COURROIES MÉTALLIQUES
offrent plusieurs autres dispositions ingénieuses, comme, par exemple, d’employer un morceau de verre translucide pour maintenir et faire avancer l’ouvragé, au lieu «le la pièce métallique ordinaire; ce «pii permet de surveiller la régularité de lu couture, au fur et il mesure de sou avancement. On s’y Mit aussi d’un cylindre, au lieu d'une table piano, contre lequel s'appliquent certain» ouvrage», tels que le* manches d’habit», eto. Cette dernière et utile disposition a été mise en usage par M. Doive et d'autres personnes en Amérique, et on peut la voir dan* les machine» de M. Thomas.
On ne saurait terminer ce rapport sans citer pour mémoire la machine à coudre de M. Avery, qui, quoiqu’elle ne soit pu» exposée, fonctionne admirablement à Pari», «lun* le gr«u«l atelier construit par le gouvernement pour la confection de» équipement* militaire», nie Kochechouart, n° 54, et dont M. Pusoutoy, tailleur, est le directeur. Cet atelier, eu activité depuis trois moi» seulement, «'ontient 1,142 ouvrière* et 300 ouvrier». Le drap dont sc composent le* habillement* est découpé avec une rapidité et une précision étonnantes; quatorze pièces superposées sont coupée» h la foi* par une lame d'acier flexible, de l’invention dû M. Diüfnitoy, montée sur deux grands tambour», à la manière «le* scie* sans fin de MM. l’erin et Delaporte, qu’on a«linirc dans l'Annexe. La couture s’effectue nu moyen de machine» mues h lis* vapeur, dans toutes les partie* «pii se prêtent à cette méthode, et ensuite le» habillements sont terminés par le* -précédés ordinaires. Parmi le* couseuses de eet établissement, celles d' Avery sont le* plus estimée», comme très-simples et facile* à entretenir ; on en prépare de nouvelles, et Pou on verra bientôt à peu près 50 en fonction : on y trouve aussi 30 machines de MM. Graver et Baker, et une de M. Seymour.
M.Otis Avery, dé Pensylvanic, s’est fait breveter on Amérique, 19 octoMta 1852, et puis en France, pour sa couseuse. Le brevet français fut acquis par le ministère «le la guerre. La couseuse d’Avcry fonctionne avec deux aiguilles dont les yeux sont près de la pointe et qui marchent par va-et-vient, à peu près dans le plan vertical qui contient lu ligne «le la couture, mais en suivant des direction» obliques, l’une au-dessus, l’autre au-dessous, de manière qu’en travaillant cites se croisent entre les deux étoffe». Ces mouvements leur sont communiqués avec une simplicité admirable, par une seule came, sériant aussi à diriger la pièce qui nvance l’étoffe. 11 en résulte un double point de chatnette, qui diffère cependant de celui de» autres machine* «léjà décrites, en ce que la chainettc se trouve entre les deux étoffes, et que la couture, par conséquent, ne présente qu’une piqûro ordinaire ii chacun des côtés extérieurs.
(M. W n. t.i b, Rapport du Jury de 1S55.)
COURROIES MÉTALLIQUES. Transmission a de grandes distances à l'aide dires courroies. — M. Him, habile ingénieur d’Alsace, connu par nombre d’excellents travaux, a réalisé avec un cuccès complet ce mode de transmission. Nous donnons ici la note qu’il a publiée sur cette heureuse disposition qui peut s'appliquer avec succès dans une foule de circonstances.
- Cette application, qui résout complètement un des problèmes les plu» difficiles de la mécanique, remonte à l'année 1850.
• Un ancien bütimont, très- vaste, de l'établissement, de MM. Hnussmann, nu Logclbneli, près Colmar, pouvait être utilisé comme lin bel atelier de tissage mécanique, mais la force motrice disponible devait êtro cherchée k 85 mètres de distance. Les ingénieurs de lu matson. conseillés par la routine (et je suis obligé de me mettre de ce nombre), proposaient une transmission par arbres de couche, 6oit enfoui» dan* un cannl sou-