‹ Compléments de Buffon [microforme]Chapitre 265 sur 514 · DJ LLCLE LES EU D D OLE · texte numérisé non relu

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d'une manie!

aire beaucou hassier elle es Da tête ; le jug:

Ditire ainsi q u contraire el les arcades zy; jeartées vers | st très large, prononcées. L e protèle, l'ai surtout beaucc matique du ter t le jugal ne uen se rappr ilions organic orme élargie de de celle de plus étendue , able, la totalité nfrieure dimi Les ouvertur L très rejetées oup de largeur kusiblement p es ours, tundi pour les deux « hyénes, les ch hassiers, Cette peurs beaucoup Dauconp plus | du nez, s'allong avec lui, sont le renard ; mais phyène. La larg ulhctives une a Que point de go propres du nez, La civette et les Le jeune pro les crêtes de l’o ire qu'elles 4 lille comme c La mâchoire telle de la hy difications rd Aillaire sont Lans toute l'éte es ; puis les d 0 se contourna

l! Celle remar( lent dite, et à re, mais non Pophyses arbita

entouré d'un Mint-Hilaire, ;

june manière remarquable, s'éloignant au conaire beaucoup de celle de la civette. Chez ce car- Lassier elle est longue, mince et parallèle à l'axe de jte ; le jugal est étroit et grêle; son apophyse or- Ditire ainsi que celle du frontal n'existent pas (1) : Lu contraire chez le protèle, comme chez la hyène, Les arcades zygomatiques sont fortes, épaisses, plus seartées vers Le temporal que vers l'orbite ; le jugal «t très large, et les apophysrs orbitaires sont très prononcées. La différence consiste en ce que, chez À protèle, l'arcade est moins rejetée en arrière et Rurtout beaucoup moins écartée, l'apophyse zygoatique du temporal étant beaucoup plus courte, t le jugal ne pouvant plus s’articuler avec elle uen se rapprochant beaucoup du crâne. Ces conjtions organiques font que le protèle passe de la orme élargie de la tête d.s hyènes à la forme allonke de celle des renards ; que la boîte cérébrale est lus étendue, la masse encéphalique plus considéable, la totalité des muscles moteurs de la mâchoire férieure diminuant au contraire.

Les ouvertures des arriè:e - narines sont larges, Ltrès rejetées en arrière; le palais à aussi beauoup de largeur. Les deux rangées de molaires sont ysiblement parallèles, ce qui se voit aussi chez ours, tandis que le parallélisme n’a lieu que pour les deux ou trois dernières molaires chez les hyjènes, les chiens, les civettes et les autres carjassiers. Cette disposition fait que le museau, d’ail- Beurs beaucoup plus court que celui du renard, est Waucoup plus large à son extrémité. Les os propres du nez, s'allongeant avec le museau, et diminuant avec lui, sont aussi beaucoup plus courts que chez le renard; mais ils sont plus longs que chez la phiène. La largeur du museau donne aux cavités ctives une assez grande capacité. On ne remarque point de gouttière le iong de la suture des os propres du nez, comme cela se voit chez les renards, ka civette et les hyènes.

Le jeune protèle ayant, comme la jeune hyène, es crêtes de l'occiput déjà très prononcées, il est à vire qu'elles sont très saillantes chez le protèle dille comme chez la hyène adulte.

La mâchoire inférieure, courte et assez semblable Pcelle de la hyène, présente néanmoins quelques Mifcations remarquables. Les deux branches du àïillaire sont à peine obliques l’une sur l’autre EI toute l'étendue où doivent s'implanter les motres; puis les deux bords dentaires se rapprochent 1 Sconlournant, d'où résulte une sorte d'échan-

f Cette remarque est applicable à la civette propremi dite, et à plusieurs autres animaux du même Enre, mais non à tous : chez quelques uns même les Pophyses orbitaires existent si prononcées, que l'œil

entouré d'un cercle 0ss é ri eux complet. ( lsid, Geoffroy

crure qui répond aux canines supérieures, et sépare les molaires inférieures des canines et des incisives inférieures. Cette disposition fait que, malgré le parallélisme des deux rangées de molaires de la màchoire supérieure, les molaires inférieures sont, comme chez tous les carnassiers, recues entre les supérieures, et sont alternes à leur égard, tandis que les incisives supéricures et inférieures sont opposées. Cette disposition se retrouve chez les ours, qui out aussi, comme je l'ai remarqué, les bords du maxillaire supérieur parallèles.

Le maxillaire inférieur du protèle est d’ailleurs beaucoup moins fort que celui de la hyène ; son con dyle, ct surtout son apophyse coronoïde, sont peu développées.

C'est ici surtout que la connoissance de l'adulte est à regrelicr. tous les individus que j'ai examinés n'ayant encore que de très petites dents de lit. M. Fr. Cuvicr, celui de tous nos zoologistes qui à porté le plus d'attention sur les dents considérées comme caractères zoologiques, ayant examiné les dents du protèle, je ne puis micux faire que de renvoyer à son travail. Je dirai seulement qu’il y a de c..aque côté, à la mâchoire supérieure, trois incisives, une canine, quatre molaires; et à l’inférieure, une molaire de moins. Les molaires de la mâchoire inférieure sont séparées des autres dents par un vide assez considérable ; celles de la mâchoire supérieure sont écartées les unes des autres. Toutes ces dents sont très petites; les incisives supéricures sont en biseau : chez l’un des deux individus que j'ai examinés elles sont larges et divisées par un sillon longitudinal , visible particulièrement sur la face antérieure, de sorte qu’elles présentent deux petits sommets; chez un autre individu elles sont beaucoup plus étroites, et le sillon est à peine sensible; dans un troisième elles sont larges, et le sillon estencore moins marqué. Les incisives inférieures ont deux sommets plus distincts; les canines supérieures et inférieures sont peu saillantes.

Les dents du protèle sont dans un état complet d'anomalie. C’est, dit M. G. Cuvier, que les dents persistantes ont été retardées, comme il arrive assez souvent aux genettes. Il pense d'ailleurs que. dans leur état normal, elles doivent ressembler à celles des civettes et des genettes; et c'est ce qui l’avoit déterminé à donner au nouveau quadrupède le nom de civette hyénoïde, que, du reste, il ne regardoit lui-même que comme une désignation provisoire. Cependant les mâchoires du protèle sont courtes : la portion de la mâchoire inférieure, où doivent s'implanter les molaires, est, proportion gardée, d’un quart au moins plus p:tite chez le protèle que chez la civette.

C'est avec la hyène que le protèle a le plus de rapports, quant aux os du tronc. Par le nombre 5l

des côtes, il tient le milieu entre la hyène et la civette ; il en à quatorze; elles sont aplaties et assez longues : les huit premières sont les seules qui s’articulent avec ie sternum. Cet os ne présente rien de bien remarquable, et ne fait en avant des côtes qu’une saillie peu considérable. Les vertèbres cervicales sont très fortes; toutes leurs apophyses sont très élargies. Les vertèbres lombaires sont au nombre de six, les sacrées au nombre de deux : ce qui fait vingt-neuf vertèbres, sans compter les caudales qui sont au nombre de vingt et une ou vingtdeux. La série des apophyses épineuses présente une disposition remarquable : l’atlas et l’axis sont comme chez les autres carnivores ; dans les cinq dernières cervicales, les apophyses épineuses sont élargies, mais peu saillantes : à la région dorsale, elles deviennent tout-à-coup des tiges très allon: gées. Cette disposition est particulière au protèle taux hyènes, surtout à la hyène tachetée ; car chez les civettes, les chats et les autres carnivores, les apophyses épineuses des dernières cervicales ont déjà pris la forme allongée de celles des dorsales. Vers la fin du dos, et dans la région lombaire, ces apophyses deviennent plus larges et moins soillantes ; enfin, à la région sacrée, clles sont minces et allongées comme à la région dorsale, mais plus petites.

Les quatorze ou quinze dernières vertèbres caudales ne sont plis que des cycléaux grèles et allongés : les autres ont des apophyses dont quelques unes sont même très saillantes.

Le bassin est, comme chez la hyène, moins oblique sur la colonne vertébrale qu'il ne l’est ordinairement : l’iléum est plus étroit et plus allongé que chez ce carnassier ; la cavité cotyloïde a peu de largeur : elle résulte de l’union de l’iléum, de l'ischium, du pubis et d’un quatrième os découvert, il y a quelques années, dans l’homme et les mammifères, par notre célèbre anatomiste M. Serres, qui le regarde comme l’analogue de l'os marsupial .des animaux à bourse. (Voyez Analyse des travaux de l’Académie royale des Sciences pour 1819, page 40.) L’os pénial des chiens n’est aussi, suivant mon père, que le même os soudé à son congénère, et ne formant avec lui qu’une seule pièce placée sur la ligne médianc.(Voyeztome IX des Mémoires du Muséum, page 599.) Ainsi ce quatrième os existeroit dans la cavité cotyloide chez tous les mammifères, excepté ceux qui ont ou l'os pénial ou l'os marsupial : il est, chez le protèle comme chez la hyène, placé entre l'ischium, le pubis et l’iléum. Le protèle, de même que la hyène, n’a done pas d'os pénial.

On saisit, à la simple inspection des membres du protèle, quelques uns de ses rapports avec la hyène et la civette. Le membre antérieur du pro-

HISTOIRE NATURELLE

tèle, par ses proportions, ressemble à cehi dj hyène, et diflère de celui de la civette; par le nom. bre des doigts, au contraire, il ressemble à gl de la civette, et diffère de celui de Ja hyène, qui manque de pouce, ou du moins qui n'a qu pouce rudimentaire. Quant au membre postérie, sous ces deux rapports également, il ressemb i celui de la hyène, et diffère de celui de la civee, Ainsi, à la simple inspection, les membres dy protèle paroissent avoir plus de rapports de rm. semblance avec ceux de la hyène qu'avec ceux de la civette. Un examen détaillé des parties nous don. nera ce même résultat. L'extrémité antérieure même ressemble plus à celle de la hyène qu'à cell de la civette.

L'omoplate a peu de largeur, mais il est très allongé; cet os est remarquab'e par cette forme allongée, et surtout par son épine très peu obli. que sur les bords de l'os. Cette même disposition, qui n'existe ni chez le renard ni chez la civete, se retrouve chez la hyèae. Je n'ai point vu lack cule ; elle manquoit au squelette que j'ai examiné: il est probable qu’elle est petite, et suspendue dans les chairs.

L'humérus est arqué, très fort, surtout vers l'ertrémité scapulaire ; la tête, les tulérosités, tout le tiers supérieur de l'os, remarquable par sa largeur: déprimé dans une partie de sa longueur, compriné dans l’autre , il est arrondi vers sa moitié; les os de l'avant-bras sont, dans toute leur longueur, appli qués l’un contre l’autre, et même si intimemen qu'ils se reçoivent dans de légères facettes dont il sont creusés à leur partie supérieure; tous deut, et le radius surtout, sont larges et aplatis. Le cubi. tus, moins large, a plus d'épaisseur; sa porli carpienne, arrondie et assez semblable à une ph lange , n’est pas encore réunie au corps de los portion inférieure du radius est au contraire soudés à l1 supérieure; mais on voit une suture {rès pr noncée, indice de la séparation primitive des deur parties de l'os. |

La première rangée du carpe est formie de 10 os, dont l’interne , plus grand, est reçu dans l l celte articulaire du radius; l'exteree plus prit dans celle du cubitus. le troisième os est platéat dessous, et forme une sorte de talon extrèmemel saillant ; il y a de plus un petit osselet lenticul placé dans la ligne du pouce; la seconde rang'e! formée de quatre os : à la partie inférieure de li terne est placé un petit osselet, suivi de trois aulris osselets plus ou moins allongés; c'est le pouet. même os et le suivant soutiennent le métacarp® du srcond doigt; le suivant porte celui du troisién® enfin sur l’externe s'appuient les deux derniers tacarpiens.

Tel est le carpe du protèle, remarquable P

ne grende an Dlest très difér lui de la hyë mblable à la protèle est cepe ble à celte vern Le pied offre wrlante, qui le Les carnassie ant plus court ent, car c'es $ métacarpien:

La hyène fait ex cède en rien nest de mêm insi de la hyèn le pouce est Wsi long que tres doigts ; t la phalange lus court : cett wintu, placé ve prnds doigts ne deux métaca purts que les ir eux-ci appartie autres, et le:

pième doigt ple eux du troisièm errière les méta ps, comme le piels de devant omme aux piec nt rejetés en a On remarque, liculation méte quels glisse, q ure de la pha retrouvent da inisent par se sl ns doute pareil il; a en devant rliculation, de p &-fit à la rotuie ous ces os, pli arpo- phalangie:

()Je pourrois d hauves-souris, b Giceplion, Dans Pouce au picd de d Vient pas unique siens, il porte en lales, C'est qu'il y des conditions 0 Non père a donn lscriaux du LXXIX, (leid. Ge

ssemble à celui del pe grende analogie de composition avec le tarse. | civette; par le nom. Most très différent de celui de la civette, moins de il ressemble à cel MReui de la hyène. Ainsi, par le nombre des doigts lui de la hyène, qu mblable à la civette, et diflérent de la hyène , le noins qui n'a qu rotile est cependant, par son carpe, plus sembla- 1 membre postérieur, Me à cette ernière.

ment, il ressemble à Le pied offre encore une considération plus imde celui de la civetk, poriante, qui le rapproche pareillement de celle-ci. n, les membres du Les carnassiers ont ordinairement le pied de dede rapports de res. ant plus court que celui de derrière ; et particulièyène qu'avec ceux de ment, car c’est sur eux que porte la diflérence (1), des parties nous done méucarpiens plus courts que les métatarsiens. ‘extrémité antérieur MR; hyène fait exception : chez elle le métacarpe ne de la hyène qu'à cell cle en rien pour la longueur au mét tarse, Il nest de même chez le protèle, qui se rapproche si de la hyène jusque dans ses anomalies.

ie pouce est formé de trois os: le premier est ussi long que les phalanges métacarpiennes des uires doigts ; le second est court ; le dernier, qui th phalange unguéale, est encore beaucoup lus court : cette petite phalange porte un ongle wintu, placé vers le Las du métacarpe. Les quatre prnds doigts ne présentent rien de remarquable ; deux métacarpiens externes sont beaucoup plus purs que les internes : aussi les doigts auxquels eur-ci appartiennent sont-ils plus allongés que aurres, et les ongles du deuxième et du cinquième doigt placés beaucoup plus en arrière que pus du troisième et du quatrième. Aux pieds de errière les métatarsiens internes sont les plus allcnés, comme le sont les métacarpiens internes aux els de devant : par suite, aux pieds de derrière omme aux pieds de devant, les ongles externes ont rejetés en arrière.

On remarque, à la partie postérieure de chaque ticulation métacarpo-phalangienne, deux os entre quels glisse, dans la flexion, l’extrémité supéieure de la phalange correspondante. Ccs deux os retrouvent dans les chats, les hyènes, etc., où ils Bnissent par se souder ensemble. Cette soudure a ns doute pareillement lieu chez le protèle. Enfin Îlya en devant, dans les ligaments de la même Miculation, de petits osselets qui ressemblent toutkit à la rotule par leur position et par leur forme, ous ces os, placés derrière les articulations métaarpo-phalangiennes, et ces osselets sésamoïdes,

eur, mais il est trà sab'e par cette forme à épine très peu ob tte même disposition, rd ni chez la civete, n'ai point vu lack tte que j'ai examiné:

ite, et suspendue dans

fort, surtout vers l'ex es tulérosités, tout le quable par sa largeur:

a longueur, comprimé rs sa moitié; les os de leur longueur, appli même si intimemen égères facettes dont il ipérieure ; {ous deut, ges et aplatis. Le cubépaisseur; sa por semblable à une ph je au corps de l'os est au contraire soulte Lune suture très pr ion primitive des deu

pe est formée de tro d, est reçu dans la k l'exterse plus pris isième os est placé at de talon extrèmemen tit osselet jenticnlaire ; la seconde rangée rtie inférieure de l'in 2. suivi de troisaull aés ; c'est Le pouce. 1 ennent le métacarpi® rte celui du troisième les deux derniers I

(Je pourrois dire presque tous les mammifères. Les duves-souris, plusieurs édentés , etc., font cependant iceplion, Dans les marsupiaux , qui manquent de Pie au pied de derrière , l'allongement de ce pied ne Neal pas uniquement de l'allongement des métatarsens, il porte en grande partie sur les phalanges digils, C'est qu'il y a ici un excès de développement dû à des Œuditions organiques propres aux marsupia:ix. Non père a donné l'explication de ve fait dans L'article lwceaux du Dictionn. des Sc. natur. (de Levrault), LANX (Isid. Geo, Saint-Hilaire, )

èle, remarquable Pl

placés au devant , se retrouvent aux parties correspondantes du membre postérieur, à l'examen duquel je vais maintenant passer.

Le fémur et la rotule du protèle ressemblent beaucoup à ceux de la civette et de la hyène ; la tête du fémur est cependant plus saillante que chez la hyène. Le péruné n’est encore qu’une tige aplatie, un peu renflée et arrondie à ses extrémités : contigu au tibia dans sa moitié inférieure, il s’en écarte dans la supérieure. Cette disposition produit une courhure dont la concavité est tournée vers l'extérieur. Sans doute dans les vieux individus les deux os de la jambe sont soudés dans une grande partie de leur longueur, Dans les civettes comine dans les chats, au contraire, les deux os ne se réunissent qu’à leurs extrémiés, et sont toujours écartés l’un de l’autre dans le reste de leur longue:r. Au-dessous du péroné est une épiphyse qui se soude plus tard avec le péroné, dont elle doit faire partie, et avec le tibia ; à l'extrémité supérieure du péroné sont deux autres épiphyses, dont l’inférieure sert aussi de point de réunion pour les os de la jambe : il y a de plus un petit osselet placé au côté externe. Le péroné de la hyène ressemble à celui du protèle; il est même encore plus étroit chez elle, proportion gardée. Les chiens ont aussi les os de la jambe disposés de la même manière, et soudés pareillement dans leur moitié inférieure ; ils se réunissent même quelquefois dans la portion de leur longueur où ils sont écartés, au moyen d’une lame osseuse qui va d’un os à l’au re comme feroit un ligament interosseux. Je parle de cette disposition , que je n’ai observée que chez les chiens, parce qu’elle doit se rencontrer pareillement chez les vieux protèles.

Le tarse ne diffère que très peu de celui des autres carnassiers, et particulièrement de la civette : analogie remarquable entre les pieds de deux animaux dont l’un est pentadactyle, et l’autre privé de pouce. Au reste, comme on sait, un élément organique de plus ou de moins dans une série de parties analogues n’est pas un caractère d’une importance majeure : c'est ainsi que varie fréquemment dans le même genre, quelquefois dans la même espèce, le nombre des doigts, des côtes, des vertèbres, des d'nts, etc.

Il ÿ a toutefois une légère modification chez la civette : les cunéiformes portent les trois métatarsiens internes ; le cuboïde soutient le suivant, et ne s'articule à l'externe que dans une très petite portion. Telle est aussi, à peu près, la disposition de ces os chez l’homme. Dans le protèle le tarse est aussi large : mais l'absence d'un métatar ien rend le métatarse plus étroit, ce qui fait que les quatre métatarsiens qui restent sont moins gênés, et s’articulent avec le tarse d'une manière plus pleine et plus en-

tière. {1 est à remarquer au reste que le pouce joue

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chez la civette un rôle très peu impor tant ; en effet le métatarsien de ce doi:t est placé lors de rang, s'articule avec son cunéiforme presque tout entier au-dessous du métatarsien du second doigt, et reste caché sous lui dans une grande partie de sa longueur : il est d’ailleurs extrêmement grêle.

Les phalanges métatarsiennes et digitales du protèle sont très srmb'ables à celles de la civette surtout quant aux trois doigts externes ; car l'interne, grêle chez la civette, est très fort chez le protèle. C'est à l’absence du pouce qu'il faut attribuer le vo- Jlume remarquable de cet os, nourri chez le protèle de tout le sang qui, dans le cas normal, se seroit porté au pouce.

Telles sont les principales particularités que nous présente le squelctte du proti e. J'ai montré que cet animal est très voisin des hyènes ; qu’il l’est plus même que ne semblent l'avoir pensé les naturalistes qui se sont occupés de lui avant moi. En effet, si nous omettons les caractères extérieurs, qui ne sont pas eux-mêmes sans importance, pour nous baser uniquement sur les considérations que présente le squelette, que trouvons-nous? L'ensemble de la colonue vertébrale, le bassin, le membre postéricur tout entier, l'épaule, les os de la jambe, du carpe, les quatre doigts externes, qui sont les plus impurtants dans ces famiiles, nous rappellent entièrement et p esque uniquement la hyène. Les côtes, le sternum, ressemblent autant aux os correspondants de la hyène qu'à ceux de tout autre animal. Le protèle a un doigt de plus ; mais ce n’est pas là une différence bien importante : ce duigtest petit, grêle, sans usage, comme surnuméraire ; et d'ailleurs on trouve des rudiments de pouce chez la hyène.

La forme de la tête est différente ; l’arcade zygomalique est beaucoup plus écartée chez la hyène : l’arcade zygomatique qui, étant pour le naturaliste comme l'indice du vo'ume de la masse encéphalique et de la force des muscles motrurs de la mâchoire, renferme en elle un caractère d’importanre majeure, Nous sommes enfin ici sur une différence fondamentale, et qui ne permet pas de laisser le nouvel animal parmi les hyènes; mais est-il pas remarquable de trouver er core, jus je dans les points où la dissembl nce est la plus grande, des rap orts de ressemb'ance dans les détails sec indaires ?

Que conclure de tout ceci? C'est que le nouveau mammifère doit être regardé comme le type d’un genre nouveau, selon l'opinion de M. Cuvier; ct que ce genre, qui se rapproche, à certains égards, des civet.es et des renards, a des rapports très nombreux avec les h;ènes.

J'ochéversi de frire çonnoître l'animal! qui fait le typ: du nouveau geure, en d'sint quelques mots des couleurs de son pelage et de ses parties extérieures.

HISTOIRE NATURELLE

L'aspect général est, comme je l'ai dit, celui qu hyènes. Ses jambes de derrière sont en apparen très courtes, ce qui vient de la flexion continue où il en tient les diverses parties, et non de key brièveté réelle ; car, malgré l'allongement du carpe dont j'ai fait mention, les membres postérieurs sy aussi longs que les antérieurs.

Les oreilles sont :1longées et couvertes d'un puil très court et peu abondant : clles rappel!ent cells de la hyène d'Orient. Les narines font une sailie prononcée au delà du museau, qui est noir et pe fourni de poils ; on y remarque de longues mouu. ches. Les poils de la crinière et ceux de toute là queue sont de longs poils rudes au toucher et an. nelés de noir et de blanchâtre ; ce qui fait que ae nière et la queue sont aussi dans leur ensembk annelées des mêmes couleurs. La crinière s'étend de la nuque à l’origine de la queue ; les poils qui composent sont plus rares, et plus courts verse iaut du cou et vers Ja queue. Le reste du corps est presque en entier couvert d’un poil lainenx, ent mêlé de quelques poils plus longs et plus rudes, fond du pelage est blanc-roussâtre ; mais il est v rié sur les côtés et la poitrine de lignes noires tran versales, inégalement prononcées et espacées. | tarses sont noirs; le reste de la jambe, de min couleur que le corps, est varié aus i de bandes noi transversales dont les supérieures se continue avec celles du tronc.

Il paroît qu’il y avoit un sillon sous l'anus, coma l'a remarqué M. Cuvier.

Ici se termine tout ce que pouvoit apprend l'inspection du nouvel animal. M. Jules Verreaus neveu de M. Delalande, et qui l’a accompagné dan son mémorable voyage au Cap, a bien voulu com pléter mon travail en me communiquant ce qu'il pu savoir des habitudes du nouvel animal

Les protèles sont nocturnes : ils ont une grand facilité pour fouiller la terre, et se creusent des ter riers à la manière des renards. Es ont toujours wi de se ménager plusieurs issues. Lorsqu'ils sonter cités, leur crinière se dres e, et leurs poils sont lé rissés depuis la nuque jusqu'à la quene. Ces ani mux paroissent assez prompis à la course (!).

Les trois individus que M. Delalanie a tués bi toient ensemb e; ils sont sortis de leur terrier pi

() Je ne puis m'empécher de remarquer que We hitudes da protéle ressemblent sous plusieurs rappo à celles des hyènes : ainsi les hyénes sont nocturne

comme le protéle; comme lui, elles ont pour fouill

la terre une facilité dont elles font usage non Mi: est vrai, nour se erenser des terriers, mais senlemeih our exhumer les endavres dont elles veulent se rep tre, Celle ressemblance entre les habitudes des de animaux est à la fois et la suite nécessaire el la D de celle qui existe entre leurs organes. (lsid. Gt

Saint-Hilaire.)

jverses issues ntroduit ls f inières hériss s oreilles et ovant en dang our se creliser C'est au fond Léles pratèles.

ipaux Voyages inconnues, « n'aitrouvé € e qu'expliquer ptit nombre de pontrées, et l'hà omirque la nu 'esplique encor té, Les protèle neonns même ison de plus p h découverte de olile nous ser mps encore.

Jeproposerai du rovageur aq oleles Laland otainsi permis ere, et de ran bnoissant des le plus intrépi ee, bien dà s rendu le pli leu pour elle, e retour du plu oyages, victime ou dévouement

Rp

Malgré les trav e de naturalistq

l] Voyez notre Je éloit, aux yeu tausi, à peine le faire peindr , de Wailly. Une T qu'une idée i mal: cependan al d'observation fombreux souv lpouvoit faire, Présenter l'anim Sn lerrier, Ç Arer, et qui ac Mrlie de la ric PC Geoff, Saint-H

1e je l'ai dit, celui da ère sont en apparente la flexion continuelle rties, et non de leur ‘allongement du carpe mbres postérieurs sont et couvertes d'un pui elles rappel!ent cells narines font une saillie u, qui est noir et pu ue de longues mous re et ceux de toute des au toucher et an.

> ; ce qui fait quelacr si dans leur ensemble . La crinière s'étend de queue ; les poils qui et plus courts vers le . Le reste du corpses an poil laineux, ent longs et plus rudes. ssâtre ; mais il est va de lignes noires tran ncées et espacées, | e la jambe, de mèm jé aus i de bandes noi érieures se continue

lon sous l'anus, comn

ue pouvoit apprendi 1. M. Jules Verreaus qui l’a accompagné dan Jap, a bien voulu con mmuniquant ce qu'il ouvel animal es : ils ont une granl et se creusent des ter s. 1 sont toujours si tes. Lorsqu'ils sont er Let leurs poils sont hé u'à la quene, Ces ani 1ts à la course(!).

Delalanie a tués hbi rtis de leur terrier F

e remarquer que les à t sous plusieurs rapporl hyénes sont nocturne i, elles ont pour fouill s font usage non M$, terriers, mais seulert nt elles veulent se rep les habitudes des den e nécessaire et là preu s organes (tsid. Geo

DES MAMMIFÉRES.

kerses issues, pour éviter un chien qui s’y étoit

atroduit Ils fuyoient avec une grande vitesse , les

inières hérissées, le corps très oblique sur le sol, oreilles et la queue baissées. L'un d'eux se want en danger, se mit à fouiller le sol, comme

pour se cretser un nouveau terrier (1).

C'est au fond de la Cafrerie que M. Delalande a séles pratèles. J'ai consu té les relations des prinjpaux voyages faits dans ces contrées encore pres inconnues, et dans toute l'Afrique mé idionale. n'aitouvé ces animaux indiqués dans aucun :

e qu'expliqueroient au besoin très facilement le pit nombre de voyageurs qui ont pénétré dans ces wutrées, et l'habitude qu'ont ces carnassiers de ne omirque la nuit, Mais il est une circonstance qui fsplique encore mieux : c’est leur très grande raté, Les protèles sont en effet si rares qu'ils étoient peonnus même aux naturels du pays, Cest une ison de plus pour nous d'attacher un grand prix à découverte de M. Delalande, puisque sans lui le oèle nous seroit sans doute inconnu pour longmps encore.

Jeproposerai d'appeler le nouvel animal Cu nom ju voyageur auquel ous en devons la connoissatice oleles Lalandii (protèle Delalande). Qu'il me tainsi permis de rattacher son nom à sa découe, et de ramener l'attention et le souvenir rehmnoissant des naturalistes sur le plus infatigable le plus intrépide de nos voyageurs : foible homne, bien dù sans doute à l’un des hommes qui rendu le plus de services à la zaologie : qui a feu pour elle, et qui même a péri à la fleur de l'âge, urelour du plus glorieux et du plus bouu de ses byages, victime de son ardeur, de son zèle et de o dévouement pour les sciences.

LES FÉL.IS.

Felis, L.

Malgré les travaux consciencieux d’un grand nomede naturalistes de l'Europe et de l'Amérique,

È Voyez notre planche, —« La découverte du pro- *éloit, aux yeux de M. Delalande, d'un grand intéaussi, à peine de retour du Cap, s'est-il empressé le fire peindre sous ses yeux par l’habile peintre , de Wailly. Une petleterie préparée ne pouvoit dontqWune idée insuffisante et peu exacte du nouvel mal: cependant M. Delalande, doué d'un grand tad'observation, et suppléant à ce qui manquoit par tmbreux sonvenirs de son voyage, a fait ce que lui lpouvoit faire, it a obtenu une bonne figure. H a fait senler l'animal tel qu'il l'a vu, c’est-à-dire sortant Sn lerrier, Cest ce précieux dessin que j'ai fait 4 Qui accompagne mon Mémoire. L'original Pie de la riche collection des vélins du Muséum, » M Golf, Saint-Hilaire.)

l'histoire des animaux du genre félis est encore un dédale où l’on se perd quand on veut séparer par des distinctions précises une foule d'espèces entre elles. La partic poétique de leur histoire a été moins négligée, quoique tracée d'après des idées purement conventionnelles ; car, qui n'a retenu quelques longues tirades sur la magnanimité du lion, ce roi des animaux, sur la férocité du sanguinaire tigre, la duplicité et la perfidie des chats, etc. ete. ? Il n'en est plus de même lo:squ'il s'agit de distinguer les grandes espèces à pelage couvert de rosaces diverses. Des erreurs accumulées par les anciens écrivains viennent à chaque pas embarrasser la distinction que l'on c'erche à établir entre elles. Nous essaierens donc de retracer le plus brièvement possible les idées les plus communément reçues sur l’ensemble de cette grande famille, que nous diviserons en petites tribns naturelles,

La première section est celle des lions, ou des félis à pelage ras et uniforme dans sa coloration, à longuc queue terminée par un flucon de poils. Le lion en est le type. Les trois principales variétés de pays sont : le lion vu Sénégal, à pelage jaunâtre, à crinière peu fournie, le lion d'Arabie, à pelage Isabelle et à épaisse crinière , et enfin le lion du Cup, jaune et brunâtre. Le capitaine Smce en distingue le ontiah baug ou chameau-tigre des Indiens de Guzarate, qu’il appelle felis les, rarietas goojratensis (1), qui paroit être inoffensif pour l'homme, Dans ces dernières années, M. Des aies(?, a retrouvé à la queue du lion de Barbarie l’ongle ou aiguillon implanté dans la ernière vertèbre caudele qu’ Ile termine au milieu de la touffe de poils, et qu'Homère avoit ind quée. Ce fait étoit demeuré inaperçu pendant une longue série de siècles.

À cette tribu nous ajoutons le PuuA, nommé aussi ie lion d’.tmé ique, décrit par Buffon sous le nom de couquar (felis discolor, L.), et qui vit dans toutes les régions chaudes et tempérées de l’Amérique méridionale. C'est évidemment le gouazouara de d’Azara et le tig:e rouge des Péruviens. Doit-on en distinguer le félis unicolore (felis unicolor, Trail.) des profondes forêts de Démérary, dans la Guyane hollandoise, de taille moindre de moitié que le puma, à pelage fauve bruaâtre sans taches, les orcilles sans bortiure noire et la tête beaucoup plus pointue que celle du couguar? On regarde comme une espèce fort mal décrite le jaguerété de Pison, dont Buffon a fait son corcuan NOIR ! felis disrolor, Screb.), que l'on dit habiter Cayenne et le Brésil, mais que personne n’a revu parmi les dépouilles qui proviennent journellement de ces contrées,

(1) Proceed., t. TE, p. 140. Jubd maris cervicali brevi, erectà; cauda flocco apicali marimo nigro.

(2; Ann, sc. nat.,t, XVL, p, 79.

La deuxième tribu est celle des ricres. Les poils du pelage sont ras, la tête ronde, leur coloration fauve doré avec de grandes rayures noires et pleines dirigées daus le sens vertical. Leur queue n'est pus terminée en toulle. LE TIGRE ROYAL (/elis ligris, L.) est répandu sur une vaste étendue de pays. Dans les îles Malaises, on en rencontre une variété qui est l'arimaou bessar des habitants, ou le madjangedé des Javanais. Sir Rafles mentionne le tigre à Sumatra, et ajoute :

« Deux seules espèces de ce genre sont dans la » collection , le tigre royal et une espèce de chat- » tigre. Le dernier est précisément le même que le » fclis bengalensis, le chat-tigre du Bengale décrit » par Pennant, et est appelé par les Maluis Rimeau » bulu. Les tigres sont très nombreux à Sumatra, »et sont très dangereux sur la côte occidentale. » Les naturels en distinguent plusieurs variétés, » telles que le rimau kunbang ou tigre noir; le » rimeau samplal, et autres »

On doit regarder comme üne variété du tigre royal ou du Bengale le tigre de la Russie asiatique, qui vit dans un climat plus froid que l'Allemagne du Nord; car on le rencontre entre les quarantecinquième et Îles cinquante troisième degrés de latitude nord dans la Mongolie, la Dzoungarie et la Boukarie. Cette variété s'éloigne par quelques différences de taille du tigre du Bengale, et s'en distingue surtout par un pelage plus fourni et beau coup plus long. Elie est très commune dans l’Irtysch, les steppes des Kirghises, et sur les bords du lac Baïkal (!).

La troisième tribu est celle des CrIATS-PANTHÉ- RINS. Leur taille est forte et puissante. Leur pelage est fauve ou blanc, avec des taches noires en forme de roses creuses ou pleines, ou des maculatures noires; la queue, à sa pointe, se recourbe vers en haut: leur coloration a de la tendance à passer à un état opposé à l’albinisme, puisque le fauve devient noir luisant, et constitue un véritable mélanisme chez plusieurs espèces. Les chats-panthérins sont : 4° LA PANTHÉRE D AFRIQUE (felis pardus, L.), connue des anciens qui l’appelaient pardalis, et que les Arabes nomment faahd (?) ; elle a un large fanon sur la gorge, et paroit être répandue en Afrique, en Asie et même dans l'archipel des Indes, dans les parties équatoriales. Le felis melas, que Péron a observé le premier à Java, et dont nous avons vu un individu vivant à Sourabaya, ne paroît être qu’une variété atteinte de mé-

lanisme: sa fourrure très noire laisse apercevoir des rosettes plus noires encore et lustrées. On le

(} Obs. sur le tigre du Nord, Ehrenb., Ann. sc, nat., t. XX1, p. 387; Féruss. Bull., t. XXV, p. 207. ) Le léopard de M. Temminck (felis leopardus).

HISTOIRE NATURELLE

rencontre surtout dans le district de Blambangan 2° La PANTUERE DES ÎNDES ORIENTALES (felis pr dus, Temm.) (!), plus basse sur jambes que le lé. pird, ayant la queue de la longueur de la téte el y corps, et les taches noires du pelage plus vom breuses et plus petites que celles de la pantlèr. Elle habite exclusivement le Bengale, 5: Le ik PARD (felis leopardus, L.), assez semblable à à panthère d'Afrique, a cependant dix rangées de taches beaucoup plus petites (?. Ces trois espèce sont confondues par les fourreurs. 4° La payrutag ou Nonp (felis irbis, Muller) (3), méconnue ju. qu’à ce jour, est remarquable surtout par le grand allongement de sa queue et par ses poils longs « blanchâtres, crépés et laineux à leur base, Ellea été figurée par plusieurs auteurs sous le nom v'oxct (felis uncia, L.), notamment par Buffon, planch coloriées, n° 195, et par Griffith dans la traduetio angloise du règne animal. L'individu que M.

Humboldt s’est procuré à Semipalatna appartenoi au sexe féminin. Sa taille étoit de trois pieds hui pouces, tandis que la queue avoit trois pieds. La poils du ventre n’avoient pas moins de trois po ces de longueur. La coloration générale étoit u gris blanc, avec des roses noires, marqué sur milieu du dos d’une large raie d’un gris plus foncé Cette panthère vit dans les contrées montagreuse et boisées de la Sibérie orientale, sur les rivesd Jenisei, de l’Olenk et de l'Amour, et surtout su les bords du lac Baïkal. Pallas rapporte quel monte sur les arbres comme le lynx. et qu'elle rencontre en Perse.

Le Nouveau Monde a aussi une panthère(), marquable par sa forte taille et ses goûts carna siers. C'est le sAGuAR outi:re d'Amérique, la gran panthère des fourreurs (/felis uncia, L..), trèsbla figurée par M. Fr. Cuvier. Fauve vif en dessus, mi quée le long des flancs de quatre rangées de tach4 noires en anneaux ponctués de noir à leur centre blanc en dessous avec des raies noires. Le j?g est parfois atteint de mélanisme, et c'est alors jaguar noir ( felis nigra, d'Erxleb.). Cet animal rencontre au Paraguay, au Brésil, à la Guret généralement dans les forêts des Savanes des gions américaineséquatoriales. Le jaguar de l No velle-Espagne de Buffon ne paroît pas différer l'espèce type.

() Felis chalybeata, Herm.; Screb., pl, 101.

() On en connoît une variété atteinte de mélant

(3) Ohserv., ele ; Ann. se. nal., Le XXI, p. 387: D t XXV. p.210 Cauda longiore; corpare ulbido me larum nigricantium annulis ocellatis marimist gularibus obtecto, villosa (Ehrembergl.

(4) Le jaguar est le type de La description Me pil donne de sa pathére, car Buffon na poiut cond vraie panthére d'Afrique ni celle des fndes,

La quatrième rs jambes 80 ke que le corps sez longue, 10 si encore furte purt, est généra dires, vides au andes régulière:

lée, les oreille:

un mot des pa:

nelusivement di celte tribu € ant de grandes sées obliqueme mis. C'est le ma ince de Neuwie vent M. Temn éidionale, dey Le FÉLIS OCEL rapproche de | n dessus, blancl dinales obscui ps es couvert ( os les grandes | hyba, du Mucu scrévles gatt lis, F, Cuv. ) hes noires non nde tache blan ilau Paragua joule baraca des d'un brun à longitudinale Le chat ou Br imm.,t,2,) gl éguliers encadr.

fement annelée il, Ge Le cha nr. Go" Liv, ), fe S, quelques une blanc ponctué *Cuvier avoit v lgnoroit sa pa Schals-oc:loïdes Sle nom de ci 1, Cent, zo01., p te, la queue a liaires armés ( lea six petites Milieu un peu dé

s. Les canines sc

suivies d'une Molaires suiva Piles. La mâc

Nid, Draz,, pl,

rict de Blambangan,

ENTALES {felis par:

r jambes que le lio.

sueur de la tête et da

à pelage plus vom.

lles de la panilère, Bengale, 5 Le iv.

assez semblable à là jant dix rangées de 2). Ces trois espèee urs. 4° La paxtutee ) (8), méconnue ju surtout par le grand ar ses poils longs et x à leur base, Ellea rs sous le nom D'oxct par Buffon, planet

Ath dans la tradueti

L'individu que M, à

mipalatna apparteni it de trois pieds hui avoit trois pieds. Le 18 moins de trois po

ion générale étoit u noires, marqué sur | e d’un gris plus foncé contrées montagleus Male, sur les rivesd Amour, et surtout s allas rapporte quel e Le Lynx . et qu'elle

si une panthère(f), le et ses goûts carnis d'Amérique, la grand sg uncia, L.), trèsbla uve vif en dessus, mi uatre rangées de tache de noir à leur ceulré raies noires. Le ji hisme, et c'est alors Erxleb. ). Cet animal \ Brésil, à la Guvané ts des Savanes des es, Le jaguar de la Xo e paroit pas dférer

; Screb., pl. 101, bé atteinte de mélani nat, t XXL D 987; bil re: corpore ulbido m 4 s orellatis mazimist hrembergl.

La description que Bi Buffon n'a poiul count elle des Indes.

La quatrième tribu est celle des CHATS-OCELOÏDES. yrs jambes sont fortes et courtes. de manière à

pe que le corps Cst bas. Leur queuc est robuste,

gx longue, tout d'une venue, c'est-à-dire qu'elle

gi encore furte à sa terminaison. Le pelage , assez put, est généralement roux doré , avec des taches

jres, vides au centre, allongées et disposées par andes régulières ou interrompues. La queue est anle, lesoreilles sont courtes et arrondies. Ce sont un motdes panthères en miniatur , et qui vivent dusivement dans l'Amérique chaude. 1° Le type œlte tribu est l'OcELOT (/elis parralis, L.) atde grandes bandes fauves bordées de noir, diswées obliquement sur les flancs, dont le fond est mis. C'est le maracaya des Brésiliens, au dire du ince de Neuwied , et le chibiguaz ru de d'Azara, ivant M. Temminck. L'ocelot vit dans l'Amérique gidionale, depuis la Plata jusqu’au Mexique.

Leréuis OCELOÏDE ( felès microura,) Wied. (!) sripproche de l'ocelot. Il est fauve, gris rousstre dessus, blanchâtre en dessous. Cinq bandes lonäudinales obscures se dessinent sur le cou, et le mest couvert de taches gris brun ou noir. EL vit ps les grandes forêts primitives des bords du Pahjba, du Mucuri, où il est nominé par les Brésiseréoles gattos pintados. 5° Le CuATÉ ( felis lis, F. Cuv.) fauve, avec quatre rang'es de hes noires non liées , les oreilles noires avec une nde tache blanche. On le dit de mœurs douces. vitau Paraguay. 4 Le ManGay (felis tigrina, joule baracaya de d’Azara, fauve, avec des esd'un brun noir allongéeset formant cinq banbngitudinales. F1 vit au Brésil et à la Guyane. Lechar ou Brésiz (felis brasilirnsis, F.Cuv., im. t.2,) gris fauve, avec des cercles noirs éguliers encadrant des taches fauves; la queue gement annelée de blanc et de noir. Il est du il. 6° Le CHAT À COLLIER (fe'is armillatue, Fr. dr, 65" liv, ), fauve , avec de larges bandes bru- S, quelques unes fauves encadrées de noir, le venk blanc ponctué de noir. L'individu décrit par :Cuvier avoit vécu à la ménagerie du Muséum ; ignoroit sa pate. 7° Enfin, la dernière espèce chats-ocloïdes est celle que nous avons décrite Slenom de CHAT ÉLÉGANT ‘felis eleyans, Les- Cent, zo0l., pl. 21). Ce chat, long de dix-huit &#, la queue ayant douze pouces et semi, a les

x aires armés de dents peu puissantes. La supé- Ta Six pelites incisives régulières, les quatre Mlleu un peu débordées par les deux plus exter- Les tanines sont longues, fortes, aiguës ; elles suivies d'une molaire, petite, à peine apparente. s mohires Suivantes sont robustes , tranchantes, “piles. La mâchoire inférieure présente la même

IVkd Draz, pl, 44, Zool. journ., LI, p. 831—533.

furme de dent, excepté que l'espace qni isole la canine et la première forte molaire est sans doute la petite mâc! elière rudimentaire qu’on remarque dans celle d'en haut.

Ce chat a le pelage épais, court, très fourni, très doux. Sa couleur sur les parties supérieures est d’un roux fort vif, avec des taches d'un noir intense, tandis que les flancs et le dessous du corps sont d’un blanc tacheté de brun foncé. Les membres, roux en dehors et blancs en dedans, sont moucletés de brun, et la queue est annelée de brun, sur un fond roux en dessus et blanchâtre en dessous.

Mis en reprenant chaque partie en détail , nous trouverons les particularités suivantes :

La tête, d’un roux doté vif en dessus, présente un cercle noir autour des yeux, et deux rüivs, qui partent du milieu de la paupière, montent parallèlement sur le c'âne etse continuent sur le cou. L'espace qui les sépare est rempli de taches brunes formant des sortes de lignes interrompues sur l’occiput. Les côtés de la tête, le dessous ct le rebord de la lèvre supérieure sont blancs. Deux lignes brunes partent de chaque côté, ue de devant l'œil, l’autre du bord pusterieur de la paupière en descendant sur le cou, pour l’unir à une large tache brune qui règne sur la gorge et y former une sorte de croissant irrégulier, Les moustaches, longues de trois pouces et demi, sont blanches dans toute leur étendue. Les orcilles, médiocres et garnies de poils roux et fauves en dedans,sont d’un noir intense à leur baseen dehors, d'uu gris blanc à leur bord externe et à leur extrémité. Le couest d'un roux doré en dessus et blanc en dessous. Deux raies d’un noir profondet plein se dessinent longitudinalement en dessus et sur les côtés, et deux taches brunes se joignent presque en dessous et à la base. Tout le dessus du corps est roux doré ; mais de nombreuses raies , interrompues de taches arrondies d'un noir profond, en occupent toute la surface. Vers la ligne médiane les taches noires sont pleines cet allongées, sur les côtés elles s'arrondissent en roses, dont le centre est fauve vif et le pourtour cerclé de noir; mais ces cercles arrondis sont rarement très distincts; ils s'allongent, se confondent avec leur voisin, et simulent des sortes de baudelettes sinueuses, interrompues ou continues, qui n'ont rien de régulier. Les flancs sont blanchätres, mêlés de fauve clair, tachetés de noirâtre et de brun clair. Tout le dessous du corps est blanc, tacheté de brun peu intense.

Les membres antérieurs, roux en dessus, sont mouchetés irrégulièérement de noir, dont l'intensité décroît en avançant vers les doigts. Ils sont blanchàtres en dessous, tachetés de brun. Seulement les poils de la surface plantaire des pieds sont fuligineux. Il en est de même desextrémités postérieures ; seulement tout le derrière du tarse , depuis le talon,

A F A US. *- È mm re + BE A CPP

est d’un brun fuligineux uniforme. Les ongles de cette espèce sont petits, peu aigus, et entièrement cachés dans le feutre poilu qui enveloppe lesdoigts.

: La queue est rousse en dessus, annelée de cercles bruns larges, irréguliers, formant une dizained'anneaux , qui sontinterrompus et peu marqués en dessous , sur un fond blanchâtre.

Ce chat vit au Brésil.

A cette tribu appartiennent encore divers chats distingués par M. Hamilton Smith, et figurés dans l'édition angloise du Règne animal donné par Griffith. C'est ainsi que cet auteur place près du chat : le cuiBicuazu de d’Azara, dont le pelage est rougedtre , avec le nez, lu face, le cou, les épaules fauves, les rosettes ce euses et noires. Ou en distingue probablement à tortle FÉLIS D'HamiLTon (felis Hamiltoni)(1 , blanc roussâtre, ayant le nez, le museau , le cou et les épaules fauves comme le précédent , et quelques variantes dans la disposition des bandes noires et des rosaces. Le CHAT DE GRirrirn (felis Griffithi), plu: petit que le précédent, est d’un cendré ocreux en dessus et blanchâtre en dessous , et la queue est terminée par une touffe blanche. Ce dernier est de Mexico, et les deux précédents, ainsi que le suivant, sont de l'Amérique méridionale. Cette quatrième espère est le felis catenata (Hamilt. Sm.), roux jaunâtre, à région temporale de couleur d'ocre.

La cinquième tribu est celle des nimAots ou chats malaisiens , qui rempli cent les tigres dans les grandes iles de l'archipel Indien. Leur queue est longue, leur pelage ras, marqué de larges plaques irégulières encadrées de noir. Les premières notions sur ces grands tigres sont dues à sir Raffles qui, dans son catalogue des animaux qui vivent dans l'ile de Sumatra, s'exprime ainsi : « De deux espèces de » chats, le premier, appelé rêmau mangin dans les » districts du Nord, est, dit-on, aussi grand que le » tigre, plus dangereux et plus destructeur que lui ; » il attaque d’une manièredifférente , ne se tapit pas » et ne s’élance pas d’une tanière, mais court avec » force et fureur, et même se fraie un chemin dans » les maisons et dans les villages. 11 9 une crinière » de longs poils sur sa têteet sur son cou ; une touffe » à l'extrémité de sa queue ; sa couleur est plus uni- » forme et plus sombre, et sa tête plus large et plus » longue que celle du tigre. Toutes ces particularités » de forme et de mœurs montrent qu'il est une ces- » pèce de lion. On l'a vu en différentes parties du » pays, mais il est rare.

» Le rimau dahan est presque de la taille du léo- » pard, mais sa couleur est plus sombre et moins » irrégulièrement tachetée Il vit principalement sur » les arbres , poursuivant les oiseaux , et s’en nour-

{) Fisher, suppl, synops,, 368,

HISTOIRE NATURELLE

» rissant. Les naturels disent qu'il dort habituefy. » ment étendu sur l'enfourchure des grosses br. » ches. »

Ce rimau m'ngin ne peut être l'animal figuré Grifith sous le nom s'e the clouded tiger (f 11e. bulosa ), fauve brun sur le dos, à lorges maeus tures fauve doré encadrées de noir profond, que la plupart des auteurs rapportent au rimau vakn, etque M. Horsfeld a décrit sous le nom de fais macrosc: lis (1). Or des comparaisons de ce nature liste résulte une identité par faite entre le chat nibue leux et le macroscelis. Le pelage de ce dernier et gris avec des taches noires, transversales et gran. des sur les épaules, obliques sur les flancs et pa plaques anguleuses ou arrondies. unies ou séparies, rarement occllées (?). Ce félis vit à Sumatra ct à Bor néo, et aussi, dit-on, à Siam. Le cuat wanone? rappelle le rimau dahan en miniature, H vit dan les îles de Java et de Sumatra.

M. Jardine est le seul naturaliste qui en ait fi mention, en la confondant avec le felis diarii Cuvier, espèce avec laquelle il a quelque analogie surtout sous le rapport de la distribution et de couleur de sa fourrure. Le chat dont il est ici que tion a les dimensions suivantes :

Pieds, Poue.

Téteetcorps. . , . . . . . ,. 1 fl Tête du bout du museau à l'acciput

en suivant la courbure du crâne, . » 5!

Queue. . 4. + + + + + 1 3

Hauteur à l’épau'e. , , . , < ,. on 1

Longueur tolale. . , , . . . 3 21

Ce chatest encore adulte, comme on à pu leco stater par sa dentition. La teinte du fondestun£ rougeätre où le roux domine au sommet de la lé descendant sur le milieu du dos, sur les joies, poitrine, les épaules, les membres antérieurs el cuisses; sur la tête on découvre des marques | gitudinales noires, renfermant un espace entrecol par de petits anneaux irréguliers ou des traits noi et à l'extérieur de ceux-ci commencent deux list noires, bien tranchées, qui prennent chacune ni sance au dessus des yeux, s'élargissantsur l'occip et sur la partie supérieure de la nuque et ducou elles convergent, mais sans s'approcher jusqu contact ; alors elles s’abaissent sur les épaules 1° se confondre avec les autres marques que porié fourrure. Les oreilles sont courtes et un peu arre dies, noires à l'extrémité, grises au centre el noi à leur base ; la fourrure est modérément épais

() Zool. Journ , t. £, p. 549, pl. 24. Sir Raffles, 10 linn, Soc., t. XUI, p. 250. Felis Diardi, G, Cuÿs foss.,t IV, p. 337,

(A las, pl. 19, d'aprés Horsfield.

B; Felis marmorata, Marlin, proceed. VI 107

L qu'il dort habituelle.

hure des grosses brin.

être l'animal figuré par louded tiger {fl se.

dos, à lurges macuke de noir profond, que rient au rimau ahan, t sous le nom de felis paraisons de ce nature faite entre le chat niluelage de ce dernier ea , transversales et grines sur les flancs et p ndies, unies ot séparits, s vit à Sumatra et à bo im. Le CHAT Matt?

| miniature, H vit dun tra.

aturaliste qui en ait Hi L avec le felis diarii

Je il a quelque analogie » Ja distribution el de

chat dont il est ici que nics :

Pieds, Doue.

à l'occiput h crâne, + 5 tn 3'!

+ de » 40!

», comme on à pu eco teinte du fond est un£ ne au sommet de la tél u dos, sur les joies, embres antérieurs el ouvre des marques lo antun espace enlrecol guliers ou des traits noif commencent deux lige i prennent chacune M s'élargissant sur l'occip de la nuque et du col os s'approcher jusqu sent sur les épaules res marques que porte courtes et ut peu ar | grises au centre el n0f Lt modérément épai

9, pl. 21. Sir Raffles, Tr Felis Diardi, G. Cuÿs 1

Horsfeld.

lin, proceed. vi, 107.

EE

est d'un brui cette espèce + cachés dans le La queue e bruns larges, neaux , qui sc sous , sur un Ce chat vit A cette trit distingués pat l'édition angle fith. C'est air le CHIBIGUAA geâtre , avec fauves, les ro gue probable Hamiltoni ) museau , le ct cédent, et qu bandes noire:

(felis Griffitl d’un cendré c sous , et la qi che. Ce derni dents, ainsi q ridionale. Ce:

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» pays, mais » Le rimai » pard, mais » irrégulièren » les arbres, ]

{) Fisher, SUpn, ss virer wuvr

HISTOIRE NATURELLE

PATATIIT PTT

fit 4 stppoosovtu QU CE |

ss autonr dt flue, M, !

pire de cha wition et de La sixième asseurs, Li toutes les a le, une sorte igles qui ne nue est le « ber ) (t) 1 n'a Sumatra use des Per:

hais ses forme vées, Son pe hires uniform al n'a rien d s'apprivoise chasse, Fes nice d'Ha outtelettes de La septième eur taille est elles longue roportion elle arties chandes [lis sereal L otes. Al vit a roche le plus IT OÙ SEXE llust, de zool.

lent celte espè Cette jolie es Lque nous avo Ït l'e spève par ur les bords d' terrinuk décr ile: mais elle L'individu q bille du chat «dd ibustesannonc!

onsidérable, Sd Kire uniforme, bches d'un noi dis, et plus i ix landes d'à anche, rende

k FE Ë L |:

PORN enr

‘PI, 105 et 1 Felis rufolitus, Auriers Un villa lata igris, neenon | iris; caudé lon cie rufa dua Vo : pedibus r inis Senegale [A

RS e

wsautonr du corps; sur la queue elle devient plus Que, M, Martin propose d'appeler cette belle pére de ehat f lis marmorala. à cause de la dissition et des accidents de sa couler.

La sixième tribu est celle des Gurrans ou tigres aseurs, Les félis de cette scellon se distinguent toutes les autres par leur tète cour 2} très arron

je, une sorte de crinière sur le cou , et fin leurs ngles qui ne sont pas rétractites La seule espèce nue est le GuEran (felis jubuta ét felis guitata, reber ) (1), qui vit en Afrique et dans Pinde jusna Sumatra, C'est le purdalis d'Appien, et le use des Persans. Sa taille est celle du léopard, ais ses formes sont plus élancées et ses jambes plus wées, Son pelage est fauve, semé de petites taches res uniformes, Son naturel est doux, et cet anial n'a rien de la sauvagerie des grands félis, car sapprivoise avec facilité et peut être dressé pour chasse, Hlest très commun au Sénégal. Le f' lis milice d'Hamilton Smith n'est que le félis à buttelettes de Sureber.

laseptième tribu est celle des CHATS-SERVALS, eur taille est petite. leur queue moyenne, leurs ellles longues, droites et aiguës Leur corps cst pion ellement assez élevé. ls sont tous des arties chaudes de l'ancien continent. i° Le SERVAL dis serval L.) est jaunâtre , à taches irrégulières res. A vit au Sénégal. 2° L'espèce qui s’en raproche le plus est celle que nous avons nommée mt où SENEGAL (jelis Senegalensie(?), Less, llust, de z0o!., pl. 61). Nous décrirons compléte. rent celte espèce encore inédite.

Cette jolie espèce de chat, entièrement nouvelle, lque nous avons eue vivante, provient du Sénégal, ù l'espèce paroit être commune et très répandue hr les bords ds fleuves. Elle se rapproche du felis terrinu décrit par M. Bennett, et qui vit au Ben- Ale: mais elle s'en distingue suflis:mment.

L'inlividu que nous avons sous les yeux est de la aille du chat domestique, mais ses membres assez dbustes annoncent qu'il doit acquérir une taille plus pnsidérable. Son pelage est entier, d’un roux gri- Aire uniforme, plus clair en dessous, et couvert de bches d'un noir profond , disposées par lignes sur ds, et plus irrégulièrement semées sur les pattes.

ix landes d'un noir profond, encadrant une bande anche, rendent.ses orcilles très remarquables, et

P,105 et 105 bis.

" Felis rufo-fulvoque griseus, subtus rufesrentilitus, Auriculis latis intus albidir, suprà nigerrimis "Ma lata nivea Dorso et lateribus tribus vittis Ps, neenon lineis formatis numerosissimis mavulis Ms; eaudd long, rufescenti grisea, niyro anellata lee rufu duabus lineis et nasa aterrimis; rostro Vo : pedibus rufo-grins punctatis. Hab. riculos flu-

inis Senegalensis, {Lesson, l'Institut, 1834.) l,

son museau blane, ainsi que le menton, sont bordés par le noir profond du nez, qui s'étend jusqu'aux veux, en formant un chevron de cette couleur,

La tête est donc arrondie et surmontée de deux orcilles amples, élevées, à bords lisses, très poilues en dedans, et rappelant celles des servals. Les yeux brillent de l'éclat le plus suave de l'émeraude, Ses moustaches sont courtes et blanches, peu fournies. Le front est d'un roussâtre gris. Quelques petites lignes noires se dessinent sur le sommet de la tête, Deux rebords blanchâtres indiquent les parois latérales du nez, et sont, sur le sourcilier, rarqués par deux taches noires. Le nez et les ailes sont noir profond Le pourtour des lèvres et le menton sont blanc pur. La gorge est blanchâtre, morquée de quelques points noirs. Ses dents sont peu robustes, et les muqueuses ont une teinte noirâtre, Tous le corps sur le dos et les lunes est d’un roussâtre brunûtre, plus foncé sur les flancs Sur ie milieu du dos se dessine une raie noire uniforme, qui s'étend longitudinalement jusqu'à la queue, bordée par deux autres moins annelées à leur naissance surtout. Des rang es de points noirs un peu oblongs sont rapprochés et semés avec assez de régularité sur les flancs, les épaules et les cuisses. Les taches desépauies sont petites et nombreuses, de même que celles des pattes. Quelques bandes brunes recouvrent les membres en dedans et en haut, Les doigts sont forts, épais et armés d'ongles assez robustes, très rétractiles, et qui sont blancs. Le dessous du corps est blanciätre et

| sans tuches, La queue est allongée, pointue, rous-

sdtre, terminée de noir et marquée de sept à huit anneaux noirs incomplets.

Le pelage est assez épais, très fourni; ce chat habite les bords du fleuve Sénégal, dans nos établissements d'Afrique. L'individu décrit vit dans l'hôpital de la marine à Rochefort,

5° Le FELIS vivEnRIN (felis viverrinus) (!), remplace le serval sur le continent de l'Inde. Son pelage est fauve cendré avec des bandelettes noires ou des maculatures sur les flancs, le ventre et les membres,

La huitième tribu est celle des vrais cars, dont la tille est médiocre ou petite, les oreilles nues, arrondies aux bords, les membres proportionnés, le pelage épais et soyeux , diversement couvert de barres et de taches. On peut les diviser en petites sections :

Les VRAIS GHATS SERVALINS de l’ancien continent sont : 1° Le cui DE LA CaArhERE (fe is Cafra, F. Cuv., 62‘ liv.). Gris brun jaunâire sale, avec des

{) Bennett, Proceed., t. HE, p. 68. Fu/vo-cinrreus, subtüs albescens; capite, nuchà, dorso, genis, guläque nigro vittatis; lateribus, ventre, pedibusque uiyro maculatis.

so

HISTOIRE NATURELLE

bandes brunâtres circulaires, et la queue terminée : Brisson), et ses nombreuses variétés, décrites pr

de noir. Sa taille est celle du chat sauvage, et ses formes sont élancées. 11 a été rapporté de la Cafrerie par M. Delalande. 2° Le CHAT GANTÉ (/elis maniculala, Cretzschm, pl. t). Voisin du prévédent, gris brun en dessus, à Leintes claires et ocreuses en dessous, les membres annelés de brun ct des zones jaunes sur la poitrine. Découvert dans le Kordofan par M. Ruppell. 5° Le CHAT A TACHES DE ROUILLE (felis rubiginosa, Isid. Geoff.) (1). A pelage gris rougeâtre tiqueté de blanc, et varié de taches rousses, passant au noir intense sur le ventre, Ce c'iat habite les bois de lataniers sur les coteaux aux alentours de Pondichéry. Il est de la taille du chat domestique. 4° Le cuar pu NÉPacL (felis torquata, F.Cuv.)(?) et du BexcaLe. De la taille du chat ordinaire, gris fauve en dessus, blanc en dessous, le front marqué de quatre lignes brunes, deux sur les joues, un double collier, et des taches brunes sur le dos, le ventre et les pieds. Il vit au Bengale et au Népaul. 5° Le CHAT Nom pu Car (felis obscura, Desm.) (3). Brun noir foncé avec des bandes transversales noires. 6° Le CHAT DE MOOùMES (felis moormensis, Hogson) (4). Fauve en dessus, plus pâle en dessous, ayant le sommet des oreilles et de la queue noir, le menton blanc, les raies de la face jaunes bordées de noir. Sa taille est plus forte que celle des c'ats ordinaires, et il est très élevé sur ses membres. Cet animal paroît être rare dans les montagnes du Népaul, sa patrie.

Les vrais chats soni rénantus dans l'Ancien Monde et dans le Nouveau. Déjà sir Raflles, en parlant de ceux de Sumatra, a dt:

« Il est à propos de mentionner aussi la variété » de chats domestiques particulière à l'archipel Ma- » lais, remarquables par leur queue tortillée ou ter- » minée en houppe, en quoi ils ressemblent à ceux » de Madagascar. Quelquefois ils n'ont pas de queue » du tout. Cette coïncidence avec la variété de Ma- » dagascar est encore plus frappante, ainsi que la » ressemblance entre le langage et les coutumes des » habitants de Madagascar et ceux des iles malaises, » qui ont souvent été un sujet d'observation,

» Outre ces espèces, les naturels ont parlé de deux » autres qui existent à Sumatra, le chigau ou jigau, » et le rimau duhan. »

Les chats de l’ancien continent sont : Le cuar commu (felès catus, L.), originaire des forêts de l'Europe, dont le m nul de Pallas, qui vit dans la Tartarie mongole ne seroit qu'une variété, Brisson en a distingué la race domestique (felis domestu «,

{) Zaol. de Bélanger , pl. 6, p. 140.

(2) Felis Bengalensis, Desm , suppl, p.540: felis Nepalensis, Horsf, et Vigors, Zool. journ.. LV, 382,

6) Felis capensis, Forster, Griff,

(:) Proceed, L. IT, p. 10.

Buffon, celles de Chine et du Japon excepté L première à longs poils laicux blancs, à oreille pendintes, et la seconde tachetée de blanc, de noir et de jaune, à queue cour'e.

Les chats ondés, de Java et de Sumatra, paris sent ue former qu’une espère. Le premier {feliswn. dala, Des )(!), a le pelage gris saie, tacheté de ñoirâtre. Il est de la taille du chat domestique. Le second (fe'is javanensis, Horsf., Zool. research), nommé par les Javanais kuwulk, est gris fauve ave quatre raies fuligineuses interrompues sur le du, des taches oblongues sur les flancs, une seule ban. delette sur le museau et deux au cou de teintede suie. Le troisième (/elis sumatrana, Horsf, Zn. research.), est d’un gris ferrugineux nuancé de ju nâtre, avec des raics confluentes d’un noir fauves le dos, et des taches irrégulièrement anguleusess les flancs; c'est le rimaou-boulou des Mahis, Le CHAT AUX PIEDS NOIRS (felis nigrippes, Burchell)? de couleur ocreuse, plus clair en dessous, avec da tacties oblongues noires, qu’on trouve dans la Ci frerie, ne dillère peut-être pas du fes caframe tionué plus haut.

Nous peusons que c’est ici que doivent être pla deux chats de Sumatra, décrits par MM, Vigorse Horsfield (3), qu'ils nomment : le premier (fel:s pla niceps), brun roux, les poils des flanes blancs à leu pointe, le dos plus foncé en couleur, la tête rousse deux lignes entre les yeux allant jusqu'à l'occiput les joues, la poitrine et le bas-ventre blancs. queuc est très courte, et ce qui caractérise cet ani mal est une dépression qui va de la racine du ne jusqu’au bout du museau. Le second (felis Ten minclit), est roux, ayant sur le front deux band lettes blanches alternant avec trois noires, lesoreillé blanches en dedans, noires en dehors, Le menlon le thorax et le ventre blancs. Sa taille est celled chat domestique. Sa queue a douze pouces de l gueur, le corps en mesure dix-neuf,

Les vrais chats américains ont des formes fl ramassées, la tête plus arrondie, les couleurs plu tranchées. On peut distinguer : 1° Le JAGuARoND (felis ja'ruarundi, Desm.) de d'Azara. En enti d'un brun noirâtre, piqueté de blanc sale, et qi vit dans les bois du Chili, les plaines du Paragtaÿ où il chasse aux oiseaux. 2° Le CHAT À YFATRE TA CHETE (felis ce'idogaster, Temm.) Gris de Sr avec des taches pleines brun chocolat, cinq 0! ke bandes brunes sur la poitrine, et qui vit au Ch ou au Pérou, 5° Le cos.ocoLo (felis coloculo, À

() Felis minuta, Memm.

() Travels, 11.

(3) Zool, Journ., t. HT, p 449; Buil. Féruss. p. 105,

Na

ina) (!), Blanc.

une, du Chil igna, Molin tdu Chili.

paro inensis, | oir, des tèche ollinson, à le awea (felis pa ongs et MOuS marqué sur la ersales rousses Aura, D'un jilés du nez, à felis mexicana nom de chat pelage unicolor outefois, la pl ouvel examen.

La neuvième ù des LOUPS-CE ongs poils, la € es, dressées ct ils, Ces anim:

s deux contin l'Ancien Monde ftis caracal, | nitolore, et qu Ni paroït être | la bonté de ‘Alger, à pelag inales en croi:

hches fauves so de, aÿant une flis chaus) (5) Undtre, ayant qui est annelé ages du Caucs assé aux oisea VA BOTTE ( feli ll, à oreilles fique, depuis spérance , ct a:

MAT-CERVIER DE Huve roussâtre de, ayant des "e annelée di ENICO (8) (felis

UF. Cuvier, Ma d Pacping , Bull Î Fel s Note L (] Buffon, pl en () Guldenstetdt !

( Temm., Mon TOY LIX, p. 2 1 Screber, pl. 1 Lyon, ms.

% Rorsf, et Vigc

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9; Bull. Férusts 1 xs

DES MAMMIFÉRES.

in), Blanc, transversalement rayé de noir et de une, du Chili et de Surinam. 4" Le GuIGNA (feli igna, Molina) (2). Fauve , tacheté de noir, égaleudu Chili, 5° Le CHAT DE LA CAROLINE ( frlis ro inensis, Desm.). Fauve clair, le dos strié de ir, des taches brunes sur le ventre, indiqué par ollinson, à la Caroline. 6° Le PAJEROS ou CHAT sea (felis pajeros, Desm.), du Paraguay. A poils ongs et mous, d’un fauve blanchâtre en dessus, gequé sur la gorge et le ventre de bandes transersales rousses. 7° L'Evra (/elis eyra, Desm.), de aura, D'un roux clair, tacheté de blanc sur les piés du nez, à queue touffue. 8° Le CHAT MEXICAIN fdismexicana, Desm.) (3), que Buffon a figuré sous nom de chat sauvage de la Nouvelle-Espagne, à plage unicolore, blanc bleuâtre, ondé de noirâtre. outefois, la plupart de ces espèces exigeroient un ouvel examen.

La neuvième ct dernière tribu est celle des LYNX n des LOUPS-CERVIERS, dont le pelage est formé de ongs poils, la queuc assez courte, les oreilles gran- \dressées et terminées par un fort bouquet de ils. Ces animoux vivent aussi bien dans le nord deux continents que dans les parties chaudes de Ancien Monde. On doit y classer : 41° Le carACAL feiscaracal, L.). A pelage roux vineux, presque iolore, et qui vit en Perse eten Turquie. Cet anilparoit être le {ynx des anciens, rendu si célèbre f la bonté de sa vue. On en distingue le raracal Alger, à pelage roussâtre, avec des raies longituiles en croix ; le caracal de Nubie, ayant des es fauves sous le corps ; et le caracal du Bendk, ayant une très longue queue (!). ° Le cuaus felis chaus) (5), ou le lynx des marais. Gris brun mtre, ayant une queue qui touche les jarrets, (qui est annelée de noir au bout. El habite les maages du Caucase, de la Perse et de l'Egypte, ct passe aux oiseaux d’eau. On en distingue : 5° Le IX BOTTÉ (feli caligata, Temm.) #6), Un peu plus 1, à oreilles rousses en dehors. Il se trouve en rique, depuis l'Egypte jusqu'au cap de Bonnespérance , et aussi dans le midi de l'Asie, 4° Le PT-CERVIER DES FOURREURS { felés ruf, Guld.) (7). ave roussâtre ou grisâtre, ou moucheté de bru- “te, ayant des ondes brunes sur les cuisses. la Te annelée de brun ou de noir, 5° Le LYNX DE FCO (°) (felis maculata) (?). Roux grisâtre, plus

UF. Cuvier, Mammif.

ù Poeping , Bull, Féruss., t. XIX, p. 99.

0 Fels Nove Hispaniæ , Schinz.

f Buffon, pl enl., no 292,

4 pense td ; Screber, pl. 110; Ruppell, p. 4

4 ‘MM, Monog., p. 121. Le liux botté, Bruce, MIX, p.296, pl, 30.

‘Screber, pl. 109, B.

Ti Lyon, ms.

"Mers, et Vigors, Zool, Journ, 1v, pl, 13, j+ 3814.

foncé sur le dos: les flancs et les membres maculés de brun du côté externe, la gorge, le dessous du corps et le dedans des membres blancs, largement tachetés de brun. 6° Sous le nom de LOUPS-CERVIERS, les pelletiers confondent plusieurs animaux distincts comme espèces. C'est ainsi que la Suède nourrit trois lynæ, décrits sous le nom de felis lynæ par Linné (1). 7° La première de ces espèces est le felis lupulinus de Thumberg, le vrai feiis lynæx de Linné, ayant des taches ferruzineuses parsemées de taches noires ; c'est le varg-lo des Suédois, ou {ynx-loup. 8° Ia seconde de ces espèces de la Scandinavie est le kattlo ou lynx-chat des chasseurs, le felis lorcalis de Thumberg, à pelage blanchâtre, maculé de strics noires petites (?). Et 9° la troisième est le raf-lo ou lynx-renard, le felis-vulpinus de Thumberg , à pelage roux, avec des taches noires peu nombreuses. Pontoppidan à mentionné cette dernière espèce sous le nom de raf-goupe; elle est très rare en Suède, et l'académie d'Upsal n’en possède qu’un seul individu tué aux environs de la ville,

On doit distinguer des lynx de la Suède les suivants : 10° Le LYNX D’ASsIE (felis cervaria, Temm.), gris-roussâtre, avec des mouchetures noîres brillantes. Cet animal est de la taille du loup, et provient du nord de l’Asie par la voie de Moscou. 11° Le LYNX DU CANADA (felis borealis, Temm.), qui nous paroit différer de la même espèce de Suède, à pelage épais, touflu, gris cendré, sans aurune tache distincte, seulement ondé de brun, et qui est répandu dans toutes les contrées boréales de l'Amérique. !2° Le Lyxx de l’Europe tempérée (felis Lynx, Temm.), roux, tacheté de roux brun, et se rencontre dans les Pyrénées, les Apennins, et aussi, dit-on, en Afrique. 15° Le LYNx du midi de l’Europe (fel:s pardina, Oken), plus petit et moins velu que le précédent, roux, moucheté de noir, ayant des mouchetures même sur la queue, et qu'on rencontre en Portugal, en Sardaigne, en Sicile et en Turquie. Cet animal paroit être le loup-cervier décrit par Perrault, dans les Mémoires de l’Académie (t. HT, p.195, pl. 47).

Rafinesque a décrit quelques lynx de l'Amérique du nord qui sont très mal caractérisés, et qu’on ne doit, par conséquent, admettre qu’avec doute. 4° Le LYNX A BANDES (lynæx fasciatus, Raf.) (5). A pelage épais, roux fauve, rayé et ponctué de noir, la queue blanche, terminée de noir. De la côte nord-ouest d’Amérique, où le rencontrèrent Lewis et Clark. 2 Le LYNx Du Mississipi ({ynx montanus, Raf.). A pelage grisâtre, sans taches en dessus, blanchâtre en dessous , tacheté de fauve. Des monts Alleghanys, du

() Thumberg, Deuk, Schr.,t. IX, p. 187, {) Abid, Oct. de Stoc., 1815.

4) Amer, month. Mag, 1817, pl, 46.

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