MONSIEUR
ue je vous so ouloir bien 4 paquet comn les rites d s dont nous ès, Vous ne s otre temps.
ue déplacée q a déclaratio Duissent cepe e, et d'une s avantages d ont rois que ans les tiaaus 8 parleur rang as Viennent 4 iaaus (pronox ois de distric plis que par | hefs ; ils peuv è monarque n° e temps en te I,
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sa vie la faut t mmençoient pi nra. Le son if ns les gorges de , et servoit à in 1hi alloit com s rauques d'u oient point des rs on déposoil de bananes, l8 randes nombre ife dictoit ses ( dieu, ou met , ordonnoit lf fin décidoit de voient effeclu
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itiés devoient se tenir cachés dans leurs maipu du moins se tenir éloignés du lieu où les faisoient leurs prières. On sait que le princionnage du deuil étoit revêtu du paraï, vêteportuaire, que Pomaré Nehoraï nous montra pai, À la vue du paraë tous les insulaires pre- Ja fuite, Ce costume singulier étoit un mélange nents de nacre, de plumes de phaéton, sur e croissant en bois, et cachoit sous un bonnet la tête de celui qui en étoit revêtu comme masque.
corps étoient exposés sur des plates-formes sur des pieux, et parfois embaumés comme bies d'Egypte, avec des résines de vy, et des ttes d’étofles de nuirier ou de jaquier. On les e sécher lentement, au milieu des suaves du gardenia, ou sous les corolles éclatantes scus rose de Chine.
étoit lu masse fondamentale des opinions es des insulaires de Tuaïti, lorsque les mis- Ds anglois de l’Eglise réformée vinrent, en 7 , leur inculquer de nouveaux dogmes. Ce après un intervalle de plus de seize années, De de guerres désastreuses, que la religion e sapa leurs superstitions traditionnelles, der triomphante sur les idoles renversées, ire à jamais les divinités mensongères de bssière mythologie (1).
s croyons devoir citer comme piéce à l'appui ce adressée au commandant de la corvette la par un des missionnaires anglois établis aux Société, bien qu'elle ne nous paroisse pas deiler une croyance complète en tous ses points,
Borabora, 13 mai 1823, MONSIEUR,
ue je vous sois complétement étranger, je vous ouloir bien accepter les deux livres renfermés paquet comme un témoignage de mon respect, les rites des apôtres; l'autre, un recucil s dont nous faisons usage dans nos adorations ès, Vous ne serez pas blessé que je prenne un otre temps. { ue déplacée que soit l’idée qu’on vous aura dona déclaration d'indépendance de ces peuples, buissent cependant par le fait que d’une force e, et d’une simple possession des iles. Ce sont avantages dont ils puissent se glorifier. Les ont rois que de nom. Leur pouvoir réside en ans les tiaaus et les ratiras; les rois sont les 8 par leurrang, les tiaaus marchent ensuite, et as viennent aprés.
iaaus (prononcez tiaous) sont par le fait des ois de districts, Les désirs du roi ne peuvent plis que par la volonté et l'influence des tiaaus hefs ; ils peuvent détrôner le roi quand il leur è monarque n’a jamais eu de revenus: mais il e temps en temps des fiaaus et des chefs les
Le langage desO-Taïtiens est le dialecte le plus pur de la langue océanienne; il ne s'éloigne pas beaucoup de celui parlé aux Tonga, à la Nouvelle-Zélande, aux Marquises et aux Sandwich, Cette langue
objets et les vivres que les tles produisent. Les tiaaus “et les chefs forment en effet l'ordre le plus formidable,
Les îles sont Taïti, Morca, Maïaoili, Huahéne, Raïatea, Tahaa , Borabora et Maurua,
Les rois de chacune sont Pomaré LI, roi de Taïti, Mahiné, de Morea et de Maïaoiti; Mahiné et Hautia, d'Huahèénes; Tamatoa, de Ralatea; Fenuapeho, de Tahaa; Maïct Tafavra, de Borabora (qui a peut-être le plus beau port, et qui, sous tous les rapports , est la plus belle tle de tout l'archipel) ; et Taïro, de Maurua.
Le gouvernement de chaque Île est exclusif et entiérement indépendant (*. Chacune a ses prêtres, sos prophètes, son enfer, ses contes et ses traditions , qui composent un ensemble curieux, discordant ct absurde. L'enfer à Raïatea étoit le grand réceptacle, Ce n'est qu'un lac au sommet de la plus haute montagne; le dieu résidoit sur les arbres voisins, et avec une espéce de coquille ( dontje renferme un échantillon dans cette lettre) il étoit censé enlever la chair des pauvres malheureux qui venoient là pour lui servir de nourriture. La coquille étoit déiflée , et celui qui en mangeoit l'animal devoit mourir. Les poissons, les oiseaux , les
(*) Nous ajouterons à ces détails quelques renseignements historiques sur les rois d'O-Taïti, Le gouvernement est monarchique et héréditaire dans une familles la marque distinctive de la royauté est le maro royal, et le titre erahi rahi : les distinctions sociales se composent de quatre classes, qui sont celles des ratiras ou nobles, des mahaounis ou cultivateurs, des fouhas ou peuple dans la rigueur du mot, et des toutous ou serviteurs.
Lorsque le commodore Wallis aborda à U-Taïti, cette île étoit gouvernée par la reine Oberea, celébre par le récit de ce navigateur, et surtout par la narration de Bougainville, Elle étoit mariée à Oammo, qu’elte força à vivre en simple particulier à Papara après s'en étre séparée. Oberea descendoit de Zemari par une longue suite d’aïeux; et eette branche, depuis long-temps en possession du pouvoir, en fut dépossédée par la branche d'Otou, qui chassa la reine Oberea, seul et dernier rejeton des Temari.
Cet Otou est le chef de la famille des Pomaré. Il eut pour fils Pomaré Ier, quipriten naissant ie nom d'Otou, tandis que son père changea de nom, et prit celui d'Otehi. Ce nom d'Otou, par les lois taïtiennes, passoit toujours au premier-nè, et le père devoit ainsi cesser de porter un titre qui appartenoitde droit à son héritier, Otou (Pomaré ler ) vécut long-temps, fil la guerre avec succés, et mourut vers 1798. C'est de lui dont parle si fréquemment Cook et avec éloge: car il en fut accueilli avec une grande bienveillance. 11 eut un fils qui, prenantle nom d'Otou, le força à se faire appeler T'eina. Cet autre Otou (Pomaré Il) avoit un frère nommé Ortpia, qui mourut fort jeune, et se maria à deux femmes, Tetoua et Whyridi. Cette dernière fut épousée vers 1796.Pomaré 11 avoit environ dix-sept ans lorsque le capitaineWilson,commandant le Duff, toucha à0-Taïti en 4797, 1 réguoit alors ; il accueillit avec empressement les missionnaires ; et, adoptant leur religion , il fit briser les idoles, Mais, chassé du gouvernement par son peuple, il parvint à ressaisir le pouvoir, régna sans obstacle, quoique obligé de calmer des soulèvements, jura l’époque de sa mort, qui arriva .en décembre 1821. Son fils Otou ( Pomaré 11), enfant de trois ans, lui succéda en janvier 14823 , et O-Taïti étoit nominalement gouvernée par la veuve de Pomaré ou Pomaré Wahiné, régente. Ce n’est point ici le lieu de présenter un tableau du régne de Pomaré If, bien qu'it soit remarquable par les événements qui en forment le cours,
océanienne qui est répandue dans la plus grande partie des îles de la mer du Sud est généralement, par le grand nombre de voyelles qui en composent les mots, d'une grande douceur. Elle se corrompt, elle s’altèré par le mélange des langues papoues, aux Fidjis, aux îles des Navigateurs, à la Nouvelle- Calédonie, etc,
Ce dialecte a été long-temps sans être fixé; cela tenoit au singulier usage que le roi et les chefs avoient, en prenant un nom quelconque, de le faire bannir du langage usuel. Ainsi, pour en donner un exemple plus facile à saisir, supposons qu'il ait plu à un chef de prendre pour surnom le mot manou, qui veut dire oiseau, le peuple ne pouvoit plus se servir de ce mot pour désigner ces êtres, et on en créoit unautre, qui tôt ou tard fnissoit par être remplacé, La langue est pleine de cette surabondance de noms qui n’expriment plus les mêmes objets, et c'est pour cela que les dictionnaires que nous ont transmis les navigateurs renferment tant de mots inusités aujourd'hui. De tous les Européens, les Espagnols ct les François sont ceux qui peuvent le plus sisément parler et écrire l'o-taltien ; il n'en est pas de même des Anglois qui éprouvent des difficultés telles que beaucoup de leurs missionnaires ont été forcés de retourner dans leur patrie, n'ayant pu en saisir la prononciation ; et même, parmi ceux qui ont le mieux compris le génie de cette langue, a-t-il fallu près de trois années pour leur eu inculquer les principes. Que penser alors de Cook, quand on lit dans son deuxième Voyage (p. 553) :.., « Nous direà plu- » sieurs que M. de Bougainville étoit de France, » nom qu'ils ne vivrent jamais à bout de prononcer : »ils ne prononcoient guère mieux celui de Paris, * et il est probable qu’ils auront bientôt oublié l’un
insectes et les reptiles, ont tous été déifiés : 11 y avoit dis ou douze cérémonies accompagnées de sacrifices humains. Le premier ct leur plus puissant dieu étoit appelé Faroa : dans une coquille de la forme d’un œuf 1] tourna dans le vaste espace jusqu'au jour où il en brisa les enveloppes; alors il l'occupa, et commença à former la base de la terre, à laquelle, lorsqu'il devint vieux, il ajouta les corps qui l'accompagnent, jusqu'à ce que la terre eût acquis sa grandeur actuclic,
Une profonde ignorance, pire que les ténébres de l'Égypte, couvroit ces fles. Mais, monsieur, l'étoile du jour de la vérité etla liberté ont brillé, Maintenant, au lieu des absurdes murmures de l'ignorance, des inventions artificieuses de prêtres rusés, des rites sanguinaires de déités méprisables, des lois de sang du démon, et du déluge de guerres qui ravageoient ces côtes, nous voyons la plus grande partie de ce peuple suivre les instructions de la parole pure du Dieu vivant,
Je vous demande pardon, monsieur, de fixer si longtemps votre altention. Je ne puis que vous exprimer mes souhaits pour votre conservation,
Je m'ialitule votre trés humble et trés , etc. Signé 3, M, OnsMoN».
HISTOIRE NATURELLE
» et l'autro : au contraire tous les enfants p » çolent celui de Pretany (Grande-Bretagne), » est presque impossible qu'ils l'oublient ja Que de fausseté dans ces lignes ! et comment x il qu'un homme de génie soit si petit dans ses ventions nationales? Ainsi les naturels, privé son cuphonique de plusieurs de nos consonnes, à duisoient le nom de Bougainville en le rendan le mot de Poutaveri, comme celui de Cook Touté ; quant à celui de Paris , c'est entièreme même prononciation que Pari, district dans k est Papaoa, la résidence des rois, et que le gateur anglais écrit Opare ; ce mot de Pari leuré donc familier; quant au nom de Frante, il prononçoient sans doute alors comme aujourd et aussi bien que celui de Grande-Bretagne, par Frany, et l’autre par Pre!'any. Sous le run du souvenir que Bougainville y a laissé, il eu que la mémoire des naturels ne l’a pas conw mais il n’avoit jamais fait couper un grand nË d'oreilles à ces insulaires, titre durable (!) put pas en être oublié, 4 Les règles grammaticales des langues son! M
avantageuses à l'étude des races humaines por #4 nous ne cherchions pas à conserver l’ébauche iii
de celles relatives au langage o-taïtien, qu avons recueillies sur les lieux et souvent dauslé versation de M. Nott. s
D'après l'E buka haa pii raa neia ei Para ou abécédaire taiticn , l'alphabet ne se comp de seize lettres , qui sont :
I] lui manque donc dix lettres de notre £ maire qui sont: C, G, J,K,L, Q,5,!
et Z. La privation de ces lettres, que ne prononcer les Taïtiens , est le seul obstacle qu ccs peuples à travestir nos noms. La prono de chacune d’elles peut se rendre par les son çois suivants :
À, a ; B, bi; D,di;,E,c;F, fa; H,esse;li; N,nou;,0, 0;,P,pi;R, ro;T,t; U,ov;V,
L'assemblage des syllabes se fait comme} nôtres, et nous n’en donnerons qu’un exen} Le, bi, bo, bu, etc.
Depuis la fixation de la langue, qui date troduction du christianisme , il n’y a plus noms propres qui changent.
() Nous avons long-temps médité la vie de en connoissons une foule de particularités qu pandues ses compagnons et qu'ont passées soû ‘ses biographes. Les circonstances que nous il sont assez légères, etnous croyons devoir omell qui n'ont point de rapport avec notre sujet,
conjug:
» ne peu langue ires, cor s les ve verbe re es, fuaac >, qui est n dit fa ner l'esp » ce qui pb.
Ï un exer
Les deux Des deux Aux deux Les deux O deux na Des deux
Égalion di mots se ainea , ain » eima, eir le futur et A , qui veut l'affirmativ d'accord, Dmparatifs e s le françoi lifications.
3 Maitai roc i est meille oup de mots
Pt une mé
bmbre de to angements d t leur valeu PLE, Le mo
enfants p
> Bretagne), ublient ja
t comment w etit dans ses aturels , privé os consonnes, en le rendant lui de Cook "est entièreme istrict dans le pis, et que le ot de Pari leur de Frante, il omme aujourd nde-Bretagne,| ny. Sous le rif a laissé, ileu® e l’a pas con ar un grand na durable (!) pu
s langues soil! 1 s humaines por. 0 er l'ébaucheirkèl
o-taïtien, ques t souvent danslf
neia ei Para et ne se comp
tres de notre K,L, Q,5,l tres, que ne Re seul obstacle qu ms. La prono bdre par les son
; H, esse; li; ST, 1; Uoui\,
se fait comine | ns qu’un exen}
gue, qui date il n'ya plis
dité la vie de C0 articularités qi ont passées 50 es que nous fil ns devoir omtll notre sujet.
conjugaisons, moins compliquées que les
, ne peuvent être mieux comparées qu'à celles langue hébraïque. Ils n'ont point de verbes res, comme étre, faire; ils ont donné à press les verbes la double acception d'ordre : tel verbe remarquable par le grand nombre de es, fuaaa, faire; et suivant le génie de cette », qui est riche en figures belles et nombreun dit faua tea te auaono , qui signifie faire ter l'espace entre les côtes, ou, en d'autres , ce qui veut dire qu'un homme engraisse
[0 { un exemple des déclinaisons :
SINGULIRR,
Le navire, Du navire, Au navire, Le navire, te pahii.
O navire, e te pahii, Du navire, e te pahii,
te pahii, o te pahii, é te pahii,