LIVRE PREMIER
NSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR LES VARIÉTÉS DE L'ESPÈCE HUMAINE QUI HABITENT L'OCÉANIE, LA POLYNÉSIE BT L'AUSTRALIE.
prend ce vaste espace de mer qui baigne les côtes occidentales de l'Amérique, les côtes orientales de la Nouvelle-Hollande, les îles nombreuses du sudest de l'Asie, en communiquant avec les mers des Indes et de Chine par de nombreux canaux; remontant au nord-est sur les îles du Niphon, jusqu'à la presqu'ile du Kamtschatka ; se limitant au nord aux îles Aléoutiennes et Kouriles, au milieu des nombreux archipels de la côte nord-ouest d'Amérique, aux rivages de la Californie, en donnant naissance à la mer Vermeille; renfermant un intervalle de cent soixante degrés, et n'ayant pour bornes au sud que les mers de la zone glaciale australe. Cette vaste surface d’eau ne présente qu'une petite portion de terre habitée par l’homme ; et encore celleci se trouve-t-elle morcelée en un nombre considérable d’iles isolées ou disposées par groupes, qui forment des archipels distants et épars dont la composition minérale appartient à trois formations différentes,.
Placées indifféremment dans l’un ou l’autre tropique, mais plus particulièrement sous le tropique du Capricorne, les îles vraiment océaniennes diffèrent par leur disposition générale de la traînée d'îles qui part de la pointe sud-est de la Nouvelle-Guinée , et qui s’avance dans le sud en formant une longue chaîne à l’est de l'Australie ou Nouvelle- Hollande : telles sont la Louisiade, la terre des Arsacides, les archipels de Santa-Crux, des Hébrides,
archipels d'Asie, et qui renferment les Moluques, les Philippines, les tles de la Sonde, et la Nouvelle-Guinée. Quelques autres écrivains ont au contraire transposé ces noms ; mais il suffit qu’on soit averti pour compren-
Ram éniittntie
eo
ss +
de la Nouvelle-Bretagne, de la Nouvelle-Calédonie, les îles Norfolk , la Nouvelle-Zélande, et sans doute les iles Campbell et Macquarie ; et ces Îles semblent être véritablement le prolongement des terres avanetes de l'Asie : car on doit regarder les archipels de la Sonde, des Moluques, enfin de la Polynésie entière, comme les débris de ce continen crevassé de toutes parts sous l'équateur, A ce sujet une opinion assez générale admet que le globe a subi l'action d'une force puissante sous la zone équatoriale ; et on a remarqué des dispositions analogues dans le morcellement du continent américain sous le tropique du Cancer, et même en Europe, plus au nord, entre la Méditerranée et la mer Rouge, L'isthme de Suez en effet correspond à l'isthme de Panama ; et le cap York, dans le détroit de Torrès, est sans doute le prolongement d'un bras de terre qui unissoit la Nouvelle-Guinée à la Nouvelle-Hollande , et que les vagues ont brisé, Enfin les trois extrémités des masses de terre dans l'hémisphère austral offrent une grande similitude. Le cap de Diémen devoit être le promontoire sud de l'Asie, comme les caps de Bonne-Espérance et de Horn se trouvent terminer aujourd'hui l'Afrique et l'Amérique. Le détroit de Bass est l’analogue de celui de Magellan; et le banc des Aiguilles, à l'extrémité du cap de Bonne-Esptrance, annonce que des terres affaissées s’y élevoient, et ont pu en être isolées par un détroit, ou qu’elles ont disparu dans la catastrophe qui a morcelé les extrémités méridionales de l'Afrique et de l'Amérique.
La Nouvelle-Hollande , qui dans rette hypothèse formeroit la partie méridionale des vastes contrées de l'Asie, en diffère complétement par ses productions, de même que les pays des Cafres, des Hottentots, et les terres magellaniques, dif‘rent des continents dont ils sont les prolangements. Cependant Jes animaux ou les végétaux de l'Australie (!) ont reçu une physionomie spéciale, un cachet qui leur est propre, et leurs formes insolites semblent éluder tous les principes de classification. Mais à mesure qu'on avance vers l'équateur les êtres se rattachent à ceux que produit l'Asie; etenfin sur la partie intertropicale on en trouve un grand nombre qui sont communs à la Nouvelle-Guinée comme aux terres d'Arnheim et de Carpentarie. L'opinion qui admet que la Nouvelle- Hollande est sortie plus récemment du sein des eaux est généralement reçue ; et quoique l'intérieur soit pour nous couvert d'un voile mystérieux, ce qu'on connoîit du littoral lui donne le plus grand poids.
() Ce nom est adopté par beaucoup de géographes pour désigner la Nouvelle-Hollande : quelques uns écrivent Austrulasie. Par Tasmanie on indique la terre de Diémen , découverte en 1642 par Abel Tasman, navi-
gateur hollandois.
HISTOIRE NATURELLE
Sans rajeunir de vieilles idées ou sans se perdr' en suppositions vagues et hypot' étiques, on v peut, en jetant un large coup d'œil sur l'ensemi, de ces terres, se dispenser de remarquer que tour: les îles qui forment le chainon depuis la Nouvell Guinée jusqu'au sud de la Nouvelle-Zélande sen blent étre les bords de l'ancien continent A4ustruligs déchiré; car aujourd'hui les nombreux canaux y isolent ces archipels sont encombrés de bana fleur d'eau, de plateaux de récifs ou de roche épars, qui forment de cette partie de l'Océan w mer semée d'écueils.
Si nous examinons la partie orientale de l'Au tralie, depuis les rivages du Port-Jackson jus cent cinquante milles dans l'intérieur du pays,: franchissant l'épaisseur des montagnes Bleues, nu parviendrons peut-être à saisir les chainons « élayent cette idée. Toutes les côtes de la Nouvel
Galles du Sud sont en effet entièrement compo
d'un grès houiller à molécules peu adhérentes; ce que nous appelons le premier plan des mon gnes Bleues est également composé de ce grès, cesse entièrement au mont York. Là une valléer fonde isole ce premier plan du second, qui est co posé en entier de granite. La hauteur de ces de chaînes parallèles, qui courent du sud au nord,:
la même. Le mont York, d'après les observato 4
de M. Oxley (!), est élevé de trois mille deux «
quatre-vingt-douze pieds anglois , et se trouve ék k
gné de la côte par un intervalle de cent milles en ron. Quelques voyageurs pensent sans doute ük
que cette montagne conique, et brusquement #A minée par une pente roide sur le Val de Clyde,
l'ossuaire d'un ancien volcan dont le périmètre ait enseveli sous le dépôt du grès marin qui revêt x cette étendue de territoire, On est plus fondé i
considérer comme recouvert d'une formation *
tiaire ; ce que prouvent le gisement abondant il lignite stratifurme qui occupe toute la partie moyañ du mont York, à mille pieds au-dessus du nit# de la mer, et les empreintes nombreuses de phf lithes qui se rencontrent vers son sommet, el paroissent pour la plupart appartenir à des feul d'eucalyptus ou à des fougères. Au-delà du Vi Clyde se développe la deuxième chaine, et celk# se trouve être complétement primitive; car ls ches qui la composent sont des granites des syéis quartzifères, et des pegmatites. C’est sur le ret4 de ce plan des montagnes Bleues qu'on remar aujourd'hui les traces nombreuses de bouches 4 caniques, et que des masses basaltiques, don” plus remarquables forment ce qu'on appelle
(:) Journal of two expeditions into the interir New-South- Wales, undertaken by order of the bris governementinthe years 1817-18.By John Oxley;i
. London , 1820,
tes de Ra ds du voy laire, rec les comme e-Holland itif qui cs trée.
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Péron ( Voyc » 4 vol. in-8o aphes à l'expl es que lui pré détroit de Ba hdracht. {Tom Fait égalem 2vage à la rec} on in-4o , Par
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ds du voyageur, En dernière analyse un terrain
jaire, reconnu sur le littoral de la Nouvelle-
les comme sur divers points au sud de la Nou-
e-Hollande (!), seroit dore arcolé sur le sol mitif qui compose le plateau central de cette vaste rée.
s échantillons nombreux que nous avons rapés de la terre de Diémen indiquent encore une due assez considérable de sol tertiaire adossé à
terrain de pegmutitr et de serpentine où l'on obe des gisements assez puissants de fer fibreux au milieu de roches amianthoïdes, 1 est à re-
quer que nous trouvâmes des empreintes de p' ous aux Îles Malouines, et que les sir féres se trent en abondance et dans un bel état de conation avec plusieurs autres testacés sur les l'ords
rivière Tamar, non loin du port Dalrymple, à cinquante pieds au-dessus du niveau de la mer,
Nouvelle-Zélande, séparée de la Nouvelleende par un simple canal, est héri-sée sur sa e de volcans éteints ou même en activité, et Prismes basaltiques ; et cependant on y trouve ment quelques roches primitives, et surtout Made d'une grande beauté. Mais, malgré le rap- Æhement de ces deux contrées, leur physionoest toute différente ; et si on remarque quelques tsd'analogie, on ne les trouve que dans le règne al.
Nouvelle-Irlande, avons-nous dit, semble plus particulièrement le prolongement des terd'Asie; eten effet les hautes montagnes de cette de ile située près de l'équateur doivent être pri- Rives, tandis que les collines de sa circonférence Mes Ccueils du rivage sont entièrement de carbode chaux madréporique (2), qui forme des sorde murailles, ou plutôt un rivage récent moulé un autre plus ancien, En remontant au nord s la ligne, les observations que nous avons pu re à la Nouvelle-Guinée nous démontrent que montagnes d'Arfak sont composées de roches itives ; car les rivières qui en descendent cousur des galets de granite, tandis que les terres élevées qui forment le littoral sur plus de douze les de largeur, ainsi que les iles de Manasouary asmapy, qui sont à l'entrée du havre de Doréry, sans exception de calcaire madréporique élevé
Péron ( Voyage aux terres australes, seconde édi- » & vol. in-8e, Paris, 1824) consacre plusieurs paaphes à l'explication des divers phènoménes géoloes que lui présentérent la terre de Diémen, lestles détroit de Bass, et les terres d'Édels, de Witt, et hdracht. (Tome 1V, pag. 215 et suiv.)
Fait également mentionné par M. Labillardiére 2vage à la recherche de La Pérouse, t. 1, pag. 240,
on in-4o , Paris, an VII),
de plus de cent cinquante pieds au-dessus du niveau actueldes eaux. D'un autre côtéon sait d'une manière positive que les iles de lu Sonde, les Moluques, Timor même, malgré l'opinion erronée de Péron, sont de formation primordiale ; et que le calcaire saxigène ne s'offre jamais que comme une ceinture extérieure, ce dont les iles d'Ambuine, d : Hourou, de Cérum , offrent la preuve palpable, En franchissant par la pensée la largeur entière de l'océan Pacifique, et nous reportant sur la côte occidentale d'Amérique , on y retrouvera de vastes surfaces couvertes de testacés fossiles, en un motun sol tertiaire élevé de cent cinquante à deux cents pieds au-dessus du niveau de la mer (à Payta, côte du Pérou); et ne doit-on pas naturellement conclure que par des causes quelconques, et que nous ne devons pas rechercher ici, le dernier niveau de l'Océan étoit à eette élévation , et baignoit alors la surface de la Nouvelle-Galles du Sud jusqu'au premier plan des montagnes Bleues ?
En examinant ensuite l'ensemble des îles océaniennes proprement dites, puis chacune d'elles en particulier, nous ne trouvons sans nulle exception que deux sortes de formation : l’une busaltique, et l'autre de création animale, Toutes les iles hautes de la mer du Sud présentent en effet les conditions de ce qu'on appelle terrains volcaniques, ou sont le produit paljable de volcans. Ces îles montagneuses, couronnées quelquefois par des pics qui se perdent dans les nuages, sont généralement , entre les tropiques seulement , entourées d’une bunde de terre que supporte un calcaire à polypiers élevé de quelques Loises au-dessus du nivean de la mer. Mais ce tivage accessoire n'est presque jamais unique : souvent à quelque distance il s'y joint une ceinture d'iles basses, plates, uniformes, dues aux mêmes zonphytes , et que nous nommerons parfois Motous d'après la désignation générale de la langue océanienne, usitée surtout à Taïti et chez les Pomotous (1). Les îles de notre seconde division comprendront, sous le nom générique de Skopelonyse , ce que les divers peuples navigateurs appellent indifféremment trrezife, Paracels, Attolex e .ittolons, ou l'oruliigrres, dont l'existence est due au travail lent et successif d’animalcules délicats n'élevant jamais que jusqu’à la surface des vagues, en bâtissant sur de hants fonds leurs demeures pierreuses : bien éloignés en cela de donner lieu au phénomène décrit avec pompe par un savant d’ailleurs très célèbre, d’évueils qui naiss nt sous le sillage des navires. Mais les él-s-reifs sont de trois sortes : simples, ce sont les motous des grandes terres ; disposées en cercle avec une mer intérieure, ce sont les motous à lagons de plusieurs navigateurs, Enfin ces
(1) Insulaires des iles basses de l'archipel Dangereux.
îles présentent encore une modification plus singulière: c’est celle d'offrir de vastes plateaux à Meur d'eau recouverts de motous arrondis et verdoyants ayant un ou plusieurs lagons, et que les Anglois nomment éles-grouprs (ISLANDS GROUPS).
Les motous simples nese rencontrent guère qu’autour des terres hautes, auxquelles ils forment des ceintures , telles qu’à Maupiti, Borabora, et dans tout l'archipel de la Société. Les motous à lagons
appartiennent à une sorte de système d'’iles qu’on:
remarque plus particulièrement dans deux points de la mer du Sud, au milieu des archipels Gilbert et Mulgrave d’une part, et au milieu de la mer Mauvaise d’une autre part, et dont on peut aisément se faire une idée en examinant un plan des îles de Clermont-Tonnerre, de La Harpe, etc. Mais les éles-groupes semblent être particulières à l’archipel étendu des Carolines. La le plateau de lithophytes prend souvent un immense développement. Il n’est parfois surmonté que par des iles basses ou molous distants et isolés, comme on le remarque dans les archipels de Kotzebue, de Ralick et Radack ; et souvent il environne des terres volcanisées liautes, comme on en a la preuve par l'ile d'Hogoulous, crue si long-temps fabuleuse, les Palaos, Ulia, ete, En dernière analyse les terres du sud-est de l'Asie, l'Australie, la Tasmanie, et même le chainon terminal de la Polynésie, de la Nouvelle-Guinée à la Nouvelle-Zélande, peut-être même l’ile Campbell, sont des terres primordiales ; et les îles de l'Océanie, de formation récente et postérieure dans l'histoire du globe, sont volcaniques et madréporiques. Mais , pour que notre idée soit complète sous ce rapport, il nous reste à envisager les causes qui peuvent démontrer l’origine ignée d’un aussi grand nombre de terres séparées par d'immenses espaces et par la plus vaste étendue de mer connue. L’ancienne opinion qui veut qu’elles soient les débris qui surgissent d’un continent austral brisé n’est point admissible ; et la seule raison satisfaisante qu’on puisse donner de la naissance de tant d’iles éparpillées comme au hasard, mais cependant assez communément par grands groupes, a sans contredit été émise par Forster, etgénéralisée ensuite, tropexclusivement peut-être, par le savant géographe Buackie. Forster (Oserv.) considéroit toutes ces iles comme assises sur les points culminants des chaînes sousmarines, s'irradiant sous la mer comme elles le font sur la surface de la terre. Ainsi s'explique sans difficulté la naissance des îles de corail, dont la base est construite par les relypiers saxigènes sur ces éminences placées à peu de profondeur; et c’est de la conformation des chaînes formant les bassins sous l'eau que naît celle qu'affectent dans leurs contours les îles basses.
La surface du Grand-Océan, couverte de terrains
HISTOIRE NATURELTIE
volcanisés anciens (1), présente encore une quanii prodigieuse de monts ignivomes en activité, égk ment nombreux sur les terres ou sur les continen +2 qui lui servent de limites. La Nouvelle-Zélandet Tanna, les Nouvelles-Hébrides, la Nouvelle-C1i donie , les iles Schouten, les Mariannes, les San wich (3), la Californie, ont encore des volcanse : activité, et sur les bords il ne faut que citer ceuxk @ Andes en Amérique, des Gallapagos, etc., 4 4 L'océan Atlantique, sous ce rapport, présente m grande analogie avec la mer du Sud; car lesik distantes et éloignées de la côte ..frique sont vi caniques, telles que Sainte-Hélène, l’Ascensix Madère , les Açures, les Canaries, les îles du C Vert, Tristan d’Acunha : le même phénomène; manifeste dans les Antilles, dans la mer des Inde par les îles Maurice et de Pourbon. Mais on remx que encore autour de ces îles la formation madr porique, qu’on ne retrouve point d’une mani complète dans l’océan Atlantique. Des récifs i
ains pri madrépo pau des vas dement les a mer du a végétatid plantes en!
es de l’Ind qui revêt etla Nou emment a hie jusqu'a ls à l’île dd b'orient,
iers et de » Siimpos e success l'est; et c nt par les « n ne peu
corail enveloppent en effet l'ile Maurice, les il: °@ aines ( Q Rodrigues, les Mahées, les Seychelles, etc. Ph Evée des Et anciennement surgies du sein des eaux , les îles #@ "1 indo-pol caniques de la mer du Sud ont été peuplées les pr la végéta mières; et ce n’est que long-temps après et sucx Œ rencontr sivement que l'espèce ht naine a été s'établir surk es europée iles basses, où son exist 1ce est beaucoup plus pr e@hremier exa caire et entourée de p ‘’ations plus nombreux @Shan-Fernan Enfin, si la zone équatai le offre seule le phén & ées sur sa
mène des formations de . ches madréporiques + #
enant que grand, les hautes latitudt boréales et austraiese”
du contine
présentent encore des tr 2s légères produites k°4 plantes qu un polypier nullipore qu ncroûte les rochers k les zones q1 gnés par la mer, et qu 1 retrouve également! > genre le;
Terre-Neuve comme au’ {es Malouines,
Moutes les t De ces considérations - amaires il résulte q
Jeux tropiq
ies peuples qui doivent nous occuper habitent, 1'‘#1@S l'Allantiqu k végétation (n Lesiles de la Société, au milieu des masses baà sa splendeu
tiques (basalte avec péridot) qui constituent la plu des montagnes de leur portion centrale, ont leurt suaire composé d'une belle dolérite. Le mont Orot# est élevé de trois mille trois cent vingt-trois mètr#4 d'aprés Cook; et des montagnes voisines présente leur sommet des lacs qui sont d'anciens cratères MR en est de même à Noukahiva, (KRUSENST, ) L
(2) La partie nord de la Nouvelle-Zélande est entiét\ ment volcanique. La cascade de Kiddi-Kiddi est rem quable par la grande nappe d'eau qui se précipite d' colonnade basaltique très élevée. Le lac de Rotoudu qui joue un si grand rôle dans la mythologie de cest” ples, est un cratère d'où jaillissent des sources d'A chaude. Des blocs d'une belle obsidienne, des LM rouges, abondent sur plusieurs points,
sante sur le ivement su set tidorien:
uxe sur les RPapous. C" Bycas, des fo elte de color Dmposent d atip (inoca adiers , les « 8 qu'on retre
€ Val de Cly
(3) Le pic d'Owahie ou Mono-Roa, han! dc Joux mi de plantes deux cent cinquar'e quatre toises suivant M, Hork samolus , et ( Voyage de Krusenst.), vomit une immense coià ler aux espèct de lave vers1801 , suivant M. de Chamisso, (ÆKotacbi onsultez Hu: Voy. round the world, t. 11, pag. 853.) » 1817.
core une quanii n activité, égale
sur les continen; #1
ivelle-Zélande la Nouvelle-C jannes, les Sani
re des Volcanse
que citer ceux pagos, etc., el ort, présente mn Sud; car lesik ..frique sont vi ène, l’Ascensin s, les îles du Cy me phénomène ; la mer des Indé n. Mais on rem formation madr int d'une mani:
ue. Des récifs i @
Maurice , les il"
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ales et austraiesés Lères produites pk te les rochers k°4 ouve égalemeil 1 louines. :
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SENST. ) L Zélande est entit1.
ii se précipite d'il e lac de Rotoudué thologie de cesp# t des sources d'## sidienne, des lé nts. Ë
havt de Joux nil suivant M. Horl bne immense coi® amisso, (Kotatl) 863.)
idi-Kiddi est remis
madréporiques à peine élevées au-dessus du pau des vagues. Suivons cette idée en examinant dement les caractères généraux de la botanique a mer du Sud.
a végétation des terres de l'Océanie se compose plantes entièrement indiennes ou analogues à
Mes de l'Inde équatoriale , c’est-à-dire aux végé-
qui revêtent les îles de la Sonde, les Moluetla Nouvelle-Guinée. Leur distribution paroît emment avoir été faite de la Polynésie dans l’Ohie jusqu'aux îles les plus voisines de l’Améri- , à l’île de Pâques par exemple, de l'occident l’orient, contre le cours habituel et des vents bliers et des courants. Le règne végétal , si pom- , Si imposant dans les iles de la Polynésie, di-
e successivement de sa richesse en avançant l'est; et cette vérité a été démontrée complént par les deux Forster et par M. de Chamisso; n ne peut rien conclure de quelques plantes caines ( qui datent même pour la plupart de Bvée des Européens ) perdues dans la masse de
Éte Lindo-polynésiennes, qui composent unique-
é peuplées les pr Mielila végétation de l’Océanie; pas plus que de ce
rencontre dans la Nouvelle - Hollande des es européennes, ou qui n’en diffèrent point emier examen (!). Il resteroit à examiner l'ile han-Fernandez ; mais nous n’avons que peu de ées sur sa végétation, et il n’y auroit rien de enant que cet ancien volcan ne partageût la du continent dont il est très rapproché. Il y plantes qui semblent faire le tour du globe les zones qui leur conviennent ; et on peut citer > genre le portucala , que nous rencontrâmes outes les terres que nous avons visitées entre
Mieux tropiques, dans le Grand-Océan comme
l'Atlantique (?).
végétation indo-polynésienne se montre dans sa splendeur sous la ligne équinoxiale : d’abord sante sur les îles de la Sonde, clle s'étend proivement sur les nombreuses possessions maset tidoriennes, et étale toute sa pompe et tout uxe sur les Moluques orientales et sur la terre
anciens cratères MPapous. C'est là que des palmiers nombreux,
Bycas, des fougères, prennent la forme gracieuse elte de colonnes légères : leurs forêts immenses Dmposent d'arbres de grande taille, tels que atip (inocarpus edulis ), les arbres à pain, les adiers , les spondias; c’est dans leurs profons qu’on retrouve la patrie des plantes nourri-
e Val de Clyde, dans les montagnes Bleues , est u de plantes des genres typha, lythrum, plan- Samolus , etc., qui nous parurent en tout resler aux espèces des marécages d'Europe.
pv Humboldt , Géographie des plantes,
Brains primitifs, 2° des terrains ignés, et 5° des
cières des Océaniens, de longues lianes arborescentes, des légumineuses, dont les formes sont innombrables et variées. En suivant la masse de ces végétaux, nous la voyons diminuer successivement à mesure qu'on avance vers le détroit de Torrès: quelques espèces le traversent seulement , et sont d'autant plus remarquables qu’elles appartiennent à des genres qui n’en renferment point un grand nombre: telles sont l’arec à chou, l'érythrine indien, le sagoutier, deux muscadiers sauvages, la [lagellaria indica, etc. (*). En continuant d’examiner les plantes suivant la latitude des îles qui forment la chaîne avancée au sud de la Polynésie, telles que la Nouvelle-Irlande, la Nouvelle-Bretagne, nous y retrouverons le même luxe ; et lesaréquiers, les sagoutiers, les grandes fougères, les drymirrhizées, peuplent encore les forêts. C’est ainsi que nous observâmes à l’entour du port Praslin les vaquois, les parringtonia , les calophyllum , les filao (casuarina indica ), propres à toute l'Océanie; mais, à mesure qu’on s’élève en latitude en allant vers le sud, aux Hébrides, à la Nouvelle-Calédonie, le nombre de ces mêmes végétaux décroît naturellement. Plus au sud encore la zone tempérée australe change complétement la physionomie des végétaux ; et l'ile de Norfolk a de commun avec la partie nord de la Nouvelle-Galles du sud l’araucaria, qu’on voit encore au havre de Balade, et avec la Nouvelle- Zélande le phormium tenax : mais il est à remarquer que cette île , vaste et composée de deux terres séparées par un détroit, quoique rapprochée de la Nouvelle-Hollande et par la même latitude, en diffère si complétement qu’elles ne se ressemblent nullement dans leurs productions végétales. Toutefois la Nouvelle-Zélande, si riche en genres particuliers à son sol et peu connus, en a cependant d'indiens, tels que des piper, des olea, et une fougère réni forme qui existe, à ce qu’on assure , à l’île Maurice. A l’époque de notre séjour à la baie des îles de la Nouvelle-Zélande la végétation se ressentoit des approches de la saison hyémale,
Pour peu qu’on ait voulu suivre les idées que nous venons d'émettre, on sera convaincu que les terres hautes du sud-est de la Polynésie, entre les tropiques, partagent les mêmes végétaux alimentaires que les îles des Indes orientales, Ils se sont répandus diversement par suite sur les terres les plus
{') Observations de M. Cunningham faites dans le voyage autour de la Nouvelle-Hollande , exécuté par le capitaine King (manusc. ). Le journal de King, avec des recherches intéressantes d'histoire naturelle, vient d'être publié sous ce titre : Narrative of a Survey of the Intertropical and Western Coats of Australia ; performed between the years 1818 and1892.Bycaptain Philip P. King, with an Appendix containing various
subjects relating to Hydrography and natural History. 2 vol. , Lond. , 1826.
lointaines, et ne se sont arrêtés que près des côtes
d'Amérique. Comment, par exemple, les végétaux |
si communs sur la Polynésie se retrouvent-ils sur les iles Sandwich et sur les îles des Marquises de Mendoce, qui en sont séparées par un intervalle immense? 11 seroit fort diflicile de résoudre une telle question, parce que des veuts et des courants qui se dirigent dans un sens contraire ne permettent point de leur attribuer aucune influence pour l'établissement dela végétation sur des points comme égarés sur la surface du Grand-Océan.
Toutes les iles océaniennes hautes, à peu d’exceptions près, sont plantées de fruits à pain sans noyaux, de taro (arum escule.tum), de cannes à sucre, de bananiers, qui y viennent presque spontanément pour contribuer à la vie paisible et heureuse de ces insulaires. On retrouve à Taïti l’hiviscus rosa sineusis, si abondant sur toutes les Moluques ; les paudunus , le gurd niu flurida, les cyutlees, le cratæva, des ficus, le bambuu, y reproduisent leurs tribus. Et « c'est dans cette île, dit M. d'Urville » (Distrib. des fougères, Aun. se. nul., sept. 1525), » que commence à paroitre une foule de fougères » qui semblent habiter cette zone, à partir de cet » archipel, et même des Marquises, jusqu'aux Mo- » luques, et plusieurs jusqu'à l’ile de France ; tels » sont les lycupouium phlegmaria, schizea cris- » tuta, etc., etc. » Ainsi les iles équatoriales parta:ent les productions végétales de source indienne, avec des différences cependant daus leur répartition ; car, suivant M. de Chamisso (tome Il du Voyrg de Kotzebue ), le barringtonia et le filao, si communs à Taïti et à Borabora, ne se trouvent point aux Sandwich , tandis que ces dernières ont le bois de sandal , dont les iles de la Société paroissent privées, et qui est si commun aux Marquises, aux Fidjis, etc., etc.
Il est plus aisé de se rendre compte de la manière dont la végétation a envahi les iles basses de corail. La flore de ces motous ne se compuse point d'un grand nombre d'espèces, ct nous avons eu souvent l'occasion de la suivre dans les diverses phases de ses progrès. La manière dont s'opère cet intéressant phénomène répond assez exactement aux descriptions, un peu poétiques sans doute, mais vraies dans leur ensemble, des migrations végétales, esquissées avec celte pureté et ce charme de style qui appartiennent et à Bernardin de Saint-Pierse et à M. de Chateaubriand. Sous le rapport de l’exactitude des faits, les détails fournis primitivement par Forster, puis par M. de Chamisso, laissent sans doute peu de chose à désirer.
Quelques végétaux semblent avoir pour fonctions d'envahir les récifs de coraux à mesure qu'ils se desséc..ent. Les bruguiera, par exemple, qui se plaisent dans l’eau salée, étendent peu à peu le lacis de
HISTOIRE NATURELLE
leurs rejets à l'embouchure des rivières, au mile des vases qu’ils accumulent sans cesse. Bientôt y humus suffit pour recevoir quelques autres plants et les sables des rivages, même purs, sont bien occupés par le scævula lobelia , le convoloulus p capre, le pandanus odorant, l’hibiscus tiliaceus, ex Si le banc de corail est isolé et distant de quelm Île principale, les flots sans cesse agités y porta bientôt des coccs, des fruits du bonnet carré Bougainville (barringtonia), qu’on rencontre « mer presque journellement. Ces fruits, arrétés p l'écueil, jetés sur le sable calcaire des madrépors germent, s’y cramponnent, et sont ainsi les pr miers colons de la nouvelle terre. Mais c’est prit cipalement au précieux cocotier qu’il est réservé4 conquérir sur la mer, pour l’habitation de l’homn ces bandes } lates d'écueils jetés au milieu des 1: gues, à quelques toises au-dessus de leur niver Autant ce palmier redoute les hauteurs, où il l guit, autant il s'élance avec vigueur sur les récifs. y forme d'épaisses forêts, dont on ne peut se für une idée par la description , et dont rien n’égalel grâce et la beauté. Le navigateur passeroit fréquer ment dans le voisinage de ces îles sans en avoir moindre connoissance, si un bouquet de cocotia l'horizon ne les lui déceloit. Ce roi des palmier comme le nomment quelques Orientaux, une établi et en rapport, la race humaine ne tarde poi à y paroilre, et peut compter sur ses produits pre assurer son existence. On conçoit que les peujk à qui émigrent des terres riches en fruits et en r4 cines de toute sorte sont exposés sur les iles bai 4 à de nombreuses privations. L'eau douce leur nx@ que souvent; souvent aussi ils sont réduits à vit À de vaquois, de taro, ou de ce que la pêche lt# fournit. On peut assurer que chez ces homme # déliance est beaucoup plus grande, et que lux mœurs sont beaucoup plus farouches que cc des autres insulaires. Comme leur subsistance nl point assurée, ils craignent toujours qu’on ne vien leur en soustraire une partie. D'un autre côté, pendant, l’industrie et le besoin luttent contr# manque de ressources, et ont forcé ces peuplé s’adonner à la navigation et à devenir habiles dif cet art. L'objet le plus indispensable d’un insukl est sans doute une pirogue ; ct cependant il arr souvent qu'une ile de cette sorte ne produit pos de bois d'assez forte dimension pour la rüparerk en fournir la mâture. C’est ainsi que nous en ei des exemples en longeant le grand archipel des rolines et lesiles Mulgrave ct Gilbert. Leurs fr® embarcations présentoient parfois des pièces # ajustées, faites de plusieurs morceaux d’hibis tiliareus, le seul bois dense qui puisse croitre ces terres.
La Polynésie proprement dite s’arrête au n
par une ba mose, Luc is on remar ropique du C au-delà du es que les lan, ontr la race set les bru este des îles ne. La variét ule qu'on « Marquises, riété à châ et à Célèbe hière espèce et est la seul les basses.
ts fréquem ux du pandä toutes les s les mêmes Bnt les mèn que les vall monotones r du Sud , T ent le taro !), la pomme Hüitiens man; delle d’une fo atiquent à À bare Marron ; e cyathea. Li idu, qui croi e des Papous, (inocarpus e a Sonde, où ) boum, jusqu’ du Sud. Il en “du citrifulia égétaux dont r ici la liste,
acées hors du elle-Zélande, e, n’ont pu fo es ressources, jer à la pauvr , et de tirer sa racine sèche € m furcatum ,
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par une bande d’archipels composés des îles de mose, Luçon et Mindanao, dans les Philippines. ison remarque que les chaines d’iles placées dans ropique du Cancer et dans l'hémisphère nord, jusau-delà du cent soixantième degré de longitude,
Des que les Mariannes, les Palaos, Hougoulous et
lan , ont reçu de ces contrées, probablement
la race humaine , les orangers, les citrons et les bruguiera, qu’on ne retrouve point dans este des îles de l'Océanie du tropique du Capri-
Me. La variété sans semences de l'arbre à pain est
ule qu'on observe aux Sandwich, aux Tonga, Marquises, comme aux iles de la Société. Mais riété à châtaignes, si commune dans les Moluet à Célèbes, se retrouve, en nombre égal à la hière espèce, aux Palaus et à Oualan par exemet est la seule qui assure l'existence des Carolins les basses. Ces naturels en effet paroissent être ts fréquemment à se nourrir des fruits demiux du pandanus.
toutes les îles du Grand-Océan nous trous les mêmes productions végétales, et le plus
u Bnt les mêmes noms pour les désigner. C'est
Sque les vallons si pittoresques, mais à la lon-
si monotones, des Sandwich, et de la reine de Mr du Sud, Taiti, si éloignés, produisent abonent le taro (arum esculentum), l'igname (dioss), la pomme de Cythère (spondias dulcis), etc. Muitiens mangeoient, dans les temps de disette, pelle d’une fougère en arbre, comine les Nègres atiquent à Maurice et à Madagascar pour le bare marron ; et tous les deux appartiennent au 8 cyathea. Le pya est la racine du tacca pinidu, qui croit dans toutes les Moluques, à la e des Papous, et à la Nouvelie-Irlande. La noix (änvearpus edulis) se rencontre depuis les îles Sonde, où les Hollandois nomment l’arbre b Lou, jusqu'aux iles les plus orientales de la du Sud. Il en est de même du terminulia, du nda citrifulia, du cureuma, et d'une foule d'auégétaux dont il scroit assez fastidieux de prér'ici la liste.
acées hors du tropique, les vastes iles de la elle-Zélande, dont l’intérieur est encore à cone, n’ont pu fournir à la race qui les habite les es ressources , et la nécessité la contraignit de jer à la pauvreté du sol sur lequel elle devoit , et de tirer sa principale ressource alimentaire racine sèche et ligneuse de la fougère (acrosm furcatum, Forster), qui couvre le pays :
ce qui rend cette fougère très digne d'attenc'est que les peuples noirs de la Nouvelles du Sud s’en nourrissent habituellement, et la ment dingoua.
le de Pâques , également hors des limites du
que du Capricorne, ne présente qu'un nombre |
très restreint de végétaux; ceux qu'on rencontre sur cette terre brûlée appartiennent encore cependant aux plantes indiennes : tels sont entre autres l'hibiscus popu'neus, des mimosa. un sulanum que Forster fils indique aussi à Taïti, ctc., etc.
La zoologie des îles Malaisiennes, aussi riche que variée par les nombreuses espèces qui leur sont propres, semble attester que cette portion centrale de l’Asie orientale a fait partie d’un continent, puisque ces îles sont peuplées de grands quadrupèdes vivants qui sont communs à plusieurs d’entre elles. D'ailleurs les canaux qui les séparent sont peu profonds, et ils sont encombrés de bancs qui sembient complétement légitimer cette idée. Mais toutefois chaque île de ces grandes terres équetoriales de l'archipel des Indes recèle quelques espèces qui y seroient aujourd’hui isolées, et plusieurs ont fourni la singularité de reproduire des individus de genres qu'on avoit jusqu’à ce jour regardés comme esserttiellement propres au Nouveau Monde : tels sont, dans deux branches différentes, un tapir, des couroucous, ct le rupicole vert. Tout ce que nous savons de l’histoire naturelle de ces contrées fécondes est d’un haut intérêt ; et malgré les recherches infatigables de sir Stamford Raffles, d’'Horsfield, de Diard, de Duvaucel, de Leschenault, de Kuhl, de Van-Hasselt, et de Reinwardt, elles fourniront long-temps encore d’abondantes moissons en objets curieux ct remarquables : mais leur climat a déjà dévoré plusieurs naturalistes européens et la barbarie profonde des habitants de l’intérieur opposera long-temps une barrière insurmontable aux tentatives de ceux qui voudroïent essayer de nous en faire connoître les merveilleuses productions. C'est dans les mers de ces archipels que se trouve aujourd’hui le dugong (hulicore indicus, DESM. Mumm., 751 esp.), qu’on a cru si long-temps fabuleux , figuré par Renard(!), mais complétement décrit par les naturalistes modernes, notamment par M. F. Cuvier, et dont on trouve un bon dessin pour le temps (1708) e' une description assez complète dans le Voyage de François Leguat, qui n’est cité que dans Sonnini (Buf.. t. XXXIV, p. 185) et d’une manière très fautive. Sumatra et Bornéo paroissent renfermer quelques espèces de quadrupèdes identiques, tels que l'éléphant des Indes ( Etey has indicus, Cuv.) et les orangs. Les rhinocéros découverts par MM. Diard et Duvaucel (Rhinoce: os javanieus, G. Cuv.; et Rhinoceros sumatrensis, Cuv. ) appartiennent plus spécialement à cette belle ile de Sumatra qui nourrit un très grand nombre de singes, divers mammifères très intéressants, et notamment
\ des semnopithèques, la viverra musangua et le tu-
() Renard, pl. 34, fig. 180. ({ Poissons des Indes, 4 vo! in-fol , Amsterd., 1754.) 9
paia tana de Raflles, enfin le tapir de l’Inde (Tabirus indicus , F. Cuv.) qu’on a découvert et dans celtéile et sur la presqu'’ile de Malak. La grande île de Bornéo, cet espace blanc sur la carte du monde , comme l’a dit judicieusement sir Raflles, recèle sans doute beaucoup d'animaux inconnus ; mais ceux qu’on y indique plus particulièrement , tel que l’orang-outang et le pongo , existent aussi, à:ce qu’on assure, et dans la Cochinchine et sur la presqu'ile de Malaca. Java , si particulièrement explorée dans ces derniers temps, a fourni à nos species un assez notable accroissement, On y trouve surtout la panthère noire (!), les tuputa javanica et ferruginea de Horsfield, la mustels nudipes de F, Cuvier,, la-mydaus -meliceps de F. Cuvier, un nycticèbe,, et autres espèces remarquables. Si Madagascér n'a, aucun individu de la famille des singes , elle, poss de en revanche les makis;et les Moluques ont en propre les cuscus ou phalangers à queue prenante, et les galéopithèques, dont une espèce s’est propagée à l’est jusqu'aux Carolines occidentales, c’est-à-dire aux Pelew ou Palaos. Ce n'est guère que sur l'ile de Bourou que vit de nos jours le cochon-cerf (sus babyrussa) , animal rare qui manque à nos musées. Les phalangers à queue nue appartiennent presque exclusivement aux Moluques orientales, et surtout à la Terre des Papous, jusqu’à la Nouvelle-Irlande. En s’avançant vers le sud-est le nombre des mammifères diminue. Déjà à la Nouvelle-Guinée on ne trouve plus que le cochon nommé par nous sus papuensis , le pélandoc (?) , et le couscous tacheté. La roussette kéraudren, voisine du pteropus edulis , paroît s'étendre depuis les Philippines, sur les Mariannes, jusqu’à Oualan, où nous l'obseryâmes en abondance par cent soixante degrés de Jongitude orientale : mais cette espèce paroit ne point avoir pénétré au-delà; et aux Sandwich, par exemple, il n’existe qu’un petit vespertilion. Il est à remarquer qu'on ne connoît aucun quadrupède comme véritablement indigène de la Nouvelle-Zélande, excepté le rat, si abondamment répandu sur les îles de l'Océanie comme sur presque l'univers entier. La Nouvelle-Hollande seuléa produit des genres qu'on ne retrouve que sur son:sol ; mais le kangurus , un des plus singuliers, “avoit son type aux Moluques daïis le lapin d’Aroé (Kangurus Brunii, Des. ), Quant au cochon ou au chien, leur histoire se
(‘) La panthére melas, figurée par M. F. Guvier dans
la unten livraison de son bel ouvrage sur
les mammifères, ne séroits sulvant M. Temminck, qu'une variété"accidentelfe dü léopard : ce qui semble exiger de nôuvélles observations.
(:) Le pélandoc , et non pélandor, est commun à la’
Nouvelle-Guinée : les Papouas du havre de Doréry le nomment podin, et estiment sa chair,
HISTOIRE NATURELLE
rattache à celle de l’homme, qu'ils ont suivi, W# remarque que ces deux animaux utiles ont été re”
contrés dès la découverte des archipels des SanjMi wich , des Marquises, des Amis , de la Société, Fidjis, de Rotouma, et sans doute des îles des," vigateurs. La Nouvelle-Zélande n’avoit seulemæM que le chien , du moins d'après le dire du capitain Cook , qui assure que le cochon n'y existoit pas, (* qui y déposa des femelles pleines, tandis qu'aujou”
d’hui il y est commun. Ces deux mammifères * rencontrent également dans les îles avancées dej" Polynésie , jusqu'à la Nouvelle-Calédonie, où M chien est la même espèce à oreilles droites quuf
trouve au Pert-Praslin, à la Nouvelle-Bretagw*
et qui suis les misérables tribus de la Nouves
Galles du Sud. Mais cet animal paroît avoir été s "0
connu des Carolins et des Mariannais jusqu’au te" de leurs relations suivies avec les navigateurs. WA son dit qu’il étoit ignoré des habitants des Pelew(" et nous pouvons assurer que les naturels de li: d'Oualan , où très probablement jamais Europe. n’avoit mis les pieds avant nous, n'avoient pal # moindre idée du cochon et du chien, qui leur: # spiroient une grande frayeur, et qui attiroient vin 4 ment leur attention. M. de Chamisso a observé 2 même fait à Radack , chaîne d’îles bien plus r«4 lée dans l’est. 4 Les reptiles sont d'autant plus communs, etdul tant plus développés dans leurs proportions, qui se rapprochent davantage des climats brûlansi humides de la zone torride : on les voit peu à fi diminuer en nombre à mesure qu’on s'éloigne tropiques, et qu’on s'avance dans la zone temp Le crocodile, si abondant à Java, à Bornéo, à Ti à Bourou, existe encore à la Nouvelle-Guin& mais il n’est plus représenté à la Nouvelle-lri que par un grand tupinambis, dont la peau sa recouvrir les tamtam. D'après le récit de Mar on nc peut se dispenser d'admettre que des « diles , portés par des courants, n'aient été vu les îles Fidjis ; car les habitants en ont consacr souvenir par une tradition orale qui paroît conf tement assurer ce fait. Les lézards et les scin sont d'autant moins nombreux qu’on s’avance l'est. C'est ainsi qüe plusieurs espèces fort int
(:) Le capitaine Wilson ( Relation des îles Peln vol. in-8o, Paris, 1793 ), qui séjourna sur les la lew,ou mieux de Palaos , aprés son naufrage, y'i chat et aussi un Malais, qui tous les deux y avoierl apportés sans doute par la perte de quelques prof Philippines, 3
(2) Les Papous de la Nouvelle-Guinée suspend leurs cabanes les têtes desséchées de ce gigantt saurien, peut-étre comme trophée de la mort d'a nemi dangereux : ou bien environhent-ils sa dé deshommages qu'arrache la peur éhea'des superstitieux? ” *
tes s'arrête l'Océanie 0:
ies dorées | de même mple, setr le-Irlande ; contre plus orme colos placés, mé s Couleuvre bn s'en éloi, Dissent ne s Jelà de l'île c és de longi connoîit au n, phénon r avec l'of ngués, le co les batracie rés sur auc:
es n’y aier e. on l’a fa oiseaux d Aésie , n’of Chaque sys enres qu'on bcalités ; mai oire de l’ho es existe la ines îles, € » Sumatra.
d’unerare apport, le ous, Ja patri et des grands déjà quelque plendide trav nt la portion sont l’epimac Pautres. Les 8 par les calac es remplace, ebé. comme:
mérique, près ménure de | la grande fan les îles de Ja munes sur pre
Ce dernier fai s recueillies pe trée:
D Le genre eu
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y ont suivi, UM les ont été re # ipels des Sani > la Société, da des îles des \4 voit seulema ire du cäpitan#* existoit pas," andis qu'aujou” mammifères 54 s avancées de\ M alédonie, où 4 les droites qui” avelle-Bretagn 4 de la Nouvel
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inée suspende de ce giganié de la mort d'u ent-ils sa défi r chez des
bites s'arrêtent à Oualan, tandis que toutes lesiles l'Océanie ont indistinctement le joli petit scinque les dorées et à queue azurée des Moluques. Il en de même des geckos : le lacerta vitlita, par imple, se trouve depuis Amboine jusqu’à la Noue-Irlande ; et à Taïti comme à Borabora, on ne ontre plus que l’hémidactyle. Enfin ces pytons forme colossale des iles de la Sonde se trouvent placés, même à la Nouvelle-Guinée, par delons couleuvres (1), dont la taille diminue à mesure pn s'en éloigne, et c’est ainsi que ces reptiles issent ne s'être pas introduits, jusqu’à ce jour, lelà de l’île de Rotouma, par cent-soixante-quinze és de longitude ouest. Pour les batraciens, on connoîf aucun de propre aux îles du Grandn, phénomène intéressant, et qui semble conr avec l'opinion ingénieuse d’un de nos savants ngués, le colonel Bory de Saint-Vincent ; savoir, les batraciens n’ont, jusqu’à ce jour, été renés sur aucune Île volcanique, à moinsque tes es n’y aient été portées par les Européens, e on l’a fait à l’île Maurice.
oiseaux de l'Océanie, comparés à ceux de la Hésie, n’offrent point d’analogie dans les espèhaque système’ de terre a ainsi des individus nres qu'on rencontre dans ün grand nombre pcalités ; mais ua fait qui n’est point inutile pour oire de l’homme; c'ést que sur toutes les terres es existe la poule domestique, bien que, dans ines îles, elle ne serve point à la nourriture. , Sumatra. possèdent un grand nombre d'oid’une rare beauté ; quoique rien n’égale , sous apport, le groupe d'îles nommées Terre des ous , Ja patrie des somptueux oiseaux de paraet des grands promérops. Il est à remarquer (2) déjà quelques espèces de ces oiseaux à plumage plendide traversent le détroit de Torrès, et hant la portion chaude de la Nouvelle-Hollande ; sont l’epimachus regius et le sericulus regens, e autres. Les Moluques sontessentiellement peu- 8 par les calaos ; et le genre nouveau des mégaes remplace, aux Philippines, aux Mariannes, ebé. comme à la Terre des Papous, les tinamous mérique, près desquels doit venir se placer le ménure de la Nouvelle-Galles. Mais c'est surla grande famille des psittacidées , qui compte les îles de la Polynésie de nombreuses tribus, munes sur presque toutes , et dont le plus grand
Ce dernier fait ne se rapporte qu'à des ohserva- (] ot pendant notre court séjour dans cette trée:
) Le genre eurylaime est tout-à fait polynésien : leurs espèces de Sumatra ont été décrites récemt, et nous y ajouterons l'espèce de Blainville, de ouvelle-Guinée. 11 en est de même du genre nouu de M. Horsfield , nommé pomatorhinus.
nombre des espèces a reçu le nom de loris, de la teinte de leur plumage. La Nouvelle-Bretagné, la Nouvelle-Irlande, de même sans doute que les iles Bouka et Bougainville, partagent une portion des espèces de ce riche groupe, qui surtout est très répandu à la Nouvelle-Hollande. L'’analogie des espéces de perroquets est tellement grande entre la Polynésie et l'Australie que nous ne pouvons nous refuser à en citer quelques exemples. Ainsi l'ara & trompe ( Psittacus Goliuth, KüHL) est remplacé par les kakatoës noirs { Psittacus Bunksii et funereus, SHAw ), tandis que le kakatoès blanc à huppe jaune est aussi abondant aux Moluques que dans les environs de Port-Jackson. Les perroquets et les perruches , qu’on sait ne point s’avancer à l'extrémité sud de l'Afrique, et qui n’ont qu'une ou deux espèces égarées dans les pampas de la Patagonie, sont bien autrement multipliés sur les terres australes. Leurs espèces belles et nombreuses peuplent la Nôuvelle-Galles et la terre de Diémen. Ce dernier point du globe a même offert un ordre qui lui est particulier, celui des perruches-ingambes. La Nouvelle- Zélande a ses perroquets propres, dont le nestor est sans contredit le plus remarquable. Mais il n’y a pas jusqu'aux îles Macquarie et Campbell, par cinquante-deux degrés de latitude sud , qui n’aient également leurs espèces ; et certainement on eût été bien éloigné, il y a peu d’années, d'admettre que ces oiseaux eussent leurs représentants dans de si hautes latitudes. Malgré l’étrangeté de forme que le sol sec de la Nouvelle-Hollande a imp:imée à tous les êtres, et plus particulièrement aux oiseaux que les naturalistes européens eurent à étudier de 1788 jusqu’à nos jours, on trouve cependant tous les types des espèces qui y sont les plus abondantes dans les archipels d'Asie. Tels sont surtout le cygne noir, l'émiou (‘asuarius }, qui diffère peu du casoar à casque des Moluques, le philédon moine, et la perruche des montagnes Bleues, dont toutes les nuances Don SE à la. perruche ornée, etc., etc.
D'un autre côté, il: ést Vraf, rien ne nous rappelle ailleurs'étle 54 tropsiet le céréopsis. Lo plupart des oiseaüx voisins des merles ont, sur ce continent, A STE ore Aon de présenter l'exrémité de la langue hérissée de longues papilles roi. des, pénicillées, destinées à sucer les sucs miellés qui exsudent des fleurs d’un très grand nombre d'arbres aromatiques dont tous les fruits sont ligneux. Presque tous sont remarquables par quelques autres singulcrités ; M. Cuvier lesa réunis pour en former le genre philédon. Mais le beau mvrle à cravate frisée (*) habite seulement la Nouvelle-Zélande, et c’est à tort qu’on l’a indiqué comme propre à la Nouvelle-Hollande. Ces deux grandes îles, si opposées
(:) Poé de Cook, philedon circinnatus des auteurs.