CORSA
380 HISTOIRE NATURELLE
de sa queue sont fauves; ses ongles sont enveloppés par des poils abondants; elle a été découverte dans le haut Canada par M. Milbert; sa taille est celle de la fouine commune, 10° Le Cuy4a (M. C:ya, Molina) du Chili est noir, et à pelage épais ; sa queuc aussi longue que le corps est très touffue. Cette marte se nourrit de rats, et n’est que très mal connue. Il en est de même, 41° du Quiqui (M. Quiqui) (!), qui se rapproche de la belette commune, et dont le pelage est brun, la tête aplatie, terminée en un museau en forme de groin. Une tache blanche occupe le milieu du nez, ses oreilles sont courtes et arrondies; elle se creuse des terriers et vit de petits animaux au Chili sa patrie, 4%° Le Zonra (M. Sinuensis) (2), qui vit à la Nouvelle-Grenade, a son pelage uniformément gris noirâtre, le ventre blanc, la queue de la longueur de la moitié du corps, les oreilles droi!:s, aiguës et blanches en dedans, la tête d’un renard. 15° La MARTE MARRON (4. Rufa), (3) longue de dix-neuf pouces, à pelage roux marron plus foncé en dessus, formé de poils annelés de brun marron et de jaunâtre; la queue est terminée de brun, on ignore sa patrie. 44° La MARTE GRISE (M. Polorepha) (*) remarquable par les longs poils de sa fourrure, plus longs sur la nuque où ils dessinent une sorte de cnllerette, et par la teinte noirâtre du corps, la couleur grise de la tête et du cou, la plaque jaune encadrée de noir de jais qui occupe Ja gorge. Cette espèce habite les forêts de Démérary à la Guyane.
La zorille de Buffon présente deux variétés asstz distinctes : l’une du Cap (5) avec d’étroites taches blanches et celle du Sénégal (6) à taches blanches larges, confluentes, à queue annelée de noir et de blanc, que Bodwich a mentionnée le premier.
Quelques auteurs regardent'comme une variété du putois d'Europe, l’animal (7) que M. Lichsteinsten a décrit dans la relation du Voyage d'Eversmann à Orenbourg et à Bukkara. Sa coloration est un jaune clair; les poils des lombes sont fauves au sominet ; la poitrine et les membres sont fauves. Le corps a dix pouces et la queue six; celie-ci est noire.
M. Gebler a mentionné un putois des Alpes (8), jaune soufre, fauve en dessus, à menton blanc, qui a le port du putois, mais avec une taille plus grêle, la tète moins allongée et plus atténuée ; il vit sur les monts Altai, autour des mines d'argent de Rid-
{‘) Molina , Chili.
() De Humholdt, Zool.1, 348.
{3) Desm., Mamm., 285.
() Viverra poliocephala, Traill.
(5) M. Capensis.
(6) M. Senegalensis.
(1) Mustela Eversmanni. M. Putorius, Licht.
(8) Mustela alpinus, mém. Soc. de Moscou, VI,
dersk, où il se blottit sous terre et dans les crevags des rochers.
M. Harlan dans sa Faune américaine décrit sous le nom de MARTE A TETE DE LOUTRE (M, Lutrepoe. phala) une espèce qu’on avoit confondue ave le vison, dont elle diffère par la coloration et par l taille, car elle est d’un blane sale plus foncé en br nâtre sur le corps. Sa queue est d’un brun ferrugi. neux; ses doigts sont à demi palmés, et ses formes, analogues à celles d’une marte, ont la tête et Ja oreilles d’une loutre. Elle vit dans le Maryland,
On regarde comme une marte distincte l'animal figuré par Séba (!) sous le nom de mustela jar. nica (?), rousse en dessus, jaune clair en dessousavee la queue noire à l'extrémité. Sa taille est d'environ huit pouces ; elle ressemble davantage à la bete qu’à l'hermine. Sa patrice est l’île de Java, s'il fut s’en rapporter aux indications le plus souvent futives de Séba, cette marte a la plus grande ressem. blance avec celle décrite par Sevastianoff (3) sous le nom de mustela brasiliensis, dont le corps, d'in roux clair à teinte verdâtre, passe au jaune en des sous. La queue longue est noire à son extrémiké, une tache presque quadrilatère blanche se dessine entre les yeux. Ses dimensions sont, pour le corps, onze pouces, et pour la queue sept pouces ct demi. Ses formes sont celles de l’hermine, dont on doit distinguer par ses proportions plus fortes, sa queue plus longue, les poils jaunes du thorax. L'auteur russe lui donne pour patrie le Brésil, et aussi lesiles de Java et de Bornéo, deux sortes de localités qui s’excluent formellement et qui ne doivent repos que sar des indications fautives.
La mustela boccamela de Bechstein (4), décrite par Cetti sous le nom de BOCGCAMÈLE, est une marie de Sardaigne fort mal caractérisée, dont la queue est, dit-on, médiocre et noire à l'extrémité, et do le dos est rayé par une bande longitudinale égikment noire, sur un fond roux, tandis que le dessois du corps est blanc de neige.
Nous connoissons très mal la BELETTE PALMES (M. palmata), qui vit en Egypte et en Arabie, et qui ressemble, dit-on, à l’hermine par les couleur de son pelage brun marron pâle, mais qui s'en d tingue par les membranes natatoires dont ses doig sont munis, de sorte qu’elle est le lien qui rapproci les martes des loutres. A
M. Richardson indique, dans sa Faune améritii® boréale, cinq martes comme très répandues dns À continent américain; ce sont : les martes vulaire hermine, vison, marte proprement dite, du Cana ct sa variété albine, toutes bien connues.
(r) Thes. I, pl. 48, fig. 4.
(} Viverra favaniea, Brisson, règ. an 245.
(») Mém. de l'Ac. de Pétersb., t. LV, p. 56, 4 (+) Nat, deut., p. 849.
M, Horsfield a Mardioickii (+), u fouine, dont el sngue de deux p ue cylindrique orps est allongé steau train de d mextrémités et pdis que le corps ,etque la gor ns les forêts de:
lvorace, grand ammifères, est c mullsamprah, iété de la MARTE a), à laquelle
Bositions de la mas
n pelage. Ainsi, godtre cendré, p:
ndis que la tête, le s joues et le men juces de longueur ore() a donné d Mie marte jusqu'a wmplète de Bod ndis qu'elle vit da a, dans les provi mour, On la renc nt de préféren tlleapparoisse d t leur températu ir de prédilectio s, où elle guctte lèvres et les jeu in à peine haut d du capitaine Sh ique plusieurs in parties supérieu s el {a queue d’ Wond chez d’autr ncdeneige, la poi 16, orangé chez € chez quelques u ir, non à l'influe lions pureme ment celte mar:
un Tooturale, dusiar, Tout no ed'Hardwicke aise comme espè “distinguer de Le
lool, journ., t, 1 "Boddaert, Ele 1001. 1,499,
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règ, an, 245.
LV, p.56, m4
M. Horsfeld a figuré, sous le nom de mustela
Mordieickii (:), une marte indienne de la taille de
fine, dont elle a les habitudes et les formes. snçue de deux pieds deux pouces, cette marte a la geue cylindrique, mesurant dix-neuf pouces. Son
ns est allongé, mince, assez élevé et assez ro-
deau train de derrière. La tête, le cou en dessus, nextrémités et la queue sont d’un noir intense, dis que le corps et le cou sont d'un jaune clair je, et que la gorge est blanchâtre. Assez répandu ns les forêts des montagnes du Népaul, ect ani- Lvorace, grand destructeur d'oiseaux et de petits anmifères, est connu des indigènes sous le nom millsamprah, et n'est sans aucun doute qu'une riété de la MARTE A GORGE DORÉE (mustela flavia)”, à laquelle elle ressemble par certaines dis-
Dositions de la masse des couleurs qui caractérisent
a pelage. Ainsi, la marte à gorge dorée a le cou unätre cendré, passant au jaune pur sur la gorge, dis que la tête, les membres et la queue sont noirs, s joues et le menton blancs. Le corps a dix-huit juees de longueur, et la queue autant. Le capitaine wre() a donné des renseignements récents sur Me marte jusqu'alors connue par une description wnplète de Boddaert qui la croyoit d'Afrique, dis qu'elle vit dans les hautes chaines de l’Himaa, dans les provinces de Kumoun, Gurhouall et mour. On la rencontre aussi dans le Népaul. Elle jent de préférence dans les chaudes vallées, bien elleapparoisse dans des localités assez analogues t leur température au midi de la France. Son séu de prédilection est dans les rochers ou les ar- », où elle guette les oiseaux, les rats, les souris, lèvres et les jeunes faons du kahur, sorte de petit im à peine haut de vingt pouces. Cette marte, au
du capitaine Shore, varie beaucoup en couleurs, ique plusieurs individus tués par lui présentoient
parties supérieures de la tête, du dos, les mem-
el ‘a queue d’un brun noir, passant au noir dond chez d’autres ; le menton et les joues d’un ncdeneige, la poitrine chez lesuns d’un jaune bri- I, orangé chez d’autres, ou enfin de couleur tanchez quelques uns. Ces changements paroîtroient IT, non à l'influence des saisons, mais à des moallons purement individuelles. Les indigènes ment celle marte, ceux de Gushoual et de Kuon Tooturale, et ceux de Sirmour Æosean ou star. Tout nous autorise donc à penser que la éd'Hardwicke, décrite plus haut, ne peut être aise tomme espèce. Peut-être doit-on encore ne “distinguer de la marte à gorge dorée celle que
lool, journ., t, 1v, pl. 8, p. 230.
"Boddæert, Elench. 88; Mustela quadricolor, 1100!.1, 429,
| Zoo! journ., no 18, p. 271.
MM. Temminck et Hamilton Smith ont nommée muslela leucotis(!), d'un riche fauve, à oreilles blanches, longues de vingt pouces, et dont la patrie est ignoréc.
La cicocniant provient de Mexico et nous cst inconnue. Elle est décrite sous le nom de mustelu cicogniari par le prince de Musignano.
OHOHTTVTYVYVY/->->->---O ÏUDODOOCCEE——————————————————————
LES EUPLÈRES.
Eupleres.
Ont été publiés par M. Doyère dans le cahier de novembre 1855 des Annales des sciences naturelles, et nous nous bornerons à recucillir les faits qui concernent la seule espèce connue.
D + L'EUPLÈRE DE GOUDOT.
Eupleres Goudotii (?.
M. Goudot, voyageur-collecteur, reçut des habitants de Tamatave, dans l’ile de Madagascar, ce petit quadrupède, qu’ils lui dirent vivre dans les sables, où il se creusoit des terriers, bien que ses ongles, peu robustes , n’indiquassent pas chez lui des habitudes fouisseuses constantes. Les naturels le nommoient falanouc. Or, M. Doyère n’a retrouvé ce nom que dans Flaccourt, qui dit (chap. 38, p. 454 : « Falanouc, c'est la vraye ciuette, il y en a grande » quantité. Les habitants de Manatengha ; San- » drauinangha et de Mananbondro les mangent. » M. Doyère ajoute que la vraie civette n’a été indiquée à Madagascar que sur cette note de Flaccourt, et que par conséquent on devra à M. Goudot d’avoir fait disparoitre cette erreur de nos livres d'histoire naturelle. Mais nous avons vu des dépouilles de fossane (viverra fossa) provenant de la grande île de Madagascar, où M. Sganzin se les étoit procurces, et nul doute que Flaccourt n’ait voulu indiquer ia fossane comme étant à ses yeux la vraie civette, bien qu'il mentionne (p.512), sous le nom de « fussa , un animal semblable au blaireau de France, qui mange les poules, et d'aussi bon goût que le levraut quand il est jeune. » Les noms des animaux varient à Madagascar suivant les districts, et l’on sait que cette grande ile est peuplée d'hommes appartenant à diverses races distinctes, parlant plusieurs langucs.
Les euplères (eupleres) ont donc les caractères z00logiques suivants : six incisives à la mâchoire supérieure , petites et parfaitement rangées ; deux canines ; six fausses molaires séparées par de larges
(:) Griff,, an. kingd. V, 357-9.
(*) Ann. Sc. Nat. 2e série, t. 1Y, p. 270 et pl. 8,
intervalles ; quatre ou peut-être six molaires vraies à cinq pointes; huit incisives à la mâchoire inférieure ; deux canines à double racine, sc logeant en arrière des canines d’en haut comme chez la taupe; quatre fausses molaires ; au moins six molaires vraics, hérissées de pointes aiguës : ce genre nouveau est pour quelques zoologistes le type de la famille des euplériens dans la tribu des mammifères insectivores digitigr'ades.
Le muscuu est efilé, et terminé par un petit mufle; les yeux sont grands, les oreilles amples et triangulaires ; le corps est vermiforme. Les jambes sont moyennes, et leurs tarses sont allongés et garnis de poils sous la face plantaire. Toutes les extrémités ont cinq doigts bien séparés et garnis en dessous de poils ras. Le pouce cst beaucoup plus court que les autres doigts, et notamment aux membres postérieurs, car il touche à peine à terre. Les ongles sont déprimés, aigus et semi-rétractiles, de moitié plus longs aux doigts de devant. Le corps est revêtu d’une épaisse fourrure composée de poils soyeux, garnis à leur buse d’un duvet court et serré.
L'euplère de Goudot, dans son jeune âge, a sur le corps des poils de deux sortes: les uns soyeux, d'un brun très foncé, ct les autres en duvet fauve à la base, d'où résulte un pelage fauve nuancé de brun, devenu plus foncé aux régions supérieures. Le corps sur ses parties inférieures est d’une teinte beaucoup plus claire, notamment sur la gorge, qui est blanc-cendré. Une raie noire transversale passe au-dessus des épaules.
M. Doyère donne à l'euplère les proportions suivan(es :
Longueur aboulue.
Le crâne pris pour unité,
Du bout du museau à l'extrémité delaqueuce. + . « + + « La queue seule. . . .
Téle osseuse ( du sommet de l’éminence occipitale au bout du museau). « « « + + + +» 1,»
La plus grande largeur des os temporaux. + + + + + + o Ligne des arcades zygomatiques.
Cavité crânienne (de l'éminence occipitale à l'origine des os nasauxh + + + + + + + o Sa plus grande hauteur. « . .
Distance des orbites. . . . .
Largeur du muscau jusqu'à la 2e fausse molaire. . , + + +.
Ligne des secondes molaires (d'un bord à l’autre). . . .
Le pied (tarse compris). « . .
410 mil. 5,7 150 2,1
Quant aux caractères organiques que présente l’eupière, nous transcrirons textuellement les observations que M. Doyère a été à même de faire sur les os soumis à son étude. Ainsi s'exprime cet auteur,
HISTOIRE NATURELLE
en parlant de la téle osseuse : « Tous ceux qui on suivre le développement progressif des mammilers dans les diverses périodes de leur vie, on pue convaincre que, de toutes les régions du corps, l tête est celle qui subit les modifications les plus y sidérables , les ;uelles consistent surtout dans à, minution de la capacité cérébrale, et dans l'agrs dissement correspondant de la région faciale, Aug appuierons-nous peu, dans le cas actuel, sur la. trême développement du cerveau et de la fosse g rébelleuse, sur l’état du trou occipital, tellema
grand et rejeté en dessous, qu’on ne peut le compare qu'au même passage dans la tête d’un quadrunise, si les observations ct les mesures précédentes w devoient servir un jour à constater les changema
qu'’amène l’àäie, afin de compléter par des faits nx veaux ceux que l’on possède sur cette partie,
» Le muscau est grêle et acuminé ; les mâchoire et l’arcade zygomatique sont d’une foiblesse rem quable, même après qu’on a fait la part de l'âge, cette dernière, infléchie du dehors en dedanssur milieu de son trajet, ne laisse qu’un pessage étni pour le muscle crotaphyte. La fosse temporaleeri à peine et n’est nullement séparée de la fosse ob taire; il n'existe même aucune trace d'apophye post-orbitaires, ni sur le jugal, ni sur le core Les deux pariétaux sont réunis par une simple ture sans tracc d’une crête sugittale ; mais la cé occipito-parictale paroit devoir prendre un certi accroissement. Le plan du trou occipital se con presque avec celui qui forme la base du crinee continuant le plancher supérieur de la bouche,
» Tous les organes des sens sont bien développé les caisses auditives rappellent ce qu'on observeck les carnivores, dont l'audition est la plus déli Les yeux sont grands, presque jusqu'à rappeler cd des animaux nocturnes. Le palais et les narines gagnent en longueur ce qu'il perdent par l'l d tesse du museau, En dernière analyse, ce qui prol le plus digne d'attention dans l'animal type, estt réunion de caractères empruntés à divers genres éloignés en apparence. De là le nom d'eu-plril bien complet, qui lui a été appliqué : ce genre di donc terminer l’ordre des insectivores, et le lier carnivores. »
Le système dentaire offre des particularités rem quables. M. Doyère le décrit ainsi : « À la mätii supérieure. Chaque os insicisif parte trois dents 4 chantes et aiguës. Celle du milieu est contiguf, * à bord, avec son analogue de l’autre côté, mais @* est séparée de la seconde par un intervalle sens et celle-ci l'est de la troisième par un autre #1" plus grand. È
» La quatrième est de même à quelque du de la troisième. Sa plus grande hauteur, Si fa crochue, terminée en pointe régulièrement conique)
position lang
moxillaire, l'i
icure,
» Elle est sui
aide moitié pli ne ressemblance
nee, jointe à l” ui la suivent, ct pace vide, join
osent ces de jt à désigner co utêtre la faire ine, bien que |” ne telle dénomi
usse molaire, n cine unique.
» La deuxième ue de la troisiè ui ressemble en eur, mince et ré ne pointe très
eule peu mard rès saillant. Elle
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» La suivante € elle d'un prisme ers l'intérieur « urfce supérieur ar des arêtes tra:
sommet du tr
les et aiguës ; nais très obtuses hercules,
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» Ces trois der:
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À la mdchoi Navant, quatre antes, et dont bord à bord, et
Tous ceux quiontp essif des mammifiry Icur vie, ont pu y régions du corps, l cations les plus ce at surlout dans kid rale, et dans l'ire région faciale, Aug cas actuel, sur l'a eau ct de la fosse | occipital, telleme n ne peut le compare te d’un quadruni, sures précédentes m later les changemer éter par des faits no ur celte partie, uminé ; les mâchoire l’une foiblesse remar ait la part de l'ige,e ehors en dedans sur e qu’un pessage élril fosse temporaleesi parée de la fosse oi ine trace d'apophye al, ni sur le coroul nis par une simple sugittale ; mais la ci ir prendre un cerul pu occipital se confon e la base du crinee eur de la bouche.
sont bien développé t ce qu'on observed est la plus déli jusqu'à rappeler cu alais et Les narines perdent par l'ni k analyse, ce qui piril l'animal type, estu tés à divers genresli à le nom d'eu-plirit| ppliqué : ce genre di bctivores, et le lier ul
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l’autre côté, mais de un intervalle sens
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he à quelque dis aide hauteur, Sà fo \ égulièrement conique)
DES MAMMIFERFS. 383
position tangentielle à la suture des os incisif maxillaire, l'indiquent assez comme la canine sufricure,
; Elle est suivie presque immédiatement d’une nide moitié plus petite , mais présentant avec elle ne ressemblance frappante. Cette double circonnee, jointe à l'absence de tout rapport avec celles si la suivent, et dont elle est séparée par un large pace vide, jointe encore à la manière dont se su-
osent ces deux dents avec celle qu'on est conità désigner comme la canine inférieure, devroit utêtre la faire regarder comme une seconde caine, bien que l'usage reçu semble ne pas consacrer ne telle dénomination. Ce sera donc une première use molaire, ne paroissant avoir au resie qu'une
hcine unique.
» La deuxième est séparée de la première, ainsi ue de la troisième, par un large espace vide, et ne
ui ressemble en rien. Elle est simple dans son épais-
eur, mince et remarquablement tranchante, avec pe pointe très aiguë, précédée en avant d’un tu-
eule peu marqué, et suivie en arrière d’un autre rés saillant, Elle est portée sur deux racines.
» La troisième ressemble en tout à la seconde ; seu-
mentelle est du double plus grande, et ses racines ont au nombre de trois.
» La suivante est une molaire vraie. Sa forme est elle d'un prisme triangulaire, sensiblement incliné ers l'intérieur de la bouche, et présentant, à sa urfce supérieure, cinq pointes, réunies entre elles ar des arêtes tranchantes, l’une intérieure, formant
sommet du triangle; deux moyennes, très sail-
ntes et aiguës ; deux extérieures formant la base, ais très obluses et réduites à l’état de simples tupercules,
u Enfin, la dernière dent, qui est la neuvième, d'est pas encore sortie entièrement, Elle reproduit
précédente, à cela près qu’elle est plus grosse, Que le talon intérieur surtout est beaucoup plus dé-
Meloppé, et séparé des autres par une entaille plus
profonde. Cette seconde molaire s'étend presque jusqi l'extrémité postérieure du maxillaire. Mais examen d’un individu adulte pourra seul faire conolre les changements qui doivent survenir dans ele portion du système dentaire, la plus suscepble d'être modifiée par l’âge.
» Ces trois dernières dents sont contiguës bord à ts mais par une conséquence de leur forme en me triangulaire , elles laissent entre clles , en de- Bans de la bouche, deux espaces angulaires de la granleur des dents elles-mêmes, et destinés à loger en Frande partie celles qui leur correspondent en bas. ; se mchoire inférieure. On observe d’abord, si NL, quatre incisives de chaque côté fort trannes, et dont les trois premières sont contiguës
Mr à bord, et un peu séparées de la quatrième.
Celle-ci se fait distingner en outre par une pointe aiguë qui la surmonte, en lui donnant une forme voisine de celle d'une canine : mais c'est à la cinquième dent que ce dernier nom doit être donné, à en juger par sa forme et ses proportions relatives. Cependant, dans le mouvement réciproque des maxillaires, au lieu d’opposer sa face postérieure à celle antérieure de la canine d'en haut, comme cela a lieu généralement, elle se place au contraire en arrière et dans l'intervalle vide qui existe entre cette canine et la première fausse molaire. C'est un rapport de plus que l’euplère possède avec les taupes; et cette particularité se fait aussi remarquer chez les makis, indris, loris et galagos, d’après les déterminations de M. F. Cuvier, bien que ce zoologiste refuse, à la cinquième dent inférieure de la taupe, le nom de canine, moins peut-être à cause de sa position, que parce qu’elle est munie de deux racines. On doit observer toutefois que celle d’en haut possède également deux racines.
» La première fausse molaire, isolée par deux espaces vides, est fort aiguë, et sa pointe se dirige un peu en arrière. La seconde est du double plus grande, simple dans son épaisseur, et à trois pointes, dont celle du milieu est haute et tranchante, ct les deux autres sont rudimentaires. Les deux molaires vraies qui suivent n’en diffèrent que par des proportions qui augmentent jusqu’à la dernière, et par des pointes plus hautes et mieux séparées, et l'existence à la face interne et à la base de la pointe moyenne d'une quatrième pointe plus petite et fort aiguë.
» Ces deux molaires se logent presque en totalité dans les espaces angulaires que nous avons signalés à la mâchoire supéricure, à la manière des dents des carnivores les plus complets, et de telle façon que le talon postérieur de chaque molaire d'en bas s’applique seul sur le tubercule interne de celle qui lui correspond en haut. Du reste, les mâchoires s’emboitent avec une remarquable précision; ct, à partir de la canine d’en bas, et de la première fausse molaire d'en haut, chaque dent inférieure glisse bord à bord, et un peu en avant de celle qui lui correspond, comme le feroient deux lames de ciseaux. »
Tels sont les principaux caractères de l’urganisation des euplères, et nous ne suivrons par M. Doyère dans les comparaisons qu'il établit entre eux et les autres ordres de mammifères, Nous nous bornerons à dire que l’euplère forme un genre de transition ; qu'il a les dents et le musean aminci des musaraignes, des tenrecs, des tupayas, et surtout des taupes. Quant au rétrécissement du museau, il a la plus grande analogie avec ce que présentent le mélogale, et même les coatis. Par les formes grêles, onduleuses et souples de son corps, l’euplère, bas sur jambes, ayant des membres naturellement fléchis et ramenés en dessous, possède une allure flexible et rampante,
ES EE EEE
qui le place à côté des carnassiers verrniformes, ou vrais digitigrades, là où viennent encore le classer ses tarses garnis de poils en dessous, la paume de la main exceptée, qui est nue et charnue. Cette particularité fait des euplères des animaux, zoologiquement parlant, autant plantigrades que digitigrades. Chaque membre toutefois a cinq doigts bien armés d'ongles assez longs, d’une finesse et d'une acuité remarquables, et qui, sans être complétement rétractiles, ne posent pourtant point à terre dans la marche. Comme chez le macroscelide, et quelques autres insectivores, le pouce à chaque pied est beaucoup plus court que les autres doigts, et surtout aux pieds de derrière, où à peine il touche le sol, Quant à la queue longue et bien fournie, elle rappelle celle des tupayas, et surtout des pandas et des ratons.