‹ Compléments de Buffon [microforme]Chapitre 242 sur 514 · RP RP PR ES PO PR RÉ LE RATON D'HERNANDEZ · texte numérisé non relu

RP RP PR ES PO PR RÉ LE RATON D'HERNANDEZ

Procyon Hernandezii (3).

Buffon a décrit le raton ou raccoon des Américains (ursus lotor de Linné); dans cet article il ne s'agira que d’une espèce nouvellement introduite

(r) Nov. act. nat. cur.,t.X, pl. 20, p. 257.

(2) 1826 , Pisa, in-8o ; Bull,, t. XVI, p. 457. () Isis, no 5,p. 510, 1831, Le tepe maæxtlaton,

dans nos livres d'histoire naturelle. Le ralon d'Ilernandez à le pelage grisâtre ou brunâtre, passant à la teinte obscure ou noirâtre, avec des taches blanches et les extrémités fauves. Son museau est brun, si l’on en excepte une bandelette blanche qui traverse obliquement la région oculaire; l’intérieur des oreilles de même que les soies sont blanc pur, et la queue brunâtre se trouve annelée de cercles noirs. Les partics nucs des pattes, de même que le bout du nez, sont d’un incarnat teinté de noirâtre ; les poils sont longs, rigides, fauves à leur origine, puis blanchâtres au milieu pour devenir noirs vers leur extrémité; ils sont allongés et blancs sur les fesses, très courts et presque ras sur les membres : la queue, qui se trouve étre longue ct terminée de noir, présente six anneaux, dont deux sont mal arrêtés. Les ongles robustes et fauves cornés, sont comprimés, et subrétractyles à ce que l’on croit. Les incisives ont leur face antérieure plane, à tranchant assez distinct, ayant deux ou trois sillons : les plus externes sont moins grandes que les moyennes, les inférieures ont sur leur face interne un sillon médian longitudinal. Les canines ont à leur base une sorte de prolongement anguleux ; de plus on remarque un bouquet de poils à l'extrémité postérieure de l’avant-bras : les oreilles, de forme ovalaire, sont velues sur toutes leurs faces.

Cet animal vit au Mexique.

LES BASSARIS.

Bassaris (1).

Les bassaris se distinguent des autres mammifères de la famille des ours par leur système dentaire, qui présente < incisives, : canines et £ molaires ou 52 dents.

Leur tête estaiguë, un peu à la manière de celle des genettes, et se termine par un museau dénudé, à nez obtus et légèrement saillant. Les oreilles sont de médiocre dimension, bien que plus étroites et plus ovalaires que celles des genettes ; on ignore la forme de la langue. Les yeux occupent l’espace intermédiaire entre le tour du nez et l'insertion du pavillon auriculaire, et leur ouverture n’est ni petite ni grande. Le corps est svelte, mince, couvert de poils très longs, et la queuc, aussi très prolongée, est villeuse et de même forme que celle des genettes. Les mamelles n’ont point été examinées,

Fernand. , Thes. p. 9. Grisco sive fuscescente nigrescens, albido irroratus, maniculis ac podariis fuscus; facie tota alba, exclusa vitta infrà oculari obliqua nigra ; auriculis intus ct vibrissis ulbis; fauda fuscescente nigro annulata. W.

{) Lichsteinstein, Katfenfrer. ; Isis, no 5, 1831, p. 510.

HISTOIRE NATURELLE

Les pieds, appartenant, par leur organisation à 4 forme nommée digitigrade, sont terminés ar cinq doigts libres, et leur surface plantaire est velue, bien que l'éminence calleuse hypodactyle soiteomme chez les chats complétement dénudée; les ongles sont falciformes, comprimés, élevés à leur be, recourbés, très acérés et rétractiles,

Les dents incisives du maxillaire supérieur sn très rapprochécs , droites ; les quatre intermédiaires sont égales, à tranchant acéré, régulièrement in. plantées , tandis que les deux plus externes sont beaucoup plus courtes, de forme conique, Les sx inférieures sont rapprochées, droites, offrant ly quatre moyennes d’entre elles régulières, et Jes le téralesplus fortes et pluslarges, à tranchantsinueur, Les canines aiguës , coniques , un peu courbées, sont aussi légèrement anguleuses à leur buse. La pre mière molaire de chaque côté, en haut commen bas, est la plus petite et de forme trigone, Les den suivantes sont tricuspides; les trois autres vrie molaires sunt à couronne quadrispidée,

Les bassaris tiennent, par l’ensemble de leurs caractères, autant des coalis que des genettes. La seule espèce connue est le bassaris astula (!}, oule CACOMIXLE des Mexicains actuels, suivant le voyageur Keerl. Cet animal se rencontre principalement dans les environs de Mexico. Son pelage est fauve grisâtre , avec des poils noirs très longs, implantés sur la ligne dorsale de l’épine. Les joues et le ventre sont blancs ; une tache de même couleur occupe le devant de l'œil de chaque côté, tandis qu'en arrière on observe une bordure noire. Les oreilles, peu velues, sont blanches en arrière, et la queue est régulièrement marquée de sept anneaux noirs et de six blancs; le bout de la queue est noir mat cha les jeunes comme chez les adultes.

Le bout du nez comme les parties nues des patles sont couleur de chair; les ongles sont blancs. Les vieux individus ont, du museau au bout de h queue, vingt-cinq pouces; du nez à l'origine de celle-ci on compte treize pouces, douze pour queue, trois pouces neuf lignes pour la têle, et un pouce deux lignes pour les oreilles. Les jeunes nt diffèrent point des adultes par leur coloration.

PRIRENT NRA RE Er LES BENTURONGS, OU LES ICTIDES. Ictides (?).

que MM. Diard et qin en Europe, s0!

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(‘) Lichsteinstein, Mus. Berol. , Isis, loc, cil. Top maætla, Fernandez, Thes., p. 6, cap. XVI. à

(+) Valenciennes, Ann. sc. nat., t. IV, pe 57 (1824); Arctictis, Temm. Monog. ; Fisher, Syn. , p. 157.

que MM. Diard et Duvaucel en envoyèrent un dessin en Europe, sous le nom de ratons à queue presante: ce dessin fut publié par M. F. Cuvier, sous le nom de benturong, que l'animal porte dans l'nde. Mais c'est à M. Valenciennes que l’on doit leur séparation générique, et il emprunta le nom d'iktis qu'Aristote donnoit à un petit quadrupède , qui pourroit bien être le putois. Les ictides sont des aimux plantigrades, ayant à chaque pied cinq igts comprimés et fort aigus; l'orcille petite, le ueau terminé par un mufle, l'œil muni d’une pupille allongée. Leur queue , longue et velue, s’enboule comme si elle étoit prenante. Leurs dents ont, quant au nombre, semblables à celles des jveltes: mais. par leur épaisseur, elles se rapprohent de celles des ratons ( molaires :, fausses moaires;

Leurs mœurs sont peu connues. Les auteurs en dmettent trois espèces qui pourroient bien en conlituer une seule, dont le pelage varie suivant les res et les sexes. Le BENTURONG ( ictides ater an bnturong (1) ), à poils noirs glacés de cendré roux n-dessus, plus foncés sous le corps. La femelle a le vitetle museau blancs (?), et le jeune (3) est en mtier d’un riche fauve doré, à poils plus longs et lus soyeux, et de la taille d’un chat.

L'histuire qu’en a donnée sir Raffles, sous le nom eviverra denturony, est assez complète pour que ous la citions textucllement : « Le benturong doit être placé entre les genettes et les ours; il a été découvert à Malacca (‘), par le major Farquhar, el j'ai pu étudier, en 1819, un individu qu’il conervoit vivant, Le corps de cet animal a environ deux pieds et demi de long, la queue à peu près demêmelongueur, épaisse . prenante; sa hauteur est de douze à quinze pouces. 11 est entièrement couvert, à l'exception des jambes et de la face, d'une épaisse fourrure de poils noirs. Il est lent 8e lapit volontiers; le corps est long , pesant, a ds sur jambes. La queue est touffue à son orige, diminuant graduellement de grosseur jusqu l'extrémité, où elle est contournée en dedans. Le museau est court et pointu, tant soit peu relé vers le nez, et est couvert de poils rudes, bruns à l'extrémité qui se raccourcissent à mesure qu'ils divergent , en formant un cercle radié ällour de la face, ce qui lui prête une physiono- Me Gractéristique, Les yeux sont grands, noirs élarancés ; les oreilles sont courtes , arrondies , bordées de blanc, et terminées par des touffes de Mis noirs, 11 y a six incisives courtes et arron-

(} Arctictis binturon

Ex 9 , Ibid, p. 157.

pos albifrons, Valence. loc cit.

Vds aurea, l'ictide doré , Fr, Cuvier, Mus. IX,

LM Reinwardi l'a trouvé à Java.

» dies à chaque mâchoire, deux canines qui sont lon- » gues et aiguës , et six molaires de chaque côté. Les » trois premières sont pointucs dans la mâchoire » supérieure ; et dans la mâchoire inférieure, les » deux premières sont pointues et la dernière est » plus petite et imparfaite. Les molaires sont éloi- » gnées des canines dans le haut, et rapprochéces » dans le bas. Les pieds ont cinq doigts, armés de » fortes griffes: la plante des pieds est nue, et s'ap- » puie sur la terre dans toute sa longueur ; ceux de » derrière sont plus longs que ceux de devant. Le » poil des jambes est court et d’une teinte brunâtre. » Lorsque l'animal est en repos, il se met en rond » en s’enveloppant le corps avec sa queue : celle-ci » lui sert à grimper aux arbres, car sa force est » extrême, L'individu que posséda M. Farquhar a » vécu plusieurs années. 11 se nourrissoit également » de végétaux ou d'animaux ; mais il recherchoit » de préférence les bananes, bien qu'il mangeât » aussi des têtes de volailles, des œufs, etc. Ses » mouvements sont lentset son naturel est timide : » il dort beaucoup duns le jour, et devient actif pen- » dant la nuit. »

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LES PANDAS.

Ailurus. if ' HT]

M. F. Cuvier a décrit, dans la cinquantième livraison de son Histoire des Mammifères, un genre nouveau qu’il nomme Panda, et dont la découverte est due à M. Duvaucel; on n'en connoît qu’une seule espèce qui vit dans l'Inde, et sur laquelle M. Hardwicke a publié un excellent Mémoire qu'il avoit lu, dès le 6 novembre 1821, à la Société linnéenne de Londres, et dont l'insertion fut différée jusqu’au commencement de 1826, époque où ce travail parut dans le tome XV (1'°e partie, p.161) des Transactions de cette Société. M. F. Cuvier place ce nouveau genre entre la famille des civettes et celle des ours. Il se rapproche des premicrs par ses ongles rétractiles, et de ces derniers par sa marche plantigrade. Par le système dentaire , il est très voisin des ratons; et c’est aussi à côté des genres nasua et procyon que M. Hardwicke le classe, et dont il ne diffère essentiellementque parce que ceuxci ont la tête plus allongée, le museau beaucoup plus cMilé, que termine un nez mobile. en même temps qu'on observe quelques différences dans le nombre des molaireset dans leurs formes. L’individu soumis à l'étude de M. F. Cuvier étoit tellement mutilé, qu'il n’a pu bien décrire les dents; nous y suppléerons par le travail du naturaliste anglois.

Les caractères de ce nouveau genre sont d’avoir

six incisives à chaque mâclioire, à pou près d'égale dimension ; les deux externes d'en haut un peu plus élevées que les quatre du milieu , et renflées à leur base : les plus externes d'en bas sont épaisses , élargies au sommet, obliquement tronquées à leur partie externe ; les deux du milieu un peu plus courtes. Les canines sont fortes ; les supérieures sont droites, coniques ; les inférieures sont recourbées, déjettes en dehors , marquées sur leur face externe de deux rainures longitudinales. Les molaires sont au nombre de cinq de chaque côté, et augmentent de grosseur à mesure qu'elles deviennent plus postérieures : la première du maxillaire supérieur est séparée de la canine par un espace vide; elle est de forme tricuspide, la portion centrale étant élevée et conique, et s'évasant en deux éminences aux bords antérieur et postérieur : la srconde est épaisse, ayant trois dents latérales, celle du milieu étant la plus grande : Ja troisième est multicuspidée, les éminences externes droites, d'égale hauteur; les deux internes coniques en devant, élargies à leur base ; la postérieure plus petite; toutes obliquement tronquées à leurs sommets, qui sont garnis d'un rebord : la quutrième plus grande, multicuspidée à deux dents externes , est élargie et trifide à sa partie antérieure, à éminences intermédiaires plus grandes et au nombre de deux, et toutes entourécs d'un rebord saillant ; les trois tubercules intérieurs courts, simples, aigus, annexés au dedans du rebord : la cinquième, un peu plus étroite, est aussi mullicuspidée; elle ressemble à la quatrième. Les molaires de la par- . tie inférieure sont plus étroites, et diffèrent des supérieures par quelques modifications ; la troisième surtout a sa dent intéricure obliquement tronquée, l'éminence intermédiaire très grande, isolée par un sillon profond et régulièrement conique à sa base ; la postérieure est large, courte, tronquée , et le tubercule intérieur est très petit. Les éminences des qua'rième et cinquième molaires sont inégales, quelques uncs sont arrondies, d'autres sont aiguts.

Les caractères extérieurs du genre panda sont d'avoir la tête arrondie, grosse; la face obtuse, les joues élargies, le front aplati et large, la langue papilleuse ; le museau conique , large et camus , le nez obtus, les narines terminales, les oreilles courtes, distantes, un peu aiguës, très poilues; les yeux en avant, proche des narines ; les poils des moustaches peu fournis ; le corps épais ; les pieds pentadactyles, à plante revêtue d’une hourre très dense et très moelleuse : les ongles très aigus, comprimés et arqués; la queue forte, épaisse et touffue,

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