‹ Compléments de Buffon [microforme]Chapitre 226 sur 514 · partie moxene hi d sur les dents · texte numérisé non relu

partie moxene hi d sur les dents

oisines par deus $ harnue, est coureft® t étroite, longue, 1 Len une sorte de lon dentelé el suppft crotum cs couven dt veloppées, et li 8 étendue que lag quart à peu pris 2 u nombre de vingt

til io, Le; Prop

dire incisives ?, canines et molaires ;. Les sives supérieures varient, les deux moyennes bularges et les deux latérales rudimentaires, tanue les deux inférieures sont lobées , et placées Btélune de l’autre. Les canines d’en haut sont à longues que les deux qui leur sont opposées. es espèces de noctilion sont encoretrès mal cons et n’ont été rencontrées que dans l’Amérique idionale. Le NOCTILION D'AMERIQUE (noctilio rricanus (1) paroit avoir été décrit sous plusieurs ns suivant les divers états où les observateurs pu le rencontrer. De la taille du rat ordinaire rance, ce chéiroptère a les membranes des ailes brun assez clair et le pelage d’un fauve-rouse uniforme. Les oreilles sont nues. On en conune variété (2; ou un âge différent, de même Je, ayant seize pouces d'envergure sur quatre ces et demi de longueur, à pelage fauve-jaunà- , traversé sur le dos par une bande longitudie blanchâtre. Enfin dans son jeune âge (?) sa leest moindre etson pelage varie du roussâtre au nâtre en dessus, et du blanc au cendré-clair en sous. Ces noctilions ont été rencontrés au Brésil, Paraguay, au Pérou, dans les forêts qui bordent fleuves ou même dans les édilices; mais il se Aurroit, comme ces individus ont été assez mal iés, qu’on confondit sous un même nom pluirs espèces réellement distinctes.

Le docteur Spix a figuré sous le nom de noctilion entre blanc une chauve-souris (4) qui serable ene appartenir à l'espèce précédente. Le corps est dessus d'un fauve brunâtre, passaüt au blanchàen dessous. Le dos est parcouru par une bandeke longitudinale blanchâtre. Le corps a trois pouet demi, la queue cinq lignes, l’cnvergure dlorze pouces,

LES NYCTÈRES.

Nycleris (5).

De distinguent suffisamment des autres chauves- IS par le singulier appareil de leur nez. Une

) Linné, 19e édit., P. 88, vespertiho leporinus; » éruvian bat, Penn., p. 365 : chauve-souris de allée dYlo , Feuillée Obs., 1.1, p. 623 : vesp. calo lis americanus, Séba , Mus., t.1, pl. 55, fiz. 1 : p.americanus rufus, Briss. , 227 : noctilio uni- Dr, Geolf., Desm. , esp, 165 : noctilio : ufus, Spix,

» DL 35, fig, 1.

Noctilio dorsatus, Geoff., Desm. , 166 ; pteropus Drinus, Erxl. ; chauve-souris rougeâtre, Azara, t, I, 80 : , vitlatus, Wied.

) Noctilio albiventer, Geoff. , peruvian bat, Penn,

Vesp, bras. , pl. 35, fig. 2, 3,

ï : ) Geoff, St.-hit,, Vespertilio, auct,

fosse est creusée tout le long du chanfrein en ligne droite, et sur ses bords s’avancent deux replis de la peau de la face auxquels s’attachent deux lames arrondies recouvrant la partie moyenne de ce même sillon. Les narines s'ouvrent à l'extrémité de celvici sans avoir aucun organe foliacé ou compliqué. Les oreilles sont remarquables par leur ampleur, et leurs bords entiers et rapprochés se réunissent sur le front. Une sorte de bride les partage en deux cavités, et leur oreillon est très court. La lèvre supérieure est entière et simple, tandis que l’inférieure présente trois mamelons dénudés. La langue subarrondie est recouverte de papilles aiguës très fines. La queue, terminée par un cartiloge bifurque, se trouve complétement enveloppée par la membrane interfémorale.

Les dents sont au nombie de trente, c’est-à-dire ; incisives, + canines et ; molaires. Les incisives supérieures sont lobées et séparées en deux paires, tandis que les inférieures, également lobées, sont disposées en cercle.

Ces chauves-souris se retirent dans les cavernes et ont leur peau peu adhérente aux muscles ; on ne les encontre que dans l’ancien monde, surtout en Afrique, et une espèce dans les iles de ia Sonde.

Buffon n’a connu qu’un animal de ce genre, son autre chauve-souris etsa chauve-souris étrangère (1) est celle que Daubenton a décrite sousle nom de Campaynol volant (?), et qui est la nyctère de Daubenton ($) des auteurs systématiques.

Les autres nyctères sont, 1° LE NICTÈRE DE Java (nycteris Javanicus) ({), ayant deux pouces six lignes de longueur, un pelage roux vif sur les parties supérieures du corps, passant au roussâtre en dessous, et que l’on dit être de Java. Mais il se pourroit qu’il fût de la côte de Coromandel, 2 LE nyc- TÈRE DU Car (nycteris Capensis) (5), n'ayant que deux pouces de longueur sur dix pouces d’envergure, l’occiput et le dos d’un fauve noir, les côtés du cou d’un blanc sale, je dessous du corps cendré, les membranes alaires rougeûtres, le sommet du tragus semi-arrondi, vêtu d’une touffe de poils blancs. Cette espèce vit dans l’intérieur de l'Afrique méridionale et dans l’ile de Pâques. 5° LE NyYCTÉRE APPROCHANT (nycteris affinis ) (5), qui vit égale ment au Cap, et dont la longueur ne dépasse pas deux pouces. Ses oreilles sont plus larges qu'au précédent ; son tragus court est semi-arrondi au sommet, la queue est profondément fourchue. L'occiput

(TX, p.88, pl. 20 , fig. 1, 2.

(2) Acad., 1759, p. 387.

() Nycteris Daubentonit , Geoff., Desm., esp. 191 ; vespertilio hispidus , L,

(+, Geoff,, Egypte, t 11, p. 123 ; Desm, 192,

(5) Smith, Zool. Journ., t, IV, p. 433.

(5) Zbsd., loc, cit.

et le dos sont rouge fauve; les côtés du cou rouge blanchâtre ; une tache rousse derrière l'oreille, uue teinte fauve blanclâtre sous le corps, et des membranes noir brunâtre, 4° La dernière espèce et la mieux connue est le NICTÈRE DE LA THÉBAIDE (nycteris Thebaïus ) (), très bien figuré dans les belles planches du grand ouvrage de la commission d’Egypte. Le corps a vingt-deux lignes, la queue vingttrois lignes sur neuf pouces d'envergure. Une tête grosse , un museau renflé, une bouche très fendue, une lèvr: inférieure offrant deux bourrelets épais et dénudés, de très longues oreilles, donnent à ce nyctère une phy:ionomie remaguehle, Ses brassont courts et proportionnellement larges, mais en revanche la membrane interfémorale longue dépasse notablement les pieds, et est régulièrement échancrée sur les côtés de son bord libre. Son pelage est gris-brun en dessus, teinté de gris-clair en dessous. Se rencontre en Egypte, au Sénégal.

LES RHINOPOMES.

Rhinopoma (?).

Les caractères de ces chéiroptères sont, un chanfrein creusé en gouttière ; des oreilles aussi larges que hautes, ayant un oreillon lancéolé, et toutes les deux réunies sur le front. Les narines , en fentes obliques, sont entourées par une sorte de sphyncter qui les ferme avec élasticité, et s'ouvrent à l’extrémité d’un petit groin détaché du museau par en hautetà angle droit. La lèvre supérieure ne descend point au-delà de la partie inférieure du groin, et l'inférieure se termine par deux inamelons séparés par un léger sillon. Les ailes sont longuvs, la membrane interfémorale est en revanche très étroite, et Jaisse libre la queue dans sa longueur. Leurs dents sont au nombre de vingt huit, c’est-à-dire, incisives +, petites, coniques, écartées l’une de l’autre en haut, et les quatre d’en bas trilobées, irrégulièrement placées, canines ; et molaires - , les deux antérieures de la mâchoire inférieure fausses.

Les rhinopomes ne diffèrent point par leur manière de vivre des vespertilions. On n'en connoît que deux espèces , l’une de l’ancien monde , et l’autre que l’on croit de la Caroline du sud. Ce sont : ER RHINOPOME MICROPHYLLE (Th nopoma microvhy lum ) (3) qu'on a cru à tort être l'espèce figurée per Belon ( Ois., liv. IF, p. 147 ), sous les noms de

(:) Geoff., Egypte, pl. 4, fig. 1et2. N. Geoffroyi, Desm., 190.

(2) Geoff,

(; Ibid., Desm.,esp. 193: Vespertilio microphyllus, Brunn, Copenb.,. pl. 6, liv. 4 à #.

par leur petitesse, leur disposition aiguë et leur

nycteris, souris chauve, raitepenade, ete, Cxrÿ À s’agit d’un oreillard dans le livre du père de l'Omi thologie françoise. Le rhinopome microphylle ui petite fuliole nasale, a le pelage cendré, la quex très longue et très grêle, deux pouces dans les di. mensions du corps , vingt-deux lignes pour la queue, sur une envergure de sept pouces quatre lignes, La poils sont longs et touffus. El vit dans les souterrains des pyramides d'Egypte. Son naturel est irritabe et il a la singulière habitude d'ouvrir et de fermer fréquemment ses naseaux. LE RHINOPOME DE La (a ROLINE (rhinopoma Carolinense) (1), qui n'est pi de cette partie du monde très probablement, etqu n'a été nommé ainsi que parce que M. Brongni croyoit l’avoir reçu de la Caroline du sud, est carat. térisé par des oreilles triangulaires de médiocre d: mension, un pelage Lrun, une queue assez robuste engagée dans la membrane interfémorale dans a ‘première moitié. Son corps a deux pouces, la que dix-huit lignes sur huit pouces d'envergure.

comprimées, dila sixième, plus lon 2 La seule espèce Ja Jamaïque, déc MORMOOPS DE BLAI sur lenezetadhér:

ALa queue est com trouve être entièr interfémorale qui Dune dernière verté bien que peu disce élevé, en laissant profonde dépressit Jégèrement crénel en une membrane

n appendice cha dème. De chaqu:

membraneux qui :

J'orcille, La langu bées, bilides en av Mpées en arrière. Le se trouve ondulé d äment séparé de la » Cette chauve-so De lobes par le haut, irréguliers, Sa face Mest composé de poi

LES MORMOOPS.

Mormoops (?).

Les chauves-souris ainsi nommées par le docteit Leach se distinguent des phyllostomes par lu système dentaire et aussi par quelques autres carittères, Ainsi on compte“ incisives, 5 canines, * mo laires : totul 74, Les incisives supérieures sont in égales , les deux moyennes profondément entaillies à leur milieu. Les deux latérales sont remarquables

LES

Les monophylle molaires; les inci »yant les deux mo les latéralesétroites

Üilatées à leur base enflées en avant e Dordées en dedans que le bord postériel Bdistantes et bifides

forme obliquement acuminée. Celles de la mächoire inférieure gont toutes quatre assez régulièrementiri fides, bien que chaque pointe soit arrondie à st sommet. Les canines supérieures sont du doube plus grandes que les incisives, ellesse trouven êlt subcomprimées, creusées en gouttière en devail, et dilatées en dedans et à la base. Les inférieirs sont moins hautes, et munies d’un renflemenk il-

terne au point d’adhérence avec l’alvéole, Les mir laires varient. en haut ; la première est petite, ag élargie à sa base, en arrière et en dehors. Les Ir: sième, quatrième et cinquième ont un fort luber cule à leur partie basale interne; les troisième €l quatrième marquées de trois mamelons externes, & de deux dents excavées internes, tandis que la ti quième ra qu’un mamelon sur le bord interne.

trois premières molaires inférieures sont algl,

(:) Geoff., Desm., esp. 194.

(2) The caracters ofseven genera of bats with folitceous appendages to the nose, by William Elfvi Leacu (Trans, soc. linn., Lond,, t. XUI, p.74)

uleuses pour les a Ple, droite: Ja que Ce; et le crâne-est

La seule espèce c RC MONOPHYLLE DE ouvert de longs pd uille nasale aiguë,

à | Mormoops Blai ÿ Leach, Trans. sd V Monophyllus R 15, Subtus muriny Eophyllus fusci,

de, etc, Car: M

| père de l'Ori.

vicrophylle oui endré, la queu ices dans les di:

es pour la queue, uatre lignes. La 8 les souterrains rel est irritable, rir et de fermer )POME DE LA (ke (+), qui n'est pas ablement et qu e M. Brongniat u sud, est carac:

de médiocre diue assez robuste émorale dans & pouces, la queue nvergure.

Ps.

es par le docteur stomes par leur ues autres Carat- 2 canines, 1 moe érieures sont inément entaillées put remarquables on aiguë et leur bs de la mâchoire égulièrementiti arrondie à s sont du doube sse trouven él tière en devail, . Les inférieures n renflement in alvéole, Les mi est petite, aigu dehors. Les lrüt un fort lubetles troisième € lons externes, tl andis que la ti bord interne. Lis res sont aiguë:

of bats will folit- William Elf | ul, I 74 h

comprimées, dilatées ; les quatrième, cinquième et sixième, plus longues, ont en dessus cinq festons. D La seule espèce connue est une chauve-souris de Ja Jamaïque, découverte par M. Lewis : c'est le wonsoorspE BLAINVILLE, (1) ayantune feuille droite sur lenezetadhérente avec les conques auriculaires: La queue est comme bifurquée à son sommet , et se trouve être entièrement engagée dans la membrane

M interfémorale qui la déborde de beaucoup, excepté une dernière vertèbre qui se trouve libre et flottante,

bien que peu discernable. Le front est brusquement élevé, en laissant entre lui et les maxillaires une profonde dépression. La lèvre supérieure est lobée, jégèrement crénelée , tandis que l'inférieure s'étend en une membrane à trois festons, ayant au milieu lun appendice charnu disposé en une sorte de diadème. De chaque côté du menton part un feston membraneux qui va se souder avec le pavillon de d'orcille, La langue es: hérissée de papilles recourbées, bifides en avant, et multifides et plus dévelop- Mnées en arrière, Le palais, transversalement élevé , se trouve ondulé de sillons, le crâne paroît brusque- Ement séparé de la face.

! Cette chauve-souris a de larges oreilles à deux Dlobes par le haut, et le nez recouvert de tubercules Dirréguliers. Sa face est des plus bizarres ; son pelage

lest composé de poils longs, droits, peu épais.

LES MONOPHYLLES.

Monophyllus (?).

Les monophylles ont { incisives, ? canines et molaires; les incisives supérieures sont inégales, yant les deux moyennes les plus longues, bifides, Mes latéralesétroites, tronquées à leur bordexterne, lllatées à leur base. Les canines d’en haut sont très enilées en avant et en arrière ; c:lles d’en bas sont Dordées en dedans et à leur base, n'ayant de dilaté ue le bord postérieur, Les molairessupérieures sont Bistantes et bifides pour les deux premières, tuberuleuses pour les autres. La feuille nasale est sim- Pl, droite ; la queue est courte. La face est allonte, et le crneest un peu plus élargi que la face. La seule espèce connue habite la Jamaïque : c'est M MONOPHYLLE DE REDMANN (%), ayant le menton ouvert de longs poils, les oreilles arrondies , et la uille nasale aiguë , blanchâtre et velue.

e ' Mormoops Blainvillii, Leach, loc. cit., pl. VII. L0 Leach, Trans. soc, linn , Lond, , t. XI, pl. 75. ‘) Monophyllus Redmani , Leach , color supra fus-

5: SubtUS murinus, Membranæ omnes, aures et Enophyllus fusci,

LES NYCTOPHILLES.

Nyciophillus (1).

Ont deux feuilles droites, dont la postérieure est laplus longue. L'extrémité de la queue, formée de cinq vertèbres, dépasse le rebord de la membrane interfémorale, et présente une pointe acuminée, Les oreilles sont larges, médiocrement élevées. Le système dentaire cst formé de + incisives, + canines ei + molaires; total 28. En haut, les deux incisives sont allongées , coniques , aiguës ; les canines sont de même forme , mais simples ; la première molaire est aiguë, munie en arrière d’un tubercule. La deuxième et la troisième sont quadrituberculées, la quatrième n’en a que trois. En bas, les incis ves sont égales, trifides, à lobes arrondis ; les canines armées en artière d'un appendice aigu ; les molaires sont, la première simple, conique, aiguë; les deuxième, troisième et quatrième, tuberculeuses.

La seule espèce de ce genre est le nyctophille de Geoffroy (?), fauve jaunâtre en dessus, blanchâtre en dessous , dont la patrie est ignorée.

hHJHUZJZDDOO—————

LES ARTIBÉES.

Artibeus !3).

Sont des phyllostomes par leurs incisives supérieures mAyennes bifides, et par l’ensemble de leurs caractères, mais s’en distinguent par leurs incisives inférieures entières. Les artibées ont donc “ incisives, ; canines et + molaires. Ils ont deux feuilles nasales , une horizontale ondulée, et l’autre verticale et acuminée ; la queue nulle. La membrane interfémorale échancrée jusqu’auprès de sa base. La face est ohtuse, marquée de deux sillons. Le crâne est ample, bien qu’à peine plus large que le museau.

Les incisives supérieures sont : les deux moyennes bifides, les latérales courtes et obtuses. Les inférieures sont tronquéces , présentant les deux moyennes allongées , et creuses d'une gouttière en devant. Les canines d’en haut sont les plus fortes ; elles sont étranglées en dedans, dilatées en arrière. Les molairesdu maxillaire supérieur sontenfléesen dedans, la première petite, la troisième la plus volumineuse. Celles du maxillaire inférieure sont, les première

() Leach, Loc. cit., p 78.

(2) Nyctophillus Geoffroyi, Leach; dorsum lutescente-fuscum. Venter pectus et qula sordidé albide ;: membranæ fuscescentæ nigræ.

(G) Leach, Trans. soc. linn., Lond,,£. XIE, p. 75. Phyllostama , Spix ; Horstf.

Serre

rome EE

et deuxième , acuminées ; la deuxième ja plus longue. Les troisième et quatrièmr es plus larges, toutes tuberculeuses en dedans ; la cinquième est la plus petite.

Le docteur Leach n'a brièvement mentionné qu’une espèce de ce genre nommée par lui ANTIBÉE DE LA JAMAÏQUE (1), que plus tard Horsfield a décrite avec d’amples détails sous le nom de phyllostome de la Jamaïque (?). Cette espèce de chauve-souris a un corps robuste couvert partout de longues soies molles; ja couleur du dos, du dessus de la tête, est un gris tirant sur le brun, maïs sans aucune nuance de jaune ou de rouge ; en dessous, elle est plus pâle et bleuâtre ; chaque poil du dessus se trouve être plus foncé à l'extrémité, de sorte que la fourrure paroit ou plus sombre ou plus claire suivant la position ; sur le ventre, elle est satinée et a l'éclat de l'argent.

Les ailes, la membrane interfémorale et les appendices du nez sont presque noirs. Les oreilles très étroites, arrondies, sont tant soit peu allongées. Le nez est couvert sur les côtés d’un duvet moelleux, parmi lequel quelques soies rudes sont éparpillées. Des quatre incisives supérieures, les deux latérales sont les plus petites; les incisives inférieures sont de même longueur et disposées régulièrement. La membrane interfémorale est profondément échancrée. Les doigts sont semblables en longueur et en forme, et sont tous dans une même direction. Les griffes sont partiellement couvertes de poils rudes.

Les lèvres sont bordées par une série régulière de verrues, et la bouche est pourvue intérieurement d'une membrane étroite et frangée. Son envergure est de quinze pouces sur quatre pouces dix lignes de longueur.

A ce genre appartient encore le phyllostoma planirostrum de Spix (figurée pl. 36 ), qui se distingue de l'espèce de la Jamaïque par la structure et l'adhésion de la portion inférieure de la membrane nasale, par l'absence des verrues sur les côtés du nez, ainsi que par d’autres particularités. Hi vit au Brésil.

LES PHYLLOSTOMES.

Plyllostoma (3).

Les phyllostomes ont été ainsi nommés de l’appa-

(‘) Artibeus Jamaïicensis.

(2) Phyllostoma Jamaicense, Worsf., Zool. journ., titt,p. 236, pl. suppl. 21. Capite sub compresso, naso ad latera pilis brevibus vestito ; veæillo nasali inferiore anticé abbreviato, adnato , lobo marginali utrinque sulco solitario exarato ; corpore robusto, supra canescente fusco, subtus pallidiore, pilis subelongatis, molissimis.

(3) Geoff,, Cuv., Hlig., Desm , vespertilio, L.

reil compliqué qui semble être une dépendance g l'organe de l'odorat , environnant ou Surmontant |x narines, tantôt disposé en feuille, tantôt formant bourrelet diversiforme.

Le système dentaire est composé de trente-dey ou trente dents : <ou ? incisives, À canines et! me laires. Les incisives inférieures sont lobées et dise: sées régulièrement en arc de cercle, tandis quel supérieures sont, les latérales petites et ruiner taires, les moyennes bilobées.

La membrane nasale, arrondie à son attache g dresse en se rétrécissant pour finir en pointe ohtug, Elle est côloyée par deux sillons profonds quisete. minent aux narines, et qui la partagent eu deux pr tions ; l’inférieure assez semblable à un fer à cher et la supérieure qui imite un fer de lance. Enink partie moyenne de la fouiile est plus épaisse et plu charnue que les latérales, qui sont fort rétréciesin. férieurement par les sillons des narines, ce qui ft que la portion lancéolée s’atténue à ses deux exir. mités. Cette membrane n’adlère aux téguments de la face que sur le rebord des narines.

Les oreilles sont larges, élevées, échancrées leur bord postérieur, puis terminées en bas paru petit lobule, ayant un orcillon pectiniforme. li bouche est assez. largement ouverte, et les lèvrs ont leur rebord mamelonné, et la partie moyeme de l’inférieure offre une mamelon environné de tr bercules plus petits disposés à angle ouvert. Desp pilles cornées recouvrent la langue. Les ailes soit amples, ayant le doigt du milieu avec une phahoge de plus. La queue varie en longueur où mnqu complétement, et la membrane interfémorale & courte.

Les phyllostomes vivent dans l'Amérique métk dionale, et surtout à la Guiane, au Brésil ta Paraguay. Ce sont des chauves-souris nocturnesqu peuvent entamer la peau des animaux endormis # sucer le sang qui s'échappe des plaies, à la maniët des vampires.

Buffon à connu dans ce genre le Phyllosom

ouces d'envergure HYLLOSTOME À F onga:uni) (1), dot es oreilles sont la out, ayant leur « ourt et gros, La r Die carrément, et bre sur clle. La ès aiguë à la poir on attache sur un u fer-à-cheval qu Quatre pouces trois ergure.

3° LE PHYLLOST um) (*). Est long d'envergure. Son p Dis clair en desso:

qui va de l'occiput :

le, Quatre raies {s'arrêtent aux 01

s, à oreillon p euille trés acérée, trouve au Paragua

AE 4° LE PHYLLOST.

Dolundum) (3). À | feuille nasale arro ntière ; le pelage L ignes de longueu d'envergure. Cetti uay, où elle cou e jetant sur les v:

iques, et même ang.

PA ©" Le PuiYLLOS ïum ) (#). Asesr Droites, une feuill arge, étroite à son Que maxillaire ne museau est obtus, pougeâtre, irant a e précédent, ce p

hastatum, qu'ib a décrit sous le nom de Chat rois dernières espé souris-fer-de-lance (1), et le Phyllostoma pet es trois suivantes. cillatum, qui est son grand-fer-de-lantt del &LeriyuLogre Guyane (?). Bchyotum) (5), A le

Les autres espèces sont, 4° LE PIryILOSTOME CH NELE (Phyllostoina crenulatum) (3), à museauatl épais et obtus, ayant des oreilles larges el orales une feuille nasale taillée en triangle et denteliest ses bords, ne se détachant pas du fer à cherl qu la supporte. Le bout de la queue est libre. ltgueur est de trois pouces deux lignes Sur dou

farges, à tragus pe Iguë, un pelage « lair en dessous. 1 approche des ha

(1 Ibid. Loc. cit, È () Gooff,, Ann. d Folge ou brune ray

O) Abid., p.181.

2 () Ibid. et Azara (1) Wied Neuwied,

() T. x, pl. 33. Vespertilio hastatus, Le @ T, vu, pl. 74 Encyel., pl 32, fa. 4, (3 Gcoff., Aun. Mus,, 45, 483, pl. 40; Dés,

if

e dépendance ÿ uces d'envergure. Sa patrie est inconnue. 2° LE ju surmontant la M, yLL0sToNE À FEUILLE ALLONGÉE (Phyllostoma

antôt formantw ongauni) (1), dont on ignore également la patrie. ss oreilles sont larges, striées et étroites vers le sé de trente-den out, ayant leur oreillon dentelé. Le museau est

canines et! mp 1€ Lobées et dispo.

le, tandis que ln tites et rudimere

ourt et gros. La membrane interfémorale est cou- Le carrément, et le bout de la queue se trouve ibre sur clle. La feuille nasale, très allongée et ès aiguë à la pointe, et lisse à ses bords, repose à on attache sur un bourrelet sinueux soudé en avant u fer-à-cheval qui est très étroit. Il a de longueur Ruatre pouces trois lignes sur quinze pouces d'en Rrergure.

5 LE PHYLLOSTOME RAYÉ ( Phyllostoma lineaum)(?). Est long de trois pouces sur treize pouces envergure. Son pelage à teinte brunâtre en dessus, lus clair en dessous, est marqué d’une raie blanche ui va de l’occiput au coccyx, en suivant la iigne dorile, Quatre raies blanches se dessinent sur la face {s'arrêtent aux orcilles, également blanches, drois, à oreillon pointu. Le museau est obtus, la euille très acérée, et le fer-à-cheval arrondi, On le ouve au Paraguay.

ME 4° LE PHYLLOSTOME A FEUILLE ARRONDIE (Phyll. botundum) (3). À je museau plutôt aigu que plat, la euille nasale arrondie à son sommet, parfaitement entière; le pelage brun rougeâtre ; deux pouces neuf ignes de longueur sur quinze pouces neuf lignes d'envergure. Cette espèce est commune au Parauay, où elle court sur le sol avec prestesse, en e jetant sur les volailles, sur les animaux domesiques, et même sur l’homme, pour en sucer le ang.

24 5" LE PHYLLOSTOME FLEUR DE LYS ( Phyll. liium) (4). A ses mâchoires allongées, les oreilles Broites, une feuille nasale entière aussi haute que arge, étroite à son attache. D’Azara assure que chaque maxillaire ne présente que deux incisives. Le museau est obtus, peu fendu. Le pelage est brun

à son attache g r en pointe obtue, rofonds qui see gent eu deux por à un fer à cherd, de lance. Enfnk lus épaisse et plu it fort rétréciesine arines, ce qui fat > à ses deux extr.

aux léguments de ines.

es , échancrées sur iées en bas par un | pectiniforme, Li erte, et les lèvres la partie moyen n environné de ltgle ouvert. Desp+ eue. Les ailes soit avec une phalingt igueur où Manque interfémorale &

l'Amérique mie e, au Brésil ea ouris nocturnesq imaux endornis,é plaies, à la maniët

bre le Phyllosion e nom de Chant hyllostoma pes fer-de-lance de l

e précédent, ce phyllostome vit au Paraguay. Ces rois dernières espèces n’ont pas de queue, ainsi que es trois suivantes,

GLE PHYLLOSTOME A AILES COURTES ( Phyll. bra- Bchyotum) (5), À le corps épais, desoreilles courtes et Jarges, à tragus petit et arrondi, une feuille nasale iguë, un pelage couleur de suie en dessus, plus lair en dessous. IL vit dans les forêts du Brésil, et approche des habitations au crépuscule. Le sys-

pPHYILLOSTOME CH (3), à museai eu, larges et ovabits ngle et denteléest du fer à chevalqu 1e est Libre, Sale

x lignes sur dou ( Ibid, loc. cit , pl. 9.

&) Geoff,, Ann. du Mus.,t. XV, p. 180. Ch.-souris Jouge ou brune rayée , Azara, Par., 2,271.

D) Abid., p. 1814. Azara, t. II, p. 273.

() Ibid. et Azara, t. 11, p. 277. Chauve-souris, 4e,

(9 WiedNeuwied, Mamm, du Brésil.

Lastatus, Le , fa 4 )1, 403 Desm, 11%

ougeâtre, tirant au blanchâtre en dessous. Comme \;

tème dentaire est À incisives, 5 canines et = molaires.

7° LE PHYLLOSTOME OBSCUR (Phyll. obscurum) (1), A ses orcilles ovales, la mâchoire inférieure proéminente, la feuille nasale étroite et ovalaire, pointue, le pelage noirâtre, fuligineux, passant au gris cendré sur l'abdomen. Cette espèce a été observée à Villa-Viciosa, sur les rives du Paraiba, au Brésil, Ses dents sont ainsi disposées : ‘ incisives, À canines et -’: molaires.

8° LF l'HYLLOSTOME A SOURCILS (Phyllostoma superciliatum) (?). À son tragus court, pointu, blanc, un peu robuste; le pelage brun foncé, avec une bande blanche s'étendant de la feuille nasale jusqu’à l'oreille. Il habite les bois de la Lagoa de Ponta- Negra, Sago, Arema, sur le pourtour des lacs, au Brésil.

9° LE PHYLLOSTOME A COURTE QUEUE (Phyll. bre= vicaudalum) (3). À une queue fort courte, n’excédant que peu la longueur de la feuille nasale. Ses oreilles sont larges, à tragus court, étroit, lancéolé, Le pelage est gris rougcâtre, tirant au brun sur les parties supérieures, et au cendré clair. Cette espèce, voisine du phyllostome allongé de Geoffroy, vit dans les grandes forêts du Rio-del-Espiritu-Santo, au Brésil.

LES VAMPIRES, Vampyrus(!).

Ne diffèrent des phyllostomes que par leur système dentaire, qui est composé de “ incisives, à canines et =: molaires. Les incisives supérieures ont les deux moyennes pius longues, tronquées au bord externe ; les latérales obtuses sont très courtes. Les inférieures sont toutes égales. Les canines sont très robustes. Les oreilles sont aussi plus grandes que celles des phyllostomes. La lèvre inférieure n’a encore que deux mamelons, et leur museau rétréci est sensiblement allongé.

Le type de ce genre est le vampire de Buffon (5), de la Nouvelle-Espagne et de la Guyane ( Phyllostoma spectrum, Geoff.), le canis volans maxima aurita de Séba (pl. 56, t. 4), eëlèbre par son habitude de sucer le sang des animaux pendant leur sommeil. Beaucoup d’auteurs s'accordent à nier cette faculté, mais M. d'Orbigny, qui a long-temps séjcurné dans le Paraguay, affirme ce fait : « L’avi-

(:) Ibid., loc. cit.

(») Wied Neuwied, loc. cit, (j Ibid., loc. cit.

(&) Geoffroy.

(5) Tom. XX, page 49.

he:

| Éd je hi:

”1 à a à sai

838 HISTOIRE NATURELLE

dité de ces animaux pour le sang est telle, dit ce voyageur, que les naturels sont obligés, pour s'y soustraire, de passer les nuits sous des moustiquaires, et de renfermer soigneusement leurs poules et leurs animaux domestiques. Le vampite choisit en général la nuque, le cou et le dos de sa victime, afin qu’elle ne puisse que difficilement se débarrasser de lui, ce qu'elle fait cependant en se rou- Jant sur le dos. » Cette particularité de mœurs parolitroit propre d'ailleurs aux phyllostomes et aux glossophuges.

On doit regarder sans doute comme un vampire, le grand phyllostome décrit par le princede Wied (1), ne différant de l’espèce la plus anciennement connue que par des caractères peu tranchés, bien que suffisants. Le prince de Wied dit qu'on le nomme au Brésil, sa patrie, guandira ou jandira, ce qui porteroit à croire que c’est le vrai andira guacu de Pison (2). Son corps en dessus est gris brun foncé, tirant parfois au rougeûtre, à teintes beaucoup plus claires en dessous. Sa longueur est de cinq pouces sur vingt-deux pouces dix lignes d'envergure. La queue déborde très peu la membrane interfémorale. Les Botocudos l’appellent ninghenut. Quelques auteurs pensent que cetle espèce est le phyllostoma hastatum de Geoffroy, la chauve - souris fer-de-lance de Buffon, ce qui est douteux.

Il se pourroit que les vampires découverts par Spix (3) au Brésil soient des phyllostomes.

oo mem à

LES MADATÉES.

Madatæus (:).

N'ont point de queue ; deux appendices sur le nez, l'un, feuille nasale s’élevant verticalement, l’autre horizontale semi-lunaire. Les pieds sont munis de deux suspenseurs très courts. Ils ont des doigts égaux et des ongles petits et comprimés. Les lèvres sont frangées de papilles molles et déprimées. La langue est recouverte antérieurement de filaments minces et bifides, plus grands vers son extrémité ; à son milieu se font remarquer des tubercules bi ou quinquéfides dirigés en avant; à sa base deux tubercules ovalaires sont situés dans une fossette. Le palais est en devant marqué d’une saillie longitudinale, et muni sur les côtés en arrière de tubercules dirigés en avant.

La formule dentaire se compose de trente dents,

() Phyllostoma macrophyllum , \tin. trad. franç., t. IE, p. 204.

(2) Brazït, p. 290.

@) Fampyrus cirrhosus, pl. 36, fig. 3: V.bidens, pl. 36, fig. 5 ; et V. soricinus, pl. 36 , fig. 2 et 6.

(4) Leach, Trans, soc. Linn., t, XHE , p. 84,

; incisives, ; canines et ;; molaires, Les inc supérieures sout inégales, car les deux médian sont les plus longues, bifidles, à festons Oblus, ty. dis que les latérales sont les plus courtes et ob ses. Les inférieures sont simples, égales entre ln et de forme acérée. Les canines d’en haut Sont plu robustes et plus larges que celles d'en bas, 44 mâchoire supérieure, les molaires présentent W particularités suivantes : la première est pelle, aiguë, déclive sur son bord postérieur, dilatéeig base en dedans; la deuxième, plus large et aiguë, est armée d’un appendice obtus; les troisième # quatrième sont bilides en dehors, à divisions ob. tuses, fortement renflées à leur base et en deb où se dessinent deux tubercules ; la quatrième, plu courte que la troisième, a une échancrure mo marquée au rebord postérieur. Les molaires d maxillaire inférieur sont : la première acuminé: la deuxième, plus grande, creusée d'un sillon e dedans, et renflée à la base en arrière ; la troisième a quatre lobes obtus sur chaque côté; la quatrième en a trois en dedans; et la cinquième, la plus peit, n’a que trois tubercules.

La seule espèce connue de ce genre, la manarnit DE Lewis (1), qui vit à la Jamaïque, a le pelage no râtre, la membranc interfémorale légèrement échcrée, une envergure de dix-sept pouces et les dent striées en travers.

EE ——

LES BRACHYPHYLLES.

Brachyphylla (2).

Ont les plus grands rapports avec les glossoph ges, mais s’en distinguent par divers caraclèr Leur museau est tronqué, et le nez est séparé del face par un profond sillon. La feuille nasale, tr courte, est large et plane. La lèvre inférieure 4 échancrée, recouverte de verrues. La langueestil longée et très verruqueuse ; la queue est rudimettaire; la memirane interfémorale est ample, échat crée, renfermant deux brides tendineuses. La lomule dentaire est : incisives 4, les moyennes d# haut fortes, coniques, rapprochées, et les latéral très petites; canines ;, molaires =.

La seule espèce de ce genre est le brachyphilk des cavernes (3), qui se tient dans les souterraisde

() Madatœus Lewisié, ibid., p. 82. Rhinophylit verticalis acuminatus , margénibus ubruplé atlenut tis, integris ad apicem non attingentibus, hinc, lt tiformis ; aures acuminatæ , medivcres.

(2) Gray, Proceedings of the Zool. Soc. ofLond, 18 (26 nov.). |

G) Brachyphylla cavernarum, Gray, loc. til; l Cavernarum Guilding , MS. —

B. Suprà badia , pilorum apicibus saturatiorib,

int-Vincent, une est une chauve-s0 mi sur une enve sale estoblongue;

Élobé ; quelques po

âle est de coule

ant son extrémit ant au jaunâtre. 1 us pâles.

Ce brachyphylle

me et la coupe d vre inférieure et sé ures, il se rapprot bix, et par les b ane interfémorall spectrum.

Page 1