‹ Compléments de Buffon [microforme]Chapitre 234 sur 514 · lin. ; une à} ; pedis 5; caleariri) » P · texte numérisé non relu

lin. ; une à} ; pedis 5; caleariri) » P

ps, d'abord parti eoffroy Saint-Hilit nt à nos lecteur ous reproduironstél laissera rien

te de l'in

me Le type de 8

Smith (1), ont led

ural History 1,p 433.

isives, au nombre de deux en haut et deux en s, un peu éloignées : les supérieures verticales, pmprimées et aiguës ; les inférieures couchées, et illées en biseau à leur sommet : les canines sont nombre de seize (!)!.… plus courtes que les inives en haut, comprimées sur les côtés, et plus moins aiguës à leur sommet, et distantes ; les férieures sont rapprochées ; la plus antérieure est minée par trois pointes, tandis que les deuxième, jisième et quatrième n’en ont que deux : les mojres, au nombre de vingt, c’est-à-dire dix à chae mâchoire et cinq de chaque côté, présentent jelques différences dans la manière dont leur counne se hérisse de pointes; ainsi la mâchelière anieure d'en haut est quinquecuspidée; la troisième la quatrième ont quatre pointes, la cinquième en a que trois; les molaires inférieures sont, les ux premières comprimées sur les côtés, et à trois jintes ; les quatrième et cinquième, à quatre poins : ce qui porte à quarante le nombre total de ppareil dentaire, dont vingt à chaque os maxilire, Leur museau est étroit et se termine en une rte de trompe longue et cylindrique, à l'extrémité laquelle s'ouvrent les narines ; les yeux sont méocres, les oreilles grandes et arrondies; le corps abondamment recouvert de poils ; la queue, qui termine, est longue, recouverte de squamelles nelées d'où sortent quelques poils rares ; les pieds, ntigrades, pentadactyles, et terminés par des onfalciformes : les membres postérieurs sont beaup plus longs que ceux de devant (d'où découle nom générique de macro-scelides).

C'est près des musaraignes que notre nouveau re doit prendre place, dit M. Smith. 11 nomme acroscelides typus une espèce découverte par Ï dans les plaines de l’intérieur du Cap, en lui apiquant pour phrase spécifique, ces mots : suprà eus nilore fulvo, infrà subalbus. Cet animal ten effet d'un brun rougeâtre en dessus, ce qui dû au mélange des teintes tannée et brune; le ssous du corps est blanchâtre , et l'extrémité des mbres est garnie de petits poils blanchäâtres exmement courts ; les oreilles sont à peu près nues, “du moins très légèrement garnies de quelques ls blanchâtres; quelques poils noirs et roides roissent çà et là sur la queue; les moustaches L'noires et blanches, et se trouvent placées près la naissance du museau allongé; les ongles sont Mis, noirs, comprimés et aigus à leur pointe. Le macroscélide, mesuré des narines jusqu’à la x de la queue, est de quatre pouces neuf lignes, ur angloise, et la queue a environ trois pouces

!) Dans ce nombre M, Smith compte les fausses mo-

68, pelites dents anomales “ hassiers, (L.) que montrent plusieurs

neuf lignes. Il sort duns le jour, ct se tient de préférence au bas des buissons ou des petites fourrées, d'où, aussitôt qu'il se croit découvert, il s'élance dans les terriers qu’il se creuse.

Tels sont les détails publiés par M. Andrew Smith dans le tome IV du Zoological Journal.

Cetouvrage n'étoit point encore parvenu en France, que M. Is. Geoffroy Saint-Hilaire établissoit de son côté le genre eumère pour le même animal, nom qu'il dut supprimer dans le Mémoire qu’il publia, en octobre 1829, dans les Annales des Sciences naturelles, pour adopter celui de M. Smith , ayant la priorité sur le sien, Voici textuellement la description complète de cet animal, telle que l’a rédigée M. Is. Geoffroy Saint-Hilaire (1).

« Lorsqu'on lit les ouvrages des anciens auteurs, on est frappé de la confiance aveugle avec laquelle ils s'empressoient d'adopter sans examen et de mettre au rang des faits positifs toutes les fables de leur époque ; ils semblent ne pas même s'être doutés qu'un voyageur pôût ajouter quelques ornements à ses récits, ou demander à son imagination ce qu’il ne trouve plus dans sa mémoire, C’est là une source d'erreurs graves, contre lesquelles les naturalistes ont dès long-temps senti la nécessité de se tenir en garde ; mais peut-être, en voulant éviter un écueil, sont-ils tombés dans un autre, à la vérité beaucoup moins dangereux. On semble croire que, parce que nous savons beaucoup plus que les auteurs des siècles précédents, nous ne devons rien ignorer de ce qu'ils ont su : on veut retrouver, parmi les animaux que nous connoissons, tous ceux qu’ils ont décrits; et lorsque leur description contredit le rapprochement que ion veut établir, on n’hésite pas à la déclarer mal faite et erronée. Je puis citer comme exemple le genre remarquable qui fait l’objet de cette description. |

» Petiver, dans ses Opera Historiam naturalem spectentia (?), avoit figuré, sous le nom de Sorexæ araneus, maximus, capensis, un mammifère très remarquable par la bizarrerie de ses formes. Des jambes postérieures beaucoup plus longues que les antérieures, des oreilles très amples, une queue aussi longue que le corps; et avec ces caractères, qui auroient pu le faire prendre pour une gerbille, des dents d’insectivore, et une trompe aussi longue que celle d’un desman; tels sont les traits qui le signalent, au premier aspect, comme un être toutà-fait singulier , et véritablement sui generis. Cependant tous les auteurs modernes se sont accordés à ne voir dan: la figure, à la vérité assez imparfaite, de Petiver qu'une sorte de caricature grossière d’une musaraigne du Cap; et c’est en ellet ce

() Annal. des Sc. natur,, octobre 1829.

{2) Planche xx, Pig. 9.

mers cmt attirent sésiiést tintin smith ares

qu'on trouve, non pas indiqué avec doute, mais établi comme incontestable dans tous les ouvrages récents.

» Ceite synonymie est cependant fausse, et l'espèce qui a véritablement servi de type à la figure de Petiver vient de nous arriver avec ces formes et ces p'oportions que l'an avoit prises pour un produit bisarre de l'imagination du dessinateur. Décrite avec soin par M. Smith, elle vient aussi d’être retrouvée au cap de Bonne-Espérance, par M. Jule: Verreaux, auquel la science est déjà redevable d'un grand nombre d'acquisitions importantes, et qui marche avec distinction dans une carrière où s'est déjà illustré son oncle, le célèbre Delalande,

» M. Smith a donné au singulier genre d’insectivores qu’il vient de rendre à la science le nom de macroscélide, macroscelides, qui rappelle l'extrême développement des membres postérieurs.

Ce caractère , tout nouveau dans la famille des insectivores, et par conséquent très remarquable, suffit, avec l'excessive longueur du nez, pour distinguer les macroscélides de tous les autres mammifères. Ces insectivores ont d'ailleurs en propre un grand nombre d'autres caractères, comme le montrera la description suivante, faite d'après deux individus.

» Le système dentaire des macroscélides les place dans cette famille d'insectivores dont les genres acalops, mygale, sorex, et cladobates ou tupaia, sont les types principaux ; mais, malgré quelques rapports remarquables, il sufliroit seul pour moiiver leur séparation générique. Les mocroscélides ont dix dents de chaque côté et à chaque mâchoire, et ces dents présentent dans leur forme ct leur disposition, aussi bien que dans leur nombre, des caractères importants.

» En procédant d’arrière en avant, on trouve de chaque côté, à la mâchoire supérieure, cinq màchelières, dont la pénultième et l’antépénultième sont les plus grosses, et la dernière la plus petite; la dernière est de forme triangulaire, et n'a que trois pointes, dont deux sont antéricures, et une postérieure : les quatre autres sont de forme quadrangulaire, et'ont quatre pointes. En avant de ccs cinq mâchelières se trouvent quatre fausses molaires, très comprimées, dont la postérieure a deux pointes, placées l’une à la suite de l’autre; et les trois antérieures, une pointe un peu recourbée en arrière, et un petit tubercule obtus. La troisième fausse molaire, la plus grande de toutes, est séparée des deux antérieures par un espace à peu près égal à la longueur d'une dent. Enfin, tout en avant, se trouve une dent plus longue que les fausses moluires, conique, arrondie à son extrémité, séparée de celle du côté opposé par un intervalle vide, assez étendu, et qui, d'après l’analogie,

346 HISTOIRE NATURELLE

Ü sont combinés d’une manière bien différente. L

doit être considérée comme une canine, À lank choire inférieure on trouve de chaque côté, dy. rière en avant, deux mâchelières de forme qu. drangulaire, et à quatre pointes , très semblatia) la pénultième et à l'antépénultième supérieures,

assez longs, su n petit pinceau.

» Il est à ajout oute leur longue rieurement. Or

puis une très longue dent, séparée, par un sily Imature, différ profond , en deux portions, l’une postérieure, trig. roscélides et les gulaire, à deux pointes, l'autre antérieure, triange. » Une autre d laire, à trois pointes. Viennent ensuite deux avr tre ces deux ge mâchelières de forme comprimée, ayant trois poins MReurs égards, c' placées à la suite l’une de l'autre, et dont l'intermé. ont d'une grosse

diaire est la plus grande; puis quatre autres der sque entièrem très comprimées, paraissant être des fausses me. ondies comme cl laires; enfin une dent plus iongue . moins large qu loppées. Néann les précédentes, tournée en avant, se trouvant Mparquables, nul contact avec celle du côté opposé, ct qui paroi êm desmans par une canine. des, à cause de

2, prolongé et ndrique, et d'u ompe est termi n sillon médian xs deux narines ompe est couv bondants, surtou xs pieds, les avan ouverts de poils ez rudes : ceux aire fins, longs, moustaches sor Des les musaraig » Le squelette « WOre ne m'est pa W'un crâne inco ler que sa form lus de celui des raignes. Son câra us la rectitude » En résumé, ractérisé de la Maque mâchoire; s, les inférieu x supérieurs; po Pngue, oreilles tr inaire ; nez extrè lite trompe grè it mufle ; pelag d toucher,

» Les macroscélides auroïent donc à chaque nt choire, et de chaque côté, cinq mächelières, que tre fausses molaires, une canine et point d'incisire Il me suflit de donner ce résultat, et d’avoir déri les dents des macroscélides, sans traiter avec détl du problème très compliqué de leur déterminatin, En effet je me suis occupé ailleurs (!), avec le dére loppement nécessaire, de la solution de cette que tion, en ce qui concerne les musaraignes, et prequ tout ce que j'ai dit de ce genre peut être appligé aux macroscélides.

» Les tanrecs sont, avec les macroscélides, ln seulsinsectivores chez lesquels on trouve vingtdet à chaque mâchoire: leur système dentaire est d'it leurs très différent, puisqu'ils ont, comme chant sait, des canines et des incisives disposées à pa près comme chez les carnivores.

» Les membres antérieurs des macroscélides st assez longs, et terminés par cinq doigts, dont li terne et l’externe sont beaucoup plus courts quel trois intermédiaires ; le médius est le plus lon & tous. Les membres postérieurs sont presque dt bles en longueur des antéricurs, la jambe ét beaucoup plus longue que l’avant-bras, et le pl étant plus que doub'e de la main. De même quels antérieurs, ils sont pentadactyles; mais leursdift

pouce est, comme chez les chiens, peu libre, d beaucoup plus court que les quatre doigts extemé son ongle étant placé à l’union du tiers antérieur pied avec les deux tiers postérieurs. La paume dé mains et la plante des pieds sont entièrement 1 les ongles sont comprimés, crochus, acérés (#1 des pieds sont un peu plus longs que ceux d8 mains; la queue, à peu près de même Jongueurq® le corps, est couverte de poils rudes, trés 00

() « Voyez les articles MUSARAIGNE Cl Roxcera

Dictionnaire d'Histoire naturelle. »

canine, À lank haque côté, du.

res de forme qu.

, Urès semlilablesi ième supérieurs, rée, par un sille postérieure, trs ntérieure, triange.

ensuite deux autry * ayant trois points , et dont l'intermé.

quatre autres der re des fausses me Ie, moins large qu ant, se trouvant ea 5, ct qui paroi än

donc à chaque mt j mâchelières, que e et point d'incisire, at, et d’avoir décrt 18 traiter avec détil

leur détermination, urs (!), avec le dére ution de cette que saraignes, el presque ce peut être appliqué

s macroscélides, ln on trouve vingt den

e dentaire est d'il ont, comme chaent ives disposées à pr

es macroscélides sl nq doigts, dont l'te p plus courts quel s est le plus lont à s sont presque dir urs, la jambe ét vant-bras, et lepil in, De même quels les; mais leurs doit bien différente. L hiens, peu libre,# atre doigts extermé du tiers antérieur ieurs. La paume nt entièrement né ochus , acérés : Cl longs que ceux ds même Jongueur(® 5 rudes, très C0

AIGNE et Roxemil lle. »

assez longs, surtout à l'extrémité, où ils forment | M. Smith, et à laquelle il a donné le nom spéci-

n petit pinceau. à » ILest à ajouter que les doigts sont séparés sur ute leur longueur, soit antérieurement, soit posérieurement. On ne voit entre eux aucune trace de Imature, différence très importante entre les ma-

roscélides et les desmans.

» Une autre différence non moins remarquable

ntre ces deux genres, d'ailleurs semblables à plujeurs égards, c'est que les yeux des macroscélides

ont d’une grosseur moyenne, et que leurs oreilles, sque entièrement nues, membrancuses, et arpndies comme chez les musaraignes, sont très déloppées. Néanmoins, et malgré ces différences rearquables, nul autre animal ne se rapproche plus s desmans par sa physionomie que les macroscédes, à cause de l'extrême développement de leur , prolongé en une trompe grêle, de forme cy-

indrique, et d'une longueur considérable. Cette

ompe est terminée par un petit mufle, divisé, par n sillon médian, en deux parties, qui entourent s deux narines Dans le reste de son étendue la ompe est couverte de poils très courts et peu bondants, surtout à sa face inférieure; les jambes, es pieds, les avant-bras et les mains sont également ouverts de poils ras, peu abondants, et de plus ssez rudes : ceux du reste du corps sont au conaire fins, longs, moelleux, très doux au toucher,

moustaches sont très longues, et disposées comme bez les musaraignes.

» Le squelette de ce genre remarquable d'insecvore ne m'est pas connu ; je n’ai eu sous les yeux W'un crâne incomplet, et j'ai seulement pu con-

ter que sa forme générale le rapproche beaucoup lus de celui des cladobates que de celui des muraignes. Son caractère le‘plus remarquable consiste aus la rectitude de la ligne du chanfrein.

» En résumé, le genre macroscélide peut être ractérisé de la manière suivante : vingt dents à Baque mâchoire; membres pentadactyles, non pal-

és, les inférieurs étant beaucoup plus longs que

s supérieurs; pouce postérieur très court, queue ngue, oreilles très amples, yeux de grandeur orinire; nez extrêmement allongé, et formant une

tite trompe grêle, cylindrique, que termine un

ptit mufle; pelage composé de poils longs et doux u toucher,

LE MACROSCÉLIDE TYPE.

Macroscelides typus. Suvrii.

» L'espèce d'après laquelle je viens de tracer leë clères du genre paroît être celle qu'a décrite

fique de ‘ypus. La partie supérieure du corps est revêtue de poils d’un gris noirètredansla plus grande portion de leur longueur, puis noirs, et entin d'un fauves à leur pointe, et paroit, dans son ensemble, fauve roussâtre varié de brun, couleur qui diffère peu de celle du lièvre commun ; les poils de là face concave des oreilles sont blanchâtres; ceux, moins nombreux encore, de la face convexe sont d'un fauve rou-sâtre; le dessous du corps, dont les poils sont noirs à la racine, blancs à la pointe, la face interne des avant-bras et des jambes, entin les mains et les pieds sont blancs; la queue, variée de roux brunâtre et de blanchâtre à son origine, est noire dans le reste de son étendue.

» Voici les dimensions des principales parties :

elles sont prises sur le plus grand dés individus que j'ai examinés.

Pouces. Lignes Longueur totale. . .. . . . »

————— ducorps. 4, , ee 0 + —————— de la queue, . , . , ,, ————— de la tête, y compris la

trompe... , . . . ,, ——— des membres antérieurs,

des membres postérieurs,

de la main, . . .,, ————— du pied , . , .,, des oreilles, , .

sRT LE bo

» Le genre macroscélide devra être placé près des desmans et des musaraignes; il formera pour la science une acquisition précieuse, non seulement à cause de ses proportions singulières et de l'erreur à laquelle il avoit donné lieu, mais aussi à cause des rapports nouveaux qu'il établit entre les carnassiers insectivores et deux autres groupes, les marsupiaux insectivores et les rongeurs. En effet les macroscélides répètent presque à tous égards, en petit, les péramèles, et ils se rapprochent d’une manière évidente, par leurs organes du mouvemeñt, des gerboises, des gerbilles et des hélamys. Ces derniers rappurts me semblent surtous intéressants, et méritent d’être exposés avec quelque détail.

» Sous le point de vue de leurs organes du mouvement, les rongeurs peuvent être rapportés à cinq types, 1° les marcheurs, comme les rats, les campagnols; 2° les fouisseurs , comme les rats-taupes, les porcs épics; 5° les nageurs, comme les castors, les ondatras ; 4" les grimpeurs, comme les écureuils,

les loirs; 5° les sauteurs, comme les gerboises, les hélarays (1),

(:) « Ces cinq groupes se trouvent également représentés parmi les marsupiaux; savoir, les marcheurs par les dasyures et le tbylacine, les fouisseurs par le phes-

ss Ne RL SA

» L'établissement du genre macroscélide prouve que ces cinq combinaisons des organes du mouvement peuvent se présenter avec le système dentaire des insectivores comme avec celui des rongeurs. Ainsi les marcheurs se trouvent dès long-temps représentés, parmi les premiers, par les musaraignes, les fouisseurs par les taupes et les hérissons, les nageurs par les desmans. Le genre tupaia ou ciadobate (1), établi depuis quelques années, représente parmi eux le type des grimpeurs ; et le genre macroscélide vient compléter cet ensemble, en représentant celui des sauteurs. »

Page 1