‹ Compléments de Buffon [microforme]Chapitre 3 sur 514 · SE · texte numérisé non relu

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à l'Australie par l'aspect et la végétation, ont également le casoar, s'il faut en croire les naturels ; mais tous, les autres oiseaux terrestres diffèrent absolument.

Les iles de Norfolk et de la Nouvelle-Calédonie ont aussi des espèces particulières, et surtout des cassicans. Les îles Sandwicl: offrent quelques perruches du genre psittacule et des héorotaires ; ce dernier genre sc retrouve au Tonga et à Taïti, et dans plusieurs autres îles de l'Océanie. L’archipel de la Société a la st:rna alba . de Sparrman, deux belles perruches , l'évini (psittacus têteusis) , et le phigy, ainsi que le coucou taïtien de Sparrman. Enfn,,.les Carolines hautes, et notamment l'ile d'Oualan, ont plusieurs oiseaux des Mariannes et des Philippines, qui paroissent ne point avoir été au-delt du cent soixantième méridien. Ce sont un soul-manga rouge et brun, le pigeon océanique , et lémerle des colombiers, si commun à Manille et à Guam. L'ornithologie ne peut donc être, pour les îles vraiment océaniennes, que d’un faible secours dans nos recherches ; car il seroit assez inutile de s'occuper des oiseaux organisés pour vivre à une certaine distance des côtes, ou mème des échassiers qui fréquentent les grèves. Tant de causes peuvent les transporter d'un lieu dans un autre qu’il suffit qu'ils y trouvent leur subsistance pour s’y multiplier. Nous dirons toutefois que le pluvier doré, le chevalier, les hérons blanc et ardoisé, se représentent à peu près sur tous Îles rivages de ces îles.

Il seroit très difficile de pouvoir grouper les faits généraux de l’histoire des poissons, parce que trop de chainons manquent. Cependant l’ensemble de l’ichtyologie du Grand-Océan, des mers d'Asieet des Indes, se compose presque entièrement d’espèces analogues. C'est ainsi que nous avons retrouvé à l’île de Franceun grand/nombre de poissons de Taïti, et que nous avons pu très souvent les suivre d’archipel en archipel. On doit donc conclure que les espèces sont identiques, depuis les Marquises jusqu’à Madagascar, dans les mers situées dans la zone équatoriale, et qu’ilen est de même pour les parallèles placés hors du tropique du capricorne. La plupart des poissons de la Nouvelle- Zélande, en effet, sont les mêmes que ceux des côtes de la terre de Diémen ou de la Nouvelle- Galles du Sud; et l’on sait, par exemple, que la Chimère antarctique se retrouve à l'extrémité des trois grands caps avancés du globe, ceux de Horn, de Diémen et de Bonne-Espérance , et semble être fixée dans les mers qui sont renfermées dans l’intervalle du soixantième au trente-cinquième degré de latitude sud. Entre les tropiques, les récifs de coraux, qui, par les riches couleurs des polypes qui les habitent , ou les innombrables zoophytes qui y pullulent, forment comme des parterres sous-

HISTOIRE NATURELLE

marins enchanteurs, sont habités par des poissum revêtus des plus brillantes parures, et dont l'écyt est vraiment fantastique : ce sont surtout des g* relles nombreuses, des chelmons, des ballistes, dy # serrans, des pomacenires, etc. ; tandis que, sur 4 mêmes récifs, que recouvre à marée basse très pa M d’eau, nagent en rampant les nombreuses triby# des murénophis et des ophisures. Mais plus 4* s'engage dans les canaux étroits et sans cesse n

chauflés par le soleil équatorial, qui séparent «2

tout sens les îles innombrables de la Polynésie # plus le nombre des poissons augmente ; et là seu ment on «tserve certains genres ou certaines es” ces qui n'existent sur aucun autre point. Le squiA à ailerons noirs ne vit que dans les Moluques et wi les côtes de la Nouvelle-Guinée : il en est de mén* de quelques aleutères, du diacope maculur, (M quelques acanthures, de la lophie histrion, etc., ei Dans toutes nos relâches, depuis Oualan et le Por Praslin jusqu'à Java, nous observâmes le na licornet, des scombres, des priacanthes ideni ques, etc. s La partie intertropicale de l'Océanie .est\ 1x 4 pauvre en testacés. Plus on se rapproche des ik # de la Polynésie, plus le nombre des espèces sx croit d’une manière rapide. On doit donc supp 4 que les plages -de sables uniformes de ces iles 4 l’Asie orientale, et leurs eaux peu profondes, etjà conséquent plus faciles à échauffer, renferme toutes les conditions favorables pour la multipli tion facile des belles espèces qu’on y trouve. Taïti, comme à Borabora, on n'observe gui qu’une sorte d’arche, la vis-tigre, la cérithe blé che, l’ovule, les porcelaines, la mitre- épiscopa le cadran - escalier, etc. ; et ces mollusques, ain que l’aronde aux perles, la tridacne-bénitier, À murex-chicorée, le ptérocère, la harpe, des na leaux, etc., etc., se retrouvent, sans exceptiul sur toutes les îles océaniennes et polynésienne jusqu’à l’île Maurice inclusivement, et sont égik ment observés sur les îles africaines de la mer Indes. Mais aux Moluques particulièrement, d

les baies sont paisibles et abritées, où la mers

brise point avec fureur, où de longues plages blonneuses déclives permettent à des testacés fr les de vivre sans compromettre leur existent naissent et se développent de précieuses coquil telles que la carinaire vitrée, ces nautiles papy cés, ce scalata si recherché, etc., etc. Sur toutes grèves nous trouvâmes en abondance et la vol éthiopienne et l'argonaute flambé rejeté par vagues; ce qui autorise à penser que ce céph pode, extrêmement commun, ne vit qu'à une® taine profondeur. Les nautiles, qu’on retrn dans plusieurs mers, et notamment dans la Me terranée, et qui s’y sont propagés sans dou

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Notice sur lh aux, !, IV, ales, seconde 4

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oque où cette mer communiquoit avec la mer ge et la mer des Indes, alors que n’existoit t l’isthme de Suez, ont une espèce qui les reente, même dans le sud de la Nouvelle - Hole; car c'est dans le détroit de Bass qu’on obe communément le beau nautile dit à grains de dont la patrie a long-temps été ignorée. En dént le tropique du capricorne, les mollusques sans cesse nt plus les mêmes : leurs espèces sont proqui séparent «48 à tel ou tel point, d'où elles ne s'écartent e la Polynése” e; et c'est ainsi que l'extrémité australe de nte ; et là seuil rique a des espèces très remarquables qu'on | certaines esp”4 trouve point ailleurs, telles que les moules, point. Le squiM nonocéros, le concholépas entre autres, et que Moluques et sw velle-Zélande, comme la terre de Diémen et en est de min" Buvelle-Hollande, ont des genres qui leur sont pe maculur, à s et remarquables par leur rareté plus ou istrion, etc., el grande dans nos collections. C’est alors que ualan et le Por rigoureusement applicable cet aphorisme vâmes le nai vague de Péron (!) : « Qu'il n'est pas une jacanthes ideni4 e espèce d'animaux marins bien connue qui, ble cosmopolite, soit indistinctement propre Dies les parties du globe; et que les animaux naires des pays froids ne sauroient s’avancer nément jusqu’au milieu des zones brûlantes. » près l'indication sommaire que nous avons tée de toutes ces îles , on a dû préjuger que ustacés étoient, à peu d’exceptions près, iden- . Ce n’est guère que sur les côtes de la Nou- Guinéeet au milieu des Moluques que vivent nguliers phyllosomes au corps aplati et nat les smerdis et les alima, qui rendent parfois r étincelante par les feux qu'ils émettent sans uption. Il en est de même des insectes : ils très rares sur toutes les îles de la mer du Sud, bornent communément à quelques diptères , ques papillons qui sont indiens, et qu’on bntre aux Moluques. C'est ce qui a fait dire us profond entomologiste de notre époque, à atreille ( Géographie des Insertes, in-ro, 484 ) : « Plusieurs des îles de la Nouvelle-Zéde, de la Nouvelle-Calédonie et des mers cirvoisines , sont américaines par leur position graphique, et peuvent être asiatiques quant productions animales et végétales de leur » Nous ajouterons, comme fait particulier , partout, sur les eaux du vaste océan Pacifique, dans comme en dehors des tropiques, nous

5 observé le velia oceaaira, insecte de la tribu lotères , mentionné par Eschscholtz près de de Pâques, et qui couvre la mer, par les temps me, loin des terres, comme proche de Taiïti,

Océanie est.1# 4 approche desik des espèces sw pit donc suppori es de ces iles 1 profondes, et pa fer, renferme our la multipli ’on y trouve, n'observe guit , la cérithe blé itre- épiscopal mollusques. ait acne-bénitier, a harpe, desn sans except et polynésienns nt, et sont épi es de la mer ulièrement, 0 es, où la mer ongues plages des testacés fr leur existent ieuses coquill s nautiles papy} etc. Sur toutes dance et la vol bé rejeté par que ce céph vit qu'à unc& | qu'on rer!

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Notice sur l'habitation des. animaux marins, xxxIx, À. IV, pag. 273 du Voyage aux terres ales, seconde édition.

de la Nouvelle-Irlande, ou de tout autre point.

Nous avons esquissé à grands traits le sol des contrées dont nous devons maintenant essayer ra peindre les habitants : ce sera l'objet de ce

ivre.

L'homme et les variétés qui en composent les races diverses sont sans doute le sujet le plus vaste et le plus intéressant dont puissent traiter les sciences naturelles, la philosophie et la morale (!). Cette étude a de tout temps occupé quelquesesprits supérieurs , qui cherchèrent à mettre à la portée de leurs contemporains cette pensée sublime de Solon , inscrite sur le temple d'Ephèse : Nosce te ipsum. Mais, à cet égard, les modernes (?)ont bien surpassé les anciens, réduits à des relations extérieures bornées, et chez lesquels le peu de progrès des sciences naturelles ne permettoit d'envisager une telle question qu'obseurcie par de vains s0phismes. Nous nous abstiendrons ici de toute excursion extérieure , et nous ne chercherons qu’à ajouter quelques faits susceptibles d’écluircir l’histoire des peuples que nous avons visités ; car chaque jour leur physionomie originelle disparoît par des relations journalières avec d’autres nations. Le croisement des races, de nouveaux usages, de nouvelles habitudes, ne peuvent manquer d'apporter

- dans un laps de temps peu considérable des chan-

gements qui déjà effacent chaque jour ce qui suhsistoit de leurs anciennes traditions. Au premier coup d'œil on pourroit croire qu’il n'est point difficile de tracer le tableau physique et moral de ces peuplest puisque les voyageurs ont recueilli sur la plupart de nombreux documents publiés dans toutes les langues. Depuis Bougainville, Biron, Wallis Carteret et Cook, en effet, peu d'années se sont écoulées sans que des expéditions aient visité ces insulaires : desétablissements permanents d’Européens ont été fondés au milieu d'eux ; et cepen-

(:) « La science la plus intéressante et la plus impor- »tante pour l'homme est celle de l'homme même. » (Marsden , Hést. af Sumatra.)

@) Pour l'homme , considéré en général comme premier être zoologique, consultez Linnæus ( Systema naturæ, ed. 13, cur. Gmelin); Blumenbach ! De generis humani varietate nativa, Gœættingen, 1795 , troisiéme édition, in 8°): Buffon ( Hist. de l'homme); G. Cuvier ({ Tabl. éléh. d'hist. nat., et Règne animal) ; Lacépède ( Diction. des scienc. nat.): Virey ( Dict. des sciences médic., et Histoire naturelle du genre humain, 3 vol.in 8,1824 , seconde édition ); Desmoulins (Journal de physiologie, 1825), et le colonel Bory de Saint-Vincent (Dict. class d'hist. nat ,t VIll). Parmi les travaux remarquables sur l'angle facial et les diverses modifications qu'éprouve, suivant les races, la capacité du crâne, voyez Wolterus Henricus Cruil ( Dissertatio anthropologico-medicainauguralis de cranio, ejusque ad faciem ratione, etc. , thèse in-8°, 14 juin 1810, Groningæ). x

dant nous ne possédons encore que des esquisses fort imporfaites sur cette matière. Une telle question mérite bien aujourd'hui d’être éclaircie ; et peut-être le gouvernement qui ordonneroit une expédition dans ce seui but serviroit-il plus efficacement les sciences qu'on ne le pense communément (1). N'est-il pasétonnant d'ailleurs que la question (?) sur les Océaniens, mise au concours par la Société de géographie, soit restée plusieurs années de suite sans réponse , et qu’on n'ait point encore cherché à la résoudre ? Mais voilà , à notre avis, où gît la difficulté. Comment faire concorder les observations de tous genres consignées dans des relations écrites par leurs auteurs avec un mérite très variable , des principes différents , et souvent sous l'influence de sensations opposées ? Le savant qui voudra coordonner dans son cabinet ce qu’ont dit les voyageurs sur les races des insulaires de l'océan Pacifique, sur leurs migrations ; qui essaiera de suivre la filiation de leurs idées , de leurs arts, ou les types de leur organisation , ne doit-il pas reculer devant la divergence des opinions et rester indécis au milieu des erreurs ou des incertitudes dont rien ne peut le dégager ? Aussi cet écueil est tel que la plupart des écrits relatifs à Phomme , et il en est où se montre la plus vaste érudition , sont pleins de rapprochements erronés qu’il étoit impossible d'éviter. Malgré les connoissances dont nous sommes redevables à Forster, à de Chamisso, à sir Raffles, et au docteur Leyden ; malgré des descriptions complètes et détaillées de plusieurs îles où séjournèrent long-temps des Européens, tant de chaîuons manquent et interrompent le récit des faits qui doivent lier par une continuité de rapports les peuplades les unes aux autres, que nous ne pouvons généraliser encore que les traits les plus saillants de leur histoire. Ce n’est donc, dans Pétat actuel des choses, qu’une esquisse très imparfaite qu'il nous est possible de

(:) On sait que la pensée dominante de Péron, de cette âme de feu sitôt enlevée aux sciences, étoit d'écrire une histoire de l’homme, pour laquelle il avoit déjà rassemblé des notes qui ont été égarées aprés sa mort, ;

{») Elle est ainsi conçue : « Rechercher l'origine des divers peuples répandus dans l'Océanie ou les tles du Grand-Océan situées au sud-est du continent d’Asie, en examinant les différences et lesressemblances qui existententre eux et avec les autres peuples sous le rapport de la configuration et de la constitution physique, des mœurs, des usages, des institutions civiles et religieuses, des traditions et des monuments; en comparant les.éléments des langues relativement à l’analogie des mots et aux formes grammaticales, et en prenant en considération tes moyens de communication d'après les positions géographiques, les vents régnants, les courants, et l'état de la navigation. »

HISTOIRE NATURELLE 1 présenter : le seul mérite qu'elle pourra avoir sw!

d'être basée en grande partie sur des observatit faites pendant notre campagne, ou parfois «1 pruntées à quelques voyageurs dont le talent di servation est généralement reconnu. 4 Les sources où l'on peut puiser pour étui” l'organisation et les mœurs des peuples de l'Oi* nie, de la Polynésie et de l’Australie, ne sont pi! nombreuses. Forster (), le premier , traça d'u” main habile le vaste cadre des productions #4 terres du Grand-Océan, et des insulaires qui y vent. Combien l’on doit regretter que le couni! l'expédition ne l'ait pas mis à même de voiri* plus grand nombre de points, et de suivre k{* des idées qu’il avoit émises avec tant de succès s! les lieux qu'il visita ! Forster ne distingue queda variétés dans l'espèce humaine de l'océan Pacifig l’une blanche et l’autre noire; mais il établit à 4” que ligne cette pensée fondamentale, que l’hom* ne constitue qu’une espère uniqur, dont les varkii se sont propagées à la longue, ou se sont transmi” intactes , ou ont été modifiées par l'influence i croisements ou par une foule de causes locales.” ne devroit en effet adopter les distinctions derr ! ou d'espèces que comme des moyens artificiels à | tinés à préciser nos idées dans l'étude de l’homni et à la rendre plus facile. M. de Chamisso (ji récemment écrivit sur le même sujet, et, #% tourant de toutes les ressources d'une éruditions che et féconde , il emprunta aux langues p:

par les divers peuples ses principales lun pour remonter à leur origine (?). Enfin, si kr malaise, circonscrite dans des bornes plus étre a été mieux connue, on le doit aux travaux à Raffiles (‘)}, de Marsden (f), de Crawfurd , « Leyden (5), qui séjournèrent as milieu d'elle, qui en firent l’objet de recherches approfon Le long séjour de M. Mariner 1) aux îles de T

(1) Cook, Deuxième Voyage, t, V et VE, édit. is Paris, 1778, ou t. V, in-4o, sous le titre d'Obs tions faites pendant le Second Voyage de Cook l'hémisphère austral et autour du monde, etc.

(:) À Voyage of discovery into the South-sea, Becring's straits, etc. By Otto von Kotzebue, pag. 353.

() M. Balbi, dans un'ouvrage important Intitulé A othnographique du globe, récemment publié, vies classer les langues de tous les peuples de:læ terre. ( réunit ainsi par l’analogie des idiomes et desr des coutumes et.des usages. "

(4) History of Java, 2 vol, in-4o.

(5) Voyage à l'île de Sumatra, traduit par Ps 2 vol.in-8o, Paris, 1794.

(6) Notice sur Bornéo (Transact. bataves, t. VI dans divers Mémoires sur les peuples dè ln, rés dans les recueils de ISociété astastique de Cal

(r) Histoire des naturels des îles Tonga «

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l'édigée par Jc » Paris, 1817.

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un autre côté fait connoître ces naturels de mas à ne rien laisser à désirer , et les documents nous fournit une habitation plus ou moins lonau milieu des Océaniens s'accroissent journelnt des travaux de quelques missionnaires anplus instruits que leurs collègues; et, sous ce ort, la grammaire zélandoise de M. Kendall (!) les plus grands services au philologue, en ne femps qu’elle éclaircit plusieurs des habitut des usages de ce peuple singulier.

ns donner une grande importance au tableau nt, nous grouperons les divers Océaniens à > de distinctions spécifiques dont les noms, munément adoptés , n'ont d'ailleurs à nos yeux ne valeur absolue qui puisse répugner à l’inpce.

Hab. les archipels nombreux des Indes-orientales ou de la Polynésie.

Hab. les les innombra-

fer rammeau.MALAÏS,

Chr ile d D coins

' lles Hab. 1e Hill de la

4e rameau. cAFRO- »

peuplèrent les grandes iles conservèrent sur les unes les traditions de leurs ancètres, ailleurs les modilièrent ou les dénaturèrent, se créèrent de nouvelles idées , et pratiquèrent des coutumes différentes. Tous cependant, quelle que soit la dispersion de leurs tribus, conservent une forme typique caractérisée et dans l’ensemble de leur organisation et dans leurs mœurs. Mais ces peuples’, qu’on a dit si faussement être répandus sur toutes les îles du Grand-Qctan, ne dépassèrent jamais les iles Tidoriennes, les plus orientales des Moluques ; et quelques traces de leur fusion dans le Grand- Océan se font remarquer seulement à la Nouvelle- Guinée , où le commerce les a attirés dans ces derniers temps, et aux Philippines, où ils ont fondé üñe petite colonie à Marigondo, sur les bords de la grande baie de Manille (Chamisso). Le rameau malelsiest bien loin d’être à nos yeux, comme le veut l'opinion reçue . la souche des Taïtiens, des Sandwichiens, des Mendocins, et des Nouveaux-Zélandois ; ét on ne reconnoît dans ces peuples ni la même conformation physique, nulle analogie dans la langue, nulle ressemblance dans la tradition, les arts et les usages. Le seul point de rapprochement seroit une sorte d'identité de croyance religieuse ; mais chez ces rameaux distincts et d'une même origine ce fait n’a rien de remarquable : il indique que tous les deux ont conservé les traditions indiennes,

Les Malais, dont l'existence politique est moderne dans l’histoire de l'Asie , et-dont les légendes de Malacca et quelques écrits anciens nous mettent à même de suivre les traces obscures et quelques unes desinigrations , ne sont bien connus que de-

de || puis le douzième siècle, où quelques unes de leurs

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