‹ Compléments de Buffon [microforme]Chapitre 256 sur 514 · EE 2 OL LE RENARD DE L'HIMALAYA · texte numérisé non relu

EE 2 OL LE RENARD DE L'HIMALAYA

Cet animal, dont M. Ogilby a pu recueillir trois peaux, dont deux avec fourrure d'été, appartenant à la Société zoologique de Londres, et l’autre, avec la fourrure d'hiver, envoyée de Mussouri par M. Royle, paroît être rare dans le Nepal, puisque M. Hodgson n'a jamais pu parvenir à s’en procurer un individu. 1l n’est pas cependant inconnu dans le Doun, à Kumaon et dans les parties orientales et élevées de ces montagnes, où il est appelé renard de montagne par les Européens ; l’éclat et la variété des couleurs de sa robe le font très rechercher. Sa longueur totale, jusqu’à l’origine de la queue, est de deux pieds six pouces; celle de la queue, d’un pied six pouces; celle des oreilles, de quatre pouces; et sa hauteur, d’un pied quatre à cinq pouces. Il se rapproche des renards européens par les taches noires qu’il porte sur la partie interne et convexe des oreilles, et en avant des jambes antérieures et postérieures , la peau est converte d’une longue et riche fourrure aussi fine que celle des plus belles variétés d'Amérique, mais infiniment plus riche et plus brillante; elle se compose de deux sortes de poils; l’un, intérieur, d’une texture cotonneuse très fine; l’autre, extérieur, de nature longue, soyeuse, très flexible, semblable à la fourrure de la marte, douce et moelleuse dans toutes les directions ; la fourrure intérieure est d un bleu enfumé et de couleur brune, le long du dos; il en est de même de la fourrure soyeuse extérieure qui, jusqu’à la queue, est de la même texture douce et cotonneuse que la fourrure intérieure : là, elle

-prend un caractère soyeux un peu plus dur ; elle est

entourée d’un large anneau jaune bianchätre , et se termine par une longue pointe d’un bai foncé, La surface de la tête, du cou, du dos, est d'un rouge foncé, brillant et sans mélange. Sur les parties latérales du cou, sur la gorge, les côtés et les flancs, la nuance bleue devient légèrement enfumée sur les dernières parties; le poil extérieur des hanches et des cuisses est Leint de gris au lieu de ronge, couleur qui prédomine sur tontes les parties supérieures des deux individus appartenant à la Société, dans lesquels la fourrure est, en outre, plus courte, plus dure, et à couleurs moins brillantes et moins variées

() Ogilby, Revue britannique, no 20, p, 369, août

que dans la variété de M. Royle. Les Couleurs exté Richardson (1) rieures de ces renards sont donc le bai brillant y Mespéces de loups le dos, le rouge jaunâtre sur les côtés du corps, le du continent amé blanc sur la gorge, l'estomac et le ventre; les oreille d'Europe l'anima sont assez grandes et elliptiques, leur surface or. wpus occidental

terne est blanche; une bande de la même coule descend sur la partie extérieure des jambes an. rieures et postérieures; là plante des pieds est re couverte d’un poil dense d’un brun jaunâtre, à l'ex. ception des tubercules qui sont nus; le pinceau de la queue est bien fourni et régulier; il conserve h, même couleur que celle du corps sur la plus grande partie de sa longueur, etilest terminé par une grande pointe blanche,

Eschscholtz (1) a figuré un loup de la Californie, nommé CAJOTE par les habitants (lupus ochropus, d’un fauve ocreux , à poils du corps fauves à leur base, ferrugineux à leur milieu, noirs au somme; les pieds de devant d’un jaune ocreux franc, marquk d'une ligne noire. Ce loup, voisin des C, latrans, dédaigaant pas m nubilus et mexicanus, en est bien distinet suivant Mipar la faim. Les 1 notre auteur. Le loup du Mexique (lupus Merica: goneesh. nus, L.), anciennement connu, est gris-roussitr Les variétés du avec du noirâtre, a le tour du museau, le dessous Ms régions arctiq du corps et les pieds blanchâtres. Le cajote n'en es ES Richarson , so probablement qu’une variété, On en distingue to Ban liaris borea tefois l’AcOuRAGuAZzOU ou loup rouge d'Amérique ons ce nom par À (canis jubatus, Cuv.), d'un roux cannelle brillant, ur un métis sort ayant une courte crinière noire le long de l'épir td'une chienne d dorsale , et qui vit dans les pampas de la république par domesticité pi argentine. ives de la Maken

L’AGOuarACIAY ou renard gris du Paraguay est SUurs; le chien du ( cachorro do mato ou raposa des Brésiliens (?) Îl pagnon des divers habite les forêts de la Plata et du Brésil, où il chase Rire la race la ph aux lapins. Son pelage est jaune cendré, ayantdt rionales du Nou noirâtre sur les parties supérieures, et une bank d'appellent attim, noire sur les pieds de devant. La queue est terminé Es lens des Chutes h par un flocon blanc. quins animous , |

M. F. Cuvier distingue du chacal (canis aurei, Pneu, et les CI L.), que Buffon a décrit sous trois {ypes en parlant "sépare le chien du charal, de l'adive et du petit chacal, un animal ar, Nore Cale!o très voisin qui vit au Sénégal , et qu'il nomme can Farmi les renards, anthus (3). Son pelage est gris, avec quelques mat: ruipes lagopus d latures jaunâtres en dessus, blanchâtres en dessolk erienniah des Gr la queue fauve, marquée d’une ligne noire longilue + Esquimaux de dinale à sa base, et terminée de noir. Erxit l'hiver est d’un b avoit déjà distingué le chacal du Cap (anis mer ue renards , en melas), à flancs roux, à poitrine et ventre band, Te de ses ore ayant le dos marqué d'une plaque triangulaire &* ne des variétés les noirâtre, Le karagan (canis karagan) de Palls, doit Lis le renar les marchands d'Orembourg apportent les fourrufà ps 8e soir ou | en Russie, est fort peu connu. | ingue enco

Hiélés : l'AMAROK us griseus, COL e loup blanc (‘1

lupus sticte des r

bilus de Say, qu gréable, et dont

poir (lupus alter).

de tanis lycaon.

ans les plaines «

Hagnes rocheuses.

Une espèce ind

de prairie (canis |

dré, varié de noir

Jes plaines de M

l) Fauna Boreala- ( Wilson , Hlust.

1} Zool, lour,, t1

(") Zool. atlas, 1829, pl. 11.

(+) Canïs brasiliensis, Schinz ; canis azarê, () Ruppell, Mammif,, pl. 17.

Wied.

Les couleurs er Richardson (1) a donné de précieux détails sur les € le baï brillant sy pices de loups, de chiens et de renards du nord ; côtés du corps, le ju continent américain. Il rapproche de notre loup > ventre; les oreille j'Europe l'animal qu'il décrit sous le nom de cants

S, leur surface er.

e la même coul e des jambes ang.

te des pieds est re.

run jaunâtre, à l'ex.

nus ; le pinceau de ulier ; il conserve la, s sur Ja plus grande miné par une grande

upus occidentalis (?), et il en distingue comme va- Liéés : l'amanox des Esquimaux , qu'il nomme iubus griseus, couvert de longs poils gris et noirs;

e loup blanc (‘upus albus) en pelage d'hiver ; le lupus sticte des rives de la Mackensie ; le cinis nubilus de Say, qui exhale une odeur forte et désgréble, et dont le pelage est pommelé ; le loup oir (lupus ater). décrit par M. Harlan sous le nom je anis Iycaon. Toutes ses variétés se rencontrent ans les plaines du Missouri, et au pied des mon- Hagnes rocheuses.

Une espèce indélébile décrite par Say est le loup de prairie (canis la'rans); son pelage est gris cenjré, varié de noir et de fauve. IL vit en troupes dans Jes plaines de Missouri, chassant les daims , et ne dédaignant pas mème les fruits quand il est pressé bar la faim. Les Indiens l'appellent meesteh-chaggoneesh.

Les variétés du chien domestique qui vivent dans les régions arctiques boréales, et mentionnées par M. Richarson, sont : le chien des Esquimaux (anis fan liaris borea is, Desm.) (3). La figure donnée ous ce nom par M. F. Cuvicr paroît avoir été faite ur un métis sorti d’un vrai chien des Esquimaux \ d'une chienne de Terre-Neuve. Le ‘agoyus, élevé par domesticité par les Indiens qui fréquentent les ives de la Makensie et les bords du lac du Graud- Us; le chien du Canada (canis ranadensis), le compignon des diverses peuplades américaines, paroît Etre la race la plus étendue sur les terres septenrionales du Nouveau Monde. Les sauvages Creks D'appellent attim, les Slouaccousses oualts, les In- | liens des Chutes hudther, les Sarcis hey, ies Alyonjuins animous , les Stones shong . les Pieds-Noirs melou, et les Chippewais thling. M. Richardson n sépare le chien de la Nouvelle-Calédonie (canis, àr, Noreæ Caleloniæ), dont les poils sont tachetés. farmi les renards, le même auteur distingue le canis tulpes) lagopus de Linné, le peszi des Russes, le érinniak des Groenlendais, et le terriani-ariou ls Esquimaux de la presqu'ile Melville. Son pelage l'hiver est d’un blanc pur, et ce qui le sépare des uresrenards , entre autres du renard rouge, est la ribveté de ses oreilles, dont la coupe est arrondie. nedes variétés les plus remarquables du renardarcque est le renard bleu (canis fuliginosus, Shaw), ge oir ou brunâtre dans toutes les saisons.

N distingue encore le renard rouge d:s plaines (ca-

up de la Californie, s (lupus ochropus), corps fauves à leyr 1, noirs au sommet:

reux franc, marqué isin des €. latram, hien distinct suivant que (lupus Merire.

1, est gris-roussälre | museau, le dessous es. Le cajoten'ene Dn en distingue toup rouge d'Amérique ux cannelle brillant, re le long de l'épine npas de la république

ris du Paraguay est des Brésiliens (?} Îl u Brésil, où il cha ine cendré, ayant dt eures, et une bande a queue est terminé

hacal (canis aure, rois types en part it chacal, un aniril et qu'il nomme cuit avec quelques matt:

nchâtres en dessous; e ligne noire longiu > de noir. Ersieht du Cap (canis me ne et ventre blans ue triangulaire gr agan) de Palls, doit portent les fourruré

!! Fauna Boreala-amer., p. 60 et suiv.

0 Wilson, Illust. of Zool., pl. 29.

‘lool, Jour, 4H, pl. 4 {Bonne figure, }

canis azare, Wied,

DES MAMMIFÉRES.

nis fulvus, Desm.) des régions boisées de l’Amérique, qui se rapproche singulièrement de l'espèce d'Europe; le belodusrhki des Russes (canis decussatus, Geoff.), ou le renard barré ou tsinantontonque, décrit par Sagard Théodat, dans son Histoire du Canada (!). Le renard argenté (canis fulvus, argentatus, Desm.), ou le tschernoburi des Russes, à pelage d’été noir, à pelage d'hiver blanc de neige. Le renard gris (?) (canis virg'nianus, Gm.) a les poils d’une teinte grisâtre, et ses caractères sont peu tranchés. Enfin, MM. Say et Harlan (5) décrivent un renard véloce (canis velox, Say), qui diffère du corsac par sa tête brune ferrugineuse, mélangée de grisâtre, et son pelage fauve, et qui, comme lui, vit do::s les terriers souterrains qu’il se creuse dans les prairies dégarnies.

On se rappel'e que Christophe Colomb, dans une lettre au dorteur Chanca (2° Voyage), s’exprimait ainsi : « On n’a jamais vu dans ces iles de quadru- » pèdes, excepté quelques chiens de toutes couleurs, » comme dans votre patrie. Leur espèce ressemble » à celle de nos gros carlins. » Or, ce passage formel et peu connu ne permet plus de croire que Colomh n'ait eu en vue que des carlins, et nous ignorons quel degré d’exactitude on doit reconnoître à la figure du chien sauvage d'Amérique, gravée dans l'Encyclopédie (pl. 144, fig. 1), ou à celle qu’on trouve dans un neptune de 1:65, avec ces mots : cunis leporarius ex Ind is orcidentalibus (Gades, 1364), et représentant une sorte de lévrier.

De toutes les contrées, l'Afrique semble être la plus riche en renards. Au corsac ou adive, au mésomèl» du Cap, viennent s'adjoindre plusieurs espèces distinctes, rapportées par les voyageurs Ruppell et Delalande, de la Nubie, de l’Abyssinie et du cap de Bonne Espérance. La première est l’abuhosseîn de Nubie (f), ayant les plus grands rapports avec le corsac (5), dont elle ne semble être qu’une légère modification de localité. La deuxième, le sabora des Arabes, ou renard d'Egypte (6), à lèvres blanches, fauve en dessus, gris en dessous, la queue terminée par un flocon blanc. La troisième est le renard tacheté :*), à queue médiocre, à pelage fauve tacheté de noir, et qu'on rencontre en Nubie aussi bien qu'en Egypte. Nous ignorons quels sont les canis riparius et pygmæus que MM. Hemprick et Ebremberg disent être voisins du zerdo ou zerda.

Mais c’est à l’Afrique qu'appartient exclusivement la petite tribu des renards à grandes oreilles : les me-

(2) Caniscinereo argenteus, Say, Long’s exp, IL, 340. G) Fauna am. , p. 91.

(4) Canis pallidus, Cretzm., pl. 2, p. 33.

(5) Canis cursac, Gm.

(6) Canis niloticus, Gcoff., Ruppell, pl. 45, p. 41,

(2) Canisvartegatus, Cretzm,, pl, 10, p. 31.

galotis d'Illiger, remarquables, en effet, par la longueur peu ordinaire de leurs conques auriculaires, et la rigidité des soies qui forment leurs moustaches. L'espèce typique (!) a été rapportée du cap de Bonne- Espérance par le voyageur Delalande. C'est un animal moins fort de taille que notre renard, mais plus haut sur jambes, gris jaunâtre en dessus, blanchàtre en dessous, ayant une ligne noire sur la queue qui est fort touffue.

La seconde est le fame’ (?) jaune grisâtre en dessus, jaune blanchâtre en dessous, avec une ligne marron sur le dos et la tête, couleur d’ocre, que le voyageur Ruppell a découverte dans le Kordofan.

La troisième, et la plus célèbre de toutes, est le serdo ou zerda de Sparmann, le fnnec de Bruce, et l’animil a :onyme de Buffon, sur laquelle tant de divigations ont été écrites dans ces derniers temps (5). M. Leuckart, dans l’Isis, publia le premier une description du fennec, suffisante pour faire apprécier cet animal ; et Cretzmar, dans le Voyage de Ruppell, et Vigors, dans celui de Henham, en firent graver de nouveaux portraits. Le fennec est. donc aujourd’hui dénué des prestiges dont de vagues et incomplètes notions l’entourèrent pendant long-temps. C'est tout simplement un renard en miniature, remarquable par ses longs poils laineux, abondants, blond pâle et blanc satiné, passant au jaune paille ; ses membres grêles, son museau effilé : il se creuse des terriers dans les sables de la Nubie ({). Le genre fennecus des auteurs doit ainsi disparoitre de nos catalogues systématiques.

Sir William Yarrel a fourni sur son ostéologie de bons détails. Ainsi s'exprime ce savant :

« Dans la description du fennec, qui a paru dernièrement dans l’appendice du Voyage en Afrique du colonel Denham, nous avons eu à regretter que l’on n'ait pu décider de l’aflinité immédiate de cet animal avec les chiens, par suite de l’impossibilité où l'on se trouve d'étudier la dentition d’un individu adulte. Nous étions loin de nous imaginer, à cette époque, que nous pourrions aussitôt lever les incertitudes à ce sujet. Un bel individu de cet animal ayant été dernièrement présenté à la Société zoologique immédiatement après sa mort, l’on en retira

(:) Canis megalotis, Desm.; megalotis palandii, Smith.

() lanis famelicus, Ruppell, pl. 5.

() gruce, pl. 28; Buffon, supp., pl. 49 ; Encycl., pl. 108 , fig. 4 (mauvaises figures, loutes copiées de celle de Bruce ); Ruppell, pl. 2 (médiocre figure); Derham, atlas, pl. 10 , trad, franc. (figure pas assez exacte et reproduite dans notre atlas, pl. 15 },

(* Vulpes minimus saarensis,Skiold., 1777 ; 3erda, Sparm. ; viverra aurita, Blumenb.; megalotis zerdo, Allig. ; Observalions sur l'ostéologie du fennec, par W, Jarrell, Zool. journ,, t, HT, pl, 401 et 453,

HISTOIRE NATURELLE

un squelette complet et une peau en fort bon ét, Le squeleite étudié par M. Yarrel ne laisse pas le moindre doute sûr la place que le fennec doit avoÿ parmi les chiens, et tous les naturalistes sont au, jourd’hui unanimement d’accord à ce sujet,

» Les dents du fennec s'accordent en tont point avec les caractères des dents des espèces du genre canis, L'animal étant jeune, les pointes sont plus saillantes et plus aiguës ; le sinus frontal est un peu moindre que la proportion générale observée du celte famille, et le sommet de la tête n'a ane apparence du sillon central pour l'insertion du bo supérieur du muscle temporal, si remarquable dm les cantis lupus et lycaon, vulpes et lagopus. Ily a un plus grand développement. des portions lu rales des os pariétaux , ce qui forme un plus gra volume de cerveau; l’arc zygomatique est plus con: primé, et la portion post-orbitaire des os formant l’arcade est beaucoup plus foihle.

» La tête, comparée à celles des plus parfies races angloises de chiens, se rapproche beaucoup plus de celle du terrier, canis britannicus desau teurs, que d’aucune autre ; mais le museau est plus pointu dans le fennec. La forme de la mâchoire in. férieure et ses condyles s'accordent aussi complétés ment avec les mêmes parties dans le chien,

» La têt: du fennec présente cependant une autre particularité qu’il ne faut pas omettre ; les méats at ditifs, dans ce petit animal, sont plus grands quect mêmes parties dans notre renard commun, quoique le fennec soit de deux tiers moins grand que lere nard, La conque extérieure est aussi plus grande et proportion que ces méats, et, jugeant par analogie il est probable que le fennec possède le sens de l'oui d’une manière bien plus étendue que la plupart d autres quadrupèdes.

» Pour rendre ceci plus évident, quelque expl cation peut encore être nécessaire. Les nrganes l4 plus parfaits de l’ouïe doivent être considérés comn composés de trois portions, et chacune d'elles cuù tient plusieurs parties séparées.

» La première, extérieure, consiste dans la cg que, le conal et la membrane du tympan; la li sième, intérieure, contient le vestibule, les can semi-cireulaires, le limaçon , ete. La seconde parti intermédiaire par sa place, et réunissant la premi et la troisième portion, consiste dans les 0 auditil série de quatre os très petits et d’une belle formé qui, par leur puissance de communication, tr mettent l'impression extérieure reçue Sur la men brane du tympan aux labyrinthes intérieurs oCeups par les portions des nerfs auditifs.

» En général, dans les quadrupèdes, les cru auditives sont agrandies quand la conque extériel est petite, et vice versd, ainsi que le montre le cri de la belette, comparé à ceux des lièvres él des

eau en fort bon état, arrel ne laisse pas l > le fennec doit avoir naturalistes sont ag.

rd à ce sujet, ordent en tout poix des espèces du genre es pointes sont ps 1us frontal est un pey nérale observée dans e la tête n’a aucue ar l'insertion du br , Si remarquable dan pes et lagopus. Il y nt: des portions lat forme un plus gran matique est plus con taire des os formant ile.

es des plus parfaites rapproche beaucoup s britannicus des au is le museau est plus ne de la mâchoire inrdent aussi complétés dans Le chien.

> cependant une autre ymettre ; les méals au nt plus grands que ces 1rd commun, quoique oins grand que le re t aussi plus grande et jugeant par analogie pssède le sens de l'oui lue que la plupart des

ident, quelque expl ssaire, Les arganes le être considérés comm t chacune d'elles cui es.

, consiste dans la cot@ e du tympan} la til , vestibule, les canal ete. La seconde parlk réunissant la premià ste dans les os audit et d’une belle forme communication, (ral ure reçue sur la mel

que le monire Le crâf x des Jièvres et des |

390 HISTOIRE NATURELLE

galotis d'Illiger. remaranahlas an aMat nan lnlns | *. ..

gueur peu ordi

et la rigidité de

L'espèce typiqu

Espérance par

mal moins fort

haut sur jamb

tre en dessous

qui est fort tou La seconde €

sus, jaune ñla

marron sur le:

voyageur Ru La troisième

serdo ou zerdi

et l'animil a

divigations ont

M. Leuckart, €

cription du fer

eet animal ; et{

et Vigors, dan

de nouveaux p

j d'hui dénué de

plètes notions

or ER

JOUUS el

” C'est tout simp > À marquable par A à blond pâle et b N ñ | | ses membres gi c Ro | des terriers dat £ Mt fennecus des at ° ï LE 4 talogues systén N Li Sir William \

bons détails. A

Dot | « Dans la de:

* nièrement dans

Î colonel Denhar

# D || n'ait pu décide AUS | F| mal avec les ci

F5 l'on se trouve

adulte. Nous é

époque, que nt

titudes à ce su

ayant été deri.i

gique immédia ;

(") Canis meg

| Smith.

| | (} Canis fame ] 6) Bruce, pl.

108 , fig. 4! mai

4 de Bruce }); Rup| atlas, pl. 10,t reproduite dans (:) Vulpes mü Sparm, ; viverri llig.; Observal W, Jarreil, Zoo!

‘ou CRE

, * dm #

jins, Les os aud plus parfaitement otre écureuil co lièvre (lepus 4 jon de taille de c ueillir les sons 0 Je la forme et de pliquer cette ci ante : celte petit demandant une c jcation plus par » Ayant établi nnec, sont plus ommun , les os également parf xiérieure d’une g voir dans l'éch, usée de la Socié mon examen, 0 strémement éten rdinaire de chaq:

» Le squelette d A celui du chien,

iption; et il y a est que la pupille Près des chiens lui des cYNHYOE:

Hécrit pour la pre qu'il nomma hyène ar Ruppell, sous hei-hyène, ainsi Ju grec, à le syst Doigts seulement à peux-ci, et le pelag lle du loup, ma son pelage est m de fauve, de blanc Euve, puis noire, kiseux, IL vit par leutours de la vil] Arabie, où il est n resse de Burchel Les cynicris for LOgilby (5), qui

iens, des civeltes que son nom de (y) etransition intéres rede!, ses canines

ee mener

Le green

U Üinhyæna, Fr, t) Hyæna picta; : 54, ul 35,

‘| Canis pictus, L' Hyena venatid ÿ pocttd. of Zoo mire

gr. parie, p.

Los Les os auditifs sont beaucoup plus grands et lus parfaitement déterminés dans leurs formes dans otre éeureuil commun (sciurus vulgaris), que dans s lièvre (lus timidus), nonobstant la disproporion de taille de ces deux animaux. La faculté de reueillir les sons ou les vibrations sonores, dépendant de la forme et de l'amplitude de la conque, semble xpliquer cette circonstance d'une mauière satisfaiante : cette petite portion extérieure dans l’écureuil demandant une construction interne et une commujcation plus parfaite.

» Ayant établi que les cellules auditives, dans le mnec, sont plus grandes que celles de notre renard ommun , les os auditifs aussi grands en proportion également parfaits dans leur forme, et la conque xtérieure d’une grande dimension, telle qu'on peut voir dans l'échantillon de cet animal , déposé au usée de la Société zoologique, et qui a été soumis mon examen, on peut conclure que son ouïe est atrémement étendue, par le développement extraprdinaire de chaque organe en particulier.

» Le squelette du fennec ressemble si exactement A celui du chien, qu’il est inutile d’en faire la desiption; et il y a aussi ce point de ressemblance : est que la pupille de l'œil est circulaire. »

Près des chiens vient se placer un nouveau genre, elui des cyxHYOENES (!}, destiné à recevoir l'animal Bécrit pour la première fois par M. Temminck, et qu'il nomma hyène peinte (?), très bien figuré depuis ar Ruppell, sous le nom de chien peint (s). Ce hici-hyène, ainsi que l'indique son nom, contracté du grec, a le système dentaire des chiens : quatre Boigts seulement à chaque pied au lieu de cinq qu'ont peux-ci, et le pelage bisarré des hyènes. Sa taille est

De du loup, mais ses formes sont plus élancées,

Lson pelage est marbré par larges plaques de noir,

Be fauve, de blanc pur et de gris. Sa queue, d'abord ave, puis noire, est à moitié terminée de blanc ielseux, I vit par grandes troupes qui dévastent les leutours de la ville du Cap, et il s’avance jusqu’en

Mbie, où il est nommé simér. C’est la hyène chas- |

esse de Burchell (1),

Lis cyxictis forment un nouveau genre établi par LOgilby(S), qui vient se placer sur la limite des Mens, des civettes et des mangoustes, ainsi que l’in- MuesOn nom de cynictis, etqui présente des formes transition intéressantes. Ses incisives sont au nom-

ede!, ses canines? , et ses molaires !’. Ses pieds ont

' Uinkyena, Fr, Cuv., Dict, Sc, nat., t. LIX, p, 454. ( Hyena picta; Aun. des Sc. phys., 1820, t. 1, L 64, pl 35,

ï Canis pictus, Crelzm., pl. 42,

|‘) Hyena venatica.

Li of Zool. Soc., 1833, p. 49 :mém.,t.1,

Paie, P. 29, pl à: Ab, Sc. nat, 1834 ’

cinq doigts en avant, quatre’en arrière, tous munis d'ongles fouisseurs recourbés et robustes; la queue est fort touffue et très allongée. L'espèce type a l’aspect d’un petit renard, tant par la coloration que par les formes, et paroît avoir été indiquée par Sparmann, sous le nom de meer-kat. Ce cynictis, dédié à M. Steedman (!), qui l’a découvert dans les environs d'Uitenhage, sur la limite,du pays de Cafres, où il se cache dans des terriers, a un pied six pouces de longueur corporelle, un pied à la queue, et le pelage roux, plus foncé sur le dos; les joues, les flancs et la queue mélangés de roux et de gris ; cette dernière partie terminée de blanc sale,

Le CYNICTIS A QUEUE NOIRE (?) a été découvert à Sierra-Leone par le capitaine Strachan. Il diffère du cynictis de Steedman, et M. Ogilby suppose que c’est le kokeboe du vieux voyageur Bosman. Cet animal a le pelage roux ponctué de noir, plus clair sur les flancs. La gorge est d’un brun jaunâtre sale, tandis que le dedans des membres et le ventre sont d’un roux jaunâire. La queue, qui est floconneuse à son sommet, est grandement terminée de brun. Sa taille est de onze pouces.

LES VIVERRES.

Viver:a. L.

Les viverres (3) forment une famille très naturelle divisée en plusieurs petites coupes génériques par les naturalistes modernes, dont les espèces sont fort difficiles à caractériser, tant les nuances de leur pe-

(1) Cynictis Stecdmanni, Ogilhy.

(2) Cynictis melanurus, Martin, Proc., VE, 55.

() M, Isidore Geoffroy Saint-Hilaire a lu à l'Académie des Sciences un mémoire sur l'élablissemeut de deux nouveaux genres de mammifères carnassiers de la famille des Viverriens, qu'il nomme Zchneumie et Galidie.

Le genre viverra de Linné revu par Cuvier et par M. Geoffroy étoit devenu parfaitement naturel, et sa coordination sembloit ne plus rien laisser à désirer, torsqu'il y a quelques années il se composoit de quatregenres :civelle, genette, mangousteet suricatte. Ces genres, en même temps que faciles à distinguer, formoient un groupe parfaitement défini à l'égard des ursiens qnèles précèdent et des mustelliens qui les suivent, et, de plus, ils offraicnt cet avantage de former une série linéaire parfaite. Cependant des genres nouveaux ont été établis; les uns, tels que les paradoxures, les ailures, et surtout les ictides, semblent combler peu à peu l'intervalle qui séparoit les viverriens des ursiens; les autres , tels que les genres crossarque ei athylace (Vansire j de M, Fr. Guvier; cryplocropte de Bennett, cynictis et mongo d'Ogilby, et toui récemment encore l'amblyodon , de M. Jourdan, s’iutercalent entre les quatre genres ancicnnement connus, et opérent entre eux des transi-

ie ES

lage ont d'analogie et leurs formes de similitude, Leurs membres sont tous terminés par cinq doigts munis d'ongles plus ou moins rétractiles; leur langue est couverte de papilles cornées , et près de l'anus sont des glandes et une poche qui sécrètent des fluides odorants. Leurs habitudes sont carnassières.

La première tribu à poche anale est celle des civETTES (viverra, Cdv. ), dont les deux principalrs espèces, la vraie civette et le zibeth (1), ont été décrites par Buffon. On doit à M. Horstield Ja connoissauce d’une espèce regardée comme une genette par quelques auteurs, et fort voisine du zibeth, c'est la viverra rasse (?), grise teintée de fauve, à oreilles courtes, ayant huit raics très noires sur le dos, trois lignes interrompues sur les flancs, et que l’on distingue de la viverra indicas), parce que celle-ci est gris-i abelle, à oreilles longues, huit bandes uoiràtres sur le dos, et celies des flaucs continues. La première habite les forêts des Ghauts à l’occident, et la seconde les plateaux à l’est des mêmes montagnes, Pallus, Zimmermann, Screber, Shaw et Gmelin ont admis une viverra hermuyhrodila (), originaire de

tions plus ou moins intimes , en méme temps qu'ils détruisent la possibilité d'une classification de tous les viverra en série liéaire.

M.1s. Geoffroy en ajoute deux autres qui formeront de nouvelles transitions : l'un, galidie, sert à lier avec les mnustelliens, les mongos, les genetles, et par elles tout le groupe des viverriens déjà lié par d'autres groupes avec les féliens , et surtout par d autres encore avec les ursieus ; l'autre, ichneumie, lie les mangoustes au genre des cyuictis Le genre galidie comprend trois espèces de Madagascar, dont une imparfaitement connue et deux entiérement nouvelles. Le genre ichneumie compte de méme trois espèces, dont deux connues et l'autre inédite. (Hermès, no 94, p. 164.)

(‘) Sir Raffles parle en ces termes du zibeth , que les Malais nomment tangalung à Sumatra : « Cet animal » est élevé par les naturels dans le but d'obtenir le par- » fum célèbre qu'ils appellent jibet ou dedes, contenu » dans un double sac sous l'anus. Le zibeth a plus de » deux pieds de long, la queue est plus courte que le » corps et annelée, Une bande noire court le long du » corps. I à plusieurs raies longitudinales derrière le » cou, ct une large bande entoure la partie inférieure » de la gorge. Les flancs sont tachetés, et les taches » deviennent ondulées sur les membres. Le poilest court » etépais. Les naturels en distinguent une variété plus » petite sous le noin de tan-galung padi.»

(2). Hors. Zooï. Research. ; Sykes, proc. IF, 23; et V. Hamilt.

(2) Geoff. St.-Hil.

{i) Cette viverre hermaphrodite a été pour le docteur Otto l'objet d'un mémoire lu à l’Académie impériale Léopoldime-Caroline des curieux de la nature. Les différences que présente cet animal avec les vraies viverres sont assez tranchées, bien qu'il seit très voisin des ictides par ses attributs les plus extérieurs ; il doit , suivant le zoologiste allemand, être rangé à part dans un sous-genre qu'il appellé platyschista, en dédiant l'espèce à Pallas, et la nommant platyschista Pallasii,

HISTOIRE NATURELLE

Barbarie, et très voisine du zibeth, à Pelage ni cendré, moins foncé sur les parties inférieures n'ayant sur le dos que trois raeis noires, M, (ray y ajoute les vivesra undulata, tangalunga et me tida, qui nous sont inconnues. 1! regarde comme uue civette la viverra linsang (?) d'Hardwicke, y Felis gracilis d Horslield.

La seconde tribu est celle des GexeTres à simpk

(") Spice. Zoo! pl. 8.

) M Jourdan, directeur du Musée de Lyon,a pré senté à l'Académie des Sciences la figure et la dleseripe tion de deux espèces nouvelles de mamimnilères de l'Inde, qu'il désigne, l’une sous le nom d'hémigale zébri, l'autre sous celui d amblyodon doré, et qui se rappr chent beaucoup des paradnxures,

Lhémiqule zébré lie les gen:ttes aux paradorume par les pieds semi-plantigrades, son museau effilé, fausses molaires minces, tranchantes et dentelérs:lx vraics molaires formant presque un carré allongé, el couronnées ceperdant de petits tubereules aigus.

L'amblycdon doré se rapproche des ictides park dévelopnement considérable des organes de l'olfaction, et des blaireaux par ses incisives et ses canines, lled plus plantigrade que les paradoxures dont il a d'ailleurs la plupart des caractéres.

L'amblyodon est un carnassier omnivore, l'hénél gale est à la fois insectivore et frugivore Celui-ci ah tête effilée, le museau fendu, les orcilles droites h queue non susceptible de se tordre comme celle des paradoxures ; les orteils sont entourés de poils à leu base, les ongles demi-rétractiles; la plante des pieid postérieurs est nue. Le poil est assez court, liste, « rappelle celui des grands féliss le fond de la robe e blanc fauve; les zébrures sont formées par de large bandes brunâtres disposées longitudinalement sur le cou et transversalement sur le corps. La longueur d8 l'animal, depuis la pointe du museaujusqu'à la naissatté de la queue, est de 50 centimètres; celle de la queut de 36 centimètres.

L'amblyodon doré a des formes encore plus lourd que celles des puradoxures : la tête est moins efflée les oreilles sont plus courtes; les poils sont annelés assez longs.Les parties supérieures dutronc,ses côtés régions externes des membres ct l'origine de la qe sont d'un roux doré teinté de brun, et d'autant plu qu'on s'approche davantage de la ligne moyennedu dé La poitrine et l'abdomen sont d'un blanc fauve lerrcil les pattes sont brunes; le dessus du museau et le fr sont d'un blanc brunâtre: les côtés du musean tl pourtour des yeux bruns: les joues, la mâchoiretl devant du cou d'un jaune terreux; l'occipul etleh du cou noirâtres, ainsi que la plus grande partie de} queue, qui cependant se termine par unfloconblant3 longueur,de la pointe dumuseau à l'extrémitédelaque! est de 1 métre 15 centimètres, dont la quete (on prés de la moitié, ayant à elle seule 51 centimélres

M. Jourdan pense qu’on pourroit réunir aux de genres hémigale et amblyodon, les civelles, le ; nettes et les paradoxures, pour en faire une petite fini qui auroit plusieurs caractères communs, entre all celui des angles à demi rétractiles, Elle offriroil genres dans l'ordre suivant : civelte, genelle, uit: paradoxures, amblyodon,

zibeth , à pelage ni parties inférieures, Pis noires. M. Gryl , langalunga et pr:

Page 1