‹ Complément du Dictionnaire des arts et manufacturesChapitre 94 sur 394 · HOC · texte numérisé non relu

HOC

Ce» chiffres doivent peut-être être doublé» »i l'on veut tenir compte do la consommation »'r considérable des étoffes do coton par les population» do l'Asie qui les emploient presque exclusivement, par 150, 000,000

Indous, par 450,01)0,000 Chinois, Siamois, etc., etc.

Laissant do côté ces pays, voici le tableau «le la consommation toujours croissante par pays, pour les années 1 Sol et 1 b.»ü.

A COUDRE (MACHINE Al.

Angleterre 277,000,000 403,000,000

K rance , 64,000,000 84,000,000

Rn»ie(l849) - 39,000.000

Autriche 30,000,000 37.000,00»

Zollveroin ....... 18,000,000 35,000,000

Espagne . . 40,000,000 »

Portugal • 24,000,000

Belgique 40,000,000 43,000,000

Hollande • 46,000.000

Suisse 9,000,000 4 4,000,000

Italie (Toscane, Naples). « 42,000,001»

Piémont » 6,000,000

Suède, Norwége , Danemark » 6,000,000

Turquie, Grèce, le resto

de l’Europe • 40,000,000

Etats-Unis 410,000,000 139,000,000

En 4854, la masse de* cotons annuellement fabriqués en Europe et aux Etats-Unis représentait 485 millions de kilog. de tissus, ayant, selon M. Miinerel, une valeur moyenne de plus de 6 fr. l’un, ce qui luisait pins de 3 milliards de francs. En 1 856, 750 millions de kilog. do tissus miraient atteint à 6 fr. 4 milliards 500 millions !

En 4854 , M. Mimerel estimait la valeur «les matières premières ii 800 millions de francs, et à S»»0 millions le loyer des capitaux. 11 restait donc 4,900 millions ponr salaire* de toute nature. En France, où la production des tissus de coton s'élevait à 630 millions, la part «le* salaires directs et indirects était, d'après lui, do 378 millions.

En 3856, on ne peut évaluer la valeur dos matières preraièrqsdo tontes sorte* à moins de 4 milliard 100 millions de franc». A cette date de l'apogée de l'industrie, la valeur déclarée de la production totale du Royanme- Uni senl était d'environ 1 milliard 600 millions de frîmes, dont 958,450,000 fr. restés pour les dépenses et Mnéfircs des manufacturiers. En France, la production de 75 million* de kilog. «le fils et tissus représentait une valeur de 728 n 788 millions de (Vnncs, dont on doit défalquer d'abord 146 millions, coût du cofùn.

11 est impossible de supputer In mnsso totale du capital engagé dans la construction des manufactura.., «le* machines etc. Le prix de celles consacrées à la filature flotte entre 4 milliard 2(8» millions et 4 milliard 5 0 million* de francs, le coût moyen des broche* étant de 25 fi 31 fr. par broche, car il y a actuellement environ 5'» millions de broches en activité on Europe et en Amérique. La moitié peut-être de la soinme cidessus a été employée pour les établissements do tissage, A tout ce capital, on doit ajouter celui engagé dans l’achat, la vente, le transport, etc., de la matière première et des produits manufacturés. Un nombre considérable de navires, quelque chose comme 2 million* «le tonneaux, sont employés ù importer le coton brut «les diverses régions de la terre dans la Grande- Bretagne, et à réexporter les articles manufacturés de ce pays et dos autres contrées.

COUDRE (machine a) et a BRODER. La grande variété de machines h coudre que présentait l’Expostion de 4855, l’étendue des applications qui en ont été faite* aux Etats-Unis «l'Amérique, celle bien moindre cependant faite en Angleterre et en France, suffisent pour démontrcrrimportance croissante dq cette nouvelle branche d’industrie, et nous obligent à en rechercher la nature et l’origine, de mnnière è pouvoir comparer, avec quelque exnctitude, le mérite «le ces machines. Elles seront ici divisées en quatre classes, dont la première comprend les machinos où l'aiguillo est passée complètement au travers do l’étoffé, comme dan» la

COUDRE (MACITTNE A).

contnre h mnhi, et les trois autre*, celle* on l'aiguiHc la perce seulement en s’y enfonçant nn peu. Les machines de la deuxÜms classe travaillent avec un fil et produisant le point de chaînette; celles dos troisième et «inatrièmo classe* travaillent avec deux fils et produisent : l’une le point spécudrment nommé point Je navette , et l'autre le point double Je chaînette.

1«* ci.Asse. — 9 Machine à coudre dont V aiguille passe comjJclemcnt au trarers de l’étoffe.

Dan* le* premières applications mécanique* relatives à la fabrication d’objets divers, d'abord effectuées par des outils dirigés n la main et à l'œil, nous rencontrons des tentatives de combinaison d’orgnues mécaniques servant H imiter le genre d'outils et de mouvements qui y sont spécialement employé*. CWt I seulement après une longue expérience, «jne les outils I et les procéflé* reçoivent les modifications propres à leur donner lo caractère automatique, t oulbnm mcnt fi ce principe, non» trouvons que, dans în première machine ù coudra patentée en Franco par Thomas Stono et daine* Hendaraon on 4804, comme riant appliquée «1 Ut confection des habillements ' Brerels d'iitvention, t. nu. p. 66), une aiguille or«linlire, saisie perdes pince» et poussée au travers de l'étoffe, est reçue, tirée par une seconde paire de pinces qui ln fait » repasser par-dessus le bord de cette étoffe, et ainsi de suite Consécutivement en produisant un point de surjet.

Ce procé«lé inf«»rmo, qu’il n’est pas nécessaire «le décrire plus nu loug, semble avoir été abandonné; cependant il a été reproduit sou» une autre forme, l«»r*qne M. Sénéchal s'e»t fait breveter en France en 4819 ( Brevets d'invention, t. xvi, p. 1 22, nouvelle collection), ponr uno machine à point de surjet qui a été exposéa an Palais de Cristal en 4851, et dans laquelle on se servait encore .d’une aiguille ordinaire. Dan* lo texte de ce brevet, on lit : la pince qui tient l'aiguille agit absolument comme une main naturelle. Ajoutons qu'elle travaillait plus lentement. M. Rogers, de New- York, a reçu en Amérique une patente (20 juillet 481 4) ponr une machine & catldra avec le point ordinaire , qu'il appelle irtie amélioration «lo 1a mnchiniTorevetéc par B.-W. Beau, 44 mars 4813 (Journal of lhe Franklin institule , t. ix, p. 175, et t. xvn, p. 433). Dana ce* machine», le* boni» accouplé* do» ét«»ffes étaient gaufrés en petits pli» successif* , et l’aiguille poussée continuellement h travers ce» plis.

M. Groenough, en 4842, »'e»t fait breveter en Am<4riqne (Journal of the Franklin institule, t. XI, p. 400);

«1 • même M. Phélizon, en 1850, et M. Canon ge, eu 1852, ont été brevetés en France, pour «les machine* h coudre : mai* le* aiguilles de ces trois <*on#tructcur» avaient l'œil au milieu et une pointe à chaque extrémité, comme celle* qui avaient été précé«lcmment employée* par Heilmahn, dans son admirable machine h broder, exposée n Pari» en 4834.

îj» difficulté de travailler mécaniquement avoc une v aiguille ordinaire est accrue par la nécessité «le la retourner après chaque passage au travers de l’étoffe, afin d'en présenter ln pointe à *n surface, ainsi que par ln diminution Continuelle de la distancé qu’elle doit parcourir h chaque passée, et par lu nécessité de suspendre le travail à courts intervalle*, pour renfiler l'aiguille. De ce» considération*, il résulte une lenteur, une incertitude «le travail et uno complication «4e n»«W eanisme qui ont motivé l'abandon de tou» les systèmes ci-dessus.

La machine Iloilmann, applicable & la broderieTVt restée dan» l'industrie. Conduite au pantographe, l’aiguille y est à «leux pointes et l’œil au milieu, ce qqi en fuit éviter lo retournement; la lenteur du travail et la complication du mécanisme sont compensée* par le nombre des aiguilles simultanément employées. Noua

122 COUDRE (MACHINE A)

avotudéèritcett© ingénieuse machine, qui était exposée, avec quelque* modifications, por M. llouldswortb, de Manchester, consistant : 1* dans une grande simplification de* pinces il aiguille» ; 2* dan» de longues tringle» de 1er reposant sur le* fil* et les abaissant par leur poids; à rapproche du chariot vers la fin do sa course, le soulèvement des tringle* par la tension do» fil» avertit la servante de l’arrêter ; 3° dan» un système ■<Ie barres en bois parallèle», qui se rapprochent par suite du retour du chariot, de façon à empêcher les fils de s'embrouiller. Cette machine requiert cinq servante», h savoir : deux occupée* H tirer le* chariot», une à conduire le pantogrnphe. et deux pour enfiler le fil dan* le» aiguilles de rechange employée» h alimenter la machine.

M. Barbe- Schmitz, h Nancy [France , exposait une nouvelle machine it broder, -qui peut broder les dessins *:’i pois, à petites fleurs, etc., sur un tissu quelconque, comme la machine d’Heilmann, dont elle diffère copcndani en ce qn’elle e»t entièrement automatique et requiert seulement pour Ta servir une seule personne avec un jeune garçon qui alimente les uiguilles. Cette machine, fort compliquée et qu’il non» serait impossible de délire, est, selon l'exposant, la seconde seulement de celle» qui ont été exécutées, et, par ce motif, elle offre quelque» partie* peu arrêtées , quoique en état de fonctionner avec certain» ménagement». Mai» le» combinaisons en sont fort ingénieuses, et annoncent, do la part de l'inventeur, beaucoup d'habileté dan» I»» moyen» mécaniques.

2* CI.A&SB. — Machine à coudre arec un fil, produisant un point de chai nette.

Pour éviter la difficulté du passage complet de l'aiguille eu travers de l’étoffe, la seconde idée fut d’imiter un autre point, bien connu des hrodenaet sous le nom de point di thatneHr. Iji première application de ce principe à la machine h coudre fut brevetée sous le» noms de Thimonnier et Ferrand, en France (17 juillet 1830). On y trouva aussi un brevet d'additions sou» le» noms de Thimonnier et Maguin (5 août 1818). L'auteur la nomme rouso-brodeur , ou machine à coudre, à broder el faire des cordons au poini de chaînette. En dessus de l'étoffe »c trouve une aiguille à crochet, bien polie, attachée h une barre susceptible d'un mouvement de va-et-vient vertical ; en dessous de l'étoffe est une petite pièce capable de tourner concentriquement autour de l'aiguille dans sa position inférieure; le fil de la bobine e*t passé nu travers d’un œil do cette pièce. I.ors de la descente de la barre, l'aiguille est poussée ou travers de l'étoffe. l.a pièce inférieure dont il vient d’êiro parlé, tourne et enroule le fil autour de l'aiguille; cette aiguille s’élève de suite, et, par le moyen de son crochet, entraîne avec elle le fil sous la forme d’une boucle. Le crochet de l'aiguille est de nouveau poussé au travers de cette boucle ou maille, *nr un point de l'étoffe, un peu eu avant de 6on premier passage; puis do nouveau retiré en soulevant une secondé boucle qui aussi passe h travers la première. En continuant l'opération, il en résulte une sorte de chaîne, dont chaque maillon traverse le précédent, et qui, pnr cela même, unit entre elles le» deux pièces de l'étoffe. Ce point de chnlnette est évidemment beaucoup mieux applicable h la mécanique que celui de la première classe, précédemment décrit ; car non-seulement l'aiguille n’est pas obligée de passer complètement au travers de l’étoffe , mais le fil , au lieu d'être d’une longueur limitée, peut être fourni par une bobine d'une grandeur quelconque. Cette machine a servi évidemment de type à toutes le» machines à coud ro modernes, . quoique sa première construction Rit trop compliquée pour la pratiqua usuelle, et, par ce motif, sou application ne reçut aucune

COUDRE (MACHINE A)

extension en France. L'ouvrière dirige l’étoffe à la main, dans la direction voulue, comme cela a lieu aujourd’hui, et le brevet indique que la machine peut fonctionner à raison de 200 point* par minute, vite*#©

' considérablement dépassée pnr les machines modernes qui donneraient, dit-on, jusqu'à 800 point» dan» le même temps.

M. Magnin a apporté diverse* simplifications et addition» à la machine originale de Thimonnier, et il s’est fait, entre autres, breveter pour un mouvement ingénieux, par lequel le point de broderie peut être exécuté sans tourner l'étoffe 6ur la table et en lui imprimant seulement une succession de mouvement* parallèlement à elle-même, tout en changeant la direction du crochet nu moyen d’un mécanisme à pédale. Cette machine fonctionne à raison de 300 point» à la minute p.ir une autre pédale à roue. Dan» «on état actuel, il faut avouer que, comme Commum, elle est trop compliquée pour lutter contre le» machines américaine»; mais, comme brodeuse, elle produit un bon travail. Elle opère avec une grande régularité et précision, et un degré de rapprochement de» points, dont la délicatesse permet de l'appliquer aux ti»»u» le* plu» fins.

Dans l’année 1810, il a été accordé une patente américaine à MM. Charles Morcy et J. Johnson, dan» laquelle il parait que l'aiguille à crochet était employée. Mais ce n’e»t pas la première des machine» à coudre américaine», comme nous le verrons ci-après.

M. S. -A. Singer (États-Unis) a été breveté le 27 février 1854, en Amérique et en France, pour une machine à point de chaînette, dan* laquelle on a rejeté l'aiguille à crochet pour y substituer l'aiguille à un œil, voisine de la pointe, comme étant plus précise dans son action; elle avait été proposée par M. Hunt, en 1834, pour une cotlscuse d'un genre différent. Le point est produit en combinant l’action de l’aiguille avec cfille d’un crochet marchant horizontalement audessous de l’étoffe. La disposition de l’ensemble est faite avec une grande habileté et connaissance pratique du mécanisme en général. Elle doit être considérée comme la meilleure de* machines qui ont aujourd’hui réussi à produire le point de chaînette avec une rapidité et une sûreté d exécutioh entièrement satisfaisante* pour l’usage ordinaire.

I>a principale objection qu'on puisse adresser à ce genre de point, est la facilité Avec laquelle il peut être défilé en tirant lo bout du fil du côté par où finit la chaînette, quand il est cassé par usure ou par accident. Pour éviter cette difficulté, M. Singer a ajouté à sa machine nn organe qui forme nu nœud a chaque huit point». On y trouve aussi une disposition parfaite pour régulariser la tension du fil, an moyeu d’un ressort mû f ar le porte-aiguille, ainsi que le» distance» entre les points au moyen d'un petit mécanisme à pied de biche, servant a faire avancer l’étoffe ; elle laisse, en même terap3, à l’ouvrière la liberté d'en fixer la direction à volonté, en se levant pendant que l'aiguille est engagéo dans l’étoffe; en outre, elle offre un pivot pour tourner la pièce , et une via de rappel permet de donner au point l’étendue voulue. Pour faire.de la broderie avec sa machine M. Singer y applique un second fil, disposé de manière qu’il est embrassé par la chaînette et lui donne une grande saillie ressemblant à la soutache. Selon la notice impriméo, l'inventeur de cette machine, qui peut faire de 300 à 500 points à la. minute, dirigo a New- York un grand atelier de construction dans lequel 150 ouvrier* sont employé», et qui a déjà produit plus de 5,000 machine» à coudre, et aujourd’hui de 40 à 50 pur semaine.

M. fiiegl, ù Pari» (France), présente une autre machine à point de clmlnette, qui ne diffère de celle de M. Singer, qu’en ce que le crochet inférieur à \%rct-

COUDRE ( MACHINE A)

vient est rotatif autour d'un axe horizontal, pour faiciliter ton introduction dans hi boucle du fil de l'aiguille. (Voir plus loin.)

M. Latour (France) expose une machine très-compliqnée ponr coudre Ica doublures des chaussons, dans laquelle on »e sert de la inachino do Thimonnior, en y ajoutant un mécanisme automoteur pour guider l’ouvrage sous l'aiguille ; but que les premiers inventeurs des machines a coudre s'étaient donné beaucoup do inol u atteindre, et quo l'expérience postérieure a démontré être plus désavantageux qu'utilo ; ce dont on u pu s’assurer en comparant la machine do M. 1 .a tour avec celles des autres exposants pendant qu'elles fonctionnaient.

3* classe. — Machines d coudre arec deux fils produisant le point de navette.

Cette classe do machines il coudre est essentiellement américaine , et il parait que le point qu'elle produit n'était pas, jusqu'alors, employé dans la couture h main, mais fut inventé dans le but de faciliter l'emploi des organes mécaniques, et pour éviter les inconvénients du déraillement, qui est pour ainsi dire inséparable du point de cluilnette.

Une aiguille verticale, percée près do la pointe, est alimentéo par une bobine; l'aiguilio descend, perce l'ètoflc et forme, en dessous, une boucle avec le fil ; une petite navette placée en bas traverse la boucle avec un second Hl par un va-et-vient horizontal ; l'aiguille se relève alors, tire avec ello son propre fil, et serre la boucle en même temps que le fil de la navette ; ce procédé est répété tout le long de la couture, et de là résulte, à l'endroit de l'étoffe, une série de points imitant le point arrière ou piqûre à la main. En dessus de l’étoffe, si c'est du liu, la couture montre le fil de navette parfaitement droit et retenu h de petits intervalles par les boucles du fil supérieur, qui cependant disparaissent lorsqu'on opère 6ur une étoffe de laino, où ils se logent dans l'épaisseur. Malgré les objections adressées à ce système, il est évident, par le grand nombre d’exposants de ce genre de mnehino* à coudre, qu’il est, de tous, le plus apprécié et le plus répandu dans la pratique. En effet, les quatre principaux exposants de machines à point de chaînette, MM. Singer, Graver et Baker, Journaux le Blond et Siegl présentent, en outre de leurs constructions respectives, une machine à point de navette.

I-a première machine do ce genre fut inventée, en 4834, par Walter Hunt, en Amérique; elle est aussi lu première des machines à coudre américaines, devancée cependant de quatre années par la machine française de Thimonnier, précédemment décrite. Elle était munie do l'aiguille percée près de la pointe et d’une navette. Mais l’inventeur, n'uyant pas réussi dans ses efforts pour la faire fonctionner d’une manièrepratique, ne so fit pas breveter, et le projet resta dans l'oubli jusqu'eu 1816, époque à laquelle Elias Ilowe fut patenté pour une machine ayant les mêmes organes, mois si bien combinés, quelle a obtenu un succès prodigieux dans ce pays où la main-d'œuvre est si chèro. Elle est la première véritable machine à coudre pour l’usago général, et l’origine de cette nouvelle industrie, qui a reçu un accroissement si extraordinaire dans les États-Unis, et qui commence à sc répandre en Europe.

La construction do cctto machine a subi des simplifications essentielles et des changements dans les dispositions des parties travaillante» et du uiécanismo qui produit les mouvements relatifs; ils ont varié selon Je goût des divers cessionnaires du brevet «le M. Howo, et des autres personnes qui ont tâché de l’imiter.

Dans ces catégories so trouvent les cinq machine* qui suivent : s.

COUDRE f MACHINS A ). <23

M. Seymour, à New-York (Etats-Unis). — Les couseuses inventées en Amérique par James Seymour, et exposées par M. Moore, propriétaire du brevet français, se distinguent par la simplicité du mécanisme et par leur bon marché. Le prix d’une couseuse Seymour est de 350 fr., ot c’est pourquoi ces machines jouissent d'une faveur méritée en Amérique aussi bien qu'en France , où il en a été construit un grand nombre. Elles donnent 500 points par minute, en moyenne, et on prétoud quo chacune m» prête également bien à tous le* matériaux, tels quo drup, cuir, soie, feutre et toile, ainsi qu'à l'ountogc.

M. Thomas, à Londres ( Royaume-Uni ), a fuit l'acquisition do la patente que M. Ilowe avait obtenue eu même temps en Amérique. M. Thomas s'ost continuellement occupé du perfectionnement de sa machine, . dout il sc sert principalement pour la confection des * corsets. Le mécanisme diffère de ceux des autres cou- * structeurs de la machine do Hoir*, en ce qu’on y emploie une disposition très-simple de leviers mis en action par les rainures ondulées d'iino roue plate. Ln construction de la navette est aussi améliorée. (Quelques-uns de ces perfectionnements ont été dernièremont.l’objct de patentes en Angleterre et en France.

M. Siegl, à Taris (France). — Dans toute# les machines do cctto classe, lorsque le va et- vient do la navette a lieu dans une coulisse rcctiliguo, il est nécessaire qu’elle s’applique avec pracision sur le côté de cctto coulisse qui avoisine l'aiguille, afin d’éviter que le fil no s'engage dans leur intervalle. Une patente a été prise, en Amérique, le 20 mars 48“>3, par M. Thompson, pour l'emploi d’un aimant appliqué un côté extérieur de la coulisse, eu vue d’assuror l'adhérence de la navette : une disposition .-einhluble a été brevetée en, France, 31 août 1854, en faveur de M. Siegl.

MM. Wholor et Wilson (Etats-Unis) exposent une élégante machine (patentée en Amérique, 12 novembre 1850), dans laquelle on n substitué à la navette un petit disque plat tournant, au moyen d'une roue à pédale, avec une vitesse constante dans un plan vertical.

Ce disque i»orte, sur la plus grande partie de son contour, un bord saillant arrondi, ayant la forme d'un croissant, dont les cornes émoussées se détachent un peu du disque, afin qu'une d’elles puisse accrocher 1a boucle du fil quo lui présente l'aiguille en descendant.

La bobine circulaire et mince rc»omble à celles employées dans les métiers à tnlle, disposition qui permet d’y mettra cinq ou six fois autant de fil de soie quo sur la bobine des navettes à coudre ordinaire». Elle repose, avec un grand jeu, nu milieu du croissant, soutenue entre les disques et un petit support fixe, ce qUi met In boucle, accrochéo par In corne, en état de passer autour de la bobine, comme dans les métiers de Boron et de Pecqueur, à fabriquer les filets de pèche. Cotte machine est, on apparence, la plus simple de toutes ; mais la plus grande précision qu'elle réclame dons son oxéçution eu n fait élever le prix.

M. Singer (Etats-Unis) u exposé, avec scs machines à point de chaînette, une machine à navette à laquelle, par de* additions relatives à la régularisation de la teusion du 61 <*t à l'adoucissement du va-et-vient de la navette par l’emploi d’une bielle, il a apporté une telle perfection que, selon lo. catalogue américain, elle peut exécuter jusqu’à 800 points à la minute, sans craindre de rompre le# fils.

MM. Grever et Baker, à Boston (Etats-Unis). — J.a navette n’c»t pas toujours conduite dans une coulisse rectiligne ; ccs messieurs, en effet, exposent, en outre de leur machine à point double de chaînette . une autre machine dan# laquelle lu navette est mue, on va-etvient, suivant un arc de cercle. I<es navettes des trois exposants ci-après sont à rotation continue.

M. Dard, à Troyat (Frnûce), présento uno machine

U* COUD RK (MACHINE A).

importée d'Amérique <>t brevetée en France en 1850, qui distingue particulièrement par la rotation continue «le la navette dan» un cercle horizontal ii petit rayon; mnis elle est seulement capable <le faire de» coutures droite», et, à cet effet, elle 'est pourvue d’un de ces apparuils pour la direction automatique de l’étoffe que l'expérience n condamné». Kilo a d’ailleurs été remplacée nouvellement jur d'autres machine» plu» perlai tes.

M. Leduc, à Troyea (France), présente une couseuse dans laquelle1 une navette, ayant la forme d’un croissant, tourne dans un récipient circulaire et horizontal, qui l’embrasse *. il y emploie ordinairement deux aiguille» à la foi», ut par conséquent trois fils; ce qui, selon lui, produit une couture extrêmement solide. La machine diffère «le toute autre en ce que la navette fonctionne en dessus de l’étoffe, et que le» aiguilles, par suite, la percent de bns en haut. Bien que la construction et la disposition en soient fort ingénieuses, elle est, ii cause do sa complication et de son prix élevé { 1,000 francs), peu pratique.'

4* CLAPst:. — Machines à coudre arec deux fils, qui produisent un double point de chaînette.

L'une des objections que l’on peut adresser aux machines qtio nous venons de décrire consiste en ce que la navette est limitée dans sa grandeur pur la nécessité de traierser la boucle formée parle fil de l’aiguille. Il en résulte que In bobine portée par cette navette ne peut contenir qu’une petite quantité de ce fil, de sorte que la couture est suspendue de temps en temps pour changer de bobine; les meilleurs système- «le navette permettent néanmoins do travailler pendant deux heures consécutives, mais le point produit pur ce genre de machines offre, dit-on, l'inconvénient de s’user vite et de fatiguer le linge.

MM. Grever et Baker (États-Unis), se firent patenter en Amérique 1851 ) pour une machine a coudre, dans laquelle l'aiguille verticale est employée comme précédemment, sauf qu'au lieu d’une navette elle c*t Bc*'«»mpngnée d’une seconde aiguille de forme 'circula ire, animée d’un va-et-vient rotatif dans un plan horizontal, et portant, nu travers de son œil extrême, le fil sortant d'une bobine qui peut être «l'une grnn- «leur quelconque, comme celle qui sert h alimenter l’aiguille verticale. Le mouvement relatif de ces deux aiguilles est si compliqué, qu’il serait impossible d'en donner une idée compréhensible sans dessin». 11 en résulte un «imiblc point de chaînette dan» lcqncl le» boucles successives du fil supérieur sont traversées et embrassées par ceux que forme le fil inférieur, de-manière à unir solidement le» deux pièces de drap. Le point do cette machine n'est pas facile a dérailler, et quoiqu'elle forme un cordon un peu saillant par l’entrelacement de» boucle», qui est spécialement fâcheux pour le» toile» do lin, cependant ello présente de» combinaisons très-ingénieuse*. Selon le catalogue officiel des objet» exposé» dans la section de l'Amérique, il parait que l'usage «le cette machine est très- répandu aux Étatâ-Uni», et que lif production de MM. Graver et Baker, il New- York, est d'environ 50 machine» par semaine.

M. Journaux le Blond, b Fart* (France), R'est fait breveter en Franco, le 29 avril 1854, pour une machine h coudre dans laquelle, au lieu de l'aiguille circulaire ci-dessu», il se sert d'une aiguille qui sc meut horizontalement don» un plan où ello subit latéralement un déplacement parallèle à elle-même et d’où il résulte que la ligne ifuivic par sa pointe est un petit rectangle au milieu duquel *o trouve l’aiguille verticale en descende! t. Cotte machine produit un point qui est identique h et lui d«* MM. Graver et Baker; mais il est déposé sur l’étoffe, sou» une forme nplntio, ou lieu du cordon en relief précédemment décrit. Se» machines d’uiUcqrs

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