‹ Compléments de Buffon [microforme]Chapitre 144 sur 514 · LE TAMARIN AUX FESSES DORÉES · texte numérisé non relu

LE TAMARIN AUX FESSES DORÉES

Jacchus chrysopygus (!).

Ce petit tamarin ou midas, que les habitants du Brésil nomment saguhy dos grandos , a été découvert dans la capitainerie de Saint-Paul par le voyageur Natterer, et supérieurement figuré dans le somptueux ouvrage de Mikan, intitulé Delectus Flore et Faunæ brasiliensis.Ce petit singe, voisin du marikina, a le corps long de dix pouces neuf lignes, et la queue de quatorze pouces cinq lignes, son pelage est partout également noir, excepté les fesses et le haut des cuisses, qui sont, en dehors comme en dedans, d'un jaune assez vif, mélangé d'orangé et de brun: un handeau d’un jaune verdâtre livide règne sur le front, et une longuc crinière noire s'étend de la tête et retombe jusque sur les bras : la queue, beaucoup plus longue que le corps, est noire et couverte de poils peu serrés. Ce singe se nourrit de fruits pulpeux et butireux de la zone équatoriale; il recherche les insectes; mais il aime passionnément les œufs, dont il sait sucer l’intérieur avec adresse.

LES LÉMURIENS.

Buffon n’a décrit dans la famille des lémuriens qu'un indri, cinq makis, un lori, un nycticèbe, le microcèbe, le tarsier et l’aye-l’aye; ce qui porte à onze le nombre total des lémuriens consignés dans le grand ouvrage de ce célèbre naturaliste, tandis qu’aujourd’hui trente-quatre espèces de ces animaux se trouvent admises par les auteurs récents.

L'INDRI A COURTE QUEUE.

Indris brevicaudatus. GEorr. (?).

L'indri à courte queue, pour le distinguer du makèi à bourre de Sonnerat, nommé aussi indri à

{:) Natterer, in Mikan, Delect. Flor.et Faun. bras., 8e fasc., grand in-folio avec pl. color., Vienne ; Isidore Geoffroy, Dictionn. classiqg., t. XI, p. 521; Férussac,

Bulletin des Scienc. natur.,t. XI, p. 385. .

(2) Mag. encycl., t, VIL, p. 20 ; indré, Sonnerat, it.

294 HISTOIRE NATURELLE

longue queue, a le pelage noirâtre, la tête triangulaire et allongée, des oreilles rourtes et obrondes , le museau , le bas-ventre, les cuisses, et le dessous des bras grisâtres, les lombes blunches et laineuses, tandis que les autres poils sont soyeux. Li queue est à peine longue d'un pouce sur trois pieds qu'a l'animal étant debout , bien que le corps n'ait qu'un pied huit pouces et la tête cinq pouces.

On dit cet indri très doux et très facile à dresser à la chasse. Il vit de fruits et de racines. Son cri ressemble à celui d’un enfant qui pleure. On le trouve dans la partie méridionale de la grande ile de Madagascar; car indri, en malzache, signifie homme des bois : l'individu du Musée a été rapporté par Sonnerat,

un moins gros que le maki mococo, ayant aux DE" au reto ces et demi du sommet de la tête à l'origine) lle on queue, qui elle-même a dix pouces. Ses (maya E re généralement arrondies , et comme gonflé pu, | + nor " bondance d'un pelage touflu et peu frisé, & ivg « . la tête ronde, son museau petit, et ses oreilles ne fut R pis que pas de saillie au-delà des poils, La te È Dons Dè pelage est d'un fauve légèrement roussire, px Bi reerielrs palement sur le dos, la tête et les régions em sont bond des membres, tandis qu'elle passe au gris-desn Be llongés surt clair sur la poitrine, le ventre, et en detin al à des extrée cuisses et des bras. La peau paroit être colorieta fauves, le s0 l'état de vie en noirâtre assez foncé, Les meninB , postérieurs sont en outre deux fois plus long | les antérieurs , et les doigts sont retenus prunbl ngueur totale pli membrancux noirâtre jusqu'à la première 1 l'est culation phalangienne. H —— de la L'avahi paroit avoir des habitudes eréprseukin î uteur du do et il semble s'accommoder poursa nouriur DR" eu" de bien d'insectes que de fruits, de grains dual racines. DR miki rouge Le jour, on le trouve endormi, quelque des arcès d' fond d'un trou d'arbre, où il est roulé sur luimés le babacot ou le plus ordinairement accroupi sur des brand eté. Il se no Il s'éveille au crépuscule en poussant un prit lent et pleureur, recherche les animaux des pèce de manière à former des petites tro LE huit à dix individus, et se met alors en quétede nourriture. Sa démarche est gênée et difficlle, nè 1 en revanche il saute avec une merveilleuse pes . , sance, et franchit avec la rapidité du vol del 1 jo à espaces en passant de branc:es en branche L ils allon 4 Madécasses chassent ces animaux pendant le À bux sont ce car leur engourdissement et leur paresse sn là s dénudées d que. bien qu’ils entendent approcher leurs en hoir profond, par inertie ils ne cherchent point à leur ét Leur, ot nc Les femelles ne portent qu'un petit; elles nelf jé bas vers la fin de février. C'est de ce mois, el en avril et mars, qu’on les rencontre portant M progéniture sur le dos, accrachée par leurs long extrémités postérieures. L'avahi vit presqé ÊL sivement dans les forêts qui avaisinent la cile®® tale de Madagascar, depuis l'embouchuredeh nangara jusqu'à la baie d’Atongil.

LES AVAHIS, Avahi (1).

Sonnerat le premier mentionna, sous le nom de maki à bourre ou d'indri à longue queue, un lémurien dont les nomenclateurs adoptèrent la description sans être fixés sur le véritable genre auquel il devoit appartenir. M. Jourdan, dans ces derniers temps, en étudiant une dépouille bien conservée et complète jugea convenable de séparer en une coupe générique, nommée avahi, cet animal rangé à tort parmi les makis ou les indris.

Le système dentaire de l'avahi est celui-ci : incisives {, canines :, tausses molaires ;, vraies molaires ;. Total trente.

Les incisives supérieures sont réunis par paires et distantes sur la ligne médiane. Les inférieures sont longues, proclives, et ne sont point séparées. Les canines ressemblent aux molaires qui les suivent, et celle-ci, au nombre de deux en haut, sont aplaties transversalement et tricuspidées , tandis que l'unique du maxillaire inférieur est proclive. Les grosses molaires supérieures ont leurs tubercules internes disposés en croissants, et leurs tubercules externes hérissonnés de tubercules plus petits. Il résulte de cette disposition, dans l’ensemble des dents, que l’avahi tient, par sa nutrition, des insec-

LE MAKI Lei:

le espèce, mal e de quatorze :

useau jusqu'à |

PR

tivores, des rongeurs et même des ruminants.

La seule espèce connue de ce nouveau genre est l’avahi des Madécasses bétanimènes, quadrumane

p.142, pl. 88; Lemur indri, L.: Gm.: indriniger, Audebert, Makis; Desmarest, Mamm., p. 96 : Geoff., Ann. du Mus., t. XIX, p. 157. Less., Man., p. 65: Encyclop. pl. 2, supp., fig, 5. Cuvier, Règ. an., t. 1, p. 208: lsid. Geoffr. SL.-Hil., Dict. classiq.,t 8, p. 533 : Shaw, gen. zoo1., t. 4, p. 94, pl. 32, Fisher, syn., p. 12. Indri nigricans;: cauddà brevissimd. ( Lichanotus, Illig.)

(:) Jourdan , ac. des sciences , 49 juillet 1834.

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