‹ Compléments de Buffon [microforme]Chapitre 293 sur 514 · EEEE———— L'OTARIE DE MOLINA · texte numérisé non relu

EEEE———— L'OTARIE DE MOLINA

Otgria Molinaii. Léss. (?).

elle espèce n'est connue que par la description w incomplète de Molina, qui s'exprime en ces ters:« Le cochon marin ressemble à l’urigne, pour h figure, le poil et la manière de vivre. Il en difwecependant par le museau, qui est plus allongé, qui ressemble au groin du cochon : il a encore les les plus relevées ; les pattes de devant divisées ù cinq doigts bien distincts, quoique couverts par ne membrane. [l ne se rencontre que rarement sur côte du Chili. »

Telles sont les espèces de phoques les plus auhentiques et les mieux caractérisées. Les auteurs Wématiques en ajoutent plusieurs autres dont la Éermination est si peu précise, que nous ne balanons pas à les omettre. Ainsi se rangent dans cette alégorie les PHocA Coxii, Desm. ; lupina, Molina ; Mgicollis, Shaw, testudinea, Shaw; fasciata, uw ;punclata, Encycl. angl. ; maculata, Encycl. il. des Kouriles, comme l'espèce précédente ; ni- &, Encycl. angl.; lakhtak de Krakenniniow ;

"16 Cuvier, Ossem, foss., t. V, p. 220 : otarie de Pé- M, de Blainville, Journal de Physique, t. XCI, p. 295. Phoca porcina, Molina, Histoire naturelle, p.260,

tigré, du même ; et grum-sclur des Islandois et d'Olafsen. Nous supprimerons aussi une foule de détails que nous avions extraits des anciens auteurs, et surtout des navigateurs, parce qu’ils eussent allongé, sans profit pour le lecteur, un article déjà très long, et où, au lieu des faits les plus avérés dans l’état actuel des choses, auroient pu se glisser, au milieu d’un vain étalage d'érudition, un grand nombre d'erreurs. On pourra d’ailleurs se faire unc idée du dédale dans lequel s'engagent les compilateurs non naturalistes, en prenant connoissance des observations du savant Fleuricu, tome III du Voyage autour du monde de Marchand. On y verra que ces noms de veau, de loup, de lion, de renard, de chat, de bœuf ct d'ours, en y ajoutant l'adjectif marin, ont plus contribué à embrouiller l’histoire des phoques que toutes les descriptions plus ou moins erronécs qu'on en a données. Aussi avons-nous cherché à faire disparoitre en partie cet inconvénient, en leur appliquant les noms de ceux qui les premiers les firent connoître.

40 L’OTARIE JAUNATRE (ofaria flavescens, Desm.) (!), qui fréquente les côtes du Chili, où on la nomme labo de mar. 11 se rend sur le rivage desiles de la Motcha, où les chasseurs en éteindront la race déjà bien diminuée. Son pelage est fauve cannelle , plus clair en dessous. Ses nageoires sont brunes , et les trois doigts intermédiaires de celles de l'arrière sont seuls munis d'ongles; tous les doigts sont débordés par des festons membraneux. Sa longueur varie de six à sept pieds. Ce phoque nous paroît être identique avec notre otariemolosse. 2 L'OTARIE CENDRE (otaria cinerea, Péron) (?), figurée planches 12, 15 et 15 de l'atlas de MM. Quoy et Gaimard, dans le voyage de l’Astrolube (3). 3° L’OTARIE AUSTRALE (olaria australis, Quoy et Gain.) (?), a le corps gris, avec des reflets jaunâtres. Ses moustaches sont blanches, et les poils du corps, même ceux du cou, sont courts et serrés. Ce phoque habite le port du Roi-Georges, à la Nouvelle-Hollande.

(:) Poeping, Bull. Féruss., t. XIX, p. 400.

6) Voyage aux terres australes, t. 11, p. 54,

() Otaria tota cinerca; membris nigricantibus ; pilis capitis et colli rudibus et longis, sub coactis, fulvis.

(+) Otaria, corpore supräà griseo, subtus vulvo ; cullo crasso; artubus infrà nigricantibus.

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HISTOIRE NATURELLE

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