LE PHOQUE DE PARSONS
Phoca Parsonsii. Less, (?).
Ce phoque a communément dix pieds de longueur, et les jeunes âgés de deux ans n’ont pas moins de
(:) Phoca hispida, Screber. 86 : phoca annellata, Nylss. Tied., pl, 9, 10, 11, et 12, Voy. en Isl.: phoca fœtida, Müller; Fabricius, sp. 8; Desmarest, 377 :neitsek, Crantz, 164 : calosephalus hispidus, Fr. Cuvier, 547: phoque neitsoak, Buffon, Supplément, t. VI: le neitsck des Groënlandois, qui lui donnent encore plusieurs noms suivant ses variétés d'âges.
(») Phocamajor, Parsons; Tr. phél., t. XLVIE, p, 121:
six pieds et plusieurs pouces; il a trente-quatre dents, six incisives supérieures et quatre inférieures ; sa tête est longue, le museau très élargi, et les lèvres lâches ; les soies des moustaches sont longues, nombreuses, cornées, flexibles, subulées et comprimées, glabres et pellucides ; les oreilles sont plus ouvertes que dans les autres espèces, mais sans auricule extérieure; yeux grands, à pupille arrondie et noire (les deux espèces précédentes ont la pupille verticale); le doigt du milieu des membres antérieurs très long ; corps robuste, allongé ; dos élevé, peau épaisse ; pelage des jeunes fourni de poiis mous, peu laineux en dessous, plus rares et caduques chez
les adultes, et tombant presque complétement chez |
les vieux, qui ont la peau presque nue. Sa couleur varie suivant l’âge : de grisâtre sale et blanc en dessous chez les jeunes, il passe à une teinte noire foncée dans un âge plus avancé. Ce phoque habite la haute mer du pôle boréal ; il se rend à terre au printemps, et les femelles mettent bas un seul fœtus vers le mois de mars, et sur les glaces flottantes : il est timide et sans prévoyance. Les Groënlandois estiment comme un aliment délicat sa chair, sa graisse, ses intestins, et font avec sa peau des ajustements et divers ustensiles.
Thienemann, qui a récemment donné de très bons détails sur cette espèce, remarque qu’elle a quatre mamelles, tandis que les précédentes n’en ont que deux.