LE PHALANGER DE COOK
Trichosurus Cookii. Less. (1).
Le phalanger de Cook est une des espèces les pl gracieuses du genre phalangista des auteurs; quoique ce petitanimal , de l’ordre des marsupiau ait été soigneusement décrit par MM. Cuvier, De marest, Temminck, dans des ouvrages récents mammalogie, nous avons cru devoir en publier 1 figure qui diffère notablement de celle qu'on trou dans la quarante-cinquième livraison des Mamn fères de M. Fr. Cuvier, et bien préférable à la 89 vure de Cook (pl. 8 de son Troisième Voyage), 4 est peu susceptible, ainsi que la fig. 5 de la pl. 8 l'Atlas supplémentaire de l'Encyclopédie, dede ner une idée satisfaisante de ce mammifère.
La première mention qui soit faite du phal de Cook est consignée dans le Voyage de ce cl navigateur ( Troisième Voyage, 1. 1, p. 1%} ces termes : « Le seul animal quadrupède que ayons pris est un opossum, à peu près ausil£
(:) Annales des Sciences naturelles (mars 1829, planche étiquetée par erreur pétauriste de Pin Desmarest, Nouveau Dictionnaire d'Histoire 1 relle, 1. XXV, p.476 ; Mammalogie, no 268, pl, 8 plém.); Fr. Cuvier, Dents, Mammifères, 54 lime petaurus Cookii, Fr. Cuvier, Dictionnaire des natur., & XXXIX, p. 417; Temminck, Monopl p. 8; Lesson, Dictionn. classig., t. XII, P. 334.
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Le corps du phalan et assez épais dans se recouvert d’une abon sont serrés et d’une € de chacun d'eux est t geâtre, ce qui donne grise fauve. Les poils rieures sont moins ép nâtre affoibli, se fonça les côtés et sur la gorg parties supérieures °’ tent les nuances grise noirâtre encadre les y:
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Lorsque ce petit ar de repos , les extrémi dans son épaisse fou gueur du corps; et grande largeur, qui € l'extrémité; elle est poils, surtout à lat sus ; en dessous se de:
gue d'environ six là espace dénudé contr la faculté préhensil extrémité.
Les doigts peuvent facilité : le pouce. cor n'a point d'ongle, 1 ongles des autres doi, et très fortement rec lus en dessus, et cor
Le genre de vie « analogue à celui du ments de même nat Ses habitudes sont 1 un état de torpeur approches du soir si
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queue s'enrouloit autour ; parlois aussi 11 Ia FOUOIL soigneusement entre ses jambes pour se préserver du froid. Les individus captifs étudiés par M. Bell étoient devenus assez familiers pour se laisser cares ser sans éprouver de frayeur; mais il ne parurent
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un rat; c'est vraisemblablement le mâle de l’esrencontrée sur les bords de la rivière Eudeaur, dont parle Binks dans le Premier Foyayr. 1 noirätre dans la partie supérieure du corps, avec teintes brunes ou couleur de rouille, et il est ne dans la partie inférieure ; le tiers de la queue, cùté de la pointe, est blanc, et dégarni de poils dessous : il grimpe ou s'accroche sur les brandes d'arbres parce qu'il vit de baies , et il est prosble que cette nudité d'une partie de la queue est ne suite de ses habitudes. »
Le phalanger de Cook a de longueur totale deux jeds deux à six pouces, et la queue entre pour moidans ces dimensions ; mais sù taille varie beaupup, car la figure que nous publions a été fiite en portion naturelle sur un jeune individu parfaisent conformé et de la taille à peine d’un écureuil : tte de cette espèce est très déprimée cet très poinbe. Lesystème dentaire présente la plus grande anageavec celui des petaurus ; aussi M. Fr. Cuvicr ä distrait ce petit animal du geure phalangiste ar le placer dans celui des pétauristes. F1 se comwdetrente-huit dents réparties de la manière suie:en laut, quatre incisives, deux canines, uit Russes molaires , et huit molaires ; en bas, deux kives, point de canines , six fausses molaies, ct uit vraies mâc!elières. Les incisives supérieures et termes sont canuelées ainsi que les dents canines, splutôt les dents anomalcs et fausses qui en tienil lieu. La couronne des mâchelières est hérissée ubereules aigus disposés sur deux rangées ; les kives inférieures sont lorzucs, minces, et dirien avant. Les dents anomales quiexistententre les et les vraies molaires ont été appelées diverse- \par les auteurs , et sont remarquables par leur ltesce, Le phalanger de Cook est partout abondamment duvert d'un pelage épais, serré, composé de deux utes de poils, les uns soveux plus longs, lesautres mgineux, formant sur ie corps une bourre épaisse dense; le dessus du corps est gris brun, passant uroux vifsur les flancs , tandis que toutes les parks inférieures sont d’un blanc plus ou moins teint kunôtre; un cercle roux entoure les yeux; le Mont est brun , les mains sont grises, la queue cst prune en dessus, terminée à son extrémité par du An pur. Le nu ne forme qu’un étroit et léger ban en dessous. Les individus complétement aduls diffèrent par leurs couleurs : c'est ainsi que le Fscendré domine chez quelques uns, tandis que ve d'autres c'est le ronx plus on moins vif. Deux ls faisceaux de moustaches rigides, noires, par- | 1 des côtés du museau dont l'extrémité est cour de chair. Les ongles sont foibles et cornés : les villes sont nuvs en dedans. marquées à leur basc
Rrune touffe de poils très blancs. | —
DES MAMMIlFERES,
Le phalanger de Cook, comme ses congénères, est doué de mœurs douces et paisibles ; il vit de rcines, et en captivité il se con:ente de pain, de lait, de fruits et d'œufs ; il se roule en boule pour dormir, et se défend avec courage lorsqu'il est attaqué : alors il soutlle avec force, à la manière des chats. Ses habitudes doivent ètre crépusculaires, ainsi que le semble prouver l'ensemble de son organisation,
La femelle ne diffère presque point du mâle, et l'ouverture de sa poche abdominale est abondamment recouverte de poils parfois tcints de roux.
Le Muséum possède deux de ces animaux adultes rapportés de la Terre de Diémen et de la Nouvelle- Galles du Sud par les expéditions d'Entrecasteaux et Baudiu, et recuciliis par MM. La Billardière et lPéron. L'individu que nous avons figuré, et qui est un très jeune individu , a été conservé vivant à bord de l'Uranie par M. Gaimard,
Cet animal est done un pélaurisle pour M. Fr, Cuvier, et un phalanger, plalungista, pour MM.G. Cuvier, Desmarest et Temminck. Nous l'avons considéré comme un sous-genre très distinct des phalangista, qui comprennent, suivant nous, les couscous, où phalangers des Moluques, et les trichosures, où phalangers de, Terres Australes : ce scroit douc pour nous ic (richosurus Cookiti,
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LE PHALANGER RENARP.
Phalangista Vulpina. Cu. (1.
Phillipp et White sont les premiers qui nous aie:t fait connoitre le phalauger renard, et on en doit à ce dernier ü :: : xcellente figure. Les formes qui le caractériser: :::. beaucoup plus dégagées que dans les autres espcc:s. Ses oreilles sont plus longues, et sa queue plus grosse et plus toulfue. La couleur générale du corps est le gris brun ardoisé ; une sorte de collier fauve vif entoure le cou: le ventre es: fauve roux clair canneile; les orciiles sont triangulaires, pointues, nues en dedans , et recouvertes de poils ras en dehors, de la couleur du dos; un trait noir contourne le bout du museau ; deux cercles bruns entourent les yeux. La queue est longue d’un pied cinq pouces, forte, très touffue , garnie de longs poils d’un gris brun ardoisé à son origine , ct d’un noir profond dans tout le reste de son étendue. Le corps d’un adulte a deux picds de longueur sur dix pouces de hauteur, et la taille
() Desmarest, Mammalogie, 413: didelphis vulpina et lemurina, Shaw : wha-tapoua-roo, White, 1t.,p 278 (figure trés bonne): le bruno, Vicq d'Azyr, Anat.: vulpine opossun, Philipp, Et, fig. #, p. 150; Temniuck, Monog., p. 5.
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et le port sont à peu près, au dire de White, ceux d'un raton; une bandelette nue occupe le dessous de la queue dans le sens de sa longueur, et est granuleuse. L'individu décrit par Piilipp n'avoit que vingt-six pouces de dimension depuis le bout du nez jusqu'à l'origine de la queue, qui avoit quinze pouces; mais il n'est pas rare de rencontrer des individus de taille variable. Les femelles ne diffèrent point des mâles; leur pelage est de nature cotonneuse, parsemé de soies plus longues et plusdéliées, mais rares. Les jeunes ne présentent à la mâchoire supérieure que deux petites fuusses molaires, et trois à celle d'en bas. Leur pelage offre au si des nuances différentes; les teintes sont plus claires que dans les adultes, clles passent du cendré gris au brun clair, et quelquefois au gris clair. Les adul
tes n'ont que trente-huit dents.
Le phalanger renard est commun à la Nouvelle- Hollande, d'où l'a rapporté Péron. C'est bien gratuitement que M. Temminek dit qu'on le trouve à Sumatra. Deux localités aussi opposées, aussi distantes, aussi di-parates, déroutcroient quivonque voudroit tenter une distribution géographique des animaux : cette indication demande donc une confirmation authentique, N’avons-nous pas vu le même auteur faire venir le phalanger de Cook de Rawäck dans les Moluques?
En dernière analyse, six espñces de couscous
sont connues aujourd’hui, ou du moins cinq, et tou-
tes ont seulement été rencontrées dans les Moluques. D'autres phalangers à queue velue occupent notre deuxième section, et sont propres à ce que les géographes nomment Australie. Que d'espèces viendront encoreenrichir ce genre, et qne de détails nous devons désirer pour compléter leur histoire !
Nous ajouterons deux espèces nouvelles, décrites par M. Ogil' y (1), et qui viennent prendre pluce à côté du phalanger oursin : l'une (phalangista fuliginosa ) a le pelage crépu , en entier brun de suie, une queue longue, couverte de poils et d’une seule couleur dans toute son étendue ; l’autre ( Ph. ranthopus ), a son pelage très touffu, d’un gris de cendre blanchâtre en dessus, passant au blanc sale en dessous. Les picds sont jaune roux. La queue est terminée de blanc. On ignorede quel point de l’Australie ces deux animaux proviennent. M. Fr. Cuvier a également enrichi ce genre du PHALANGER DE BoucaAINvILLE (lh. Bougainvillit, Règ an.), grand comme un écureuil, cendré dessus, blanc dessous, ayant la moitié terminale de la queue noire, et l'oreille à moitié blanche.
(:) Procecd, 1, p.136.
HISTOIRE NATURELLE
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LE PHALANGER VIVERRIN (1, Habite la Terre de Diémen , et a les plus gran
rapports avec celui de Cook. El n'a pas cependan coloration , et est privé de pouce opposable,
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LES PÉTAURISTES
OÙ PHALANGERS VOLANTS, Petaurus, Shaw ; phalangista, Mig,
Les pétauristes rappelant dans les marsupiaux par suite de l'extension de la peau des flan entre les membres, les pelatouches de l'ordre rongeurs, furent d'abord rangés par Slw pan les didelphes ; ils reçurent ensuite le nom 4 phalangers volants, et furent distingués des vrai phalangers par le nom générique de petauru adopté par M. Cuvier. Illiger, dans son Prodrome proposa le nom de phalangista, et M. Desmores dans sa Mammalogie, celui de prlaurista; le gen phalanger rapprochoit donc ainsi des animaux di tincts les uns des aut.es, et dont le principal ea tère étoit celui de la double génération ou de marsupialité, Mais des limites géographique: p cises et une ressemblance fondamentale dans chaq groupe permettent, pour éviter toute confusion, ( former de ce genre trois tribus bien distinctes, seroient celles des couscous, phalangers nocturma à queue nue, essentiellement propres aux M ques ; balantia, ou phalangers diurnes à queue x lue; et petaurus, ou phalangers volants : ces deu derniers genres sont exclusivement de la Tasmini et de l'Australie ou Nouvelle-Hollande. Les péta ristes appartiennent à la famille des marsupiaur 0 animaux à bourse, quatrième division de l'ordrede carnivores du règne animal ; M. Duméril les co fond avec les phalangers dans sa sixième familles celle des pédimanes. M. Latreille ( Règne anima p.55), dont les marsupiaux forment le sixième dre de sa méthode, place le genre petaurus dans troisième famille ou celle des phyllophages. M. Te minck observe à peu près la même classification, les pétauristes composent le huitième genre des cinquième ordre. M. Geoffroy Saint-Hilaire, s’est beaucoup occupé de la classe des animaux supiaux , a laissé les pétauristes dans le gare p langer ; et M. Fr. Cuvier, dans son article À li gér (tome XXXIX da Dictionnaire des Sri natüurelles), n’a point débrouillé l'histoire de & animaux , et a peut-être accru encore l'irrésoluli qu’on doit éprouver à les isoler les uns des aulré C’est ainsi qu'il sépare le genre phalanger en
{:} Phalangista vicerrina, Ogilby.
weions :
5 phalang lé pren nue enll uris à « De sorie que considére jons de M, oluls et $C pages 1:
auteur re due entr ! pour sé pendant © écureuils mes sont fournir, Wreusemen arbres de pleurs ma lent daus s maritime gre de Didi nue, q fruits dans wrons d'éc ions les ph
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Dmarest pincipal c le pétauri dérisé par ne dans ligeur, acrd ue espèce Les caractè ls; formul dires ; cani s husses md choire infé oze mola «Les 05 ine dire sup ou moins rosées de |:
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VIVERRIN (1.
waions : la 1°, phalanger ; la n°, pelarrrus; puis s palangers sont divisés suivant qu'ils ont la ke preninte, ou qu'ils ont la peau des flancs andue entre les membres ; enfin il y a aussi des urus à queue prenante et des pelaurus volants. sorte que le genre pétauriste, tel que nous allons widérer, renferme des animaux des deux secns de M. Fr, Cuvier, c'est-à-dire ses phalangers obuts et ses petaurus volants. A l'article Phalanpuges 126 et suivantes de son Traité des Dents, auteur regarde le caractère de la peau des fluncs adue entre les membres comme trop peu impora pour séparer les pétauristes des phalangers. pendant c'est à peu près la seule nuance qui isole s écureuils des polatouches ; et les dents ellessont trop souvent variables de leur nature, fournir, dans tous les cas, des distinctions risement exactes. Les pétauristes, vivant dans abres de la Nouvelle-Hollande , doivent diférer leurs mœurs des phalangers à queue d:oite qui ent daus les broussailles sablonneuses des purs maritimes de la Nouvelle- Hollande et de lu re de Diémen, et des couscous ou phalangers à que, qui sont nocturnes, et qui recherchent sfruits dans les Moluques. Au reste nous nous efwrons d'éclai cir cette question lorsque nous déions les phalangers.
De genre pétauriste a été divisé lui-même par Damarest en deux sous-genres : le premier, dont pincipal caractère est d'avoir la queue ronde, kpétauriste proprement dit ; et le second, cadérisé par une queue dont les poils sont distiques dans certains écureuils, est celui nommé igeur, acrobata ( Desmarest), et qui ne renferme lue espèce, le phalanger pygmée.
Ls caractères des petaurus sont donc les sui- : formule dentaire : mâchoire supé.ieure, six ësives; canines nulles ; seize molaires, y compris shuses molaires qui sont au nombre de huit ; dhoire inférieure, deux incisives ; canines nulles, oze molaires ; au total, trente-huit.
«Les os incisifs (Fr. Cuvier, Dents, p. 129) de la oire supérieure forment entre eux un angle ou moins aigu, et les incisives sont elles-mêmes osées de la sorte : la première est forte et tranne; la seconde , également coupante, à sa couie plus large que sa racine ; la troisième, plus Me, est obtuse. Entre les incisives et les fausses res existe un espace vide : la première fausse “ire est rudimentaire, la seconde est encore plus Mleque la première, la troisième plus grande apvhe de la forme des vraies molaires; la quatrième Ps de grandeur et d'épaisseur, elle touche la sème; tandis que toutes les autres dents sont S; les trois premières molaires ne diffèrent
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chacun de leurs angles d'une pointe triangulaire, et sur les côtés d'une pointe plus petite; deux petits tubercules anguleux occupent aussi leur face externe ; la dernière molaire n’a que trois pointes principales : deux en avant et une en arrière, Ces tubercules et ces pointes donnent aux dents des petaurus une forme compliquée et difficile à caractériser,
» À la mâchoire inférieure les deux incisives sont longues, presque horizontales, arrondies en avant, aplaties à leur face interne, minces et pointues à leur sommet ; les deux premières fausses molaires ne sont que deux points rudimentaires, et c'est aussi ce qu'on o' serve fréquemment chez les couscous ; la troisième fausse molaire se rapproche de la forme de la première vraie molaire, mais elle est plus épaisse à sa moitié postérieure qu'à sa moitié antérieure. Les quatre vraies molaires se ressemblent entièrement et se composent de quatre pointes triangulaires, disposées deux par deux en avant et en arrière, » Tels sout les principaux faits dont nous sommes redevables à M. Fr. Cuvier, et qui lui ont été fournis par l'étude des petourus taguanoïde, didelphoïle et macroure. 11 est remarquable que le phalanger de Cook a aussi présenté les mêmes par ticularités dans sa dentition.
Les caractères extérieurs ou zoologiques sont : une tête médiocrem: nt allongée, des oreilles moyennes dressées ; des pieds pentadactyles, à ongles comprimés, recourbés, robuste:, excrpté au pouce qui est sans ongle et opposable ; les deux premiers doigts sont beaucoup plus courts que les autres; la peau des flancs étendue entre les membres antérieurs et postérieurs peut servir de parachute (disposition qui se retrouve chez les galéopithèques et les sciuroptères ou polatouches):; une poche sur l'abdomen ; la queue très longue, garnie de poils, tantôt épars, tantôt distiques.
Les habitudes des pétauristes ne sont point connues; ce sont des animaux probablement nocturnes, qui vivent dans les eucalypt: s de la Nouvelle- Hollande, où ils sautent de branche en branche en s'aidant de leurs parachutes pour soutenir leur élan ; leur genre de nourriture doit principalement consister en insectes ou en feuilles, car on sait que la Nouvelle-Hollande ne produit ‘ucun fruit édule. Ils sont très communs, et Îles naturels de cette partie du monde en font un grand dégât, car ils recherchent leur chair en même temps qu'ils se font avec leur peau de petits manteaux employés par les femmes pour voiler leurs parties naturelles, ou pour couvrir les épaules. Leur fourrure est tellement belle, qu’elle pourroit être utilisée dans les arts, et former une branche avant:geuse de commerce.
Les pétauristes n’ont été jusqu'à ce jour rencon-
ü entre elles ; elles sont quadrilatères, munies à | trés que dans les grandes forêts des monjugneg
Bleues, et dans la petite ile de Norfolk , placée non Join des côtes du port Jackson, On en connoît cinq cspèces.
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LE PÉTAURISTE TAGUANOIDE.
Petaurus taguanoïdes (!).
Le taguanoïde est la plus grande des espèces de ce genre : la longueur du corps est communément de dix-huit pouces, et la queue a elle seule près de vingt pouces; la tête est petite, le museau triangulaire et très aigu ; les orcilles sont assez grandes et élevées ; les doigts des pieds sont entièrement garnis de poils; la queue est arrondie, très touffue : le pelage du tuguanoïde est d'une finesse et d'une douceur extrêmes ; il est très épais, très long, principalement sur le dos.
Van. «. Pelage d'un brun chocolat foncé et Iuisant en dessus, et d'un blanc sale en dessous ; la queue complétement brune.
Van. 6. Pelage nuancé de fauve clair, mélangé de brun, ayant une raie plus foncée sur le dos ; les flanes d’un gris cendré; deux taches oblongues ct fauves sur les flancs, le dessous blanchâtre.
Van, x, Pelage entièrement blanc : d’un blanc pur en dessous, d'un blanc jaunâtre sur le dos.
Le taguanoïde est l'espèce la plus commune aux alentours de Sydney et dans les montagnes Bleucs.
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