‹ Compléments de Buffon [microforme]Chapitre 135 sur 514 · RE ) L'OUISTITI VULGAIRE · texte numérisé non relu

RE ) L'OUISTITI VULGAIRE

Jacchus vulgaris (1).

L'ouistiti est l'espèce la plus anciennement connue du genre ; et Edwards en avoit donné une assez bonne figure dans ses Glanures, sous le nom de sanglin ou de sayqui minor. Ce petit singe, gracieux et proportionné dans ses formes, a le corps long d’environ huit pouces , tandis que la queue en a de onze à douze : sa face est très aplatie; elle est complétement nue, ainsi que les oreilles , les mains et les pieds , et de couleur de chair ; son pelage est cendré, tirant au brun sur la tête et sur le cou, et offrant dix ou onze bandes alternativement brunes et cendrées sur le dos et sur les reins ; la queue elle-même présente quinze ou dix-huit de ces bandes d'égale largeur, qui la coupent par des cercles de l’effet le plus agréable : ces rayures sont dues à ce que les poils, tous assez allongés, ont leur racine noire, leur milieu jaune, surmonté par un cercle noir, tandis que la pointe est blanche ; parfois aussi la queue est régulièrement annelée de noir et de blanc : les parties inférieures du corps et celles des cuisses sont brunes, tiquetées de blanc ; une tache d’un blanc pur occupe le milieu du front entre les yeux ; et des poils longs et flottants, d’un blanc de neige tiqueté de brunûtre, enveloppent les oreilles.

On en connoîtune variété dont le pelage est roux et la croupe annelée de fauve et de cendré.

Les ouistitis à peine âgés de quelques mois diffèrent de leurs père et mère en ce que les rayures des parties supérieures du corps sont à peine apparentes, et que leur tête est grisâtre. A leur naissance l’occiput ct le cou sont d’un noir intense, même dans le lieu où, plus tard, doit se dessiner une tache blanche; le corps et les membres sont alors d’un gris roussâtre. Les ouistitis mâle et femelle ont les organes de la génération dénudés tout alentour, ct hérissés de petits tubercules qui paroissent tenir à un appareil glanduleux dont le but est inconnu.

M. Frédéric Cuvier est le seul auteur qui ait eu occasion d'observer la gestation de ces singes; voici les détails qu’il fournit à ce sujet. « Deux de ces animaux ayantété réunis vers la fin de décembre 1819, quoique assez imparfaitement apprivoisés , ne tardèrent pas à s’accoupler : la femelle conçut et mit bas,

() Geoffroy, Ann. du Mus., t. XIX, p. 119; Desmarest, Mammif., esp. 93, p. 92; Encyclopédie, pl. 18, fig. 14; Isidore Geoffroy, Dict. class., t. XI, p. 516: ouistiti, Buffon, t. XV, pl. 14, et fig. col, no 244 ; Fr. Cuvier, Mammifères, 8e livrais, : simia jacchus, Linnæus; Screber, pl. 33; Humboldt, Observ. zoolog., esp. 34: callithrix jacchus, Erxleben, esp. 32, p. 56 : singe musqué, Drisson.

le 27 avril 4849, trois petits, un mûleet deux fs melles, très bien portants; mais il n’a pas été pe sible de fixer la durée de la gestation, parce qua animaux s’accouplèrent presque jusqu'au Mona de la naissance des petits : ceux-ci, en reumy monde, avoient les yeux ouverts, et éloient rerit d'un poil gris-foncé très ras, et à peine sensbkg la queue; ils s’attachèrent aussitôt à leur mia l'embrassant, en se cachant dans ses poils; mi avant qu'ils tétassent, elle mangea la tète à lu d'eux : cependant les autres prirent la mamele 4 dès ce moment la mère leur donna ses soins quek père partagea bientôt. Tout ce qu'Edwards did paire de ces animaux qui produisit en Portugal ji pu l’observer sur ceux dont je parle, Loge femelle étoit fatiguée de porter ses petits, elles prochoit du mâle, jetoit un petit son plaintif,etius:

tôtcelui-ciles prenoitavec ses mains, lesplcoit se Mn

son ventre ou sur son dos, où ils se tenoienteue mêmes , et il les transportoit ainsi partout ji ce que le besoin de téter les rendit inquiets; ihni les rendoit à leur mère, qui ne tardoit pas äsed barrasser de nouveau. En général, le père étoit «li des deux qui en avoit le plus de soin; la mire montroit pas pour eux cette affection vive, celtel dre sollicitude que la plupart des femelles ontpæ leurs petits : aussi le second mourut-il au bout da mois , et le troisième ne prolongea sa vie que jug la mi-juin, Depuis les premiers jours de cemoi,} mère, ayant éprouvé denouveau les besoinsdur avoit fini par perdre son lait. »

L'ouistiti a les mœurs irritables et colérig analogues à celles des autres individus delahnik il est commun à la Guiane et au Brésil,

Se L'OUISTITI A PINCEAU,

Jacchus penicillaius (!).

L'ouistiti à pinceau ressemble beaucoupäl de ordinaire, dont il a la taille, et M. Georg li croit même qu’il n'en est qu’une variété ; CepeÀ toutes proportions gardées, sa tête a des ms rondics et des dimensions plus petites : FF ainsi que le ventre, sont de couleur roussil® tache blanche qui règne sur le front formetn! gle plus large que chez l’ouistiti vulgaire; SF est d’un brun roux cendré sur le dos €! sr la queue sont annelés de brun et de cendé 5 mais ce qui distingue l’ouistiti et ce qui son nom, est un pinceau de longs poils noir”

() Geoffroy, Ann. du Mus.,t. XIX,P: 19 boldt, Observ. z0olog., esp. 38 bis; Desmarth esp. 94, p. 92 ; Isidore Geoffroy, Dicl. class p. 519; Spix, pl. 26.

ele devant de aussi de ces | kiput et sur le es poilues so:

pes individus.

et ouistili est t sède sur ses mo es «ahuis (jace \euwied (dans t II,p 415,

ontre par trou £a ou Peruaçu Îs, ils grimpère:

les tirer. »

L'OUISTIT!

Jacchu,

et ouistiti est € elle on a des de et qu’une varié n peu plus forte ntes ; sa face est ge est jaune-rou ui sont, ainsi qi ouleur blanche :

gés et rigides so de chaque or e sur la partie les, et se perd i es inférieures et usexternes dese noir à pointes me celle des deu , et les mains e touistiti habite est réduite à une dans ces dernier reen a rapporté rie des Mines , e dans les bois

môle et dents Lana pas été On, parce que Jusqu'au mon -Ci, en vertu et éloient reritg peine sensibles jt à leur mira ns SCS poils; mà gea la tête à nt la mamell, à na ses soins quek "Edwards dit dm it en Portugl, ji parle, Lorqueh ses petits, elles on plaintif,etaus-

ains, Les placoi se BEA

ils se tenoienteu insi partout juqi dit inquiets; ali ardoit pas àsend al, le père étoi ct de soin; la mirx ction vive, celtelæ les femelles ont pa ourut-il au bout da ea sa vie que juil s jours de ce moi} au les besoinsdun

tables et colérigu dividus dela ini u Brésil,

mil [NCEAU.

aus (!).

Le beaucoupile t M. Georgti

e variété ; cel tète a des Fmé

is petites : STE

ouleur rousse front formeun à vulgaire; S0P* le dos, et lesre n et de cendrt et ce quil gs poils noirs qi

DES MAMMIFÉRES.

ste devant de l'oreille. Quelques individus même aussi de ces longs poils allongés implantés sur

ciput et sur le bord postérieur de l'oreille : ces

fes poilues sont de couleur fuligineuse chez les es individus.

et ouistiti est très commun au Brésil, et l’on ne de sur ses mœurs que des détails peu complets. 5 sahuis (jacchus penicillatus), dit le prince euwied (dans la relation de son voyage au Brét,p 415, trad. franc), s'offrirent à notre ontre par troupes à l'embouchure du Rio da La ou Peruaçu; mais, aussi agiles que les éculs, ils grimpèrent aux arbres trop vite pour qu'on les tirer. »

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