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Publié: par Pourrat Fréres à Paris
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; (>) Cuscus macrourus, Lesson et Garnot, Zoologie, | pl. 7, p.158.
pl.6, p.156. () Phalangista, 2° sect., Temminck, p. à
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esmarest, 412: ddepMt qe Pau tn Publié- par Pourrat. Freres à Paris
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Les phalangers de la Nouvelle-Hollande et de la terre de Diémen ou Tasmanie (ainsi nommée avec raison pour la distinguer de la Terre de Diémen du ord de l'Australie, qui touche la Nouvelle-Guinée e qui doit en avoir quelques unes des productions), wat encore aujourd’hui très peu connus. Leurs habiludes, leurs mœurs, n’ont point été observées, et jlest vraiment étonnant que les Anglois, qui posgdent à Sydney une colonie florissante, n'aient enor rien éclairci sous ce rapport, et qu'ils n'aient ps présenté d’une manière précise les mœurs d'aimaux qui sont abondants autour d'eux. Le peu qu'on en sait est dû à Rollin, chirurgien des transports de Convicts au port Jackson, qui rapporte que k phalanger renard habite des terriers, se nourrit &gibier, et chasse aux oiseaux. La connoissance des Jeux légitime très po itivement ces données. On siten effet que la Nouvelle-Hollande ne possède que des fruits secs et coriaces, et qu'aucun n'est don à manger , à part la baie, maigre et rare, du Wpomeria Billardieri. Le sol d’ailleurs, meuble darénacé, est très propre à se creuser en terriers. Enôn si les phalangers se tiennent dans les arbres, st sans doute pour y chasser plus commodément kspetits oiseaux. C’est à tort que Cook a supposé (p.159, Troisième Voyage) qu'ils y vivoient de baies; œne connoît pas un végétal qui en produise, mème pour les oiseaux.
Les espèces de cette tribu paroissent être des animux diurnes, ayant dans leurs formes générales quelque chose du facies du renard; leur tête est plus allongée, plus grosse, à museau moins déprimé ; leurs oreilles sont saillantes, nues en dedans et très mprentes ; leur queue est velue partout, et n'est que que dans un étroit sillon inférieur. Dans deux wpéces, les poils de l'extrémité sont plus courts et plis rares que dans le reste de la queue. Comme ls couscous, il paroît qu'ils aiment à s’accroupir At le bassin, prendre leurs aliments avec les memresantérieurs ; on dit même qu'ils sont omnivores: Mur pelage est aussi très lanugineux.
Ces phalangers habitent les côtes de la Nouvelleles du Sud et de la Terre de Diémen. On ne sait w ls répandent comme les couscous une odeur lle diffusible, Ils vivent sous des latitudes refroi-
Sellempêtueuses, tandis que les couscous habi-
les contrées les plus chaudes de la terre.
LE PHALANGER NAIN.
Phalangista nana, Georr. (1).
\L ne contoît qu’un individu de cette espèce, télé découverte par Péron sur l'ile Maria, flot
l'Desmarest, 415; Temminch, Monog., p. 9.
dépendant de la Terre de Diémen. Ce célèbre voyageur l’a mentionné sous le nom de dasyure (t. H, p. 102, Voyage aux Terres Australes, édition in-8°), et l'obtint vivant d’un naturel qui se disposoit à s’en régaler.
Ce phalanger est de la grosseur d’une souris ; il a de longueur totale cinq pouces, en y comprenant la queue qui a deux pouces six lignes. Son pelage est en dessus d'un gris légèrement teint de roussâtre ; la lèvre supérieure est garnie de poils blancs ; un cercle b un entoure les yeux; les orcilles sont courtes, arrondies, couvertes de poils ; les parties inférieures et le dedans des membres sont blancs; la queue est grêle, à poils plus longs à sa base qu’à l'extrémité où ils sont ras. Le système dentaire est à peu près le même que dans les phalangers blane et tacheté. On ne possède aucun renseignement sur ses mœurs Ïl paraît que les naturels s’en nourrissent, comme le font les Nègres du port Praslin et des îles environnantes pour les couscous.
LE PHALANGER GLIRIFORME.
Phalangista gliriformis (!).
Ce petit animal, décrit tout récemment par M. Thomas Bell, ressemble beaucoup au phalanger nain, dont il diffère toutefois par quelques caractères , tels que ceux entre autres d'avoir les oreilles complétement nues, et les parties inférieures du corps d’un blanc pur. |
La description de M. Bell a été faite sur deux individus femelles, apportés vivants à Londres. Leurs mamelles, occupant l'abdomen, étoient au nombre de quatre, et l'ouverture du rectum se trouvoit placée au tiers de la distance de la racine de la queue à la poche marsupiale. La description de ce gracieux animal est donc empruntée en entier au naturaliste anglais.
Le phalanger gliriforme est de là taille du loir d'Europe, bien qu'il soit cependant un peu plus ample, plus large sur les côtés, et plus déprimé dans l'ensemble du corps. La tête est élargie près des oreilles, et diminue successivement jusqu’à l’extréinité du museau qui affecte une forme pointue.
Les narincs sont étroites et à demi circulaires; la mâchoire supérieure, plus longue que l’inférieure, la déborde aussi sur les côtés ; des poils courts et doux, blanchâtres et duveteux, revêtent les lèvres ; les moustaches entièrement noires ou teintées de brun clair à la pointe des plus extérieures, sont disposées sur quatre rangs; larges et proéminents, les yeux brillent d’un viféclat, et l'iris est d’un noir in-
(:) Thomas Be!l, Trans, Soc, linn, Lond., t. XVI, pl, 1, p. 121, et pl. 13 et 14.
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tense : les orcilles sont proportionnellement beaucoup plus développées que dans les autres espèces ; elles se redressent sur le sommet de la tête, et leur surface est complétement dénudée. Le système dentaire ne fut que très imparfaitement examiné sur ces animaux, pleins de vigueur et de vie ; toutefois les incisives ne parurent point différer de celles des autres phalangers, et.les molaires, très petites, étoient peu apparentes sous les gencives qui les cachoient.
Le corps du phalanger gliriforme est assez massif et assez épais dans ses diverses proportions; il est recouvert d’une abondante fourrure, dont les poils sont serrés et d’une extrême douceur : la couleur de chacun d’eux est un gris terminé de brun rougeâtre, ce qui donne au pelage une teinte générale grise fauve. Les poils qui revétent les parties inférieures sont moins épais ; leur teinte est le gris jaunâtre affoibli, se fonçant en jaune sur les flancs, sur les côtés et sur la gorge ; la face est jaunâtre, et les parties supérieures et postérieures de la tête affectent les nuances grises roussâtres du dos ; un cercle noirâtre encadre les yeux , et de pareils cercles aussi noirâtres se trouvent circonserire à demi la base des oreilles.
Lorsque ce petit animal est dans un état complet de repos, les extrémités des membres disparoissent dans son épaisse fourrure. Sa queue est de la longueur du corps; et sa racine ‘acquiert une assez grande largeur, qui diminue graduellement jusqu’à l'extrémité; elle ëst abondamment recouverte de poils, surtout à la base, et principalement en dessus ; en dessous se dessine une étroite bandelette longue d'environ six lignes et entièrement nue : cet espace dénudé contribue principalement à assurer la faculté préhensile dont jouit cette partie à son extrémité.
Les doigts peuvent saisir les corps avec une grande facilité : le pouce. comme chez les autres phalangers, n'a point d'ongle, ni aux mains ni aux pieds; les ongles des autres doigts, au contraire, sont très étroits et très fortement recourbés : les doigts sont très poilus en dessus, et complétement nus en dessous.
Le genre de vie de ce petit phalanger est assez analogue àcelui du loir, aimant les noix et les aliments de même nature qu'il saisit avec les mains. Ses habitudes sont nocturnes ; il restoit plongé dans un état de torpeur pendent le jour, tandis qu'aux approches du soir sa vivacité se réveilloit pour faire - place alors à des mouvements pleins de brusquerie.
Parfois, en grimpant sur des branches d'arbre, sa queue s'enrouloit autour ; parfois aussi il la rouloit
soigneusement entre ses jambes pour se préserver
du froid. Les individus captifs étudiés par M. Bell étoient devenus assez familiers pour se laisser cares ser sans ‘prouver de frayeur ; mais il ne parurent
448 HISTOIRE NATURELLE
jamais susceptibles du moindre attachement, wj envers les personnes qui les soignoient, soit même entre eux.
Les dimensions que présentèrent leurs diveres parties sont les suivantes :
Poue, Ligne, Longueur totale (mesûre angloise). . , , 7 & ———— dela tête. . . 4... , 1 9 ———— du corps. 28 ———— de la queue. . . . . , ,, 3 6 Largeur de la tte entre les yeux. , , , » 9
—-— (les oreilles complétément développées. « . . . . , . ,»
Longueur des oreilles. . . , . . , , , »
Hauteur du corps. . . « «+. . , , , 1 Sa largeur. . . 4 + + + + + + dé la queue à son origine. .
De la même à un poute de sa base. , , , »
Epaisseur de la queue à son origine, , .
Largeur de la main, . . . . . , , ,n — du pied . ... .,. ,.,0 Longueur des doigts de devant. . , , . » ——— des deux doigts externes de la main, «ee. + + 0 3 ——— des deux doigts soudés de la main. . . . . . + » 9 ———— (65 POUCES. + + + + + + + + D» À
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