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LE PÉRAMÈLE DE BOUGAINVILLE

Perameles Bougainvillii (1),

L'individu décrit par les naturalistes de l'up dition autour du monde du capitaine de Freye est un jeune non adulte. M. Temminck , dans Analyse de Mammalogie , le regarde commele mier âge du péramèle nez pointu ; mais il sufit l'examen de ses caractères les plus apparents pe s'assurer positivement du contraire, Le bouga ville, plus élancé dans ses formes, est aussi be coup plus petit quelenasuta, mais ses oreilles considérablement plus développées proportion lement. Le péramèle Bougainville est remarqui suivant MM. Quoy et Gaimard, par son corps longé, plus large en arrière qu'en avant; par nez effilé dépassant les mâcloires, ses mous longues et bien fournies, ses yeux médiocres, oreilles de forme oblongue et longues d'un po

Son poil, médiocrement dru, plus abondant le garrot, mêlé d’un peu de feutre, est cendréa rigine, et roux ou brun à la pointe. Le pelage,t toutes les parties supérieures, a une teinte ra assez vive ; un cendré légèrement mélangé der se remarque en dedans des membres et au de du corps ; la queue est d’un roux brun en des roux cendré en dessous ; les ongles sont jaunil quelques poils isolés très longs se font remir{ sur les membres antérieurs, près des articulatio La longueur du corps est de six pouces , celle d queue de deux pouces et demi; des membresil rieurs, un pouce quatre lignes ; des membres| térieurs, deux pouces et demi, Les dents tanl sont petites, peu fortes, et ne dépassent pasleni des premières molaires, tandis que dans le pér D museau pointu elles ont une longueur aumoin( ble. De plus, l’espace interdentaire, qui” dernière incisive de la canine supérieure, &l grand dans le bougainville que dans le nasuld, il résult’ une longueur encore plus considérable

() Quoy et Gaimard, Zoologie de l'Uranit,l pl. 5.

m. La tr molaires tr 5 des autri jte, el com hoire, Les ent offrir et à cout utes, dont te dispositis jnte à des pic , on doit :

stun animal nèle, dédié hinville, a été as des dunes jens-Marins, MM, Quoy € PénamËLe-L pande espèce, donnée à Bat le pouvoit av à la queue.

W, et comme le naufrag Nous serions mèle un ani le de Waigior dans son na seule note q re, nommé À higiou, est ce és ml supiaux eue est pres corps est de acinq doigts rnes sont { allongés et arière ont éga it et sans ong nme dans les 18; la poche

DES MAMMIFÈRES. 44t

lus abondontet plusre ne, La troisième incisive inférieure est bilobée ; | des naturalistes anglois sur le didelphis obesula de | peu de feutre et deben molaires tranchantes sont un peu écartées les | Shaw, conservé dans la collection d'Hunter, 11 en origine, et fauve ou des autres : la dernière de ces dents est très | résulte que sa tête est assez courte, son chanfrein le est en dessus d'un jte, el comme rudimentaire sur l'une et l'autre | arqué; qu'il u huit incisives à la mâchoire inférieure. Tps est blanc, et les ongh ehoire, Les dents du fond de la bouche ne pa- | Sa taille est celle du surmulot; ses formes sont plus st d'une teinte plus dés toffrir aucune trace d'usure : ellessont à base | ramassées, plus courtes, que dans les deux précé-

narron en dessus, et se et à couronne hérissée de plusieurs petites | dentes, toutes proportions gardées. Les orcilles sont ièle nez pointu a été htes, dont le nombre varie de cinq à huit. De | assez larges, arrondies; le pelage tirant généralelande par Péron, nuis@ue disposition, disent MM. Quoy et Gaimard, | ment sur le jaune roussâtre , entremëlé de soies noielle partie, juie à des pieds fouisseurs ct au prolongement du | râtres à leur extrémité; le ventre est blanc. On ne

on doit admettre comme très probable que | connoît rien de ses habitudes ni de ses mœurs, La atun animal principalement insectivore. Ce pé- Nouvelle-Hollande est sa patrie. M. Geoffroy Saint- E BOUGAINVILLE mile, dédié à la mémoire du navigateur de Bou- | Hilaire rapporte avec doute à cette espèce un indihui ninville, a été tué sous des touffcs de mimosa, au | vidu du Muséum, qui est incomplet, mais dont la

gainvillii (1), ss des dunes de la presqu'ile Péron , à la baie des | taille est du double de celle de l’obesula, auquel il biens-Marins. ressemb'e toutefois par les orcilles, le museau, et les

es naturalistes de l'a MM, Quoy et Gaimard mentionnent sous le nom | couleurs, quoique plus brunes, du pelage. I y a aussi

du capitaine de Freyei Péramëe-Lawson ( Zoologie, p. 57 et 741) une | quelques modifications dans l'appareil masticatoire.

M. Temminck, dans jande espèce, récemment découverte , et qui leur

, le regarde commelep tdonnée à Bathurst, au-delà des montagnes Bleues, s

Z pointu ; mais il suffit le pouvoit avoir deux pieds, de l'extrémité de la LE PÉRAMÈLE LAGOTIS (1).

es les plus apparents m eà la queue. Son pelage étoit roux brun en des-

u contraire, Le bouga W, el comme fauve en dessous. Ils Ja perdirent A été découvert à la terre de Diémen et paroît

8 formes, est aussi le sle naufrage de l Uranie, aux Îles Malouines. À Lister sur les côtes occidentales de la Nouvelle-Hol-

uta, mais ses oreilles Nous serions fort tenté de regarder comme un

lande, Son nom indigène est Dalgheit, tandis que les colons le prennent pour un lapin. Son pelage est gris, mais la tête, la nuque et le dos, sont lavés de marron, Les joues, les côtés ducou, les épaules, les flancs, la partie externe des cuisses et la base de la queue sont aussi d’un marron clair, Le menton, la gorge, les parties inférieures du corps et internes des membres sont blanchâtres.

sveloppées proporionnKrmèle un animal que nous avions découvert dans igainville est remarqubik de Waigiou , et que notre collègue Garnot peraimard , par son corps MM dans son naufrage au cap de Bonne-Espérance. ière qu'en avant; pr seule note que nous ayons sur ce petit mammimâchoires, ses mouse, nommé kalubu par les naturels de l'ile de ses yeux médiocres, üigiou, est celle-ci : le lalubu est de la famille ue et longues d'un ps marsupiaux. Son pelage est d’un gris fauve ; la

nt dru, plus abondant Eu est presque nue, longue de dix-huit lignes ; Ce péramèle a son pelage formé de poils mous ct de feutre , est cendréà «orps est de la grosseur d’un mulot ( arvicola ). SR tandisaue jp sf revêtent L Ass sont la pointe. Le pelage, Ba cinq doigts aux pieds antérieurs, dont les deux | jrs. Sos ie RE très fournies ni oreilles eures, à une leinte r0l mes sont très courts, tandis que les autres sont ; :

sont larges, ovalaires, nues en dedans, garnies de poils bruns et ras en dehors, plombés à la base. Sa taille est de cinq pouces trois lignes. ( Mes. angl.)

Cet animal a été rencontré dans la partie élevée de la rivière des Cygnes, dans le district d’York à la Nouvelle-Hollande,

gèrement mélangé de 1 allongés et munis d’ongles forts. Les pieds de es membres et au derrière ont également cinq doigts, dont un pouce un roux brun en dessu et sans ongle. Les doigts du milieu sont réunis les ongles sont jun iBnne dans les phalangers, et l’externe est très s longs se font rem; la poche marsupiale est peu apparente.

urs, près des articulali

t de six pouces, celled Nous ajouterons aux espèces australiennes , jus- :, , | . u’à ce jour les seules connues, le kaloubou (perademi; des membres" LE PÉRAMELE OBÉSULE. je |

“lignes ; des membres meles doreyanus) (2) de la Nouvelle-Guinée. Nous t demi, Les dents ca Parameles obesula (1). avons signalé ce kalubu ou kaloubou dans l'île de +1 ne dépassent paslenñ Waigiou, et nous l'avons décrit dans la partie z00andis que dans le péamUle espèce ne diffère des péramèles, suivant logique du Voyage de la Coquille (tom. L, part. 4, ane longueur aumoinsé de Blainville, que par le système de dentition. | p. 125) d’après des notes, ayant perdu, dans le nterdentaire, qui séparé ea été primitivement établie par M. Geoffroy | naufrage de M. le docteur Garnot, sur la côte du cap nine supérieure, 6! t-Hilaire, d’après des renseignements obtenus | de Bonne-Espérance, la seule dépouille que nous le que dans le LUS À avions pu nous procurer. Ce péramèle a la queue ncore plus considérable Gtolfroy, Annal. du Mus., t. 1V, p. 64, pl. 45; | nue, le corps épais, brun en dessus, fauve en des- Maresl, Mammalogie, sp. 410 : isvodon, Geoffroy :

à, Dranie, D. proue, Fr. Cuvier, Dictionn. des Sciene. () Perameles lagotis, Reid., proceed., VE, 129. oologie de l'Uranit, D NXVIIE, p. 416 : didelphis obesula, Shaw, () Quoy el ,Gaim., Astrol, zool., 1.1, p. 100, pl. 16, (,, no 96, pl, 298. fig. 1àù 5,

ER ! 56

2 mme ge ro

442 HISTOIRE NATURELLE

sous, les oreilles rarges et arrondies, les poils planes, rugueux, lancéolés. Adulte, ses dimensions vont jusqu'à dix-huit pouces, tandis que sa queue n’a que trois pouces. MM. Quoy et Guaimard trouvèrent cet animal sur les bords du havre de Dorey (!).

LES PHALANGERS.

Phalangista. Cux.

Les mammifères connus des naturalistes par le nom de phalangers appartiennent à l’ordre des carnassicrs , et à la famille des marsupiaux qu'ont établie MM. Geoffroy Saint-Hilaire et Cuvier. Illiger nomme phalangista les pétauristes ou phalangers volants, et balantia les phalangers qui nous occupent. Ce nom de bulaniia, du grec bourse, n’est guère heureux, car il est applicable à tous les marsupiaux, sans aucune distinction. Les plus grandes erreurs ont long-temps obseurci l'histoire de ces mammifères. La principale découloit de la fausse idée que l'Amérique seule produisoit des didelphes, et qu’il étoit très douteux qu'il en vint des Indes orientales. Aussi l’animal le plus anciennement décrit par Daubenton, et auquel il imposa le nom de phalanger, adopté par Buffon, fut long-temps connu sous le nom erroné de rat de Surinam. Ce phalanger, le sidelplis orientalis de Linnæus, resta en effet, jusqu’à ce jour, la seule espèce du genre phalanger qu'on mentionnât. Si cet animal ne fut pas plus tôt reconnu appartenir à une famille distincte, on doit l’attribuer à l’esprit de système qui obscurcit souvent les idées les plus claires. Clusius en effet avoit cité assez longuement, en 1605, sous le nom de cusa, le phalanger d'Amboine. Valentyn (Hist. des Moluqurs, t. 1LE, p. 272, F. D. 1726) vint ensuite, et le décrivit de nouveau sous le nom malais de coëscoës; mais comme il entremèélrr les traits de son histoire avec ceux de son philander, qui est le &angourou des anciens, Less. (Æangurus bruni, L.), Séba, qui figuroit et décrivoit sans soin tout ce qui lui tomboit sous la main, s’empara de ce nom de philander, qui désignoit un animal marsupial, et le donna à des sarigues du Brésil. De là est découlé un amas inextricable d'erreurs de synonymie, que les modernes seuls ont pu débrouiller : car Buffon a dit formellement qu’il ne voyoit aucune différence entre le philandre d’Amboine et son sarigue ; et dans le tome XIII (Sup,.l.) de son Histoire naturelle il regarde comme les deux sexes de son phalanger de Surinam les phalangers tachetés de blanc, que des différences majeures d'organisation auroient dû lui

() Shaw a figuré le P. obesula, t, VUS, p. 298 de ses Mise. - L

faire distinguer dès la première vue, Séb avoit on

pendant donné sous le nom de mus ou sorex am, canus major une figure reconnoissable de Dhalange (th. TE, p. 50, tab. 51, f. 8); maisil est Vrai qu'il là donna, comme Buffon, l’Amérique pour patrie. Li. næus n’a connu que le didelphis orientalis, ou sr. gue oriental, Il en est de même de Pallas, quile live parmi les sarigues, dans ses Miscellanea, page ainsi qu’'Erxleben, page 79. Müller le nommoit delphis indica. Les voyages de Cook, de Péron Quoy et Gaimard, et le nôtre, ont multiplié les pèces dans les collections, et aujourd’hui ces man. mifères sont beaucoup mieux connus, quoiqu'i soient en général très difficiles à caractériser par les variétés nombreuses qu’ils présentent, soit par le taille, soit par les couleurs du pelage,

Les phalangers sont des animaux essentiellemen propres aux iles d'Asie, à la Nouvelle- Hollande, à la Tasmanie. Daubenton leur a donné le nom quil portent d’après les caractères que lui a offerts le di delphis orientalis, d’avoir le premier et le secon doigts des pieds de derrière soudés jusqu'à ladernin phalange. Mais ce caractère s’est reproduit chez ph sieurs animaux de l'Australie qu'on avoit ram d’abord parmi eux , et qu’on en a séparés ensuite, à juste raison, tels que les pétauristes, Les plalt gers des auteurs modernes devroient encore êlre parés en deux tribus; quelques traits d’organisalion les habitudes , les mœurs, et surtout les limites glo graphiques, l’exigent impérieusement, Ainsi les4 riques seroient les représentants dans les deux Ank

riques des phalangers ou des couscous des iles dé

Indes orientales que nous avons nommées Malaise et des phalangers ou des trichusurus (que nousnon mons ainsi, queue velue, par opposition avec laque nue des couscous) de la Nouvelle-Hollande et dé Terre de Diémen. Lacépède avoit d’ailleurs, en adopté le genre couscous, qu'il nomma tlqi Valentyn l’avoit écrit en hollandois, coëscoës, mi dont le nom malais et euphonique est couscous, M plus doux à prononcer et plus en rapport avec 10 nomenclature. Temminck (Monug., p. 10. en n0l dit qu’il avoit eu l’idée de faire des couscous ui g81 sous le nom de ceonyx, mais que ces coupes non breuses lui paroissent fort inutiles, souvent à ché à la mémoire, lorsqu'elles ne reposent pas sur dé caractères faciles à saisir. Nous sommes de cetif en un sens; mais nous dirons que le nom de co auroit été inutile, puisque déjà on avoit appliqu‘" terme de pays suffisamment connu et de prono tion facile, et qu’ensuite, lorsqu'on isole par desé ractères précis des êtres de pays différents, de me non analogues, de formes légèrement dissemblabl on rend service à la science, on avance la gs phie zoologique, dont les circonscriptions devienne plus faciles, sans embarrasser sa marche. Nes!

s avantage les tricho:

Polynésie l'exigence | ! article le onné en dé ésenté Îles bouterons le bacun d'eux Le systèm M. F. Cu s phalanger rnier apparl nté la mêm Celles-ci eux supérieur haque mâck haut, huit Lit vraies et eus macul kert le même res, deux x molaires el ons trouvé d nes, douze 1:

iiquelques e ce que di re présente p plus lon, reset tronc nine de chaq ti creusée pace libre de us petite, El] inte mousse première et pace libre où ée à la base ronne est ai aires sont 6 choire inféri es, très fortd aires rudim ondie : la pre différent poi Temminck 4 té, à seule mâchoire infe encore une e la canine d érieure, ent ère molaire abent, et que is avancé; y lsque l'indivi le bien supé

rière vue, Sébd avoit en de mus ou sorex anni.

nnoissable de phalange mais il est vrai qu'illi iérique pour patrie Lim phis orientalis, ou ur.

me de Pallas, qui le live 8 Miscellanea, page 59, . Müller le nommoit di.

s de Cook, de Péron,& tre, ont multiplié les e et aujourd’hui ces man.

ieux connus, quoiquis iles à caractériser par ls présentent, soit par le s du pelage. ‘animaux essenticllemen la Nouvelle- Hollande:

eur a donné le nom qui res que lui a offerts le di r le premier et le sec soudés jusqu'à la derniré e s’est reproduit chezph tralie qu'on avoit rangk on en a séparés ensuite, 4 s pétauristes, Les plaht s devroient encore êtres ques traits d’organisalin et surtout les limites gl sérieusement, Ainsi les:

ntants dans les deux Ank des couscous des iles de avons nommées Malais richosurus (que nousnon ar opposition avec laque ouvelle-Hollande et de He avoit d’ailleurs, en l# s, qu'il nomma tél q ollandois, coëscoës, M honique est couscous, D plus en rapport avec n° (Monug., p. 10.01 nolt faire des couscous uit ge1 mais que ces coupes noû inutiles, souvent à cha s ne reposent pas sur Nous sommes de celif ons que le nom de cet} déjà on avoit appliqi!

nt connu et de prononth lorsqu'on isole par des pays différents, de me | légèrement dissemblblt nee, on avance la gt irconscriptions devient asser sa marche. Nël

savantageux et naturel de séparer les pétauristes b les trichosures de l'Australie, et les couscous de Polynésie occidentale ? Cependant, pour satisfaire l'exigence la plus difficile, nous regarderons dans article le genre phalanger comme seulement secjnné en deux sous-gentes; et c'est aprés avoir ésenté les caractères de ces derniers , que nous bouterons les détails généraux qui se rapportent à haeun d'eux.

Le système dentaire du genre phalanger, étudié M. F. Cuvier dans plusieurs espèces, telles que s phalangers roux, tacheté, renard et sciurien (ce mier appartient au genre pétauriste actuel), a prété la même quantité de dents et les mêmes for- Celles-ci sont au nombre de quarante, vingtx supérieures ct dix-huit inférieures ; six incisives haque mâchoire, point de canines ; douze molaires haut, huit vraies et quatre fausses ; seize en bas, jit vraies et huit fausses. Le phalanger tacheté, eus maculatus, complétement adulte, nous a ert le même nombre de dents : six incisives supéres, deux canines ou incisives de chaque côté, y molaires et deux fausses molaires ; en bas nous ons trouvé deux incisives seulement, point de cages, douze inolaires et six fausses molaires. Mais kiquelques particularités qui ne s'accordent point ec ce que dit M. F. Cuvier. La mâchoire supéure présente les deux incisives antérieures beaup plus longues que les latérales, qui sont très reset tronquées au sommet. La première pseudonine de chaque côté est logée dans une alvéole à lié creusée dans l'os incisif, et séparée par un pice libre de la seconde pseudo-canine, qui est us petite, Elles sont toutes les deux recourbées, à inte mousse, et aplaties transversalement. Entre première et la dernière molaire existe un étroit puce libre où se fait remarquer une très petite dent tée à la base de la première molaire, et dont la lronne est aiguë et bifasciée. Les quatre dernières jhires sont égales, à couronne quadricuspide. La choire inférieure n’a que deux incisives très lons, très fortes, taillées en biseau; trois fausses aires rudimentaires de chaque côté, à couronne ondie la première molaire et les quatre suivantes diférent point de celles de la mâchoire supérieure. Temminek dit que cette espèce, le phalanger talé, a seulement deux dents minimes, obtuses à hächoire inférieure dans l'adulte, et que les jeunes encore une très petite dent à chaque mâchoire, elà tanine et la première molaire, à la mâchoire érieure, entre la seconde dent anomale et la prere molaire inférieure, et que ces petites dents nbent, et que les alvéoles se ferment dans un âge É wi propositions évidemment crronées, 44 individu que nous avons étudié est d’une len supérieure à tous les phalangers décrits ct

aux dimensions assignées par M. Temminck. Mais si le système dentaire ne peut toujours fournir des caractères rigoureux, c’est bien certainement dans ce genre. On peut en juger par la séparation purement artificielle que M. F. Cuvier a été conduit à faire dans son article Phalanger du Dictionnaire des Sciences naturelles. Cet auteur admet en etet deux divisions, 1° des phalurgers, 2 des petaurus. La première division comprend « des phalangers à queue prenante, B des phalangers volants. La seconde a aussi deux sections ; x des petaurus à queue prenante, et à des petaurus volants. Mais il est aisé de voir que les formes extérieures, les mœurs et les habitudes, en un mot les distinctions qui frappent nos sens, ne sont pas conservées dans une division qui est entièrement anatomique, et qui ne repose que sur des parties non toujours identiques en nombre et en forme, etc. M. Temminck, dans sa première Monographie, consacrée à l'histoire du genrephalangista, qu’il a enrichi de bons détails et d'espèces nouvelles, a trouvé dans son phalangista cavifrons le même nombre et la même disposition dans les dents que nous; et ce nombre, diflérent de celui qui s’observe dans les autres espèces, d’après les auteurs modernes qui s’en sont occupés, varie assez pour qu’on ne lui donne qu’une attention secondaire dans l’établissement d’un genre.

Les caractères zoologiques des phalangers sont : une tête arrondie, à museau obtus, à chanfrein légèrement arqué ; des oreilles variables, un peu longues dans les trichosures, courtes et souvent peu apparentes dans les couscous ; les pieds sont pentadactyles, isolés ; les antérieurs munis d'ongles forts et crochus ; les doigts internes des pieds postérieurs égaux, beaucoup plus courts que les quatrième et cinquième, et réunis par la peau jusqu’à la base des ongles ; un pouce opposable, distinct, à ongle aplati et mince; queue nue au bout ou couverte de poils, enroulante, robuste, très longue ; une poche abdominale ample chez les femelles, un scrotum pendant et velu chez les mâles.

Daubenton nous a laissé la description anatomique des parties et des viscères du phalanger de Buffon, dans le tome XITT, page 94 de l'édition royale. M. Garnot ayant disséqué le couscous tacheté, et en ayant mis le résultat à la suite de notre description de cet animal dans la Zoologie de La Coquille, tome I, page 155, nous nous servirons de ce travail pour résumer les traits les plus saillants de l’organisation de ce genre.

Le squelette a treize vertèbres dorsales ; treize côtes, sept vraies et six fausses ; le sternum est composé de sept pièces, six vertèbres lombaires et vingt-neuf dans la queue; les os marsupiaux ont neuf lignes de longueur ; la langue est charnue, légèremen: rugueuse sur sa face supérieure, ayant un es-

pace quadrilatère noir à la base, long de sept lignes; le thorax est étroit en avant, s’élargissant inférieurement, de la forme d’un cône tronqué, ayant cinq pouces et demi dans sa plus grande dimension ; sa longueur, y compris l’appendice xiphoïde, est de {rois pouces nuatre lignes ; le sternum est étroit ; l'abdomen ample, plus large à sa partie moyenne qu’à ses deux extrémités : l’inférieure surtout est très rétrécie : l'estomac occupe toute la région épigastrique, et s'étend un peu dans l’hypochondre gauche. Le foie est divisé en cinq lobes inégaux, dont deux sont beaucoup plus grands et échancrés; la vésicule du fiel est ample, très distendue, sacciforme, logéc entre le grand lobe droit et le troisième , et cachée par eux ; la rate est petite, allongée, rétrécie à une de ses extrémités ; les intestins forment de nombreuses circonvolutions ; le cœcum est long de dixhuit pouces, ample, et terminé par un appendice vermiforme ; les intestins grêles ont de cent douze à cent quinze pouces de longueur ; les reins sont peu volumineux, ils ont de quinze à seize lignes de dimension ; les uretères en ont cinq : la vessie est al- Jongée, piriforme ; la verge est placée derrière le scrotum , et le gland cst surmonté d’un prépuce pointu.

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