LE PARADOXURE A PIEDS BLANCS
Paradozurus leucopus. Ocisuy (').
Cette espèce de paradoxure ne nous est connue que par la description qu'en a publiée M. Ogilby dans le quinzième numéro du Zoo oyical Journal. Cet animal vivoit à Londres dans l’année 4827 ; et bien que ses formes ne différassent point de celles de toutes les autres espèces du genre, le corps étoit cependant plus arrondi et plus épais.
Les oreilles du paradoxure aux pieds blancs sont nues, demi-circulaires, d'une couleur foncée, et très découpées ; sa queuc est parfaitement cylindrique, épaisse à la base, et diminue de grosseur à son extrémité : un petit mufle noir termine le museau, au-dessous duquel s'ouvrent des narines de même forme que celles des civettes ou des chiens; les extrémités des membres sont accommodées pour une locomotion semi- plantigrade , aussi la plante des pieds est-elle blanche et dénudce jusqu’à six lignes du talon : ce dernier est recouvert de poils, et ne porte pas sur le sol pendant la marche. Chaque exirémité est terminée par cinq doigts de mème longueur, réunis comme ceux du chat, presque jusqu'aux ongles, qui sont blancs et très rétractiles.
Son pelage se compose de poils longs et très fournis sur le corps, qui se raccourcissent et deviennent dars sur la tête et sur les membres ; les moustaches sont composées de soics longues, roides et noires, et cette dernière teinte est encore répandue sur les joues, le nez et la figure, excepté autour des yeux, où se dessine un cercle cendré ; la fourrure du cou, des épaules, du croupion et de la queue, est d'un brun clair sur lequel apparoissent des poils d’une autre sorte, imitant des soies roides et longues, de couleur grise, et terminés de noir : ces soies sont plus abondantes sur les épaules que partout ailleurs, et leur teinte grisâtre contribue à donner à celte partie une coioration beaucoup plus claire : une
() Paradnzurus nigro-bruneus ; pedibus, cingulo tamborem lato, ventre, membris interné , caudæque “apice, albis ; cruribus facieque nigris; hac circa interque oculos cinerea, Ogilby, Zoo. Journ., no xv, ÿ. 300 et suiv. ; planches supplémentaires, nv 35.
écharpe d’un blanc pur forme un large cherron mn les reins, ct c’est encore ertte dernière couleur qui règue sur le ventre, en dedans des membres, el qu teint l'extrémité de la queue ; les pattes sont d'y noir de jais, que relève ie blanc de neige du dessous des pieds.
Comune les espèces du même genre, ce paradorure enroule sa queue ; comme elles aussi il recherche pain, les fruits, et autres substances végétales, Lo. dividu que M. Ogilby ent occasion d'étudier n'a environ que seize pouces de longueur, du bout & nez à la naissante de la queue, tandis que la queue pouvoit en avoir environ quatorze et cinq ou sir li. gnes. Il étoit bas sur ses jambes, mais très vit très agile dans ses mouvements, Ce paradoxure, d'un naturel méchant, dormoit assez ordinairement le jour, en formant autour du corps un cercle are sa queue. Le soir, au contraire, il perdoit de sa tor. peur diurne, et paroissoit se ranimer : lorsqu'on ke tourmentoit, il poussoit un petit siMlement sourd, assez analogue au grognement des chats lorsquis sont en colère. On rapporta à M. Cgilb: que sou la queue ex stoit une rainure d’où suintoit, en pelle quantité toutefois, une humeur sébacée de la nature du musc; mais il ne put vérilier ce fait.
On ignore la patrie de cet animal, bien qu'on le suppose des Indes Orientales.
PARADOXURE A MOUSTACHES BLANCHES,
Est pour M. Owen le type d’un genre qu'il nomme CYNOGALE DE BENNETT (!), et qui est le lien inter médiaire des paradoxures et des ictides. Il diff des uns ct des autres par la longueur du musau, forme comprimée des fausses canines, et la petites de la première molaire carnassière qui est {ris gulaire.
Depuis, M. Gray a donné une révision de ce gente qu'il a enrichi de plusieurs espèces nouvelles; leu yeux ont une pupille verticale, et toutes vivenltr clusivement sur le continent de l'Inde ou dans iles de la Malaisie. 1° Le paradoxure type, if nette de France de Buffon, décrite. 2" Le parados de Pennant (2), brun cendré, à bandes obscures st les flancs, à pourtour des yeux blanc, est du Ben gale. 5° Le bondar (3) ou chat musqué du Bengale la viverra bondar de Blain ille, a le pelage marqué d’une bande dorsale noire, les qualre Pl® et le bout de la queue noirs. 4° La viverre préhen
() Cynogale Bennetii, Owen, Proc. vr, 88.
®) Paradozurus Pennantii, Gray, proceed.
(3) P. bondar, ibid.
ile (!), déjà de dosure duuteu précédent, Son jrant au blanc aradoxure lie:
édemment pa oxure de Pall banc, mais de hoire, tachetée doxure de ( dessous et at pré dans la 1 joxure aux piec doxure d'Har pt rangées de pnière rouleu Hécrit par M, JE.
gralus, est le S Le paradoxe sant au gris € ledos; des !
ofalus (*), per jeux bandes seu syson (1°), d’un l ace, une iludinale sur le La quatrième res, Ellig.) (11), mineuse à son inés par des Lexclusiveme Afrique et de |’ fees: lamango Unes, et le »
Tous les détail
D, au rôle qu'e
uples, sont co on des Egyptiel ne ne s’est do de quelques S que présenten M. G, Cuvie
!! Viverra pre élre allas,
} V, fasciata,
esearch,
@ P, dubius, i WP, Pallasii,
F Paradoruru (0 P. leucopus, (P. Hamiltor WP, trivirgatr de
# V, binotata WPF inlayso V Mangusta ”
in large chevrons le (1), déjà décrite, 5° Le musanga (?). 6° Le para-
dernière couleur qu Mjyrure douteux (5) qui semble être le jeune âge du des membres, et qui neident, Son pelage #st d'un cendré jaunätre clair, les pattes sont d'u jrant au blanc jaunâtre en dessous ; de Java. 7" Le > de neige du dessous sadoxure hermaphrodite de Pallas, indiqué pré-
idemment parmi les vraies ‘civeltes, #° Le paramure de Pallas (1), gris noir, varié de noir et de ane, mais de teinte plus elair : en dessous, la face boire, tachetée de blanc neigeux : de l'Inde. 9° Le sadoxure de Cross (5), noirâtre en dessus, jaünâtre n dessous et au front. Un individu vivant est conré dans la ménag: rie de Londres, 10° Le parajouure aux pieds blancs(f), déjà décrit 11° Le pa oxure d'Hamnilton (7), gris cendré avec six on nt rangées de taches noires, un bandcau de cette mière couleur sur les veux. 12' Le paradoxure rit par M. Hamilton Smith. sous le nom de rulo grealus, est le type du genre paguma de Gray. ÿ Le paradoxure à trois lignes (8), gris noirâtre, ntau gris clair en dessous, à trois raies brunes rledos; des Moluques. 14° Le para:'oxurus biolatus (*), peut-être aussi des Moluques, ayant eux bandes seulement. 45° Le paradoxure de Finbyson !!°), d’un brun pâle, avec une bande brune la ace, une deuxième sur les yeux, et une lon- Htudinale sur le dos; provient de Siam.
La quatrième tribu est celle des MANGOCSTES (herrates, [llig.) (11), à formes ullongées, à queue très vomineuse à son attache, ayant des membres courts inés par des doigts à demi palmés, et qui habitexclusivement les contrées les plus chaudes de Afrique et de l'Asie. Buffon en a décrit quatre estes: lamangoust», la grande margouste, le neipse unems, et le munro.
Tous les détails relatifs aux mœurs des mangousau rôle qu'elles ont joué dans la croyance des uples, sont consignés dans l’histoire de l’ichneuon des Egyptiens, et du mungos des Indiens. Ce are ne s'est donc enrichi dans ces derniers temps We de quelques descriptions minutieuses des varié- S que présentent les dépouilles d'espèces regardées M. G. Cuvier comme distinctes de celles que
genre, ce paradorure aussi il recherche le ances végétales, L'in.
sion d'étudier n'avoit ongueur, du bout du , tandis que la queue >rze et cinq ou six lie bes, mais très vif et nts. Ce paradoxur, It ussez ordinairement | corps un cercle ae », il perdoit de sa toranimer : lorsqu'on le etit siMlement sourd, it des chats lorsqu'ils M. Cgilb: que sous la où suintoit, en pelile ar sébacée de la nature lier ce fait.
animal, bien qu'on le À