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LES COUSCOUS

Cuscus. LESs. (1).

” Queue entièrement nue, et papilleuse à son tiers inférieur; oreilles toujours courtes, et souvent non apparentes ; tête arrondie, museau pointu, pupille verticale ; animaux nocturnes, nourriture frugivore ; patrie , les îles des Moluques et Papoues : dans les arbres.

Les couscous sont des animaux à tête arrondie, à museau conique, à oreilles très courtes ou cachées dans les poils; les yeux sont grands, très saillants, et à fleur de tête; leur pupille verticale annonce des habitudes nocturnes, et leur donne dans le jour un air de profonde stupidité. Leur pelage se compose en entier d’un feutre très serré, très épais, lanugineux, d’où sortent, en plus ou moins grande abondance, des poils soyeux plus longs que le pelage Jaineux. Leurs mouvements décèlent une grande paresse, et ils ne s’animent que lorsqu'ils sont contrariés ; ils grognent en sifflant alors à la manière des chats, et cherchent à mordre. En général, même en captivité, ils sont très doux ; ils préfèrent les recoins les plus obscurs, et le grand jour paroit les affecter péniblement : ils se nourrissent de fruits, de moelle de sagou, boivent en lapant, se frottent sans

{') Coëscoës, Lacépède : cconyx, Temminck, p, 10.

HISTOIRE NATURELLE

cesse la face et les mains, et aiment à enrouler Ju queue et se tenir sur le bassin et sur les deux pieds de derrière. En domesticité, deux couscous que no cherchâmes à apporter en France mangeoient dy pain et même de la visnde. Mais on ne peut rien conclure de ce dernier fait; car un Kangourou que nous avions préféroit aussi, à toute autre substance les chairs cuites qu’on lui présentoit, Les couseoy laissent exhalcr une odeur fragrante, très expan sible, que sécrète un appareil glanduleux placé su le pourtour de l'anus. Souvent dans les immense forêts des Moluques et de la Nouvelle-Guinée no avons été saisis par cette odeur fétide, qui nous aver tissoit de la présence d'un de ces animaux, que now déroboit à la vue un feuillage pressé et très touff Les naturels de ces terres en détruisent beaucoup et M. Cuvier a imprimé qu’on faisoit tomber le couscous des branches où ils se tiennent par leu queue cnroulée, en les regardant long-temps. Ce à est très probable ; car les Nègres du port Praslin, la Nouvelle-Irlande, en apportoient un si gra nombre à bord de la corvette la Coquille, qu'ils devoient pas avoir beaucoup de peine pour s'en en parer. Ils leur passoient toutefois un morceau de dans la bouche, afin sans doute de les empêcher d mordre. Ce: peuples aiment singulièrement la cha grasse des couscous; ils la font rôtir sur des ch bons avec les poils, et ne rejettent que les intestin Avec les dents ils forment des ceintures et aut ornements ; et leur abondance est telle, que j'ai v beaucoup d'habitants avoir des cordons de plusie brasses de longueur, qui attestent la destruction qu en fait.

La patrie des couscous est sous l'équateur, dà les profondes forêts humides des iles Molrqué Tidoriennes et Papoues. C’est surtout aux Célèk à Céram, à Waigiou, à la Nouvelle-Guinée et i Nouvelle-Irlande, que ces animaux sont très co muns. Il est probable qu’ils existent sur le systèt entier des archipels de la Polynésie occidentale, ji qu'aux îles de Santa-Cruz et de la Louisiade.

A. Couscous à oreilles très courtes, velues en dedans et en dehors.

LE PHALANGER TACHETÉ.

Phalangista maculata. G£orr. (1).

Cette espèce a fort embarrassé les naturalistes 4 ont essayé de présenter son histoire, tant son!

(') Desmarest, 411; Temminck, Hon,, D. 14; Q et Gaimard, Atl., pl. 7 : didelphis orientalis, Linn® Gmelin, 9 : phalanger mâle, Buffon, t. XI, pl %L et 94 : cuscus amboinensis, Lacépéde: cuscus 10 latus, Lesson et Garnot, Zoologie, pl. 5.

bles les cc erses de Ja v ui ne prése fausses n peut qu'appoi ription de € qu'on remarq (jeune âge jinck (jeune kwez frappant ærlitude « riétés d’une hs allongé, marrondie, à puseau coniqr prentes, très omme en ded tres, et for!

st très saillan de la moitié de ueuses, d’u ont robustes, erminés en poi LAN épais, trav inc légèreme tement dans mondies, sépai uoluses, d’un | mes des mem nes et très ve ane sont d’un Din et des p ines et les 1à dont nous a ke la Coguille nlitremaent (ta lle de dirige ls de vingt-ci igt pouces, e els la nomm FMM, Quoy ç ut d’un gris uverts de tac gris brun au $ entres offre d Mir; le dessou toux; la long lorigine de la le de cette de W l'île de Waid del faite por:

dividus rappo ke qu'il indiq ls soyeux 50 filières blanc ms; les poils d

rables les couleurs de son pelage aux époques di-

res de la vie. Il n’y a pas jusqu’au système dentaire

ji ne présente des modifications dans le nombre

« fausses mâchelières, et qui par conséquent ne

peut qu'apporter des causes d'erreur dans la des-

iption de ce phalanger. Certes, les différences

non remarque dans les histoires données par Buf-

[jeune âge), Quoy et Gaimard (âge moyen), Tem-

inck (jeune adulte), et nous (adulte complet), sont

x frappantes pour laisser du doute sur le degré

k «ertitude que présentent ces individus comme

riétés d’une même espèce. Le couscous tacheté est

pis allongé, et de la taille d’un gros chat; ia tête

«arrondie, à chanfrein légèrement concave, et à

museau conique et court ; les oreilles sont peu ap-

rentes, très brèves, revètues de poils en dehors

onme en dedans ; les paupières sont épaisses, rouptres, et forment un bourrelet autour de l'œil qui xt{rès saillant et carné ; la queue, nue dans plus dela moitié de sa longueur, #st chargée de verrues ueuses, d'un rouge carmin assez vif; les ongles mtrobustes, aplatis transversalement, recourbés, yminés en pointe mousse; le pelageest lanugineux, Ari épais, traversé par quelq: :: soies rares, d’un inc légèrement jaunâtre sur lequel se dessinent tement dans l’âge complétement adulte des taches rondies, séparées, d’un noir foncé ; des taches plus Buluses, d’un roux brun, recouvrent les parties ex- Bnes des membres; le scrotum est long de dix-huit mes et très velu ; la face et la partie antérieure du kine sont d’un jaune assez vif ; les parties nues des Bios et des pieds sont rougeûtres, ainsi que les Mrines et les lèvres. L'espèce que nous décrivons, dont nous avons donné dans l'Atlas zoologique ides des îles Molqueii la Coquille une figure qui ne nous satisfait pas est surtout aux Célèk piremnent ( tant il est vrai qu il n’est pas tou jours Nouvelle-Guinée et i lle de diriger les peintres comme on le désire), a Us de vingt-cinq pouces de longueur, et la queue ingt pouces, et vit sur l’île de Waigiou, où les narels la nomment schamscham. L'individu décrit rMM. Quoy et Gaimard a le dessus du cou et l’ocbput d’un gris roussâtre , et le dos et les flancs repuverts de taches irrégulières dont la couleur varie gris brun au gris roussâtre ; la surface externe des entres offre des taches d’un fauve plus ou moins hi; le dessous du corps est d’un blanc tirant sur toux; la longueur du tronc, du bout du museau l'origine de la queue, est de quatorze pouces, et le de cette dernière est de douze pouces. Sa patrie Mile de Waigiou. La description du couscous talË faite po M, Temminck repose sur plusieurs diridus rapportés de Banda et d'Amboine. Le pequ'il indique est court, cotonneux et rude; es ls soyeux sont très clair-semés, et des taches irfilières blanches et brunes se dessinent sur le ins; les poils de la face sont ras, jaunâtres ou blan-

iment à enrouler leur et sur les deux pieds eux COUSCOUS ue now ‘rance mangeoient du Mais on ne peut rien ar un kangourou que toute autre substance résentoit, Les couscou fragrante, très expan IL glanduleux placé sur ent dans les immense | Nouvelle-Guinée no@ ar fétide, qui nous aver ces animaux, que not ge pressé et très tou n détruisent beaucoup u’on faisoit tomber la ils se tiennent par leu rdant long-temps. Ce fa ègres du port Praslin, pportoient un si grat te la Coquille, qu'ils p de peine pour s'en en tefois un morceau de bo loute de les empêcher d t singulièrement la cha | font rôtir sur des chi ejettent que les inteslin t des ceintures et aul nee est telle, que jai des cordons de plusie stent la destruction qu'

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