‹ Compléments de Buffon [microforme]Chapitre 235 sur 514 · EE ———___—————__——————…—…—…—…—— — LE MACROSCÉLIDE DE ROZET · texte numérisé non relu

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Macroscelides Rozeti, DuvERNOY (?).

Nous avons donné page 347 de ce volume l’histoire d’un petit animal des plus intéressants découvert au Cap par M. Smith, et qu’il a nommé Macroscélide type. Dans ses recherches sur le territoire d'Afrique, le laborieux géologue Rozet a rencontré une seconde espèce de ce petit genre anomal , si curieux par ses formes transitoires et ses points de contact avec divers rongeurs. La description qu’en a donnée M. Duvernoy, dans les Mémoires de la Société d'Histoire naturelle de Strasbourg, ne

colome, les nageurs par le chironecte, les grimpeurs par les phalangers et les didelphes, enfin les sauteurs par les kanguroos, les potoroos, et les péraméles. »

(‘) «La découverte de ce genre remarquable a été attribuée tantôt à M. Diard , tantôt à sir Raffles. Le fait est qu'elle n'appartient ni à l'un ni à l’autre de ces voyageurs, mais à Leschenault de La Tour, qui avoit envoyé dés 1807, au Muséum royal de Paris, un individu de l'espèce que l’on a depuis appelée fupaia javanica. »

(+) Mémoire de la Soc. d'hist. nat. de Strasbourg, t.1, deuxième livr. (1833), pl. 1 et 2.

Caractères du genre Macrocelides , Smith, rectifiés par M. Duvernoy.

Formule dentaire.

Incisives . . . 6 Maxil. sup. Canines. . . . 0 Fausses molair. 0—0 Molaires, . . . 5—5.

Anormales. .« .« 0—0 ou 0—0 Normales, . . . 2—2 ou 2—2 Maxil, inf. Incisives. . . . 4#ou6, Canines. . . . 0 7 Faasses molair, 3—3 # Molaires. . + + 3—3 Anormales. « .« 3—3 ou 1—1 Normales. . . 2—92 ou 3—3 © Rostrum in proboscidem desinens, orificiis narium in apice parum oblique perforalis. Oculi mediocres, orbiti rotundi; auriculæ magnæ; pedes plantigradi ;

20 Dents.

348 HISTOIRE NATURELLE

laisse rien à désirer, et nous la reproduirons dan majeure partie de ses détails.

Les distinctions spécifiques à établir entre n deux (!) macroscélides ne sont pas très tranché, elles suffisent cependant pour le zoologiste, Ain le macroscélide type de M. Smitha les oreille pa étroites et plus oblongues que ne le sont cellsy macroscélide de Rozet, de M. Duvernoy. Le prenix

pyennes ne son ervalle, à peine ariées dans l'es La deuxième in ère fausse mola sive, et pourr pisième incisive s deux dents d

diffère encore du second par un pelage plus chi Dran.

plus nuancé de roux, par une large tache de jy arrondie placée derrière chaque oreille, paru raie noire longitudinale qui occupe le milieu à museau, et enfin par un plus grand allongementé ce dernier organe. On croit même qu'il en exiw une troisième espèce au musée de Paris, reconnois sable à ses oreilles beaucoup plus larges et tout& fait rondes , etqui pourroit bien être celle qu'aunt

figurée Petiver.

Quelques autres distinctions , tirées de la dispui tion des dentset des proportions des membres, sat relatées ainsi qu'il suit par M. Duvernoy :

A la mâchoire inférieure, les deux incisre

anteriores posterioribus multo breviores ; omes pe tadactyli; ungues semi retracti,

10 Macroscelides typus, sit!

Suprà luteo fulvus , albus infra; auriculis oblongi Macula lutea post eas, Rostrum acutum, longius Dér tibus primoribus intermediis approximalis in gun& bula; ejusdem tribus primoribus imbricalis, Hab. i Africa meridionali propé Cap de Bonne-Espéranc. 2 Macroscelides Rozeti, Duvernoy. Dents incisives

Fausses molaires.

Suprà fuseus, infrà subalbus, auriculis rotundalis; to trum brevius, dentibus primoribus discrelis in bula. Hab. in Africa septentrionali propé 0

() M. Smith écrit le 8 septembre 1830 the Zool. Soc. t. 1, part. 1, page 11 }, qu'il a décourtl une nouvelle espéce qu’il nomme Macroscelidesru#r tris, et qui vit dans les montagnes placé chure de la rivière d'Orange, principalement d rochers. Ce genre de vie et la coloration de le distinguent suffisamment du typus; 7 comme ce dernier la large tache arrondie place

rière l'orcille à sa base.

Dents incisives, 4, Faussesmolair,

Anormales, .., 1-1!

o-t D s'aperçut le le

“ ngé la queuc de | 12 is, de lentilles d 2 soient que l'enve 9-} uches qu'ils avala 5-i "Quand on les a

Molaires vraies, :

{Proceed.d

es à l'embotanses son pelé jt na pi

La deuxième fa forme de hache olaire normale o:

pointe au mili te en arrière; ec une pointe sai nie en avant, et Les trois molai ut, mais plus él ur bord externe | Les trois incisiv nee. Il yaun int éme et la premiè:

Lescinq vraies m uf la cinquième rne est aussi le vins large et plus ux très pronon ons signalé dans Térence, qui tie usure, et qui Ôte res de cette dern ivores, est un i nourrit aussi de

'} «Le macroscéli bvince d'Oran , ne a Bone, Une perso on! vécu une qui bruit la première

insectes, ils ac ndre.

On doit espérer 4 dera pas à posséde

(Hermés, 29 m

syennes ne sont séparées que par tn très petit tervalle, à peine marqué, tandis qu'elles sont très artées dans l'espèce d'Oran dédiée à M. Rozet. La deuxième incisive touche la première. La preère fausse molaire s'avance derrière la deuxième

roduirons dansk

établir entre ls s très tranchées,

zoologiste, Ain

L es order. give, et pourroit tout aussi bien passer pour une le sont celles à sème incisive, étant semblable à la seconde,

ernoy. Le prenis deux dents diffèrent beaucoup dans l'espèce lage plus chi an

ue pe La deuxième fausse molaire abnormale est aussi

forme de hache et lobée. 11 y a ensuite une fausse olaire normale ou à deux racines, ayant une pepointe au milieu, et une petite surface tritule en arrière; puis, deux autres plus grandes ec une pointe saillante au milieu , une moins suilnie en avant, et un creux en arriére.

Les trois molaires sont analogues à celles du ut, mais plus étroites et moins épaisses, ayant pr bord externe plus court que l'interne.

Les trois incisives supérieures sont à égale disnce. Î1 ÿ a un intervalle très marqué entre la troime et la première fausse molaire.

Lescinq vraies molaires ont toutes quatre pointes, uf la cinquième qui n'en a que trois. Leur bord terne est aussi le moins saillant; leur couronne vins large et plus hérissée, et ne présente pas ce ux très prononcé et dénué d'émail que nous ons signalé dans le macroscélide de Rozet. Cette férence, qui tient sans doute à divers degrés

> oreille, paru cupe le milieu ds nd allongement& me qu'il en exise > Paris, reconnois 1s larges et tout4 être celle qu'auni

tirées de la dispos:

des membres, sui Davernoy :

les deux incisira

cviores ; omnes per

Dents incisives. *,

‘aussesmolair, 0-t

1-1 usure, et qui ôte pour ainsi dire aux vraies moda 14 res de cette dernière espèce le caractère des in- , 3-1 ivores, est un indice, dit M. Duve”noy, qu'elle

nourrit aussi de substances végétales (1).

+ auriculis oblong utum, longius Dr roximatis in gun imbricatis, Hab. i onne-Espérance.

oy. Dents incisives.

'} « Le macroscélide de Rozet, ou rat à trompe de la vince d'Oran , ne se trouve ni à Alger, ni à Bougie, à Bone. Une personne en avait à Oran deux individus ont vécu une quinzaine de jours. ls firent beaucoup bruit la première nuit qu'ils passèrent ensemble , et à s'aperçut le lendemain que l'un des deux avait ngé la queuc de l'autre. On les nourrissoit d'orge, tit, de lentilles et d'autres semences dont ils ne soient que l'enveloppe. Ils aimoient beaucoup les uches qu'ils avalaient avec une rapidité remarqua- "Quand on les appeloit en leur présentant un de rl ils accouroient tout de suite pour les ndre.

On doit espérer que la méragerie du Muséum ne

ales. pet F

les. CEX ji | 9-1 5)

es vraies. ‘24

iculis rotundalis; 16

s discrelis in dera pas à posséder des macroscélides vivants.» an.

Fr mal (Hermès, 29 mai 1836, p.96.)

4}, qu'il a décore

M acroscelidesrun es placées a l'embitncipalement dansk ration de son Pi typus; il nt arrondie plactt #

cu

T'ableau des dimensions relatives du macroscélide type de Smith, et du macroscélide de Rozet, de Duvernoy.

Macaocétr. | Macaostétine de LALITR noteT.

pouce |ligne,|poue, | lignes.

Longueur totale, , 0 4 LAN du corps 4 6 6 4 4 4 0 Ÿ o ? s

A, dela queue , ,, , , , , | 4 o 4 CL]

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