‹ Compléments de Buffon [microforme]Chapitre 158 sur 514 · TR ER · texte numérisé non relu

TR ER

Les oreilles du tarsier d’Amboine sont aiguës et très saillantes; celles de l'espèce de Banca sout rudimentaires, et presque cachées par les poils d’une partie latérale de la tête. Son pelage est épais, serré, composé de poils d’une grande douceur au toucher, coloré en brunâtre tirant sur le blond gris en dssus, en gris passant au blanchâtre eu dessous. La queue est plus claire au milieu qu'à ses extrémités.

__— met

LES CHEIROGALES.

Cheirogaleus. ComMens. (!).

L'existence des cheirogales, petits lémuriens de l'ile de Madagascar, a long-temps été problématique, ct ne reposoit que sur trois dessins à la mine de plomb trouvés dans les manuscrits de l’illustre Commerson. Ce genre n’avoit donc pu être adinis définitivement dans les catalogues systématiques, lorsque M Fr. Cuvier, en octobre 1821, figura, sous le nom de mali nain, un cheirogale que M Milius, ex-gouverneur de Bourbon, avoit rapporté vivant en France. M. Geoffroy a donc admis définitivement ce genre dans ses leçons sténographiées publiées en 4829, et dans la même année MM. Vigors et Horsfield donnèrent quelques nouveaux détails sur une espèce inédite. Commerson a dessiné par erreur des ongles étroits, très grêles et acérés, dépassant notablement les phalanges, aux animaux dont il a laissé les figures; car les cheirogales (chats avec mains) sont des lémuriens, offrant, il est vrai, quelques traits de l’organisation des chats, ayant, au lieu des proportions sveltes, gracieuses et allongées des makis, ces mêmes formes grossies et ramassées. Les pattes de derrière sont un peu plus longues que es antérieures, le corps est trapu, la tête fort grosse, les yeux grands, le museau presque camus : les oreilles rondes et courtes sont peu distinctes, et la queue, très allongée, est p rtout régulièrement cylindrique et abondamment fournie de poils.

Les cheirogales sont des animaux nocturnes, agi. les et robustes, se meltant en quête de leur nourriture pendant la nuit, se roulant sur eux-mêmes dans le foin où ils dorment, et pouvant exécuter des bonds de plusieurs pieds au-dessus du sol.

Les trois figures de la pl. 10 du tom. XIX des Anna'es du Muséum représentent trois cheirogales, sous les noms de major, medius et m'nor. Le premier, long de huit pouces, a le pelage rembruni, principalement sur le chanfrein. Le second, long de huit pouces, a les teintes plus claires, un cerc'e noir

{:) Geoff., Ann. du Mus., t. XIX, pl, 10 ; Leçons sién., Aie leçon, p. 22, Desm., Mamm,, p. 106 (en note); Less. Man., p. 73 : Vigors et Horsfield, zool.journ.,t 3, 1828, p.112: Bull. de Férussac, t, XIV, no 354, p. 453,

autour de chaque œil . et le chanfrein clair, Le sième , long de sept pouces, a le pelage plus dy que celui des deux précédents, et un cercle nÿ autour des yeux.

Mais M. Geoffroy Saint-Hilaire n'admet pla qu'une espèce, le maki nain de M, Fr. Cuvier qui nomme Cherrogale de Milius (1), et que caricire un pelage gris roux en dessus, blanc cendré en dy sous , ayant une tache blanchâtre entre les ven y le chanfrein noirâtre, Le corps de cette espèce à pu d'un pied de longueur. Ce cheirogale à vécu av long-temps à la ménagerie du Muséum, ep Cuvier ne balance pas à le rapporter à l'espée4 rat de Madagascar figuré et décrit par Buffn,a nous partageons grandement son opinion, Par ow: séquent, le genre microcèbe de M. Geoffror Sie Hilaire seroit une véritable superfétation, La fige de Buffon ( pl. 20 ) ne donne au prétendu rat de dagascar un museau aigu que par une faute dede sinateur très probablement.

Le cheirogale de M lius se rapporte à la fm n° 2 de Commerson, la taille exceptée, qui aétépre sur un dessin, sans indication de réduction, Put être doit-on regarder comme l’âge adulte dela mème espèce, le cheirogale de Commrrson ft), a treize poucesæt demi de longueur totaledu but museau à la naissance de la queue : celle-ci a dr sept pouces. Une tache blanche au-dessus de chu œil; deux lignes plus foncées occupent les cülsk la tête. Les poils du corps sont fauves à leur bu, brunâtres au milieu, et noirs à leur sommet; teinte rouge domine le long du dos et à la naissot de la queue. Les oreilles sont nues à leur re: l'extrémité des doigts, de même que les ongles, si noirs. La patrie de l'individu décrit n'est pi indiquée.

LES GALÉOPITHÈQUES.

Galeopithecus (?).

Bontius avoit décrit sous le nom de chauve admirable (4) un animal que Seba et Peliverif lèrent chat-singe et chat volant de Ternute,4® plus tard Linné admit, dans son Species des Dit mifères, parmi les makis (5). Mais c'est à Pal

() Chèiregaleus Miliï, Leg. sténog. {tele Pl

(2) Cheirogaleus Commersonii, Vig el or 2 journ., L IV, p. 112. Rufo-griseus, peclorc abdos que pallidé rafis ; regione suprà oculos circique#? bà ; maculâ frontali, lineA utrinque ab oculisadu put extendente, caudæque apice nigris.

() Pallas, Lacépède, Geoffroy, Hlig, : lemur, Gmelin,

(+) Vespertil'o admirabilis.

(5) Lemur volans, L,

\frein clair, Lei e pelage plus di » LUN cercle ni

laire n'admet jy M. Fr, Cuvier qui ), et que carictérie lanc cendré en de re entre les veus x e celte espèce à ply irogale a vécu a Muséum, et MP, >orter à l'esp écrit par Buffon, n opinion, Par : M. Geoffror Saint erfétation. La fgm prétendu rat de Me ar une faute dede

rapporte à la fu eptée, qui a élépre

de réduction, Peut ge adulte de la mène mmerson (?}, at eur totaledu bout eue : celle-ci à dit:

> au-dessus de chaque Jccupent les cild t fauves à leur be,

à leur sommet; | dos et à la naisunt nues à leur reb e que les ongles, si a décrit n'est pi

RE

HÈQUES.

10m de chauve Seba et Peliveripft nt de Ternute,tl son Species des mi Mais c'est à Pallttf

ténog., 41elet, Pl ii, Vig el fon.

us , pectore ab

oculos circiquet® nque ab oculis ado nigris.

, Alig à lemur ©

Les oreilll très saillant:

dimentaires, partie latéral composé de | coloré en bru en gris passa est plus clai

un Crée)

L'existence l'ile de Mad que, ctne n de plomb tro Commerson.

définitivemer lorsque M EF le nom de nu ex-gouvernet France. M. C genre dans 4529, et dan field donnère espèce inédit ongles étroits tablement les les figures; c sont des lén traits de l’o des proportio makis, ces 1 Les pattes de es antérieure les yeux gra oreilles rondk queue, très a lindrique et i

Les cheiro les et robuste ture pendan dans le foin © bonds de plu

Les trois Anna'es du :

sous les nom mier, long d principaleme huit pouces,

{:) Gcoff., A 41e leçon, p. Less. Man., p. g , é st 2 | è 1828, p.112: Bull. de Férussac, t, XIV, no 354, p. 453, | (5) Lemur volans, L,

» 4 / ” £ \ <) 22 D à 7 Le Gahie Aeque » + Âottuurlle. HEC

Publie par l'ourrat Fa larve.

Fer fa ed

Doit les idées r lequel il cré:

, qui signifie « Les galéupithè intermédiaire ris; ce sont le embranes qui lie temembranc, ( istique ; elle na missure des lé ieurs jusqu'au nière sur les p ue qui se trouv plis, Chez les chauve mbres antérieur neest mince, | z les galéopithé ins ne diffèrent bes et des pied:

situe un mante lu sur sa face de Les galéopithèq tème dentaire « es, deux canine:

incisives, deux resde celles-ci o Leur tête glob ez aigu. Les orei eue médiocremer ngles recourbés la poitrine, son Les mœurs de ce roussettes. Ils Nsecles, et s’acc Us pour dormir s fuient la lumic Ds les endroits le:

ent que le soir se servant de le n que leur vol « k, Leur chair, à iverses peuplade:

l Les galéopitt S plusieurs îles « entale, Buffon nc espèce la plus :

ithèque roux ( ayant le dessus Passant sur le

) Galeopithecus 0,p. 1, Desm on.

les, Cat. : lemur :

M, Mag, encycl.; DNS, p. 37,

doit les idées les plus saines sur ce quadrumane, rlequel il eréa le nom générique de galcopithe- , qui signifie chit-singe.

Les galévpithèques sont donc, en effet, le chaiintermédiaire ui unit les makis aux chauvesris; ce sont les formes des premiers, avec los mbranesqui lient les membres des secondes. Mais temembrane, chez les galéopithèques, est caractique ; elle nait des côtés de la tête derrière la mmissure des lèvres, enveloppe les membres anjeurs jusqu'aux doigts, s'étend de la même nière sur les postérieurs, sans en excepter la ue qui se trouve complétement engagée dans ses plis, Chez les chauves-souris, il y a exagération des mbres antérieurs, surtout des doigts, et la memneest mince, nue, étendue en un léger réseau. les galéopithèques, au contraire, les bras et les ins ne différent point par leurs proportions des nbes et des pieds, et la membrane qui les enlace stitue un manteau d'un tissu épais, résistant , très u sur sa face dorsale.

es galéopithèques sont donc caractérisés par un tème dentaire composé en haut de quatre incies, deux canines et douze molaires, et en bas de incisives, deux canines et dix molaires. Les derres de celles-ci ont leur couronne hérissée de poin- , Leur tête globuleuse se termine en un museau ez aigu, Les oreilles sont petites et arrondies. La ue médiocrement longue, les doigts courts armés gles recourbés etaflilés. Leurs mamelles, situées la poitrine, sont au nombre de deux.

es mœurs de ces animaux sont à peu près celles rousselles. Ils vivent comme elles de fruits et nsecles, et s'accrochent aux branches par leurs ds pour dormir suspendus la tête en bas. Le jour, fuient la lumière solaire, et se tiennent cachés bs les endroits les plus abrités des forêts. Ils n’en ent que le soir pour chercher leur nourriture, se servant de leurs membranes comme d'ailes, po que leur vol soit incomplet, lourd et embarsé, Leur chair, à odeur forte, plait singulièrement iverses peuplades de l'Océanie qui s'en nourrisl Les galéopithèques habitent exclusivement S plusieurs îles de la Malaisie et de l'Océanie ocentale. Buffon ne les pas mentionnés.

espèce la plus anciennement connue est le gapithèque roux (1), longue d'environ douze pouayant le dessus du corps d’un roux marron très Passant sur le ventre au roux clair, et sans

) Galeopithecus rufus, Pallas, Act., ac. sc. Petrop., 0,P. 1, Desm, Mamm., esp. 108, esp. 133 ; Sir les, Cat. : lemur volans, L. Gm , Screb. , pl 43;

LA , Mag. encycl.; A L ons, p. 37, ycl.; Audebert, Galéop, pl. 1 ; Geof,,

taches. Les membres à leur fuce interne sont blancs, de même que les parties latérales du cou, Jusqu'à ce jour, on a cru le galéopithèque roux indigène des îles l'elew, où les naturels le nommoient Oleek. Mais sir RafMles le mentionne dans son catalogue des animaux de Sumatra, sous le nom maluis de Aubung. Voici ce qu'il en dit :

« Cet animal, trèscommun dans la Péninsule et les iles malaises, est trop bien connu pour être décrit. Il se pend aux branches des arbres par les pieds ou par les mains, Sa membrane, semblable à desailes, ne peut lui servir à voler; mais, lorsqu'elle est étendue, elle remplit les fonctions de parachnte, et, à son aide, il peut faire des sauts considérables d'un arbre à l'autre. Les canines sont munies de deux crochets comme les molaires, et le larynx est OssCux, »

Le kubung a deux mamelles, et donne le jour à deux petits à chaque portée, La teinte du dos chez les jeunes est plus distincte et plus variée que celle des adultes.

La deuxième espèce admise par les auteurs est le caléopithèque varié (!); mais il se pourroit que l’individu qui a servi de type à la description, ne fût que le jeune âge du galéopithèque roux. En effet, on ne donne que cinq pouces onze lignes à cette espèce, dont le pelage brun sombre est varié de taches blanches éparses sur les membres, concurremment avec des traits et des zigzags noirs. Chez quelques individus, cette nuance cst cendrée; chez d'autres, elle est roussâtre, Or, cette variabilité de coloration et la grosseur de la tête, relativement aux proportions du corps, dénotent évidemment des individus très jeunes. Ce galéopithèque varié a été observé dan: l'ile de Java.

La troisième espèce est le galéopithèque de Ternate (?), ou le fameux felis volans T+rnatea de Séba (*), encore plus petite que ha précédente, ayant un pelage d’un gris roux, plus foncé en dessus qu’en dessous, composé de poils roux et serrés, et quelques mouchetures sur la queue. Ce galéopithèque, très mal connu, vit dans l’ile de Ternate, l’une des Moluques.

Une quatrième espèce, le galéopithèque à longue queue (f), paroit vivre à Ceylan. M. Temminck suppose que ce mammifère devra former un nouveau genre dans la famille des makis. On ne possède que son squelette.

{*) Galeopithecus variegatus, Geoff., Mag. encyclé; Audehert, Galéop., pl. 25 Cuv., Table élém.; Desm., Mamm., p. 108, esp. 134; Geoff., Leçons sténograp., p. 37. Ë :

(2) Galeopithecus ternatensis, Geoff., Leç., p. 38; Desm., p. 108 , esp. 135.

() Thes., t. I, p. 93, pl. 58, fig. 2 et 3.

(4) Galcopithecus macrurus, Temm , Faune Jape, p. 9,

TRE nee a, 2

anne en

MÉTa LaÉE

D RTS ET RER ASE Bone:

SEE VER PA PTT 4 or Su M QE LS r

HISTOIRE NATURELLE

EE" ———"—————————"—"————————————— ————

Page 1