‹ Complément du guide de la méthodeChapitre 32 sur 33 · N° VI · texte numérisé non relu

N° VI

EXTRAIT d’un rapport fait par la Société pour ï instruction

élémentaire à S. Exc, le Ministre de V intérieur. (Décembre

Tel est le système des écoles mutuelles, que c’est par Eintermédiaire seul des moniteurs que l’instruction se transmet d’un élève à un autre. La présence du maître n’est indispensable que pour l’ordre et la discipline. Toute méthode qui exige l’action immédiate du maître ne peut s’appliquer à l’enseignement mutuel.

En second lieu, la classification doit être rigoureuse, et les subdivisions multipliées, autrement les progrès sont moins sûrs et moins rapides.

En troisième lieu, les moyens doivent être simples et faciles à rencontrer; un instrument, tel que le piano, par exemple, serait un meuble de luxe dans une école publique; d’ailleurs, la distribution intérieure des écoles rendrait son emploi impraticable, et l’effet en serait nul pour les cercles éloignés.

Enfin, ce n’est qu’au moyen de tableaux bien gradués, et dont chacun renferme une leçon complète, que les notions de chant ou de dessin, aussi bien que celles de lecture, d’écriture, de calcul ou de grammaire , peuvent se communiquer d’un enfant à un autre; l’enseignement mutuel ne connaît pasd’autres moyens sûrs de transmission.

Ces conditions ne sont pas remplies dans les procédés que suivent les auteurs des Traités élémentaires de musique que la Société a eus à examiner, et elles entrent toutes au contraire dans la méthode de M. B. Williem. S’y astreindre pour la musique vocale était une difficulté considérable, un problème qu’on a cru insoluble *. M. B. Wilhem est venu à bout d’y satisfaire à

(i) « Il faut observer , dit M. Choron (Notes relatives à la publication de sa « méthode concertante) , que l’enseignement mutuel proprement dit , celui dans « lequel diverses classes réunies dans un même local reçoivent simultanément des

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