‹ Compléments de Buffon [microforme]Chapitre 288 sur 514 · A —— L'OTARIE DE FORSTER · texte numérisé non relu

A —— L'OTARIE DE FORSTER

Otaria Forsteri. Less. (1).

Ce phoque est long de quatre à six pieds ; le corps est mince, la tête ronde, la bouche peu fenduc, les

Dictionnaire, t. XXIX, p. 555 : otaria leonina, péron, Ît.,t. I, p. 113, in-80: lion marin, Pernelty, It, LU, p.47, pl. 10; Forster, second Voyage de Cook, t. 1V, p.71 ; Buffon, Supplément, t VI, pl. 48.

() Otaria ursina, Desmarest, sp. 381 : arctocephalus ursinus, Fr, Cuvier, Dictionnaire, 1. XXIX, p. 554;

moustaches très longues, les yeux proéminents, les oreilles pointues et coniques, les pieds antérieurs sont dégagés, à membrane des doigts nue, lisse supéricurement, ridée inféricurement ; le pouce est le plus long des doigts, qui diminuent de longueur successivement ; le pelage se compose de deux sortes de poils, l’un ras la peau, et analogue à un feutre court, très doux, satiné brun roux, et analogue à celui d’une loutre ; l'autre se compose de poils plus longs, assez fournis, brunâtres ct tachetés de gris foncé.

Forster rapporta cet otarie à l’ours marin de Steller; mais Forster, quoique doué d’un vaste savoir, avoit un coup d'œil trop peu sûr en zoologie pour affirmer de prime abord, d’après la courte et plus qu'’incomplète description de Steller, que ces deux animaux étoient identiques. On pourroit à peine prononcer sur deux figures exactes, à plus forte raison ne peut-on pas le faire d'après des caractères peu précis, tracés à une époque où les espèces étoient volontiers confondues quand elles n’offroient pas de trop grandes dissemblances.

L’otaric de Forster, ou l’ours marin, est le phoque à fourrure des pêcheurs européens ou américains. Il habite les hautes latitudes, fréquente toutes les côtes morcelécs de l'extrémité australe de l’Amérique, le cap Horn, la Terre-des-Etats, les îles Malouines, l'archipel de Pierre-le-Grand, et ‘aussi les îles Macquarie, pénantipodes, les parties méridionales de la Nouvelle-Hollande, de la Nouvelle-Zélande et de la Terre de Diémen. Du Petit-Thouars le mentionne à l'ile de Tristan d’Acugna (p. 15).

Ce phoque est très recherché dans le commerce, et sa fourrure est très estimée. La couleur la plus ordinaire de cette fourrure est le brun ; mais lorsque l'animal est parvenu à toute sa croissance, elle tire sur le rouge. Sa qualité ne diffère de celle des castors que parce que les poils ou le feutre soyeux qui la composent sont plus courts; mais cependant cette fourrure est grossière sur le dos et sur le cou; et ce n’est que sous le corps, et notamment sur le ventre, qu’elle prend cette finesse et ce moelleux qui la font

echercher. Les crins qui couvrent le corps et qui dépassent le feutre sont toujours arrachés : pour ce, on chauffe doucement la peau, et on la ratisse fortement avec un large couteau de bois façonné à cet effet ; débarrassée des longs poils, la fourrure acquiert alors toute sa beauté, et se vend en Chine deux dollars (42 francs), et jusqu'à cinq ou six en Angleterre, en y comprenant la prime. On en fait des chapeaux superfins, des garnitures de robes, des manteaux, etc. Des chasseurs nous ont dit que cette

phocaursina, Linnæus et Erxleben : ours marin, Forster; second Voyage de Cook, t, 1, p. 174; Buffon, t, VI, p. 336, pl. 47.

HISTOIRE NATURELLE

espèce d'otarie, si précieuse à leurs yeux, ne trouvoit jamais que sur les côtes les plus battues pa les vagues, dans les licux les plus pres des riva

de fer qui enveloppent beaucoup des iles de la me du Sud, et que jamais on ne les voyoit se ren

dans les criques bordées de longues plages sablm neuses déclives où la mer roule paisiblement ses eg pendant la marée montante. Ses mœurs sont, dit très sauvages, et son odorat très sublil ; de loin

a la conscience, par son moyen, des approches

l'homme, et il s’empresse de gagner la mer, et ( fuir un ennemi qu'il a appris à redouter, Au rese si nous en croyons des renscignements qu'on nous donnés comme positifs, on devra trouver un dans l’otarie de Forster, ou ours de mer, plus d'u espèce à distinguer.

L'OTARIE MOLOSSE, Olaria molossina (1).

Ce phoque a les formes élancées , régulières, | tête petite, arrondie, comme tronquée en avant, ( présentant assez exactement le museau d'un che dogue. Le nez est peu proéminent , et séparé parut raiaure ; la lèvre supérieure déborde l'inférieure, toutes les deux sont garnies sur leur rebord de pol courts et serrés : les moustaches qui couvrent hf sont disposées sur quatre à six rangs; elles se con posent de poils d’autant plus allongés qu'ils sù plus extérieurs, et dont la plus grande longueur a de quatre pouces : ces poils sont lisses, très ruda aplatis transversalement, et de couleur fauve cl L'œil, à iris verdâtre, est placé à deux pouces ( la commissure de la bouche; les oreilles sont (ré petites, épaisses, pointues et roulées sur elles: mes : elles sont revêtues d’un poil ras et serré; le face inférieure est nue. Les paupières sont long d’un pouce, entourées de poils roux et couris;| membres antérieurs sont aplatis en nageoires que mine une membrane épaisse, sinueuse en son bon d’un noir vif et complétement lisse. Les phalatg sont empâtées dans cet'e portion membraneust, sont indiquées par trois stries principales et prod des ; sur leurs parties moyennes, on observe qui rudiments d'ongles. Les membres postérieurs # rapprochés, aplatis, terminés par des phalté d'égale longueur. Les trois doigts du milieu sont nis chacun d’uu ongle fort, noir, long d'un po arrondi, convexe supérieurement, aplati inférie ment, et terminé par un rebord taillé obliquené

() Lesson et Garnot, Zoologie de la Coguill, iX p. 140 : otarie Guérin, Quoy et Gaimard, Zoologit l'Uranie, note de la page 71 ? lion marin de la pel espèce, Pernelty, Ft, t, 11, p. 48?

la partie exte terne des de:

eulement deu erne et interne e, et les ei ngles en form e nervures {€ halange, se di leur sommet, k d'autant plu s, La surfat mme toutes li bondant, cour x aines ct le d ent nus, Les oils, et sont d platie et pointe oils ne dépasse t d'un roux bi Kt en vie, Cet 0 périeures, apli n deux lobes pa bo individu au ncoise des île a communs d:

Qur sur ces Île poque de notr ssapprochoien polosse est sans n, décrit brièv Ace 71 du texte nt également a Cest très pro !, Lesquin de lion de son na «Le loup ma D roche avec u uelois terrible, 4 Dup sur le nez À e en novem Île vient ordi le lisse le jo à Les loups Un poil gris, so ressemblant ent à la chapel d'insectes mar & remplisse

eux nager. »

la partie externe de la phalange externe et au bord nerne des deux phalanges internes. On remarque sulement deux rudiments d'ongles aux doigts exme etinterne ; Ja membrane qui unit les doigts est Wge, et les engage jusqu’à un pouce au-delà des pgles en formant un rebord. Cette portion, garnie ke nervures tendineuses qui partent de la dernière jhalange, se divise en cinq festons étroits, arrondis ur sommet, où ils sont plus larges qu'à leur base, d'autant plus développés qu'ils sont plus extés. La surface externe des membres est couverte, mme toutes les autres parties du corps, d’un poil oudant, court et serré, tandis que les aisselles, x aines ct le dessous des membres sont complétevent nus, Les membranes n’ont aucune trace de ils, et sont d’un noir vif; la queue est courte, tie et pointue à son extrémité. La longueur des ïlsne dépasse pas quatre lignes, et leur couleur kt d'un roux brun, comme satiné, lorsque l'animal

> à leurs yeux, ne g Dies les plus battues x s plus âpres des rivag coup des iles de la me e les voyoit se rem longues plages sabln le paisiblement ses eau Ses mœurs sont, dit-on} t très subtil ; de loin oyen , des approches dé Je gagner la mer, ed is à redouter. Au reste ignements qu'on nou devra trouver un jx ours de mer, plus d'u

AOLOSSE, kt en vie, Cet otarie a trente-six dents : les incisives ssina (!). upérieures, aplaties transversalement, sont séparées n deux lobes par un sillon profond. Nous en tuâmes élancées , régulières, 5 individu au fond du Port-Louis, dans la baie ac tronquée en avant Eancoise des îles Malouines. Ces amphibies étoient nt le museau d'un che communs dans les premiers temps de notre séninent , et séparé partir sur ces îles australes, en novembre; mais à e déborde l'inférieure, Epoque de notre départ, vers la fin de décembre, s sur leur rebord de po s'ipprochoient chaque jour du rivage. Notre otarie iches qui couvrent la k@Bulosse est sans doute identique avec l’otarie-Guésix rangs; elles se con n, décrit brièvement par MM. Quoy et Gaimard, lus allongés qu'ils Shre 71 du texte de leur Zoologie, et qu’ils trouvèplus grande longueur nt également aux îles Malouines. s sont lisses, très rule C'est très probablement de ce phoque que parle et de couleur fauve Ca. Lesquin de Roscoff aux pages 56 et 57 de la re-

. placé à deux pouces ( he ; les oreilles sont I et roulées sur elles un poil ras et serré; le 8 paupières sont long poils roux ct courts; | latis en nageoires quel se, sinueuse en son bon nent lisse. Les phalaté portion membraneuse, ries principales et pro ennes, on observe qui membres postérieurs $ ninés par des phalang doigts du milieu sont

t, noir, long he Un rement , aplati inférie À | rebord taillé obliquen L'OTARIE DE PAGÈS.

Otaria Pagesii (1).

lion de son naufrage :

«Le loup marin est très agile, et saute de roche Roche avec une souplesse sans égale. Il est queluebis terrible, quand on l’attaque ; mais le moindre pup sur le nez l'étourdit sur-le-champ. Il monte à e en novembre, et se retire vers avril. La feelle vient ordinairement allaiter son petit à la nuit, le laisse le jour à la garde du mâle.

» Les loups marins aux îles Crozet sont couverts un poil gris, sous lequel se trouve un superbe duvet S ressemblant à celui de la loutre. Les peaux sernt à la chapellerie. Ils se nourrissent de poissons d'insectes marins, mais ne mangent rien à terre.

se remplissent la panse de sable, sans doute pour NeUx nager. »

ile, 08 ogie de la Coguille, l y et Gaimard, Zoologit 749 lion marin dels pl p.48?

Cette espèce , dans ses plus fortes dimensions, a,

© Otaria Peronts, Desmarest, p. 382 : phoca pu:

DES MAMMIFÉRES. 431

suivant lagès , quatre pieds de longueur sur deux de circonférence ; mais la taille du plus grand nombre n’est que de deux pieds et demi ou trois, sur un et demi de circonférence. La tête est ronde, un peu déprimée; le museau fort court. Elle à six incisives supérieures, dont les deux externes en forme de canines, et les quatre intermédiaires sillonnées transversalement, et quatre incisives inférieures. Les moustaches sont assez longues ; les oreilles étroites, et longues de dix-huit lignes. Le cou est gros, ainsi que la poitrine; le doigt interne des membres antérieurs est le plus long ; les ongles sont presque imperceptibles, et cachés sous le poil, et si petits qu’à peine, suivant l'expression de Pagès, méritent-ils le nom d'ongles. Les pieds de devant sont velus en dessus et nus en dessous : ceux de derrière ont trois ongles très marqués aux phalanges du milieu, et les phalanges interne et externe ont des rudiments d'ongles à peine visibles. La membrane qui unit les cinq doigts dépasse ceux-ci, et forme en se découpant cinq festons d'autant plus longs qu’ils sont plus internes. Le pelage est doux et luisant, et d’un brun tirant sur le gris de fer, avec la tête plus foncée et le dessous beaucoup plus clair, surtout sur la poitrine, suivant M. Desmarest ; chaque poil est d’un fauve très clair dans la plus grande partie de son étendue, puis d’un brun minime plus abondant en dessus qu’en dessous, et terminé, sur le dos, de gris clair, et sur le ventre de blanchâtre; la queuc est longue de deux pouces. Le pelage des jeunes individus, suivant Pagès, est noirâtre. Cet otarie a été décrit par Daubenton et par Buffon, mais surtout longuement par Pagès dans son Voyage autour du monde. Il paroît qu’il est très commun dans les environs du cap de Bonne-Espérance, et notamment dans Symon’s Bay, où il se réunit par grandes troupes. Son intelligence est très perfectionnée, ses habitudes timides et douces. Il se tient sur les rochers. Nul doute que l’espèce décrite sous le nom d'otarie de Delalande (Oss. foss., t. V, p. 220) ne soit l’espèce que nous venons de décrire. M. Cuvier spécifie ainsi l’otarie de Delalande, rapporté du Cap par le voyageur-naturaliste de ce nom : « Cet animal a trois pieds six pouces de longueur ; son pelage est fourré, doux, laineux à sa base; sa pointe, annelée de gris et de noirâtre, donne une teinte généralement d'un gris brun roussâtre ; le ventre est plus pâle, et les pattes sont noirâtres. Les moustaches sont noires, fortes et simples. Peut-être faudra-t-il adjoindre à l'otarie de Pagès l'otarie de Milbert, qui est, diton, du Sud, et dont la taille est de trois pieds huit pouces, et les couleurs du pelage beaucoup plus

still, Luinæus : phoca parva, Bodd. : petit phoque, Buffon, t. XUE, pl. 53 : otaria Delalande, Fr. Cuvier, Dictionn.des Scienc. natur., t. XXIX,p. 558 : loup m arin; Pagès. J6,, t, 11, p. 32 et suiv.

blanches que celles des otaries blanchâtres et de De- Jalande, »

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