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I À IS IL Le
de la Société. Cook visita ces îles en 4769 et 1770. |
Le capitaine Marion séjourna à la baie des Iles, que les François appellent baie Marion , vers 4772; on sait qu'il y fut égorgé avec vingt-neuf hommes de son équipage. Depuis celte époque un grand nombre de navires baleiniers furent enlevés, et leurs équipages massacrés ; la liste des Européens dévorés par ces cannibales formeroit un long martyrologe. Parmi les événements les plus remarquables de ce genre, nous ne mentionnerons que l'enlèvement, en 1816, du Boyd, commandé par le capitaine Tompson, et celui des bâtiments du capitaine Howel, que nous vimes à Port-Jackson, et qui nous en rapporta lui-même les détails. Ce marin, qui commandoit le brick le Trial et la goëlette l1 Félicité, mouilla, le 50 novembre 14815, dans la rivière Tamise : les naturels profitèrent de quelque négligence des matelots chargés de surveiller leurs mouvements; ils frent main- basse sur les hommes qui étoient sur le pont, coupérent les câbles, et jetèrent les navires à la côte; mais ce qui sauva l'équipage retiré dans le faux pont, ce fut la précaution qu’on avoit eue de placer les fusils dans cette partie du navire. Par les panneaux les matelots pouvoient ajuster paisiblement tous les naturels qui s’y présentoient , et les fusilloient sans crainte de manquer leurs coups; ils balayèrent ainsi les gaillards du brick, et repoussèrent les naturels sur l'avant,
où un feu bien nourri força ceux qui échappèrent à
cette décharge de se précipiter à la mer.
Des philanthropes plus ou moins éclairés ont longuement disserté sur les moyens de détruire l’anthropophagie ; la plupart ont nié cette abominable coutume, et regardant cette aberration comme une fiction inventée par les voyageurs, ils ont cru qu'on avoit calomnié l'espèce humaine ; nous ne chercherons point à réfuter ces idées spéculatives , résultat des rêves d'hommes paisibles et heureux au sein de leurs foyers qu'ils n'ont jamais perdus de vue. On rapporte qu'un gentilhomme écossois, que le désir de civiliser les Nouveaux-Zélandois enflammoit, s’embarqua, en 4782, avec soixante paysans et tous les objets indispensables pour cultiver la terre; son projet étoit de s'établir sur les bords de la rivière Tamise, ou dans la Baie-Mercure, et d’y apprendre aux naturels à défricher leur sol; mais on n'en a jamais eu de nouvelles depuis.
Les idées que les Nouveaux-Zélandois professent relativement à la médecine ne nous ont pas paru étendues; cependant leurs habitudes belligérantes aurolent dà leur faire sentir la nécessité d'appliquer des ‘remèdes aux larges blessures qui résultent des coups de leurs patou-patous. Sans doute qu'il faut attribuer à leur coutume d'achever les blessés et de manger les vaincus le peu de cicatrices que présen-
tent les guerriers. Dans les maladies internes qui
HISTOIRE NATURELLE
les assaillent dans leurs hippahs, ils ont rec une diète sévère et boivent des sucs de plantes appellent rongoa ou confortantes ; dans les cas dé pérés, ils placent leur unique espoir dans les prié des arikis, quoiqu'ils aient quelques uns de ke compatriotes chargés de préparer des remède qu'ils décorent du nom de tangata-rongon. Le maladies ou mate les plus ordinaires sont l’éléph tiasis, le phthisie pulmonaire, et les catarrhes toutes les formes. Lorsque les membres sont turés, ils en maintiennent les extrémités en rap par le moyen d’attclles faites d'écorces d'arbre, deux fois par jour ils font parvenir sur le me des vapeurs aqueuses chargées de principes herb en jetant sur des charbons allumés des feuilles bibées d’eau. Les enfants présentent souvent hernies de l’ombilic, et les vieillards sont fréq ment atteints d'ophthalmie, de crampes ou ‘él de la gravelle ou kiddi-;iddi. Les plaies se nom ope nga rara, la grossesse apou, tandis que las ou cet heureux état du juste équilibre de touie fonctions de la vie est ce qu'ils appellent o« tatouage occasionne à ceux qui se font piquer la peau les larges dessins dont ils sont si jalour accès de fièvre qui durent plusieurs jours, et quels succèdent une abondante suppuration « croûtes épaisses et longues à se détacher. Ceu jamais sans danger ct sans des douleurs atroces le tatouage sillonne les parties nerveuses et délic telles que l’angle de l’œil , les paupières, les t subjacents aux glandes parotides. Ce n’est done par parties et plusicurs fois dans l’année qu guerriers zélandois supportent l'opération di touage; aussi la regardent-ils comme une pret courage et de fermeté, tandis qu’ils méprisent « des efféminés ceux qui n'osent s’y soumettre.
Pendant la relâche de la corvette la Cogquillt baie des Iles, il se présenta un cas analogue à que la plupart des ouvrages de médecine rapps relatif à une fille qu’un grand nombre d'étu ne purent déflorer. Une jeune Zélahdoise so bord pendant trois jours les efforts successifs de les gens de l'équipage sans qu'aucun d'eux p lever le trésor que tous se piquoient de con Une épaisse membrane de nature cartilagi percée d’un trou presque imperceptible fern lidement le canal utéro-vaginal.
Une maladie dont les ravages n’ont pointe trouvé de digue est la syphilis que Cook y int en 1769 et en 4770. Les naturels pour se gars ses atteintes s’opposent énergiquement à ce que femmes aient des communications trop facil les navires européens, tandis qu'ils forcent ls enlevées aux tribus voisines par les malheuñ guerre à se proslituer sans s'inquiéter des s01 cuisants que leur obéissance fait naître, Par pn
rieux comme par fierté, ils ne cohabitent jamais " ces esclaves. Cette maladie est sans cesse revelée maintenant par les communications avec le Jackson d'où elle est importée en droite ligne.
6 VIII. DES ROTOUMAIENS.
à petite île de Rotouma est située par douze dc-
de latitude sud, et cent soixante-quatorze de
itude orientale ; elle s'élève comme un cône so-
e, au milieu d’un espace de mer libre, à une z grande distance des archipels des Amis et des is d’une part, et des Nouvelles-Hébrides et de rre de Salomon de l’autre.
s habitants de Rotouma appartiennent à la race nienne ; mais on voit déjà, par leurs communipns avec les habitants des Fidjis, qu’il s’est glissé
leurs usages des coutumes que leur ont trans-
s les races nègres. Ces hommes sont bien faits une taille avantageuse. Leur physionomie est e, prévenante, remplie de gaieté ; leurs traits
dessinés avec régularité, et la teinte de leur
est claire. Ils portent leur chevelure, qui est longue, relevée en touffe sur le sommet de la et lorsqu'ils Ja laissent tomber flottante sur épaules, c’est chez eux l'expression du respect ne profonde soumission. Ils ont la plus grande mblance avec les O-Taïtiens, malgré l'immense alle de mer qui les en sépare. Leurs yeux sont ds, noirs et pleins de feu; leur nez est légèreépaté; deux rangées de dents très blanches
Ilissent la bouche. Ils se coupent la barbe avec
boquilles, en ne conservant sur le rebord de la
supérieure qu’une ligne de poils destinée à r une sorte de moustache comme chez les tiens ; ils placent dans les trous des oreilles uilles ou des fleurs odorantes. Leurs membres gracieusement proportionnés, et plus d’un des s gens que nous vimes auroit pu servir de moà un statuaire. Placés sous une température Je, ils se baignent fréquemment ; aussi ont-ils u douce, nette ct lisse. La plupart des habisont entièrement nus, si l’on en excepte une à bandelette destinée à soutenir plutôt qu'à ca- Jes partics génitales, quoique cependant les s'entourent les reins d’un pagne qui tombe jusmoitié des cuisses, Quelques uns se coiffent les morceaux de filets, ou maintiennent leurs x dans un réseau fait avec des folioles de conommé ischao, absolument de la même maqu'à O-Taïti. Dans les grandes cérémonies, ou paroître devant des étrangers avec tous leurs ges, ils sont dans l'habitude de se peindre la
» entière du corps de jaune orangé très vif,
en se servant pour cela d'une poudre obtenue de la racine de curcuma , délayée dans de l'huile de coco. Or, comme ils sont très démonstratifs, leur voisinage devient fort incommode lorsqu'ils sont ainsi parés. Nous ne vimes point leurs femmes, qu'on nous dit fort jolies, parce qu’on n'’envoya pas d’embarcation dans leur île, quoique nous restâmes devant à une foible distance un jour entier. Comme tous les Océaniens, ces naturels sont fort peu jaloux. Ils nous pressoient d'aller coucier à leur village, à Rotouma-Lili ou la Bonne. ainsi qu'ils désignent leur patrie, en prononçant lentement ces deux mots d’une voix douce et même féminine. La froideur apparente des gens de l’équipage les étonna ; mais les propositions de ces bons insulaires étoient faites avec une naïveté si étrange que le visage le plus austère n’auroit pu retenir un sourire aux explications mimiques que leur ingénuité nous donnoit.
Les deux sexes s’épilent avec le plus grand soin, et ne conservent même point les poils des aisselles. Le grand nombre de naturels qui couvroient le pont de la corvette la Coquille montroient le dégoût le plus prononcé à l'aspect des poitrines velues de nos matelots. Deux de cés insulaires que nous cxaminâmes éloient circoncis.
Une valve d'huître à perles, nommée tifa, est l'ornement le plus ordinaire que les hommes portent suspendu au cou; quelques uns le remplacent par des chapelets de coquilles, ou par des colliers faits avec des natices : parfois des écailles d’huître à perles, ou des ovules de léda, qu’ils nomment jouré, recouvrent leurs fronts. Mais leur goût affectionne singulièrement l’ivoire des dents de cachalot; et cette matière, dont ils composent leurs bijoux les plus précieux, jouit dans leur esprit d’une haute réputation,
Leurs vêtements consistent en étoffes très fines; ils les fabriquent, ainsi que les Sandwichiens et les O-Taïitiens, avec les écorces internes des mûriers à papier cet des arbres à pain, qu’ils teignent parfois en rouge marron très solide, Les pagnes des femmes sont remarquables par une plus grande finesse, et se composent de filaments soyeux. Certains hommes se serrent le ventre avec des cordes teintes en noir, et faites avec le kaire de la noix de coco. Ils apportent les plus grands soins dans la fabrication de leurs nattes , et toutes celles que nous vimes entre leurs mains étoicnt bien supérieures à ces mêmes objets tressés par les O-Taïtiens. Ces nattes sont faites avec le chaume d’une graminée souple et tenace; leurs dimensions sont considérables.
Parmi le grand nombre de naturels qui vinrent nous visiter à bord de la corvette la Coquille nous en remarquâmes deux, plus blancs que le reste des insulaires, ayant leur chevelure rasée, excepté sur le sommet de la tête, d'où partoit une longue touffe tressée à la manière des Chinois. Nous ne doutons
vd HISTOIRE NATURELLE
nulleniwnt que ces hommes n’appartiennent à notre rameau carolin où mongol-pélagien ; car l’île de Rotouma est placée sur ia limite de l'espace de mer qui borde les archipels des Carolines au sud.
Ces insulaires n’ont point appris à estimer le fer non travaillé; les seuls instruments dont ils ont apprécié les avantages sont les haches, les clous et les hameçons : mais les objets frivoles l'emportent à leurs yeux, et il n’est rien qu’ils né fassent pour se procurer des nouchoirs rouges et dé grosses verroteries.
L'ile de Rotouma, quoique peu étendue et montueuse, est, comme toutes les autres îles océaniennes intertropicales, prodigue en substances alimentaires. On y trouve en abondance les pommes de Cythère, que les habitants nomment, comme les O-Tuïtiens, e-vi ; le mapé ( inocarpus edulis ), qui est leur if; les bananes, les ignames, les racines de taro, les cannes à sucre, les fruits à pain, etc. Les poules y sont multipliées, et la variété de cochon dite de Siam y existe. Malgré ces ressources il paroît cependant que l’île est parfois la proie de diseutes qui ont lieu à la suite de violents ouragans qui règnent en certaines saisons, qui, fort heureusement pour les habitants, n’amènent que de loin en loin de tels fléaux.
Le chant de ces naturels sc rapproche du ton psalmodique des autres insulaires ; cependant nous remarquâmes, comme unc légère exception, que la mesure en éloit parfois plus pressée et plus vive. Voici les paroles de l’une d'elles :
Ch a leva, chi a leva, Olé tou lala,
Olélé onachedi Onanehea papaopiti Chi a leva
Chi a leva, ché e chitta. (bis.)
Leur danse diffère peu de celle des autres Océahiens ; mais elle n’a point l’ensemble gracieux de celte des Taïtiens, ni la précision sévère dans les Mouvements de la pantomime des Nouveaux- Lélandois.
Là seule arme que nous ayons eu occasion de voir est un long bâton en bois rouge très dur, terminé par un casse-tête aplati, tranchant, et convert de riselures. Leur tatouage, qu'ils nomment clarhe, est caractéristique ; car il se composé de larges plaques Séparées par des dentelures qui s’engrènent les unes dans les autres, simulant, à s’y méprendre, sar les cuisses et sur les reins , les cuissärts en acier de nos änciens preux. Celui du haut du corps, au contraire, ne se compose que de dessins légers et gracieux représentant des petits Icsanges, des fleurs, ou des poissons volants.
Un ÿ"ähd nombre de ces insulaires portoit aux jambes de longues cicatrices, et des ulcères atoni-
ques en corrodoient plusieurs. Nous ne vimesane
trace d'éléphantiasis ni de lèpre.
Un Européen qui avoit long-temps stjou Rotouma nous pria de le prendre à bord den vaisseau pour le rainencer dans sa patrie. Cet hon
dout les manières étoient douces et honnétes |
struction bien supérieure à celle d'un simple r lot, nous fournit sur cette peuplade , dont les tudes n’ont été mentionnées dans aucune rehi les détails piquants qu'on va lire, et dont nox saurions toutefois garantir l'authenticité, L'île de Rotouma est divisée en vingt-quatre tricts , gouvernés par autant de chefs qui port titre de hinhangat-ha, Chacun d'eux parvis l'autorité suprème à titre de plus âgé, et ex pouvoir pendant vingt lunes sous le nom de:
Celui-ci préside le conseil, et règle les affaires jointement avec les chefs qui y sont présent nomination ne demande point de grandes for et le nouveau schaou est reconnu lorsque ke ancien des chefs lui a versé de l'huile de cocos tête. Seize khinhangatcha possèdent toutes les 4 à la manière des anciens tiefs féodaux, contra les insulaires à les cultiver, et sont maitres de les jeunes filles à qui bon leur semble. Ce s qui guident les Hommes de leur district au c qui remplissent les fonctions saccrdotales baptèmes, les mariages et les enterrements:e ce sont les dispensateurs de la justice. Maïs che peuple dont les mœurs sont douces, l'autorité chefs n’est ni oppressive ni cruelle, et ressemb tôt au pouvoir paternel; partout on se dérange ceux, et devant le schaou chaque insulaire est de s'asseoir, de délier sa chevelure en la flotter sur ses épaules. Ces respectueux hon envers les chefs, un grand fond de vénération les vieillards, la bienveillance des habitants eux, l’obéissance des enfants envers leur père, vent que les idées morales de ce peuple n'ont fert aucune atteinte. Parfois cependant des dé ont lieu de district à district, parfois aussi vient aux mains; mais ce n'est guère que h pousser les agressions étrangères qu'ils ont aux armes. Les chefs alors se revêtent de leu tes de combat, ceignent leurs têtes de coquil nacre comme marque distinctive de l’autorit taire, et marchenten tête des guerriers pour} l'ennemi. La mêlée ne devient générale qu les deux chefs ont entamé l'action en sit corps à corps. Leurs armes sont des javelines de dix à quinze pieds, des casse-têtes , etde pierres qu'ils lancent avec la main. Les morts après le combat, enterrés sur le champ deb leur tombe est recouverte de fragments der Les villages sont bâtis sur les bords de h entourent le cimetière ou E-thamoure.
DCCupe sa Ca Paucoup plu autres ins
te pieds de pnt qu'une q celles d'O-!
biture en feui fermées à l ublement qu avec la plus , en billots « en petites tal > de bananic pour les repas uits à pain, d'ignames, et rains. Les nat urs aliments :
ne feuille rep ogative de sc ple ne peut e
e noces.
mploi du tem]
e régularité.
ot de la fraich tions, cultiver ogues, ou se ns leurs caba * Ct c'est alor me repas, apr Liuk ou la sies x du matia, à
e thamour'a p efs ils ne travai
de leurs dist Dstilut,.
pareuls ne 50 leur gré ; les bnie du mariag sur la même n bration définiti e se consomme tenir se passe ü soir, où les 1 ord de l’eau P t quelques secd issoluble. On point l'être si , il est libre d une autre, Il es
faire entrer Ces hommes trs douceur ; mais pnjugal , ils pe e, leur faire ha. Il paroit q
ne vimesam
mps séjou à bord der rie. Cet hon ot honnètes. | ’un simple le , dont les aucune rehi et dont no ticité.
vingt-quatre efs qui porte d'eux parvik Agé, et ex le nom de:
le les affaires sont présenk randes for nu lorsque le juile de coco nt toutes les 1 daux, contraig it maîtres de emble. Ce st district au ct cerdotales nterrements; 6 stice. Mais che uces, l'autorité le, et resseml on se dérange insulaire sl lure en la là ectueux ho de vénération des habitants vers leur père, peuple n'oi endant des & parfois ausi guère que | s qu’ils ontn vêtent de leur êtes de coquil e de l'autorité erriers pour) générale que tion en s'il des ja velines 4êtes , etdef ain. Les mors hamp deb agments der bords de là ainotue.
pccupe sa cabane ; mais les demeures deschefs aucoup plus vastes et plus spacieuses que celautres insulaires. Les premières ont jusqu'à te pieds de longueur, tandis que les deruières pnt qu'une quinzaine. Ces cabanes sont analocelles d'O-Taïti, car des poteaux supportent biture en feuilles de cocotier de forme conique, fermées à leur base par des nattes. Les objets ublement qu’on y remarque , entretenus d’ailavec la plus grande propreté, consistent en , en billots de bois destinés à servir d’oreilen petites tables basses ct longues, etc. Une à de bananicr fraîchement recueillie sert de pour lesrepas, et les mets qu'on y dépose sont uits à pain, des racines d’arum, des poudd'ignames , et des poissons cuits dans des fours rains. Les naturels ont la précaution de prenurs aliments non avec leurs doigts seuls, maïs ne feuille repliée. Les hinhangatcha ont seuls ogative de se nourrir de viaude de porc, et ple ne peut en consommer que dans les fesè noces.
mploi du temps est réglé chez eux avec unc e régularité. Ils se lèvent avec le soleil, et nt de la fraicheur du matin pour soigner leurs tions, cultiver les propriétés des chefs, creuser ogues, ou se livrer à la pêche. Ils sont renns leurs cabanes avant la plus forte chaleur , et c'est alors qu’ils cuisent les aliments du me repas, oprès lequel ils font ce qu'ils ap- L'tuk ou la sieste. Le soir ils achèvent quelques x du matia, ou ils se réunissent de préférence > thumowra pour se livrer aux danses. Quant efs ils ne travaillent jamais ; et lorsqu'ils s’abde leurs districts, ils y sont remplacés par Dstitut.
pareuts ne sont pas libres de marier leurs leur gré ; les chefs seuls ont ce pouvoir. La bnie du mariage consiste à faire coucher les sur la même natte deux ou trois jours avant ration définitive, et sans que pour cela le e se consomme. Le jour où les fiancés doivent tenir se passe en danses et en joyeux festins u soir, où les nouveaux époux sont conduits ord de l’eau pour s’y plonger l’un et l’autre t quelques secondes, et en sortir unis par un issoluble. On dit que lorsque le marié ne point l'être si fugitif et si recherché des Eu- , il est libre de renvoyer son épouse et d'en une autre, Il est alors permis à la femme réde faire entrer ses charmes dans le domaine Ces hommes traitent leurs moitiés avec beaudouceur ; mais on dit que, délicats sur l'honpnjugal , ils peuvent, lorsque leur infidélité ée, leur faire donner la mort par les hinha. Il paroît que les maris se sont réservé le
droit d’être volages en leurs amours sans que leurs compagnes puissent les en blâämer. Les jeunes lilles, avant de prendre le titre de femmes par une union reconnue, sont libres de faire autant d'heureux qu'il leur plait: mais, comme sans la virgiaité elles ne peuvent prétendre au mariage, il en résulte que bien peu laissent conquérir ce trésor, aussi en sont-elles fières; et lorsqu'elles se vantent de le posséder encore, elles ont pour habitude de se saupoudrer le dessus de la tête avec de la chaux de corail, de se peindre les côtés et le bas de la figure en rouge, et la uuque jusqu'au milieu du dos en noir. En général le heau sexe porte ses cheveux plus courts que ceux des hommes, et a pour unique vêtement un pagnc étroit destiné à voiler à demi leurs charmes.
A la naissance d’un enfant on pratique une cérémonie retraçant d’une mauière grossière celle du baptême. Le chef frotte la figure du nouveau-né d'huile de coco, et prononce à haute voix le nom que les parents lui donnent et que les assistants répètent à grands cris et par trois fois : la naissance des fils des hinhangatcha est toujours accompagnée de jeux , de danses et de festins.
A la mort d'un insulaire son cadavre cst exposé dans sa cabane le corps enveloppé d’une natte, un orciller en bois sous la tête, et toutes les parties supérieures peintes en rouge. Lorsqu'il est resté dans cet état un jour et une nuit, il est définitivement enseveli dans six nattes très fines, et porté au thamoura, où il est enterré dans une fosse garnie de pierres. Pendant cette cérémonie on chante un hymne funèbre; puis les assistants se rendent à la maison du défunt, où les attend un repas destiné à clore la cérémonie. Les veuves témoignent leur douleur en coupant leurs cheveux et en se couvrant la poitrine de brûlures faites avec un bôton enflammé. Les hommes au contraire, à la perte de leurs épouses, se sillonnent le front et les épaules par des coupures tracées avec des picrres aiguës. On dit aussi qu’à la mort des chefs deux enfants doivent être sacrifiés sur leur tombe, ct que les familles de ceux choisis par la voie du sort se réjouissent de l'honneur qui en rejaillit sur elles. Les schaous ne sont point inhumés dans les t'umoura du district; mais leurs tombeaux sont placés sur le sommet de la montagne centrale de Rotouma, entou-
rés d'arbres plantés avec soin , et revêtus de larges pierres.
Leurs idées en médecine sont fort bornées : parfois cependant les fonctions en sont exercées par des chefs. Leurs principaux remèdes consistent en frictions huileuses ou en sucs d'herbes, et leurs maladies les plus fréquentes se trouvent être les affections de poitrine, les ulcérations, etc,
Lls craignent beaucoup La mort, qu’ils nomment afoua, ainsi que leur dieu le plus puissant. Leur
pccupe sa cabane ; mais les demeures deschefs *aucoup plus vastes et plus spacieuses que celautres insulaires. Les premières ont jusqu'à te pieds de longueur, tandis que les deruières pnt qu'une quinzaine. Ces cabanes sont analocelles d'O-Taïti, çar des poteaux supportent diture en feuilles de cocotier de forme conique, fermées à leur base par des nattes. Les objets ublement qu'on y remarque, entretenus d’ailavec la plus grande propreté, consistent en , en billots de bois destinés à servir d’orcilen petites tables basses ct longues, etc. Une > de bananicr fraîchement recueillie sert de pour lesrepas, et les mets qu’on y dépose sont uits à pain, des racines d’arum, des poudd'ignames, et des poissons cuits dans des fours rains. Les naturels ont la précaution de prenurs aliments non avec leurs doigts seuls, mais ne feuille repliée. Les hénhangateha ont seuls rogative de se nourrir de viaude de porc, et ple ne peut en consommer que dans les fesp noces.
mploi du temps est réglé chez eux avec une e régularité. Ils se lèvent avec le soleil, et ot de la fraicheur du matin pour soigner leurs tions, cultiver les propriétés des chefs. creuser ogues, ou se livrer à la pêche. Ils sont renns leurs cabanes avant la plus forte chaleur , et c'est alors qu'ils cuisent les aliments du me repas, après lequel ils font ce qu'ils ap- L'tuk ou la sieste. Le soir ils achèvent quelques x du matia, ou ils se réunissent de préférence e thumoura pour se livrer aux danses. Quant efs ils ne travaillent jamais ; et lorsqu'ils s’abde leurs districts, ils y sont remplacés par Dstitut.
pareuts ne sont pas libres de marier leurs leur gré ; les chefs seuls ont ce pouvoir. La pnie du mariage consiste à faire coucher les sur la même natte deux ou trois jours avant ration définitive, et sans que pour cela le e se consomme. Le jour où les fiancés doivent tenir se passe en danses et en joyeux festins u soir, où les nouveaux époux sont conduits ord de l’eau pour s’y plonger l’un et l’autre t quelques secondes, et en sortir unis par un issoluble. On dit que lorsque le marié ne point l'être si fugitif et si recherché des Eu- , il est libre de renvoyer son épouse et d'en une autre. Il est alors permis à la femme rée faire entrer ses charmes dans le domaine es hommes traitent leurs moitiés avec beaudouceur ; mais on dit que, délicats sur l'honpnjugal , ils peuvent, lorsque leur infidélité ée, leur faire donner la mort par les hinha, Il paroît que les maris se sont réservé le
droit d’être volages en leurs amours sans que leurs compagncs puissent les en blâmer. Les jeunes filles, avant de prendre le titre de femmes par une union reconnue, sont libres de faire autant d'heureux qu'il leur plait: mais, comme sans la virgiaité elles ne peuvent prétendre au mariage, il en résulte que bien peu laissent conquérir ce trésor, aussi en sont-elles fières; et lorsqu'elles se vantent de le posséder encore, elles ont pour habitude de se saupoudrer le dessus de la tête avec de la chaux de corail, de se peindre les côtés et le bas de la figure en rouge, et la uuque jusqu'au milieu du dos en noir. En général le heau sexe porte ses cheveux plus courts que ceux des hommes, et a pour unique vêtement un pagnc étroit destiné à voiler à demi leurs charmes.
A la naissance d’un enfant on pratique une cérémonie retraçant d’une mauière grossière celle du baptème. Le chef frotte la figure du nouveau-né d'huile de coco, et prononce à haute voix le nom que les parents lui donnent et que les assistants répètent à grands cris et par trois fois : la naissance des fils des Ainhangatcha est toujours accompagnée de jeux , de danses et de festins.
A la mort d'un insulaire son cadavre cst exposé dans sa cabane le corps enveloppé d’une natte, un orciller en bois sous la tête, et toutes les parties supérieures peintes en rouge. Lorsqu'il est resté dans cet état un jour et une nuit, il est définitivement enseveli dans six nattes très fines, et porté au thamoura, où il est enterré dans une fosse garnie de pierres. Pendant cette cérémonie on chante un hymne funèbre; puis les assistants se rendent à la maison du défunt , où les attend un repas destiné à clore la cérémonie. Les veuves témoignent leur douleur en coupant leurs cheveux et en se couvrant la poitrine de brûlures faites avec un bôton enflammé. Les hommes au contraire, à la perte de leurs épouses, se sillonnent le front et les épaules par des coupures tracées avec des pierres aiguës. On dit aussi qu’à la mort des chefs deux enfants doivent être sacrifiés sur leur tombe, ct que les familles de ceux choisis par la voie du sort se réjouissent de l'honneur qui en rejaillit sur elles. Les schagus ne sont point inhumés dans les t'amoura du district; mais leurs tombeaux sont placés sur le sommet de Ja montagne centrale de Rotouma, entourés d'arbres plantés avec soin , et revêtus de larges picrres.
Leurs idées en médecine sont fort bornées : par fois cependant les fonctions en sont exercées par des chefs. Leurs principaux remèdes consistent en frictions huileuses ou en sucs d'herbes, et leurs maladies les plus fréquentes se trouvent être les affections de poitrine, les ujcérations, etc,
Ils craignent beaucoup la mort, qu'ils nomment afoua, ainsi que leur dieu le plus puissant. Leur
douceur ct leur bienveillance s'étendent jusqu'aux animaux nuisibles qu'ils ne détruisent jamais.
Les hommes mangent seuls sur des tables séparées; les femmes et les enfants ne commencent leur rep:s qu'après eux. Ils s’éclairent dans leurs cabanes avec des torches empruntées aux feuilles de cocotiers bien sèches, et qui jettent une grande clarté pendant environ dix minutes.
Le cercle de leur vie indolente et molle, mais heureuse, roule donc dans les mêmes actes journaliers : ainsi, se lever avec le soleil qui n’a point d'aurore entre les tropiques, se réunir devant les cabanes pour jouir des courts instants de fraîcheur, voilà l'emploi des premicrs moments de la matinée. Vers huit heures a lieu le déjeuner, ou seulement un léger repas ne consistant qu’en fruits d’ifi ou de vi. Après quelques travaux peu fatigrnts, ils rentrent vers onze heures dans les villages, abattent des noix de coco, et préparent leurs aliments dans une cabane placée à distance de leur logement Ce deuxième repas est le plus copieux de ceux qu'ils font, aussi se composc-t-il de mets variés, tels que les productions végétales peuvent les offrir, auxquels on ajoute des poissons et des mollusques. Comme les O-Taïtiens ils aiment varier leurs jouissances ; aussi leur cuisine s’est-elle enrichie d'une friandise très recherchée, et qui consiste à fendre un fruit à pain, à en enlever la partie centrale pour y placer du lait de coco de quatre âges différents, et à faire cuir le tout dans une feuille de bananier. Ils se baignent fréquemment dans la soirée avant de souper ; et leur mets favori en cette circonstance estle papouta, mélange de feuilles de taro cuites avec de jeunes pousses de bananiers et du lait émulsif de coco.
L'ile de Rotouma n’a point de sources. L’eau qui sert aux usages des naturels est pluviale et se conserve dans des mares, mais leur boisson ordinaire consiste en lait de coco.
Les connoissances géographiques de ces naturels sont peu étendues : elles se bornent à l’indication de quelques îles placées sur leur route avec les archipels de Tonga et des Fidjis, et avec lesquelles ils ont de temps à autre des communications.
Tel est le tableau des habitudes et des idées sociales des Rotoumaïens, ou du moins telle est la légère et unique esquisse que nous en possédons.
A cela nous ajouterons quelques détails de mœurs, pris dans leurs relations avec les gens du vaisseau que nous montions. Ainsi, doux et timides par caractère, ces naturels sont joyeux, gais, et d’une curiosité enfantine qui étonne. Leur attention n’est point long-temps fixée sur le même objet ; elle varie, elle change, elle est aussi mobile que la surface de l'onde. Des animaux vivants qui couroient en paix sur le pont, tels qu’un cacatoès, un kanguroo,
un chat, les étonnèrent au dernier degré; « formes si étrangères et si nouvelles pour leurs ve firent une impression momentanément prof sur leurs sens. Bruyants, solliciteurs, ces hom rioient, gesticuloient, parloient tous ensembke, nous retracèrent complétement toutes les sensari que durent éprouver les premiers navigateurs découvrirent et O-Taïti et les Sandwich. Mai qui rend le parallèle encore plus ressemblant l'habitude des habitants de Rotouma pour le Tout ce qu’ils voyoient sur le pont étoit de be prise, et jamais maraudeurs ne furent plus à vouloir retenir ieur butin injustement acquis châtiments infligés aux coupables pris en fig délit ne servirent point à retenir ceux qui voyk ainsi pratiquer les règles de la justice distribni et ceux-là même cherchoient à profiter du amené par ces circonstances, afin de soustraire plus de liberté ce qui avoit frappé leur vue; ce penchant désordonné pour le vol étoit le ré d’une tentation si forte, et en même temps si fléchie, que des naturels cherchoient à soulew caronades pour les jeter à la mer, et que d'u plongeoïent après avoir décroché des paquet mitraille dont le poids s'opposoit à ce qu'ils pu nager ct qu’ils laissoient précipiter au fond de Rien cnfin ne fut à l'abri de ces effrontés filou notre indifférence encourageoit d’ailleurs, 4 emportèrent tout ce qu'ils purent attraper; sement qu’ils ne quittèrent point le pont du et qu’on s’opposa à ce qu'ils en visitassent l'inté car certes ils eussent soustrait jusqu'aux mat couchettes.
Leurs pirogues nous parurent grossièrement struites; elles ne diffèrent de celles d'O-Ta par la fermeture de leurs deux extrémités qu pointues. Ils les nomment vaka, les nagetl des pagaics ovalaires, et les évoluent à k avec une natte. Elles sont à balancicr, accouplées comme celles des Pomotous. C4 nières, nommées aoë, servent aux natif lointaines.
La langue parlée à Rotouma dérive de l'ot Cependant des altérations nombreuses sl glissées par les communications avec les Fil Carolines , et peut-être avec les archipels par les races nègres. La prononciation desi est douce, très lente, et fait paroitre less démesurément longues. Ma et outou sembl dés particules ou des prénoms, et oufou,f vant un mot, signifie le plus ordinairemenlé La numération a la plus grande analogie ate usitée à Madagascar,