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LES MARSUPIAUX, OU ANIMAUX A BOURSES

Les animaux de cette famille ont vu s’accroître singulièrement leur nombre depuis quarante années, notamment depuis l'établissement des Anglois à la Nouvelle-Galles du Sud , et par suite des explorations dirigées sur les côtes de la Nouvelle- Hollande. Avant 1789 on ne connoissoit que les didelphes ou filandres de l'Amérique, mentionnés par Marcgrave et Pison, ei le phalanger des Moluques, décrit par Valentin, et figuré par Séba. Buffon lui-même n'a connu que six didelphes : le sarigue des Illinois ou à longs poils, le crabier, l'opos-um, le cayapollin ou le filandre de Surinam, la marmose et le toan, un chironecte, la petite loutre de la Guyane, et deux phalangers ou couscous, le phalanger mâle, et le couscous roux que cet auteur preuoit pour la femelle de sun phalanger. Aujourd’hui les naturalistes connaissent un grand nombre d'espèces renfermées dans douze genres nettement circonscrits,

Aucune famille de mammifères n’a donné lieu à pius d’écrits que celle des marsupiaux. La plupart des idées extravagantes émises sur son mode de génération sont déjà oubliées ; mais ce qu'on peut admettre de plus positif dans la double nutrition des petits, dans l’acte dit de la marsupialité, est que cet acte s'opère à l’aide d’une duplicature de la peau lu ventre qui renferme les organés de la lactation, at qu'après la fécondation les embryons contenus dans la matrice, ayant pris un certain accroissement, se trouvent expulsés de l’utérus, et soumis à un autre mode de vitalité purementexterne. Cesembryons, encore peu développés, sont alors collés aux tétines renfermées dans la poche marsupiale qui les protège et les garantit des influences extérieures, tandis que les mamelons s’allongent et les abreuvent d’un lait nourricier. Puis, à une époque plus avancée, les petits, plus robustes, peuvent abandonner le sein qui les allaite, se familiariser avec l’air extérieur, développer leurs facultés instinctives, et se blottir au moindre signe de danger dans cette poche protectrice que leur mère referme sur eux, en usant, pour sauver elle et sa famille, des voies de prudence que la nature lui a départies. On ignore au juste comment les embryons abandonnent la matrice pour

‘Formentun hipandues dan dans les zones t

Cesont des ani:

fide, se tena être portés dans la poche marsupiale, bien qelisaux, se nou M. Owen, par exemple, admette des canaux péri Quelques sarig tonéaux, à travers lesquels s'opère le déplacemen Ma repli longit et qu'il a découverts en disséquant un kangoun entre, Les es

ivantes :

je LesaniGt ANDA, qui se qui diffère du

femelle (!). Des os particuliers, dits marsupiur servent d'appui aux parois de celte poche, bis qu’ils existent également chez les mâles, et ceux présentent la singularité d’avoir le scrotum pende

en avant de la verge. Shaw), par la t Les marsupiaux se ressemblent par des formes get ses oreilles nérales telles, qu’il seroit fort difficile de les sépareMBLIE DE LA ( sans les dissemblances profondes fournies par le pelage laineu dents, le tube digestif, et par suite le genre de vis ndis que les et par les pieds. On trouve donc parmi eux de vraie" lle brun insectivores, des carnassiers, des rongeurs, des hr@et lèvres et 1 bivores, des édentés. Les vrais sarigues sont dut POUCES Nouveau Monde, les phalangers des grandes laits. Habite malaisiennes, les péramèles de la Papuasie et de al), qui vit

jus, blanc en de mssant au rou pue que le cort MDELPHE MYOS très grandes

Nouvelle Hollande ; puis tous les autres genres p partiennent exclusivement au continent justema nommé Australie.

Ainsi, par leurs incisives petites et rudimentairs leurs longues canines, leurs arrière-molaires héri sées de pointes, les sarigues, les chironectes et phascogales sont insectivores ; les thylacines etle dasyures sont carnivores ; les péramèles ont des 01 gles fouisseurs,

Les incisives larges et tranchantes, les canine d'en bas rudimentaires font des phalangers et te pelaurus des animaux plus phytophages qu'entont phages. Ù

Les polorous sont frugivores, ct manquentdt nines à la mâchoire inférieure ; les kangourous 8 complétement herbivores et n’ont pas de caninés( tout, et de même que le potourous ils rappellent gerboises par l'extrême allongement de leurs mel bres postérieurs, et par le développement de la | queue. Enfin les koalas et les phascolomes vie d'herbes et sont de véritables rongeurs sous plusie rapports.

{} M, Isidore Habli, aux dépe itouré, le pre les replis exista {| Philander, earigueia, nom lens, suivant M itouré, mante Étts-Unis, thlad # anciens Me houacha et Jes cepassage d'un «Sur un autel “manière à red uvant, s'élevoit «cha, Cet anim clepoil dublair «à femelle po «nourrit ses pe à cha étoit la fig din marmouse ê Temm., P. didelphis aurit hat,

(:) Proceed, of the zool. soc. 1, p. 159.

‘D,myosur

0, LES DIDELPHES (!).

Didelphis, L. (?).

S, ‘Forment un genre très naturel dont les espèces sont épandues dans toute l'Amérique intertropicale , et Lnsleszones tempérées aussi bien au nord qu'au sud. sont des animaux nocturnes, répandant une odeur kde, se tenant sur les arbres où ils poursuiventles eaux, senourrissant d'œufs, de fruits et d'insectes. Quelques sarigues ont en place de poche marsupiale repli longitudinal de la peau sur chaque côté du atre, Les espèces inconnues à Buffon sont les jrantes :

jp LesaniGuE D’Azara (D. Azare, Screb.) (3) ou suta, qui se trouve au Paraguay et au Brésil , et ui différe du sarigue opossum ( D. virginiana, Shw), par la teinte noire intense de son museau et je ses oreilles, et par sa longue queue. 2° Le pi- ELPIIE DE LA CALIFORNIE (D. californica, Benn.), pege laineux, la pointe de chaque poil noire, ir suite le genre de veMppnds que les longues soies sont blanches, la face June parmi eux de nil ge ne ES ; LL coq fe ue A x Bu lèvres et les joues blanches. Sa taille est de és rongeurs douze pouces , la HS longue également de seize puces. Habite la Californie. 3° Le Quica (D. quica, Kit.), qui vit au Brésil. Le mâle est gris en desju, blanc en dessous, la femelle est fauve noirâtre, passant au roux sous le corps. La queue aussi lonque que le corps et blanche à son extrémité. 4 Le DDELPHE MYOSURE ( D. nudicaudata, Geoff.) (1), très grandes oreilles, à pelage doux, serré, très

marsupiale, bien que ette des canaux péi s’opère le déplacement sséquant un kangoury ers, dits marsupiaux de cette poche, bin z les mâles, et ceux oir le serotum pendan

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petites et rudimentairs s arrière-molaires héri 8, les chironecles et| es ; les thylarines ets es péramèles ont des

{} M, Isidore Geoffroy Saint-Hillaire a récemment labli, aux dépens des didelphes, les genres hémiure et irouré, le premier à queue courte, et le second à simplesrcplis existant au lieu de poche.

( Philander, Briss.; sipalus, Fisher : sarigue vient de earigueia, nom que donnent à ces animaux les Brési- Biens, suivant Marcgrave. Au Paraguay on les nomme

itouré, manfcou dans les tles Caraïbes, opossum aux États-Unis, thlaquatzin au Mexique, d'aprés Fernandez,

Sanciens Mexicains leur donnoient le nom de chouklouacha et les adoroient, ainsi que semble le prouver kepassage d'un voyage à Mexico :

«Sur un autel placé en face de la porte orientale, de “manière à recevoir les premiers rayons du soleil le- “nl, s'élevoit une idole représentant un chouchoua- «cha. Cet animal, de la grosseur d'un cochon de lait, a “lepoildublaireau, la queue du rat, les pattes du singe: «à femelle porte sous le ventre une poche où elle “ourrit ses petits, À droite de l’image du chouchoua- »dlaétoit la figure d'un serpent à sonnettes, à gauche "in marmouset grossièrement sculpté. »

UTemm,, p. 30; Micouré premier, d'Azara, Par. ; dpi aurita, Wied it.; fig. Dict, classiq. d'hist.

ranchantes, les canine t des phalangers et \k phytophages qu'entom

ores, et manquent det ire ; les kangourous si t n’ont pas de canines( jourous ils rappellent ngement de leurs mel développement de le |

les phascolomes 1 s rongeurs SOUS plusieu

“Dmyosuros, Temm, 38 ; Wied,

court, brun roussâtre en dessus, blanc roussâtre en dessous. Sa queue ressemble à celle du rat ordinaire par sa nudité, Cet animal est rare à la Guyane et commun au Brésil. 5° Le bIDELPHE Gris (D. grisea, Desm.) (!), qui diffère peu du cayopollin. Son pelage est gris en dessus, blanchâtre en dessous, le pourtour des yeux cerclé de nor et de blanc, la queue très longue. Cette espèce se tient dans les creux des arbres au Paraguay. 6° Le DIDELPHE A TÊTE COURTE (D. breviceps, Benn.) (2), à pelage laineux, à museau brun noirâtre clair, une bande oculaire noire allant du nez aux oreilles. La queue, aussi longue que le corps, a douze pouces. Habite la Californie.

Parmi les espèces qui n’ont que des plis sur le ventre, il faut ranger: 4° Le DIDELPHE CENDRÉ (D. cinerea, Wied) (3), de la taille du rat ordinaire, et ayant comme lui une grande partie de la queue nue, un pelage court ct épais, gris cendré clair en dessus, blanchâtre en dessous , roussâtre sur la poitrine. Cet animal a été découvert au Brésil par le prince Maximilien de Wied Neuwied. 2° Le s4- RIGUE DORSAL (didelphis dorsigera, L., Temm., p. 48), de la taille d’un rat, à queue grêle, brune dans sa partie dénudée. Les yeux enveloppés par une fache marron. Son pelage est fin, court, peu fourni, gris brun. Le front est blanc jauntre ainsi que les joues. De Surinam. 3° Le didelphie de Cuvier (D. Cuvieri), est une espèce fort voisine de la marmose, et dont on rencontre les débris dans les carrières à plâtre de Montmartre, 4° La musaraigne du Brésil de Buffon est pour les naturalistes modernes le didelphis tristriata (Kuhl), long de sept pouces, la queue y étant comprise pour deux, son pelage roux brunâtre plus clair en des-ous, et marqué en dessus de trois bandes noires. 5° Le TOuAN de Buffon paroît être le D. tricolor (Geof ) distinct du D. brachyura de Screber, qui vit à Monte- Video, à pelage gris fauve en dessus, le ventre et les picds blancs. La queue n’atteint que la moitié du corps. 6° Le DIDELPHE LANIGÈRE (D. lanigera, Desm.) (4) à pelage laineux, couleur de tabac d’Es pagne en dessus, blanc en dessous, ayant la queus triangulaire à la naissance, beaucoup plus longue que le corps, et qui vitau Paraguay. 7° Enlin le DIDELPHE NAIN ( D. pusilla, Desm.) (5), gris de souris en dessus, blanchâtre sous le corps, ayant une queue grêle, nue et blanchâtre. IL vit également dans le Paraguay.

() Le Micouré 4e d'Azara, Par.

(2) Proceed.,t, WE, p. 40.

() Temm., Monog., p. #46

(+) Micouré laincux, Azara,

(5) Micouré nain, Azara,

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