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EXTRAIT dune lettre de S. Exc. le Ministre de V intérieur à M. le Président de la Société pour l instruction élémentaire , en date du 15 mai 1821.
« D'après le compte qui m'a été rendu de la Méthode élément « taire et analytique de musique et de chant , et de l'intérêt que pré- « sentait cet ouvrage, j'ai souscrit, sur les fonds généraux, pour «un certain nombre d'exemplaires, que j'enverrai aux princi- «pales villes. Je crois, ainsi que vous, que l'art dont M. B. «Wiihem s’occupe ne peut trop se répandre, et je seconde- «rai, en ce qui dépendra de moi, les dispositions que la Société « que vous présidez sera dans le cas de faire dans ce sens. »
« différents moniteurs une leçon différente, est un procédé impraticable en mu- « siquc, à cause de la cacophonie qui résulterait de l’audition simultanée de plu- « sieurs mélodies qui n’auraient point de rapport entre elles. » On a vu dans le rapport n° II comment la méthode échappe à cet inconvénient. Plus bas, M. Choron dit encore : « L’enseignement mutuel n’a jamais existé et n'a jamais pu exis- « ter en musique; ce que l’on a donné sous ce nom, ajoute-t-il, consiste dans quel- « ques procédés bâtards, etc. »
Cette opinion ayant été émise et imprimée sans date, avant l’adoption de la méthode d’enseignement mutuel publiée aujourd’hui, et les feuilles qui la comprennent se trouvant jointes à divers prospectus qui sont de nature à se répandre, nous devons consigner ici que M. Choron, après être venu visiter l’école-modèle de chant élémentaire , a porté publiquement, et en diverses circonstances, un jugement qui , conforme à celui de la Société, est par conséquent tout contraire à celui qu’il avait exprimé dans les citations que nous venons de rapporter.