‹ Compléments de Buffon [microforme]Chapitre 24 sur 514 · CHANSON · texte numérisé non relu

CHANSON

D'iuha le e aou ki te tiou marangai,

buioua mai ai e koinga dou anga,

à raoua nei ki te puke ki ere atou.

tata te ouiunga te lai ki a Taoua

a koe, E-Taoua, ka ouioua ki te tonga aou à o mai e kahou e turini

talioouëé eo mo tokou neï rangi

tai Ki reira ‘ukou rangi atwäki.

ravi les sommets escarpès des montagnes pour bin de ton départ, à Z'aoua ! et les vents impé- Ni soufflent du septentrion, fécond en tempêtes, ce impression profonde sur mon ärne inquiète rt, La vagüé mugissante se déronle chaque jour age, et semble venir du pays éloigné de Stivers,

Bic Lu vogucs au gré des vents, et qu'éxilé de ta

cours vers les régions où le soleil se lève. Sur les flo'te comme un doux souvenir le vêtement ortois, et que lu me laissas comme le gnge de br. Quel que soit le lieu de la terre où lu diriges mon attachement l'y suivra à jamais. »

Là éculptüte semble être le premier pas vers 11 civilisation, lorsqu'elle n'on est pas le résultat ; et comme elle est là représentation mâtérielle des êtres. on la retrouve plus ou moins informe chez tous les peuples rapprochés de la condition humaine primitive. Cet art chez les Zélandois annonce du goût ét des principes fixes ; car ils reproduisent fréquémment les mêmes dessins, les mêmes formes, dans les mêmes proportions. Combien de temps devotent exiger les ornements sculptés de leurs pi: rogues! Les procédés par lesquels ils sont parvents à polir un jade très dur et le transformer en idole, hideuse il est vrai, dénotent d'ailleurs une grande habileté, et nôus soût inconnus, bien qu’on ne puisse pas douter qu'ils ne soïént le fruit de là patiéncé et du temps.

La royance que professent les Zélandois sur la Divinité ne nous est point complétement dévoilée : autant qu’il ést possible d’en juger cependant par la variété de Teurs dogmes, on doit supposer que leur religion ést'très ancienne, èt se compose d’ane nombrèuse süîte d'idées très pérfuctionnées , et qui ne se sont corrompues que par l’isélémicnt depuis leur séparation de la race dont ils desvcndent. Ees Zétandois ont une vieille tradition par laquelle ils ont appris que leurs pères partirent d’nne très grande île pour venir habiter la Nouvelle-Zélande ; mäis le voile qui couvre d’une profonde obseurité leur origine et celle des habitudes qu’ils profcssent ne pourroit être déchiré que par les recherches ardues d’un homme instruit établi dans ces îles, ‘et peut-être que le missionnaire Kendall auroit pu rendre de grands services sous ce rapport, s’il n'avoit pas été absorbé par une pensée dominante, ct s’il ne rapportoit pas exclusivement la croyance des Nouveaux-Zélandois au système trinitaire de Pythagore, ét les régardant comme une colonie d'Egÿptiens.

Nous avons déjà , dans nôs généralités sut la race

, océanienne, émis l’opinion que les diers rameaux

qui lui appartiennent sont nés sur les rivages de Pade, dans les premiers temps de leur civilisation ; ce qui corrobore notre manière de voir est la figure de jade qu'ils portent suspendue au cou ; les cercles conservés dans leürs sculptures et qui rappellent le serpent Caliñgam; le lingam qui paroît joucr un grand rôle dans leur mythologie ; enfin une grande partie de leurs idées appartient àu sabéisme , et découle des anciennés traditions mystiques des Brachmanés.

Les dieux principaux de la Nouvelle - Zélande sont : Dieu le père, Dieu le fils, et Dieu l'oiseau ou l'esprit. Dieu le père est le plus puissant, et se nomme Nui Atta, le maitre du monde, Tous les äutres lui sont sübordonnés ; mais chagae naturel a oh Atua, espèce de divinité sccondaire qui répond

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sines. Une chose bizarre cependant s'est qu'n fant est d'autant plus illustre que le rang deu est plus élevé, car c'est d'elle qu'il tire to noblesse, Ce sont toujours des vieillards estimé

assez.cxactement à l'ange gordien des croyances chrétiennes. Les prêtres se nomment arikés. el parfois on les désigne par les noms de tané tohonga, où hommes savants ; ct leurs femmes, qui remplis-

ne ne s0 qu'une « > à la co

sent Jes fonctions de prêtresses, sont les wahiné ariki ou wahiné tahonga, ou savantes femmes.

Chaque hippuh possède une cabane, plus grande que celle des habitants, qui se nomme waré Atuu, ou maison de Dieu, destinée à recevoir la nourriture sacrée, ao hai tou, et dans laquelle on fait des prières, karalia,

Les cérémonies religieuses sont ordinairement accomplies par les arikës, dont la voix implore hautement.et en public la protection d’Atua. Ils ont la plus ferme croyance aux songes, qu’ils pensent leur être envoyés par la Divinité; et toutes les affaires se décident par les prêtres, seuls chargés d'interpréter les volontés célestes. Les diverses tribus, dans leurs guerres continuelles, n’en viennent jamais à des hostilités sans avoir interrogé oui-doua,

leur savoir, ou des arikis, ou des prêtres, qi sident à l'éducation des fils des chefs ; ce son

qui les initient dans les secrets de leur th& Semblables aux anciens scaides du Nord,

leçons, renfermées dans des sortes de stanx dencées, roulent sur les exploits des guerrier le nombre de leurs victimes, sur le bonhewëi

celles jouissent dans l’ata-mira ou paradis & J P

Vers douze ans ces jeunes adeptes assistent

semblées des chefs et écoutent leurs délibéra leur caractère en prend des habitudes mél et réfléchics ; ils sont avides de s’illustrer par ques exploits. Nous avons été fort souventi

de voir de jeunes garçons monter à bord, pri

le navire en tous sens au milieu des matelot, montrer ni timidité ni surprise ; leur démarck

cepend, et l'épc se de l'a:

de son ne parl es peupl celte ve on, et drs enco:

hture ser effarouc Les Zél Sud, air les anci e pensé fon, est :

e l'intell

déjà de l'assurance. A l'âge de dix-huit ou vigs “Sous

ils font partie de la tribu des guerriers; ils Mis bi étonr

alors une cabane à côté de celle de leur père; | que se

marient, et l'autorité paternelle cesse. N” eux es Les mariages se font par achat ; le futur diiéé

ou l'esprit saint, par une solennité nommée karakiatanga. Ils semblent consacrer par ‘'c3 cérémonies religieuses les époques les plus marquantes de la vie : c’est ainsi qu’à la naissance des enfants les pa-

rents se réunissent pour faire de cette circonstance sdelar

une fête de famille, dans laquelle ils prononcent des sentences et tâchent de pronostiquer un heureux horoscope. M. Kendall croit trouver dans cette cérémonie, nommée toînga, le baptême des chrétiens, et il va même jusqu'à dire qu'on asperge les enfants avec une eau sacrée ouaï tupu. ou ouai toi, ou ean baptismale. Leur mariage reçoit aussi une sorte de sanction religieuse, et leur mort est entourée de prières funèbres. Il n’y a pas jusqu'à leurs festins sacrés de chair humaine que Kendall ne pense être l’imitation, bien corrompue il est vrai, de la communion sous les deux espèces. Mais nous bornerons là nos citations, de peur de nous égarer dans l'indication de faits qui nous sont trop imparfaitement connus.

Les Zélandois ont les plus grands traits de ressemblance avec les Spartiates : ils sont indifférents pour la vie, et bravent la mort avec courage, et on doit dire avec grandeur. Toutes leurs pensées sont tournées vers les combats; c’est le plaisir de toute leur vie : aussi dès le jeune âge ne manque-t-on point d’enflammer l’imaginatien des enfants par le récit des exploits de leurs parents ou de leurs amis, et de faire maître dans leur cœur cette soif inextinguible de hasards et de périls. De bonne beure un petit garçon sait apprécier sa propre dignité ; il sait qu'aucune femme n'a le droit de porter la main éur lui; qu'il peut frapper sa mère sans que celle-ci ose s’en plaindre; qu’il peut préluder, en maltraitant ses eselaves, à l'épouvante qu’il doit

porter au jour du combatau milieu des tribus voi- L

des présents à la famille de la fiancée. La p des naturels, surtout ceux du commun, n'onts femme ; mais il paroît que la polygamie est x aux rangalira, car le fameux Songhi a pla épouses. Toui, chef de l’hippah près duquel vette la Coquille étoit mouillée, avoit ah sienne, quoiqu’elle appartint à une famille à guée, deux mousquets et un esclave mâle; en

on lui donna son épouse et un certain non nattes faites en lin de la Nouvelle-Zélande d trois esclaves femelles destinées d'après lehi

de la femme à la servir dans tous ses besois habitants de Ja classe commune font des pris moindre valeur; aussi n’ont-ils commu qu’une seule épouse. L’adultère est sévk

puni lorsqu'il n’est point le résultat du co

ment du mari; ilest vrai qu’on peut achet#t

ci par des présents. Quant aux filles, cells

maîtresses de leurs personnes , et libres del

tant d’heureux qu’il leur plaît. Les jeunes claves, au contraire, sont vouées par leurs?

taires à la prostitution ; et les chefs eux-nin

dédaignent point de les envoyer à bord desi européens, à pleines pirogues, et de tendrel pour réclarner un salaire d’un genre de que nos habitudes sont loin de nous fairehi honorable, L’ariki consacre les mariages sorte de cérémonie religieuse. Les miss protestants qui sont à la Nouvelle-Zélant dirent même qu’au moment de la naiss enfant on pratique une sorte de baptême |

il, par e bord et s vu depr ns un mi Pz sur le « re en ma des parol agissoient complétent bservoient ouera que ugi, est u étonnoit en els témoig donnent ai arquable dans toute jusqu'au $ solennel q me.

landois mo bles aux pa e prouve, d ve el ne nd une insult le maxime flense, mai e vicieux , d la règle de ces haines & i désolent ce

lant e'est qu'un e le rang der qu'il tire tou eillards estimag les prêtres, qif chefs ; ce sont js de leur théié es du Nord, ortes de stanci ts des guerre sur le bonheur ou paradis di tes assistent an leurs délibéni abitudes méli » s'illustrer par

fort souventi

ter à bord, paré

eu des matelot, ; leur démarct dix-huit ou vi uerriers; ils di

le de leur père; 08

le cesse.

hat ; le furur diiès a fiancée. La } commun, n'ont polygamie est pt x Songhi a pla ah près duquel illée, avoit ah à une famille à sclave mâle; ent in certain non clle-Zélande,d es d'après lehii s tous ses besoin e font des prit t-ils commu ltère est sévit résultat du cn on peut achelt aux filles, elle

, et libres del

it. Les jeunes Îl tées par leurs

s chefs eux-m

yer à bord des s, et de tenditl in genre de cl de nous fairel les mariages | se. Les missi ouvelle-Zélandt de la naissai de baptéme |

e ne soit aux yeux de ces belliqueux insu-

u‘une créature d’une ordre secondaire et

à à la conservation de l'espèce , ils la concependant dans toutes les circonstances et l'épouse d'un ariki, semblable à une se de l'ancien temps, partage le pouvoir sade son époux.

ne parlerons point de la légèreté avec la-

es peuples traitent ce que nous nommons cette vertu est seulement le résultat de la on, et le tableau que nous pourrions tracer brs encore brutes de l’homme dans sa prihture seroit souvent fort plaisant sans doute, effaroucheroit aussi les csprits les moins

Les Zélandois et tous les insulaires de la Sud, ainsi que les documents historiques les anciens et modernes, nous ont confirmé te pensée, que l’homme, animal par son ion, est soumis à l'empire des besoins phye l'intelligence ne peut pas toujours régler r. Sous ce rapport les Zélandois sont d’une ji étonne.

que se portent les naturels d’une même eux est très vive, :t nous fûmes souvent s de la manière dont ils se la témoignent.

» par exemple, que lorsque l’un d'eux bord et qu'il y rencontroit un ami qu'il s vu depuis quelque temps, il s'approchoit ns un morne silence, appliquoit le bout èz sur le sien, et restoit ainsi pendant une re en marmottant d’un ton lugubre entre des paroles confuses ; ils se séparoient enagissoient le reste du temps comme deux complétement étrangers l’un à l'autre. Les bservoient lemême cérémonial entre elles; ouera que cette salutation nasale, qui se ngi, est une singulière polilesse; mais ce ftonnoit encore plus c’est l'indifférence que els témoignent pour ceux qui, au milieu donnent ainsi des marques d'amitié, Il est arquable de voir les peuples asiatiques dans toutes les circonstances de leur vie, jusqu'au sein de leurs plaisirs, cet air solennel qui convient si bien à la dignité me.

landois montrent par leurs émotions qu'ils bles aux passions douces, l’histoire de leur prouve , d’un autre côté, que nul peuple ve et ne nourrit plus long-temps le désir une insulte, Un Zélandois semble avoir le maxime que le temps ne peut effacer ffense, mais bien la vengeance seule. De e vicieux , dont chaque naturel est imbu, la règle de conduite politique des familles, ces haines éternelles et les guerres perpéi désolent ces îles. La perte des parents ou

des chefs distingués est vivement sentie par toute une tribu : les habitants en deuil se livrent à une cérémonie lugubre qui dure plusieurs jours; et lorsque le rang du défunt est élevé, on sacrifie toujours des captifs destinés à le servir dans l'autre monde. Les femmes, les filles, et les esclaves femel'es, se déchirent le sein, les bras et la figure, en se sillonnant la peau avec une dent tranchante de chien de mer, et celle-ci est toujours sacrée et pendue à l'oreille ; plus le sang ruisselle de leurs corps, plus cette offrande doit être agréable au défunt ; de temps à autre et à époque fixe, elles renouvellent ces märques de douleur. Lorsque nous demandions l'explication de cet usage aux jeunes filles , elles se bornoient à répondre : « Atoua veut que nous pleurions. » Ces peuples professent pour le; morts le respect le plus religieux , ils les embaument avec un art qui n’est imité nulle part, et qui est bien supérieur à celui qu'on employoit pour conserver les momies. Ils les enterrent d'ordinaire dans les tombeaux que chaque famille se réserve, ou quelquefois, pour les gens du commun, ils font ce qui s'appelle tutere et wata-atu;, et placent le cadavre dans une pirogue qu’ils lancent en pleine mer.

Chaque tribu de Zélandois forme une sorte de république, et chaque individu est indépendant de tout autre homme, Les districts sontrégis par un chef direct, dont le titre n'est reconnu qu'à la guerre. Dans son village il n’a aucun pouvoir particulier, ni aucun ordre à donner à l’insulaire le plus vulgaire ; seulement il ne fait rien, et il a le droit de recevoir en nature une dime sur les provisions des autres familles; mais il n’a au reste que les esclaves qu'il fait lui-même à la guerre ; et n’a d'autre prérogative que le tatouage qui dénote son rang, et que personne ne peut porter. On ne lui témoigne aucun égard, aucune marque particulière de respect, lors: qu'il arrive au milicu des gucrriers. Les enfants d’un chef ne lui succèdent pas à sa mort ; ce sont ses frères dans l’ordre de leur naissance. Ordinairement on nomme chef celui qui possède la réputation la plus étendue de bravoure, d’intrépidité et de prudence. A l’armée, ses avis prévalent sur la manière d'attaquer. Il n’a pour faire la guerre et pour assembler ses guerricrs d'autre moyen que la honte qui s'attache à ceux qui refusent de le suivre au combat ; rarement, lorsqu'il projette une invasion, arrive-t-il que l'avis qu’il donne de son expédition et des motifs qui l'y déterminent ne soit pas suffisant pour réunir les combattants. Lorsque Atoua (Dieu) demande la guerre, il n’y a jamais de partage dans les opinions. Les chefs de chaque tribu forment un conecil auquel sontadmis les prêtres et même les simples combattants qui jouissent d’une réputation acquise dans les combats. Ce sont les corps des chefs tués, dont on conserve la tête comme un étendard.,

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qui servent d'hotôcauste dans les sacrifices. Leurs } des offrandes à teurs dieux, et äfent obtenu | at Les rac femmes sont remises à l'ennemi pour subir le même | probatiôn. Pour les rendre favorables ils urée; ils sort, ou se dévouént elles-mêmes. À leur mort na- | alors quelques esclaves : lorsque ces formalité leurs m turellé on égorge sur leurs tombeaux des victimes | remplies, les combattants entonnent le ch nt de vi humaines. guerre, tirent la langue en signe de défi et à mouri La coutume la plus atroce que nous ayôns à si- | pris, poussent de grands cris, et se chargent D, €t sep gnaler est l'anthropophagie, que nul peuple n'exerce | fureur, Il est rare que la métée soit longue; { dernier hi si ouvertement ni d'une manière si révoltante que | première fusillade, lorsqu'un bon nombre d'in re, Sen Ve les Nouveaux-Zélandois. Avides de vengeance et de | est tué, les vaincus se retirent ; où si le conk r vingt:tr carnage, ces hommes féroccs savourent avec une | pousse avec plus de vigueur et d'acharnema rs de not vive satisfaction la chair palpitante des ennemis tom- | combattants s'attaquent corps à corps, et le m ptroit plu bés sous leurs coups:., Par suite de ces abominables | des tués est plus considérable, 4 e mait coutumes ils ont pris goût à la chair humaine, et Le parti victorieux chante son triomphe un jeune ils regardent comme des jours heureux et des fêtes | champ de bataille, et l’on prépare alors les > demand solennelles les circonstances dans lesquelles ils peu- | épouvantables que l'on doit offrir à de dégot Bi ont be vent s’en rassasier, Un chef de l'hippah de Kaouri, | divinités. Les corps des chefs sont préparés; « rtain no: sur l'ile Ou-Motou-Arohia, nous exprimoit même | que les ari.i\ et les dieux ont pris leur part,| ls. toute la satisfaction qu’il éprouvoit à manger unca- | reste au vainqueur, qui la conserve comme d'un che davre ; il nous indiquoit le cerveau comme lemorceau | phée de sa victoire, Les chairs sont mangées,: Autant le plus délicat, et la fesse comme te plus sûbstantiel: | os distribués pour en faire des instruments & der, aut mais nous vo} ant faire des signes d'horreur, il se re- | enneinis ont tellement disputé le terrain qu'il guise prit pour aflirmer que jamais ils ne mangeoient dés | pu enlever les cadavres de leurs morts en se 4 et l Européens (Patek1), mais bien les méchants hom- | et celui de leur chef, ils sont tonus de les rat Ko ane, de la rivière Tamise et de là Baie-Mercure. Il | ou ils sont attaqués immédiatement. Si leur EPRR Roma nous disoit d’un air presque curessant que tes Euro- | {es a intimidés, elle les porte à 16s rendre, ai pris, ell péens étoient leurs pères, puisqu'ils teur fournis- | la femme ct les enfants du chef; la premitre# JO soient de la poudre pour tuer leurs énnemis. Les | et mangce, et les enfants massacrés ou ré pr ral cadavres des naturels morts sur le champ de bataille | esclavage. Presque toutes les femmes dés cheh h P FRS sont toujours dévorés; mais on n’est pas certain s'ils | que leurs époux ont succombé, croient devoir k Ha ne mangent pas la chair des esclaves qu’ils sacrifient | mânes le sacrifice de leur vie, et se rende fi en diverses circonstances. mêmes aux ennemis, sûres de n'avoir aucun Luis Il semble que ces habitudes d’une férocité sans | exemple de fanatisme qui se rapproche desc Aie éxemplé règnent de toutc ancienneté parmi ces peu- | indiennes. 4 ne éde ples qui ne réspirent que la guerre, et qu’elles for- Pendant ce temps les guerriers vulgaira A . ment une sorté de code qu’on ne peut transgresser | sur le sol sont scalpés avec le patou-putot, a den sans violer les lois de l'honneur. La gucrre occupe { en morceaux rôtis, et dévorés. Leurs tél, “té Fa presque tous les instants de leur vie : le plus léger À qu'ils ont quelque réputation, sont préparitié du iourl prétexte suffit pour la faire déclarer; mais le plus | ducs aux Européens pour de la poudre. La léger revers ou une simple satisfaction peut engager À séjonrnent sur le champ dé carnage tant qu'é les ennemis à se retirer. Les querclles durent pen- | de la chair humaine. Cette nourriture, que dant une longuc suite d'années, et la génération pré- | turels regardent comme propre à leur tr sente fait souvent une invasion pour vènger ia défaite | le courage de celui qui a été tué, répare pl de sés pères. On les a vus sc battre, dans quelques | ment leurs forces épuisées par la fatigué «là districts, pour des affaires qui s’étoient passées depuis | vations. Tant que durent ces horribles fai plus de soixante aas. Leur ran ‘une est concentrée: | guerriers se livrent à la joie la plus épouses chaque jour, loin de leur inspirex l'oubli de l'injure, | et pour n'être pas les seuls à se réjouir de a né fait que nourrir la soif de la vengeance, qui ne | ils envoiïént à ieurs familles des pièces du peut être satisfaite que par le s’ag de l’agresseur. mais lorsque l'éloignement ne permet p# Leurs gucrres sont le résultat de l'aimosité, et | parviennent sans être corrompus, ils dés! ont pour but le pillage et le désir dé se procurer une | avec un bâton sacré qu’ils envoient à leursiP nourriture dont leur estomac est avide. Ils fondent | qu’ils touchent aussi avec ce bâton des rai propre aux / alors sur leurs ennemis en plus grand nombre pos- | poisson; ils pensent, par ce moyen, leur tri Fo ; seulem c sible, et tächent de les surprendre et de les tailler | la propriété et la saveur de la chair humait ou dont les en pièces. Parfois ils s’envoient un défi qui doit se | Parfois ces peuples font dés prisonniers vider dns ün liéu spécifié. Le combat n’est jamais | servent pour les réduire à là plus dure séri “éntamié avant que les ar'kis aient fait des prières et | sont eux qui vont à la pêche, cültivent 18

bus montroi u’il conser:

ples profes la mort ; i e! jamais a | jour on le : une fois sont plus fé ue; ils no unir leur e bouvoir le d de ses cris.

ume de cor

sent être ex mul g-nola

ent obtenu rables ils ces formalités pnnent le chi 1e dé défi et et se chargent soit Tongue;x n nombre d'h ; Où si le con d'acharneme corps, et le m

on triomphe ire alors les si frir à de dégot ont préparés; pris leur par!;| serve commet sont mangées,!

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riers vulgairé e patou-patot, és. Leurs tél, sont préparés!

la poudre. La rnage tant qu ourriture, que pre à leur tra tué, répare pl

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s horribles fi ta plus épo se réjouir de hi

es pièces du i ne permet pis

puces, ils test voient à leursiP bâton des raciné

oyen, leur trie

a chair humain e prisonniers {'

pe dure sen , cültivent 18

at Les racines de fougère. Leur vie n'est jaurce; ils sont massaeris à la premitre voleurs maîtres, et ils servent le plus ordint de victimes lorsque leurs possesseurs à mourir. Trois furent tués à la mort de , ©t sept le seront à celle de Songhi, La » dernier chef, dont le mari fut tué dans re, s'en vengea en s’aidant de son frère pour r viugt-trois prisonniers pendant leur soms de notre séjour un guerrier sanguinaire ntroit plusieurs prisonniers qu'il avoit faits pre main, et nous engageoit avec force à un jeune homme fort et robuste pour leà demandoit qu'un mousquet, Les navires ji ont besoin de matelots obtiennent sourtain nombre d'esclaves pour de la poudre Is.

d'un chef sert en quelque sorte d’étendard Autant le parti vainqueur s'enorgucillit der, autant les vaincus, et surtout sa faatiristent. Elle est préparée, puis conserin ; et lorsque la tribu victorieuse désire e envoie la tête du chef devant la tribu à ommandoit, Si à sa vue celle ci pousse cris, elle témoigne par là qu'elle désire accommodement et accepter les condiu contraire elle la regarde d'un œil morne | profond silence, c'est qu’elle cherche à mort, que tout accommodement lui délle veut enfin continuer les hostilités : alors recommence. C'est tout fois une grande n pour les vaincus de savoir que les vainnservent les têtes des gucrriers tués; ils s posséder un jour. Lorsqu'’elles leur sont ils les conservent religieusement et les mais depuis qu’elles sont d’un bon débit Européens, il en est peu qui ne soient pas

bus montroit la tête d’un chef de la rivière u'il conservoit afin de la remettre à son fils, ples professent la plus profonde indifféla mort ; ils la bravent avec un sang-froid et jamais aucun d'eux n’a peut-être réfléjour on le traiteroit comme il traite son : une fois échauftés par les idées de carsont plus féroces que les tigres des déserts ue; ils n'ont qu’un but, qu’une pensée, unir Jeur ennemi, et leur unique regret bou voir le dévorer en jouissant de ses tourde ses cris.

ume de conserver les têtes n'est pas unipropre aux Zélandois ; on la trouve à Céram Fo ; seulement ils emploient un moyen de ou dont les s procédés extrémement simples sent être exécutés pulle part ailleurs. Ils mokg=-motai cet embaumement, €t don-

nent même divers noms à la fumée qui sort par les narines, les yeux et les orcilles dans la préparation. Pour conserver une tête, ils la coupent à la partie supérieure du cou; ils brisent alors la partie occipitale correspondante en formant un large cercle, {ls eulèvent également les portions osseuses internes, telles que celles qui composent la voûte orbitaire , les voûtes nasale et palatiale ; enfin ils ne conservent des os quelcs parties extérieuresqui doivent soutenir les téguments de la face ; ils arrachent toutes les chairs et les membranes intérieures, surtout le cerveau ct ses annexes. Lorsque l’intérieur est parfaitement nettoyé, ils cousent les paupières ou les ferment avec une espèce de gomme ; ils placent du chanvre dans les nurines, et entourent l'ouverture inféricure d’un rebord en étoffe ou en bois, Ils soumettent alors cette tête, dans un endroit bien abrité, a l’action constante de la fumée et d’une chaleur lente qui en dessèche successivement et peu à peu les iéguments. Lorsqu'elle est parvenue au point de dessiccation voulue , ils l'oignent d’huile, et la serrent dans les lieux les plus secs de leur cabane, en ayant soin de l’exposer de temps à autre, de peur qu’elle ne contrucle de l’humidité, Les têtes ainsi préparées sont d'autant plus recherchées que leurs chevelures sont plus longues, le tatouage plus perfectionné, et qu'elles appartiennent à des guerriers de plus grande réputation. Lls les conserveutavec moins de religion depuis que les Européens les achètent ; et il arrive souvent que des esclaves sont sacriiiés dans l’intention de vendre leurs têtes.

La pitié, comme le dit judicicusement un auteur françois, semble être un sentiment qui n’a jamais d'accès dans le cœur des Zélandois : tout étranger que Ja tempête jette sur leur côtes, ou que lacuriosité y attire, est dévoué à une mort cruelle. Ceux de la partie nord sont les seuls qui souffrent volontiers parmi eux le séjour des Européens, dont ils ont besoin ; mais les habitants de la partie sud se sont montrés intraitables. Tous les voyageurs qui naviguèrent sur ces côtes furent l’objet des dispositions hostiles de ces sauvuges insulaires, traitres, pertides, qui semblent n'avoir pour droit que la force et la violence.

Tasman, en 1642, perdit quatre hommes, ct nomma buie des Assassins l'endroit où il mouilla, Surville, en 4769, fut attaqué et obligé de recourir à la supériorité de ses moyens de défense. Le capitaine Furneaux, avec l'aventure, perdit neuf hommes dans le détroit de Cook. Cook fn même fut constamment en butte aux insultes et aux menaces d'extermination que lui firent les naturels ; et par une modération opposée à la violence de son caractère, il se borna à leur faire sentir la supériorité de ses forces, et ne fit.po oint couper les oreilles des prisonniers, comme il e fit pour les uaturels des îles

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