cette échelle, h mesure que lo liquide se soulève en s’accumulant de plu»
en plus dans le vase.
C’est ce que montre la ligure 3467, qui représente une clepsydre de cette espèce.
L’eau, dont l’écoulement sert à mesurer *• lo temps , se rend , dan* une capacité »itnéc vers le bas de l’appareil , et fait monter successivement un flotteur qui supporte los deux petites figures placée»
do chaque cAté de lu colonne supérieure.
Une autre disposition adoptée plus tard avait pour objet de faire marquer le temps j»ur une aiguille mobile sur un cadran, connue cela a lieu dans nos hor-
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loges* actuelles. A cot effet, lo llotteur A (t»g- 3iG8), au- (>a«l l'eu u «le lu clepsydre communique un mouvement ascendant, est attaché A l'extrémité d'une chaîne qui s'enroule autour d'on oylindro horizontal B, et qui supporte k son Mitra extrémité un contre-poids C, un peu plus léger que le flotteur A. Lo cylindre B peut librement tourner sur lui-même; il porto h une de se* extrémités une aiguille qui le suit dan» ce mouvement, et qui parcourt ainsi toute la circonférence d un cadran adapté & la face extérieure «le l'appareil. Lorsque 1** flotteur A monte, le contre-poi«ls C descend et la cbaluc fait tourner le cylindre B, ainsi que l'aiguille qui lui est fixée; cette aiguille marque lo temps par lu position qu’elle occupe sàr le cadran.
I.a physique moderne fournirait plusieurs moyens d'obtenir un écoulement constant : le vase de Mariette, par exemple, i»ourrait être employé à cet effet, si les clepsydres offraient un autre intérêt qu'un intérêt historique, en présence des développements de l’horlogerie moderne. Kons no nous y arrêterons pas; nous citerons seulement l'application du siphon , déjà laito pur Héron d'Alexandrie , comme une disposition ingénieuse pour fournir la mesure du temp* k l’aide des divisions égales du vase qui reçoit l'eau qui s’en écoule.
Soit un flotteur surmontant l’eau renfermée dans uii vase, et soit assemblé avec ce flotteur un siphon 34G9.
(fl*. 3*69). C« ii-
phon suit les mouvements de 1 «nu, et comme la «i>*tance entre la surface de celle-ci et lo point de sortie k l'extrémité du siphon est toujours la même, la vitesse de l'écoulement est constante, et par suite aussi cell«* «le la descente «lu’ llotteur le long de 1 échelle qui » fournit la mesure du temps.
CLOU? DE TAPISSIER. L’élégante fabrication de <•0* produits, par de» procédés nouveaux, a été créée «le toutes pièces par deux ingénieurs inventeurs. Nous no pouvons mieux foire pour la décrire que de transcrire ici l’excellent rapport fait à co snjet par M. Duméry k la Société d’encouragement.
« 1.0 clou doré pour tapissiers c*t composé d'une tête hémisphérique creuse et d'une tige pointue formant le corps du clou. Jusqu’ici cos sorte* de clous avaient été presquo exclusivement obtenu» par la fonderie et avaient conservé, avec le caractère «1 irrégularité de» objet» fondus , l'inconvénient de posséder , d'une part , de» tige» peu résistantes qui «c rompaient on lo» implantant dan» les meubles ; «l au- • tre part, do» tête» «l«»nt le» bord», à bavures coupante», étaient susceptibles d'altérer le* étoffes qu’il? pressaient.
■ Lo problème qui s’offrait A M. Carmoy consistait donc :
• 1° A obtenir des tiges ronde*, uniformes de longueur, aussi pointues et aussi déliées que leur destination lo réclamait ;
- 2° De» têtes identique» le» une» aux autres, A bord» régulier» et composées de matière» différentes de celle do la tige, sans faire intervenir la fuudcrio ni la soudure.
• Pour arriver k solution, M. Curm«y n eu recoure