GOULE CB
Nous avons donné le nom de couleurs aux matières vitrifmblo*, employées dans la décoration céramique lorsqu’elles sont composées do telle sorte qu’elles portent en mélange la quantité de matière fondante capable de faire adhérer la peinture à la glaçure { vernis, émail ou couverte), et capable en même temps de lui communiquer après la caisson un glacé semblable au moin* à celui «le la peinture ii l’huile passée sou» le vernis. Ce qux nous avons dit déjà de* oxydes, do* engobes et de* émaux s’applique parfaitement aux qunlités que jKJsséderor.t les couleur» pour être de bonne qualité. Nous n’aurons donc ici qu’à rappeler brièvement la plupart de ces qualités.
Tonte» le» couleur» doivent réunir plusieurs condition* indispensables à leur usage :
4° Fondre toujours à de» températures déterminées »t ne pas s’altérer à ce» température»; l'emploi de
DÉCORATION CÊRAMIQUF..
toute couleur volatile ou d’origine organique est donc exclu d'une manière absolue;
2® Adhérer fortement au corps 6ur lequel on le» applique ; il faut en connaître la nature chimique pour apprécier son influence sur la couleur;
3" Conserver en général un aspect vitreux après la cuisgon ; je dis en général, car on a fait à diverse* époques des peintures mate», mai» c’est l'exception ;
4° Être inattaquable» par Tenu, par l’air humide ou sec et par les gaz répandu* dan» l' atmosphère ;
5° Enfin, être en rapport de dilatabilité avec les surfaces qu’elles recouvrent.
Les couleurs doivent en outre, pour être d’un bon usage, pobséder plusieurs qualités spéciales, comme une fusibilité toujours plus grande que celle de l’excipicDt gur lequel on les applique. Quelquefois la différence entre la fusibilité de la glaçure et celle de la couleur est considérable, comme pour la porcelaine dure ; dan» d’autres caa, cette différence est presque nulle; c’e*tcc qui arrive pour les couleur» de porcelaine tendre et de faïence. C'est un avantage réel, car la couleur pénètro la glaçure et s’identifie pour ainsi dire avec elle sans courir aucun risque de *e détacher en écailles.
1-a dureté des couleurs varie avec leur composition. On doit toujours leur donner le degré de dureté nécessaire pour qu'elles résistent suffisamment an frottement des corps durs avec lesquel» elle* peuvent être en contact. Quant à leur résistance à l’action chimique des corps, elles ne doivent éprouver aucune altération de la part des sub.-tauecs auxquelles elles sont exposées dans les conditions ordinaires, telles que les acides végétaux, les graisses chaude» et le gaz sulfhydrique que dégagent les mal* eu cuisant ou qui peut être répandu dans l’atmosphère.
La dilatabilité des couleurs comparée à celle du corps qui les reçoit parait être l’une des conditions le* plus importantes auxquelles le* couleur* soient assqjcttics.
On peut grouper les cojleur» sous différent* pointa de vue. Celui qui tara remarquer entre elles les différence* le* plu* réelles nous m tnbb le meilleur. Or ce sont le» tempera&urêa auxquelles elles se développent Lien fan» s’altérer, c'est-à-dire Ica températures qu’elles doivent ou peuvent éprouver pour être cultes, qui nous paraissent offrir ce point de vue capital. Mous les diviserons donc en couleurs de moufle ordinaire ou couleurs tendres, en couleurs de demi-grand leu ou couleurs dure», enfin en couleur» de grand feu. Los deux premiers groupe» s’appliquent sur les glaçure*; le troisième groupe cuit avec la glaçuro et doit donc être soumis au même degré de chaleur que colle-ci san* être altéré.
La plupart des décoration» au grand feu sont dea émaux ; il n’y a que très-peu de couleurs proprement dites. I.c» couleur* de* deux premier* groupes different peu dan» leur composition ; celles du troisième groupe en exigent tinè plu* spéciale.
Avant d'entrer dan» la description de* couleur* de ces trois groupes et de leur application aux diverses poteries, il faut faire connaître la préparation des éléments qui entrent dans leur composition : ce sont les oxydes métalliques et les fondant». Le succès qu’ou peut obtenir constamment dans la préparation de* couleurs dépend de la pureté des oxydes et de l'identité des fondants.
Il faut arriver an point d’être sûr qu’en prenant dans le* bocaux les oxyde* et les fondant» préparés dans des circonstances convenables, on prend un corps qui est toujours le même, non-seulement dans sa composition chimique, mai* «lans son état moléculaire, ce dernier ayant une grande influence sur la nuance de la matièro colorante après la cuisson.
Une étude attentive et raisonnée des matières employées à la décoration des poterie», considérées sous le double point de vue des oxydes et des fondants, est