LES KANGUROOS OU MIEUX KANGOUROUS
Macropus, Shaw (!).
but des marsupiaux dont une seule espèce vit à Nouvelle-Guinée, tandis que toutes les autres : propres aux lerres australes ; ils sont compléut privés de dents canines, et représentent, Nouvelle-Hollande , les gerboises de l'ancien linent, et nous devons dire que la première esde Langourou , que Cook figura en 4779, fut kéeavec les yerbua, par l'extrême allongement tnin de derrière, ce qui lui valut, de Shaw, le de macropus, qu'Illiger changea plus tard en maturus. L'inégalité dans les proportions des vbres rend donc la progression à quatre pattes dfficite, tandis qu'elle facilite l'action de sau- Les pieds de derrière possèdent une puissance kukire des plus énergiques, et les kangourous &rvent, pour frapper leurs ennemis, avec une kdont on ne les croiroit pas susceptibles. Les urous sont méchants par nécessité, doux par tre, entièrement herbivores, et s’apprivoisent int d'être de la plus grande familiarité. Leur féprouve des variations telles, qu'il est fort île d'en tirer de bons caructères pour la dision des espèces (2).
kfon n'a connu qu’une espèce de ce genre, le koarou géant (*), et cependant Valentin (f) et le geur Lebruyn (5) avoient sous le nom de /ilan- \ de pélandoc d’Aroë , ou de lapin des îles d’Ades Malais, décrit assez nettement une espèce Gnelin nommoit didelphis Brunnit, et que der figura pl. 453 de ses portraits d'animaux.
Halmaturus, Iliger (queue propre à sauter); purs, Lacép, ; Geoffroy Saint-Hil., sur la gestation Mngourous, Ann, se. nat.,t. IX, p 341 : Férussac, XXI, p, 265; sur les glandes mammaires, Bull., AIN, p. 266.
Y, Coste, pendant son séjour en Angleterre, a pu, i lobligeance de M. Owen, disséquer un œuf de Fr00. Au lieu de trouver seulement, comme cet haaatomiste, une seule vésicule sortant du ventre de EnON, ils en ont trouvé deux; or, la premiére ayant en reconuue pour l’allantoïde, l'autre ne pouvoit \ la vésicule ombilicale. (L'Hermés, no 95,
Didelphis gigantea, Gm.; macropus major, Shaw. Anboina, 4. 111, p. 272.
Yo. aux Indes, t, 1, p. 347, fig, 213.
Nous appelämes les premiers l'attention sur ce mammifère, que nous retrouvâmes à la Nouvelle- Guinée, où les Papous le nomment podin (!), et que viennent de représenter MM. Quoy et Guimard dans la partie zoologique du Voyage de l'Astr'olabe (2). Son pelage est gris brun en dessus, gris fauve en dessous. Son museau est largement rosé. Il a vingt-deux pouces de longueur, et la queue a douze pouces. Il habite les Moluques, l'ile de Waigiou et la terre des Papous. Les naturels nous donnèrent ce mot podin pour nom indigène, et kopenn à MM. Quoy et Gaimard.
Les vrais kangourous des terres australes sont : 4° Le GÉANT (macropus giganteus, Shaw) (3), ou kangourou à moustaches, qui est le plus grand des mammifères que nourrit la Nouvelle-Hollande, car il atteint jusqu’à six pieds de hauteur. Les colons le recherchent pour sa chair, b:en qu’elle soit un peu coriace. Son pelage est gris clair, moins foncé en dessous ; ses extrémités sont noires, Il vit en troupes. que l'on dit être conduites par de vieux mäles, et fait des bonds énormes quand il veut fuir. 11 s’est éloigné des environs de Sydney, au fur et à mesure que les colons abattoient les forêts, et se trouve relégué aujourd'hui au-delà des plaines de Bathurst et des montagnes Bleues. 2 Le KANGOUROU PORTE- LAINE (M. laniger) (4), à pelage laineux, frisoté, entièrement d’un beau roux cannelle; des alentours du port Macquarie. 5° L’'ENFUME (M. fuliginosus), d’un brun fuligineux uniforme, le sommet de la queue excepté, qui est roux. 4° Le BANKSIEN (M. banksianus), encore peu connu, d’un roux vif, ayant des taches fauves sur la tête, et que les nègres des montagnes Bleues nomment waring.
5° Le RürICOL (AZ. r'uficollis), blanciâtre sur le corps et Les flancs, le cou en arrière, d’un roux vif; de l’île King. 6° Le noux-GRi1s (M£. rufo-griscus), roussâtre en dessus, plus clair en dessous, les pieds et le bout de la queue fauves ; de la Nouvelle-Hollande , sans indication précise de localité, 7° L’EUcENE (M. Eugenii), blanc fauve, roux en devant, blanchâtre en dessous . de l’ile d’Eugène, où il vit par troupes. 8° L’ouALABaT (M. ualalabus) (5), ou hangourou de buisson des colons de Sydney.
Nous conservons à cet animal (f) le nom qu'il porte
{) Zool. de la Cog.,t.1, p. 163; macropus veterum, Less. Man. 1827, p. 227 ; Fisher, Synop., 1» 283.
(2) Atlas, pl. 20, 0. 1, p. 116. ., capite longo, obtuso; corpore suprà fusco griseo, infrà griseo fulvo; membris robustis ; auribus minimis.
(3 Misc., 1790, 41, pl 33
(4, Quoy et Gaim., Ur., pl. 9, p. 65.
(5, Lesson, Zool. Coq., pl, 7, p. 161.
(6, Hangurus bicolor, Vélins du Muséum, ct Nouveau Dictionnaire d'Histoire naturelle, première édition : Kanguroo d'Aroé, kangurus Brunii, Desmarest, Mammalogie, sp. #29 : non le didelphis Brunii de Gmelin
mr
chez les naturels de la Nouvelle-Galles du Sud. On en trouve dans les Vélins du Muséum (tom. IV, n° 18)une figure inédite, peinte d'après une peau en mauvais état, qui provient du cabinet du Stathouder. Mais nous pensons que c'est par erreur qu'on lui a donné, dans plusieurs ouvrages françois, le nom de kangourou d'Aroé, en lui appliquant à tort les courtes descriptions du filander de Valentyn (Amb., t. NI, p.272 ), et de Lebruyn ( Vuyageaux Indes . Le kangourou d'Aroë, habitant des climats placés sous l'équateur, diffère notablement du kangourou-oualabat, qui est très commun dans le district de Cumberland , à la Nouvelle-Galles du Sud, et par des latitudes assez éloignées du tropique du Capricorne. Chaque jour on observe cette espèce en abondance au marché de Sydney, où elle est connue sous le nom de kangourou de buisson que lui donnent les colons anglois.
Le kangourou-oualabat est à peine de la moitié de la taille du Æ. labiatus ou macropus major de Shaw. Il a le même aspect et les mêmes formes que les autres kangourous de l’Australie. Cependant son mufle est moins prononcé que dans les grandes espèces : ses extrémités antérieures sont minces ; les orcilles sont allongées , le museau est plus effilé, les membres postérieurs sont robustes, et la queue est forte et longue.
Les poils du museau en dessus sont courts ct noirs, ceux du front sont gris ; des poils plus fins et plus longs bordent la lèvre supérieure et ie dessous de l’inférieure. Les joues sont assez velues, grises, ainsi que la gorge. Les orcilles sont ovalaires, pointues, nues en dedans, garnies extérieurement d’un poil ras, de couleur noire au sommet, et d’un roux vif à la base. Les deux dents incisives supérieures sont un peu plus longues que les latérales : celles d’en bas, courbées en avant et séparées l’une de l'autre, se terminent en pointe mousse. L'occiput est légèrement fauve. Les membres et le dessus du corps sont revêtus de poils longs, droits, mous, gris à leur racine, blancs jaunûâtres à leur pointe, et comme annelés de noir et de blanc. La teinte des flancs est claire, tandis que celle des Jlombes et du dessus de la queue est d’un brun foncé. Cette dernière partie est abondamment recouverte de poils très noirs et plus fournis en dessus ct à son extrémité, où ils forment une touffe de couleur roussätre. Deux taches d’un gris brun uniforme occupent le dessous des épaules. Tout l'abdomen, la poitrine et la gorge sont recouverts d’un poil plusépais, plus grossier, tirant sur le jaune roux. Le feutre est
et de Valentyn; la phrase spécifique du Systema Naturæ est: Caudé brevi, calvd, pedibus posticis longioribus tridactylis : oualabat des naturels des environs de Sydney.
d'un gris cendré ; les poils des mains et des ainsi que les ongles, sont d’un noir intense,
Les dimensions de l'individu figuré sont Jes vantes :
Pieds, Pouc Longueur totale, du iout du museau à
l'origine de la queue, . , . 9 — de la queue. . 18,6
————— de la tête...» 46 ————— des oreilles, » 4 ————- du bout des ongles jusqu'au
coude , 9 74 —-——— de la cuisse jusqu'autalon, , » 9 , du talon à l'extrémité de l'ongle du milieu. , , , , , » 7 des ongles de la main, . , , »
————— (es Ongles du doigt du milieu
du pied, . . ,,.,, ,» 1
Tels sont les caractères spécifiques du kangoun oualabat, qui est parfaitement décrit dans la M malogie de M. Desmarest sous le nom de kangr d'Aroë (n° 429;ett. XVIT, p. 42, Nouveau D tionnaire d'Histoire naturelle, 2° édition); m comme il est extraordinairement abondant auxak tours du port Jackson, et par conséquent dans u zone assez froide de la Nouvelle - Hollande, conçoit qu’il ne peut être le pé!andoc {!) ou lg d'Aroé, propre au climat brûlant des Moluqus du nord de la terre des Papous. C’est très prob ment ce dernier, encore inédit, que notre com aux revues, M. Gabert, se procura, pendantn relâche, à la Nouvelle-Guinée. Cet änimal, que officier acheta à des Papouas, fut conservé en pendant quelques semaines à bord de notre nai et dispürut un jour sans que personne püt savoir qu’il étoit devenu ; probablement il tomba à lan Il eût été d’un haut intérêt à faire connoitre, el levé tous les doutes sur la véritable espèce déx par Valentya et par Lebruyn, comme le repré tant naturel et le premier type, sous l'équa dans les iles Moluques, d’un genre nombreu espèces sur les terres de la Nouvelle-Hollande.
Ainsi donc l'animal que nous nommons prof rement kangourou d'Aroé ( kangurus tele Less.) est appelé podin par les Papouas du de Doréry à la Nouvelle-Guinée. IL présente!
les caractères extérieurs des kangourous austr quoiqu'il en diffère par les dimensions dés!
bres. Sataille est celle du lièvre commun: #6
(:) Le nom de pélandor est une faute typo8r#? copiée par tous les naturalistes successivement. À tyn dil:« Le filander est nommé pélandoc Aro] Malais, chat d’Arou par les Hollandois, et ati"! naturels d'Arou. » Quant au nom de chat d'Arou,il présumer que Valentyn ici confond le phalanger filander. (Valentyn, Amboine, L. HI. D. 972.)
oils des mains et des piey nt d'un noir intense, individu figuré sont les
D'ieds, Pou:
ut du museau à | queue, , , .
& + er e «À »
ongles jusqu'au 0 + ee ee + + «+ » nl $ isqu'autalon, , » 9 , xtrémité de l'on-
EU +. » 7 da main, , , , » » 7 | doigt du milieu
ë 0 à à 0 0 + % TE
res spécifiques du kangoun itement décrit dans la M rest sous le nom de kungi XVIL, p. 42, Nouveau D naturelle, 2° édition); m nairement abondant auxalé , et par conséquent dans la Nouvelle - Hollande, être le pé!andoc {!} ou lg imat brûlant des Moluque s Papous. C’est très probil re inédit, que notre com rt, se procura, pendant e-Guinée. Cet animal, que ’apouas, fut conservé en aines à bord de notre nai us que personne pit savol obablement il tomba lan ntérêt à faire connoitre, el sur la véritable espèce dit Lebruyn , comme le repré mier type, sous l'équal es, d’un genre nombreu s de la Nouvelle-Hollande.
1 que nous nommons prof d'Aroé ( kangurus velt din par les Papouas dub elle-Guinée. IL présente urs des kangourous austral > par les dimensions des n Je du lièvre commun: ss (
ador est une faute typogr#P aturalistes successivement. \ est nommé pélandoc Ar!
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M) ct es penemtas nn dane Ÿ araillac ahtnces et les nieds de devant pentadactysolitaire. 41° Le rachiurus ) (1), ‘ ventre, ayant 3 oreilles arronabite le port du -cinq pouces de uceset demi (?).
ciété zoologique n pinceau (Mmaequel la queue touffue dans le ant M. Bennett, ous-genre parmi “opus. Il est de la queue est ron levier qui tient
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queue en pinceau èce nommée par \RRY (Macropus totale cinq pieds
ire connoitre trois : Philippines ct de ïre comme types “us, appartenant à acerodon, faisant e genre nelomys, lui des échymis.
es kanguroos vrais suivants : les jamapues ; l'ongle du a partie charnue:; ible à un ongle de genre, l'hcteropus itagnes situées au lie. D’après le rapntagnes arides, peu
maturus elegans Ë
. saute. ( Hermés, Toyages de Corneille Le Brun (Lebrun), par la | “**=-t + û tone, en Perse et aux Indes orientales ; 1718, in-4:, 6) Macropus rhinario lato ; auriculis elongatis me- | iLinn, Trans. t, VIE, pl. 16, p. 318. diusculis ; caud@ corpore sublongiore, pilis rigidis
sont pr autres ( seau pl t, Le c yrs sont ;œeux d queue € formém ps, pass térede vs paisil nourritur fairoit ll ère des suisissoil regret di Keignemc istes, et collectio ul doute Banda et cûtes de | gourou d à pris ment dar Quant au Mir, fig.
pu médioct bre le pêli it:
Elant à | {ilede Ba ane flan t y ke liberté Pres SOUS hde, Les ques que Q près de lèteap} e, Mai qu'il au he, dans | k lorsqu’ ent la tèt k mère « au (ond, j Le K, pd les courtd Nlau rous den, 0° où bru , Lamb,
Toyages d
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Linn, Tran [A
re
wnt proportionnellement plus courtes que dans aures espèces connues. Sa tête est arrondie, à seu plus conique et moins rétréci que dans l’oua- 1, Le cou est moins grêle. Les membres anténs sont plus allongés, plus forts, et plus robus- .œux de derrière sont moins longs et plus gros. queue est d’un tiers plus courte. Son pelage est ormément brun sur les parties supérieures du y, passant au gris sur les parties inférieures. Le érede l'individu qui vécut à bordétoit très doux ri paisible. 1 aimoit la viande, quoique ce genre nourriture ne füt pas approprié à son organisation. quiroit les aliments qu’on lui présentoit, à la nière des autres kangourous, et, comimne eux, il gisissoit avec ses deux mains. Nous éprouvons mgret de ne pouvoir fournir de plus complets jgnements sur une espèce inconnue des z00bes, et qu'il eût été si intéressant d'ajouter à collections.
ul doute que Valentyn , en parlant d’un animal Banda et des îles d'Arou, placées presque sur iles de la Nouvelle-Guinée, n'ait eu en vue le gourou dont nous parlons ici; et que c’est à tort aa pris pour lui le À. oualabat , qui vitexclument dans des latitudes plus élevées.
ant au filander décrit par Lebruyn (!)(t. I, Bi, fig. 215), et dont ce voyageur donne une h médisere figure, il seroit possible que ce fût bre le pélandoc ; et voici textuellement ce qu’il it :
Étant à la maison de campagne de notre géné- (ilede Bantam) , je vis un certain animal, qu’on ne filunder, lequel a quelque chose de fort sin- . [l'y en avoit plusieurs qui couroient en liberté avec des lapins, et qui avoient leurs res sous une petite colline entourée d’une bade, Les jambes de derrière sont beaucoup plus pes que celles de devant; et cet animal cest à près de la grandeur et du poil d’un gros lièvre, kéteapprochant celle d’un renard, et laqueue le, Mais ce qu'il y a de plus extraordinaire, Qu'il aune ouverture sous le ventre , en forme dans laquelle ses petits entrent et ressortent, ke lorsqu'ils sont assez gros. On leur voit assez ent la tête et le cou hors de ce sac; mais lorsk mère court, ils ne paroissent pas , et se tien- Qu ond, parce qu'elle s'élançe fort en courant. » Le K. ve Lasizzannière (M. Billardieri), à les courtes, à pelage blanchâtre, lavé de fauve, Mau roussâtre en dessous, de la Terre de Van en, 10° Le bugari des nègres australiens, le où rush kanguroo des colonistes (M. elek Lamb,) (2), médiocre, à pelage satiné, les Toyages de Corneille Le Brun (Lebruyn), par la
‘ie, en Perse et aux Indes orientales ; 1718,in-4:, Lino, Trans, t, VIN, pl, 16, p. 318.
oreilles obtuses, et les picds de devant pentadactyles. 1l est excessivement rare , et vit solitaire. 44° Le KANGOUROU A COURTE QUEUE (M. brachiurus) (1), brun, tacheté de noir, roux sur le ventre, ayant des poils longs et droits, de petites oreilles arrondies, et une queue très courte. Il habite le port du Roi-George:. Il n'a guère que vingt-cinq pouces de longueur, et la queue n’a que sept pouceset demi (?).
Le capitaine Parry a offert à la Société zoologique de Londres un kangourou à queue en pinceau (macropus penicillatus, Gray), chez lequel la queue très mince à sa naissance et très touffue dans le reste.de son étendue, indique, suivant M. Bennett, la nécessité de former un nouveau sous-genre parmi les animaux rangés dans les macropus. Il est de fait que, chez les vrais kangourous, la queue est robuste, assez puissante pour former un levier qui tient lieu de cinquième membre locomotenr à ces singuliers mammifères australiens. M. Bennett indique encore une légère modification de forme à la dent incisive latérale, qui est bilobéc. Ce nouveau kangourou paroît très rare, et a été observé pour la première fois dans les plaines de Liverpool, de la Nouvelle-Galles du Sud, par M. Hall. 1lsembleaimer par préférence les terrains montueux, où il se creuse des tanières dans lesquelles il se réfugie quand il est poursuivi. Ses mœurs sont d’une grande sauvagerie. Il se pourroit que cette espèce fût le gunar des Australiens, que les neuplades noires de cette partie du monde dirent à M. Bennett exister vers l'eran-Plains, et ne différer des autres kangourous que par sa tête imitant celle du lièvre, et sa queue garnie de crins floconneux et abondants.
A cette section des macropus à queue en pinceau viendroit s’adjoindre la nouvelle espèce nommée par M. Bennett le KANGOUROU DE ParrY macropus Parryii) (3), ayant de longueur total cinq pieds
*) Quoy et Gaim., Astrol., pl. 19, p. 114.
C, M. Jourdan, de Lyon, vient de faire connoitre trois nouveaux mammifères du Brésil, des Philippines ct de la Nouvelle -Hollande, qu’il considère comme types d'autant de genres : le genre heteropus, appartenant à la famille des kanguroos; le genre acerodon, faisant partie de la famille des roussettes; le genre nelomys, genre des rongeurs, démembré de celui des échymis.
Le genre hcteropus se distingue des kanguroos vrais et des halmaturus par les caractères suivants : les jambes postérieures sont courtes et trapues; l'ongle da troisième doigt en dépasse à peine la partie charnue ; ilest pelit, émoussé, et assez semblable à un ongle de chien. L'espèce qui sert de type à ce genre, l'heteropus à gorge blanche, provient des montagnes situées au sud-est de Sydney, Nouvelle-Hollande. D'après le rapport des habitants, il vit dans les montagnes arides, peu boisées, marchant piutôt qu'il ne saute. ( Hermés, no 92, p. 156.)
6) Macropus rhinario lato ; auriculis elongatis me-
| diusculis; caud@ corpore sublongiore, pilis rigidis
quatre pouces, la queue entrant dans ces dimensions pour deux pieds six pouces. Le pelage de cet animal est généralement d’un gris ardoisé clair ; ses oreilles sont presque nues, son museau lui-même a une portion dénudée beauroup plus large que chez les autres espèces , et ses joues sont traversées par une large hande blanche. Les naturels du port Stephens (situé par 52 degrés sud) le connoissent sous le nom de wall :rou. 11 s'apprivoise aisément, et bien que mis en liberté pour aller dans les buissons paitre chaque nuit, l'individu observé ne manquoit jamais de se rendre à deux heures du matin dans le lieu qu'on lui avoit consacré comme habitation. II mangeoit, au reste, de la viande, du pain et des végétaux, et cela avec la même appétence. M. Owen, en disséquant cet animal, qui mourut à son arrivée à Londres, et comparant son organisation viscérale avec celle du grand kangourou, a trouvé quelques diflérences dons les replis membraneux du tube digestif et de plus a signalé les points d'analogie qu'a l'estomac avec celui des ruminants.
M. Fr. Cuvier réserve le nom d'halmaturus aux kangourous, dont la queue est dénudée, et qui ont de chaque côté cinq molaires.
Cette petite tribu ne renferme que deux espèces : 40 LekANGOUROU À BANDES (K, fasciatus, Péron) (!), d’un roux grisâtre, rayé en travers sur le dos de bandes rousses et fauves, la queue terminée de noir. EL vitsur l’île Bernier. ® Le K. rHéTiIS(H, thetidis, Fr. Cuvier ) (?), roux cendré, plus clair en dessous, les flancs blanc jaunâtre , les côtés du cou rouges, la queue noire, écailleuse. Le corps mesure vingt-
cinq pouces, ct la queue vingt. Il est de la Nouvelle- Galles du Sud.
LES KOALA, COALA OÙ KOLOXK.
Lipurus, Goivr. (3).
Ont le corps trapu, les j':mbes courtes, nul vestige de queue, cinq doigts aux extrémités antérieures, se partageant en deux groupes pour saisir le pouce et l'index d’un côté, les trois autres doigts de l’autre. Le pouce manque aux pieds de derrière, et les deux premiers doigts sont réunis comme chez les phalanrs,8.et les kangourous. Les ongles sont forts et très
brevibus incumbentibus vestitä: notæo griseo; gastræn pallido ; fascid genarum, caudâque pro marimä parte, albis, hâc ad apicem nigra. Procecd. 4, 151.
(‘) Péron et Less., Voy. pl. 27. (Atlas, pl. 35—1.)
() Buffeuil, Voyage de la Thétis, avec figure peinte par Bessa.
() Phascolarctos, de Blainv.: koala, G. Cuv.; merodactylus, Guy; wombatus, Knox,
HISTOIRE NATURELLE
propres à fouir. La seule espèce connue, 4 M. Griffith u donné une figure que nous avons produite (1), est le KOALA wombar png Fun (lipurus cinereus, Gold.) (?), cendré, le mue noir. La mère porte son petit sur son cou, se tie dans les arbres ou dans les terriers qu'elle se erey sur la côte méridionale de la Nouvelle. Hollande,
LES PHASCOLOMES.
Phoscolomys. Grorr.
Sous ce nom, tiré du grec, et qui signifie muni d’une poche, M. Geoffroy Saint-Hilaire ae un genre de la famille des marsupiiux pour re voir un animal apporté de la Nouvelle-Holla par Péron, et qu’il nommoit » ombat, Bass, chi gien de l’expédition de Flinders, décrivit aussi s ce nom de wombat un animal qui, aux formes phascolome joignoit des différences notables dan système dentaire, dont M. Cuvier a fait son ko ( Règne animal, t. I, p. 184), et M. de Blain son phascolarctos. Illiger le premier avoit ta fois, dans son Prodrome, proposé, sur la simpl incomplète indication de Bass, le nom généri d'amblutis. Enfin récemment M. Knox, discut d'une manière diffuse tout ce qui avoit été fait ses devanciers, adopta le nom générique de wi batus, et rangea comme deux espèces de ce g ainsi constitué le phascolarctos ou koala et le p colome. Cette opinion n’est pas basée assez sol ment pour faire loi; et M. de Blainville s'estf noncé trop formellement pour l'existence du kr pour qu'on puisse douter de sa séparation du ge phascolome.
Ce dernier possède les dents et les intestins rongeurs, quelques caractères des carnassien l’organisation ma’supiale des didelphes. Ilesl( un dé ces nombreux exemples des lois d'excen que présente la Nouvelle-Hollande pour les ani qu’elle produit.
La seule espèce décrite de phascolome avol rangée par Shaw, qui le premier la fit connol dans le genre didelphis, où cet auteur entassoif mêle et sans ordre tous les animaux , quels fussent, pourve qu’ii- eussent une double pe M. Geoffroy Saint-iiilaire établit les principau ractères du genre dans le tome II des Annil4 Muséum (1853).
Les dents du phascolome sont au nombrede quatre. Chaque maxillaire offre deux incisives,f de canines, et dix molaires. Suivant M, Fr.
(+) Atlas, pl, 31.
(+) Phascolaretos fuscus, Desm.; Screb., pl, 55.
seule espèce connue, ( 1e figure que nous avons (OALA WOMBAT DE Fu
id.) (?), cendré, le muse n petit sur son cou, 4e lie les terriers qu'elle se cry e de la Nouvelle. Hollande.
ASCOLOMES.
lomys. Grorr.
du grec, et qui signifie
. Geoffroy Saint-Hilaire ao le des marsupiiux pour ref rté de la Nouvelle-Holia
mmoit » ombat, Bass, chi
le Flinders, décrivit aussi A animal qui, aux formes les différences notables dan nt M. Cuvier a fait son ko , p.184), et M. de Blain Iliger le premier avoit ta me, proposé, sur la simpl 1 de Bass, le nom généri cemment M. Knox, discut e tout ce qui avoit été fait ta le nom générique de wo 1me deux espèces de ce ge scolarctos ou koala et le pl n n'est pas basée assez soli et M. de Blainville s'estf nent pour l'existence du kr uter de sa séparation du ge
e les dents et les intestins caractères des carnassiers piale des didelphes. Ilestà “exemples des lois d'excep elle-tlollande pour les ani
écrite de phascolome avol jui le premier la fit conno his, où cet auteur entassoit{ ous les animaux, quels q i- eussent une double n iilaire établit les principau ans le tome II des Annalk
colome sont au nombre de
illaire offre deux incisives,f olaires. Suivant M. Fr. li
uscus, Desm.; Screb., pl, 55.
458 HISTOIRE NATURELLE
quatre pouces, la queue entrant dans ces dimen- | propres à fouir. La seule espèce connue, 4 sions pour deux pieds six pouces. Le pelage de cet | M. Criflith a donné une figure que nous avons animal est génér, ‘ ÿ y Ce oreilles sont pret une portion dé chez les autres e par une large ba Stephens (situé } sous le nom de & et bien que mis e sons paitre chaqu quoit jamais de dans le lieu qu'ot tion. Il mangeoit des végélaux, e M. Owen, en di son arrivée à Lo:
tion viscérale av trouvé quelques braneux du tube points d'analogie minants.
M. Fr. Cuvier kangourous, don de chaque côté c:
Cette petite tri!
40 LekanGounou d’un roux grisàtr bandes rousses et U vitsur l’île Ber Fr. Cuvier ) (2), 1 les flancs blanc j lh queue noire, :
cinq pouces, ct la Galles du Sud.
De pen mt RE rome re SELLER LA | me do oem
Drm nm aies
LES KOAL
Ont le corps tige de queue, cim:
se partageant en et l'index d’un cê Le pouce manqu premiers doigts s gers.et les kango
brevibus incumbe pallido ; fascià g« te, albis, hâc ad a (: Péron et Less, (2) Buffeuil. Voy par Bessa.
G@) Phascolarcto
ductylus, GuUv.; Wémvurus, nuun, |) Pnascotaretos fuscus, Desm.; Sereb. pl. 55.À
seule espèce connue, 4 e figure que nous avons
f, nt 7, apré 72/20
( Phascolaretos fuseus, 7/27.
fable par loarrat Fa Por
scus, Desm.; Screb.. pl. 55.1
EPA - PET
PEL it re 0 AO OU 7 CAC A : Fee ON SAC d- /7
Me Mis : =
SL
huis. . 439). à la mâchoire sunérieure les inci- | état de liberté, tandis qu'en domesticité ils ne dédai- :s racines, les herfait trois ou quatre grand soin. Péron oques vivent de la fort bonne; aussi 1rs fois le désir de imal aussi utile, et | rs un quadrupède | oit peu difficile à HN, 4 , jusqu'à ce jour, 3 du détroit de Bass | lle-Hollande, où il | e, Encore quelques | tout moyen de dé- | s listes zaologiques | ne seule espèce ap- | |
mm — —
WOMi4 1.
bal (!).
attei t la taille du rni, d’un brun plus
moin foncé en bru-
re; chaque poil est
€ marqué d'un petit ( ‘e anneau blanc sale, € étroit, et la pointe itrine sont plus fonps.
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1 dans l'ile King patites iles semées dans
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Das, p. 459), à la mâchoire supérieure les incies sont très fortes, et paroissent être de véritaesdéfenses: elle. sont arquées, de forine elliptique à couronne plate. Après uu grand intervalle vide jt la première molaire, qui, comme toutes les es, est une dent sans racines, c'est-à-dire à la we de laquelle la capsule dentaire reste libre : elle ssimple, et de forme à peu près elliptique. Toutes autres, de même grandeur, sont composées de Jeux parties semblables à la première, réunies au id externe ; de sorte que vers leur côté interne les sont séparées par une profonde échancrure, ndis qu'un l'ger sillon seulement les isole vers le jé opposé, La partie postérieure de la dernière est ins grande que l'intérieure, et à peu près circure, La surface de leur couronne est lisse, et prénle dus chaque partie un milieu entouré d’émail formant une crête relevée. A la mâchoire inféjeure, les incisives et les molaires sont semblables celles d'en haut; seulement la dernière molaire ki composée de deux parties égales, et la grande hancrure de ces dents est vers leur côté externe. oules les dents sont opposées couronne à couronne, sorte que, dans la mastication, elles paroissent ir toutes également.
Les caractères zoologiques du genre sont : un brps épais, raccourci, à formes lourdes ; une tête osse, aplatie; des oreilles courtes; des yeux mélcrement ouverts, très écartés; des pieds à cinq gts, les antérieurs armés d'ongles c:ochus et roses, propres à fouir ; le pouce des pieds de der- Kre très petit et sans ongle ; les trois doigts interddiaires à demi engagés par les téguments comuns; le doigt externe tout-à-fait libre ; une poche bd ominale chez les femelles ; la queue très courte, peine apparente.
Les membres antérieurs sont claviculés : le cœum, muni d’un appendice vermiforme, est très let très g êle, suivant M, Geoffroy; robuste et S gros, suivant M.C :vier. Le mâle a des os markphux : la verge est située derrière les testicules. Art de la partie antérieure de la commissure de aus; elle n’est pas bifurquée, mais le gland est miné pér deux tubérosités. Les os de l’avant-bras 1 œux de la jambe ne sont pas soudés ensemble, “qui permet à ces membres d'exécuter avec aisance Mouvements de pronation et de supination. La rthe des phascolomes est plantigrade; et leur ire a la plus grande analogie, en petit, avec lle de l'ours, Les wombats sont des animaux très lourds, se Msnt en houle , doués d’une grande douceur | Gractére , se creusant des terriers où ils se rewi Pour dormir pendant le jour, tandis qu’ils Re gsm leurs aliments que pendant ù ent exclusivement d'herbes à leur
DES MAMMIFÉRES. 459
état de liberté, tandis qu’en domesticité ils ne dédaignent ni le pain, ni les fruits, les racines, les herbages,et mème le lait. La femelle fait trois ou quatre petits par portée, et en a le plus grand soin. Péron rapporte que les pècheurs de phoques vivent de la chair de phascolome, qui est fort bonne; aussi M. Cuvier at-il exprimé plusieurs fois le désir de voir naturaliser en France un animal aussi utile, et qui fourniroit à nos bassrs cours un quadrupède d'autant plus précieux qu'il seroit peu difficile à acclimater et à nourrir, On n’a, jusqu'à ce jour, trouvé le wombat que sur les îles du détroit de Bass et sur les côtes-sud de la Nouvelle-Hollande. où il devient de jour en jour plus rare. Encore quelques années, et le wombat privé de tout moyen de défense, n’existera plus que sur les listes znologiques dressées par les naturalistes. Une seule espèce appartient à ce genre.
| LE PHASCOLOME WOMBAT.
Phascolomys wombat (1).
Dans l’âge adulte cet anin al attei t la taille du blaireau; son p:lage est très fourni, d’un brun plus ou moins jaunâtre ou plus ou moin foncé en brunâtre, et sa nature est grossière; chaque poil est d’un brun clair à la base ensuite marqué d’un petit anneau roussâtre, puis d’un large anneau blanc sale, surmonté d’un cercle brun roux étroit, et la pointe est brune. Les teintes de la poitrine sout plus foncées que celles du reste du corps.
Péron et Lesueur , en représentant dans la planche 58 de leur Atlas deux phascolomes, ont donné aux quatre petits qui y sont figurés , ainsi qu'à la femelle, une teinte fauve assez claire, tandis que le mîle est d’un brun ardoisé uniforme. La meilleure figure que nous puissions citer des animaux de ce genre est celle de Maréchal, qui fait partie des belles gravures publiées d’après les Vélins du Muséum.
Le wombat trouvé par Péron dans l'ile King paroit : xister sur la plupart des petites iles semées dans le détroit de Bass.
(‘) Péron et Lesueur, Voyage aux Terres Austraies, pl 58 ; Desmarest, Mammalogie, sp. 431 : phascolomys, Geoffroy, Annal. du Mus., t. H,p. 364 : wombatus fossor. Geoffroy, Catalogue: phascolome brun, Desmarest, Dictionn. d'Hist. nat., t. XXV : phascolomys Bassii, Lesson, Manuel, Mamm , sp. 613: didelphis ursina, Shaw: Wombat, Cuvier, Règne animal, 1, p. 185.
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