‹ Compléments de Buffon [microforme]Chapitre 319 sur 514 · LES C · texte numérisé non relu

LES C

Ont le corps allon, par une queue médit rares. La tête est o:

les extrémités on!

gles fouisseurs très le plus courts, plus la:

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disposés en peigne. 1 la taille du rat d’eau c fin , court et de teint brun roussâtre luisa sous le corps. C'est | liens. Le CTÉNOME 4 dos, les oreilles, les collier et les pattes bl gay au Brésil.

LE CTÉNOME

Difière du précéder C’est un petit ronger d'herbes, et que les manger. Il habite de tiplié, à en juger par |

(*) Rafinesque.

(2) Raf. ; arvicola pen

() Ctenomys, de BI Ann. sc. nat., t.1X, p. 9'

(4 Ctenomys brasilie

(5) Ctenomys torquai le nom de georychus à

(6) Ctenomys magell juin 1836.

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si sont très multipliés , n'ont pas d'autre viande je pour leur nourriture.

RE LE CAPROMYS DE POEY.

Capromys Poeyi. Guérin (!).

Lsapromys de Fournier et à queue prenante, été décrits dans le tome E, p. 480 de ce supbnent, Depuis, M. Guérin a publié une notice sur we lroisième espèce que lui envoya de Cuba le napiste Poey, et nousemprunterons à la description il en a donnée les renseignements dont elle se pose, Le capromys de Poey a des rapportsévidents avec s deux espèces connues , tout en se faisant distinser de l'une et de l’autre. Son pelage est mou, flexiedecouleur marron, mais piqueté de ferrugiur et de jaune, Ces teintes sont dues à ce que les sont ou marron foncé à leur base, ou ferrugiau, où jaunâtres à l'extrémité. Le nez est brunàlefront et les joues sont d’un jaune ocreux pâle, plis que la gorge et le ventre sont blancs. Les saches sont brun marron et blanches à la base. poils roides sont implantés sur les extrémités ntes de marron clair. La queue, un peu moins que que le corps, est entièrement couverte de is poils ferrugineux, sans qu’on puisse remarer d'espace nu sous sa partie inférieure. Ainsi le espèce diffère du capromys de Fournier par sa loration et par les proportions de sa queue. Elle loigne encore du capromys préhensile ou de Pœphg, par sa queue également couverte de poils sur wles points, et par une différence de teintes aux uslaches , aux poils des extrémités et au front. l'individu que possède le Muséum a deux pieds pouce depuis l'extrémité de la queue jusqu’au bout we, La queue seule entre dans ces proportions urun pied. Le corps est abondamment enveloppé he épaisse fourrure, formée de poiis assez mous. le et le front sont bombés : les oreilles ne font ie mince saillie, et décrivent dans leurs con- Ms une moitié d’ovale dont la surface interne est ee l'externe velue de couleur fuligineuse. Les Ex sont de forme oblongue, entourés d’un rebord ètre, Le nez, complétement nu, est garni de & marron clair qui lui servent de bordure, et a coloration s’efface en remontant vers le front éde fauve jaunâtre , passant sur la tête et sur les M ferrugineux franc. Cependant les nuances lé sont beaucoup plus claires que celles du Ps. Des longs poils implantés sur les joues y fordes sortes de favoris qui se prolongent derrière

long. du régne animal, Mammif., pl. 25, fig. 2, lle z00logie, classe 4, pl, 15, #e année.

les oreilles, Le dessous de la gorge est blanc, et cette couleur est interrompue par un collier brunàtre incomplet en avant des épaules. Les moustaches, d'abord marron, sont ensuite, dans les deux tiers de leur longueur, d’un blanc satiné. Le dessous du corps est blanc pur ; les pattes présentent un rebord de cette dernière teinte avec une coloration marron. Leurs ongles sont de la teinte de la corne.

Ce capromys habite les lieux écartés et sauvages, principalement les districts occupés par les nègres: caravalli, à mœurs farouches , dans l’île de Cuba.

Le nouveau genre que M. Gray propose pour recevoir le mus sumatrensis ou le rat de bambous des Anglois établis aux Indes, a été changé par M. Temminck, dans le deuxième volume de ses Monographies de Mammalogie, et a été figuré(pl. 55) dans les Illustrations de la zoologie indienne du général Hardwicke, sous le nouveau nom de nico- LEPTE DEKAN (aicoleptes dekan). C'est entre les capromys et les muriens qu’il le classe, en lui donnant les caractères suivants. Les incisives sont au nombre de :, et les molaires?, assez semblables à celles des spalax. Les supérieures sont dirigées en arrière et marquées de deux sillons. Les inférieures, au contraire, vont en avant, et la dernière est plus étroite de ce côté. Les pieds de devant ont quatre doigts à peu près égaux, et le pouce est à l’état rudimentaire, car son ongle est seul visible. Les pieds de l'arrière ont cinq doigts. Le crâne, très raccourci, présente sur les joues de fortes et larges apophyses zygomatiques. Les orcilles sont rondes et très courtes. Les individus connus du dekan, ainsi que le nomment les Malais, proviennent tous de la presqu’ile de Malacca.

LES EURYOTIS (1.

Qui font sans doute un double emploi avec l’o/omys namaquois de M. Fr. Cuvier, auroient pour principal caractère d’avoir un profond sillon sur les incisives dans le sens de leur longueur. Les molaires à couronne sillonnée notablement en travers et à côtes élevées. L’euryotis irrorata de Brants, figuré par M, Lichsteinstein, est brun roussâtre , plus clair sous le ventre, de la taille d’ane souris; a été découvert dans le sud de l’Afrique par le voyageur von L. Krebs. ( Voyez olomys.)

LES RHIZOMYS (©).

Tiennent aux spalaæ par leurs dents et leur forme générale ; mais ils s’en éloignent par la texture de

() Brants, Lichst., pl. 30 ; otomys, Fr. Cuv. (2) Gray, Proceed,, t, 1, p. 95 (1831), 6)

a rm Re

leurs molaires, leur queue, leurs oreilles. Ils ont trois mâchelières à couronne transversalement et parallèlement entamée, Leur tête est forte, leurs yeux très petits, leurs oreilles dénudées , leur corps épais, cylindrique, à membres courts, mais robustes, ayant tous cinq doigts. La queue est moyenne, épaisse, entièrement dénudée, Les deux espèces sont de l'Asie: la première est le RIZOMYS DE LA Cuine (1), d'un cendrépâleuniforme, etladeuxième, le nuizomys DE SumaTna (?), le bamboo-rat des Européens établis dans l'Inde, et le dekan des Malais , que sir Raflles décrit en ces termes : « Le corps a environ dix-sept pouces de long , dix » pouces de circonférence, et sa hauteur à l'épaule » est d'environ cinq pouces. La queue a six pouces » de long, conique et émoussée à sa pointe, nue et » écailleuse, Le corps est couvert de poils roides, » grisâtres, brunâtres sur le dos. La tête ronde ct » légèrement colorée, Les incisives grandes; deux » à chaque mâchoire, Les yeux petits. Les oreilles » nues, »

Cet animal se tient de préférence dans les haies ‘de bambous à Malacca et dans l'ile de Java.

= LES STÉNODACTYLES().

Sont des rongeurs de l’Afrique, voisins des lemmings par leurs formes extérieures, excepté qu’ils ont les doigts à chaque pied avec un rudiment de cinquième. Les deux doigts du milieu sont les plus longs. Les ongles à leur naissance sont recouverts par trois petites brosses de poils. La tête est large, les oreilles sont disposées en tube, et les molaires ne se ressemblent pas, suivant qu’elles sont placées 2n haut ou en bas. La seule espèce connue est le cter.odactylus Massonii, qui vit au cap de Bonne-Esr rance. M. Yarrel a pensé que cet animal étoit identique avec le mus gundi de la côte de Barbarie, si imparfaitement décrit par Rothmann, et dont Gmelin a fait une marmotte, avec juste raison suivant nous, etque même nous avons confondu avec le spermophile concolore de M. Isidore Geoffroy Saint- Hilaire.

(") R. sinensis, Reeves.

(2) Mus sumatrensis, P.affles, Trans. XII, 258 : spalaæ javanus, Cuv.: Pallidè fuscus rilis raris albidis interspersis ; corporis lateribus pedibusque saturatioribus; genis pallidioribus, occipiîte nigrescenti lineä longitudinali albd, pectore albido. (Reaves.)

ft Ctenodactylus, Gray, Sp. zool. ; Yarrell, Proccet,, I, 48.

LES PSAMMOMYS 1,

Ont seize dents, et la couronne des trois molair de chaque côté est creusée en trois losanges re! dés. Le museau est aigu, comprimé en avant, à] vres entières, Les oreilles sont médiocres, arroni le corps est couvert de poils très mous, et la que est garnie de poils sur toute sa surface; ceux de extrémité forment même une sorte de toufle.

mains ont quatre doigts avec une verrue pour pot les picds ont cinq doigts recouverts d'ongles fil formes. L'espèce unique de ce genre est le psan mys obesus (?), à pelage isabelle en dessus, juni en dessous, la queue terminée de noir et fasciey nommé far en Arabie, sa patrie.

LES PINEMYS

Ont cinq dents, les molaires lameileuses, les seau court et obtus, les narines latérales, les) peu fendus, les oreilles petites, cachées par lesp La queue courte, grèle, couverte dé poils, les melles ventrales, les extrémités pentadactyles, pouce des mains est court , tous les ongles sontf formes. La seule espèce connue est le ground-me des Anglo-Américains (4), qui vit dans les fort pins dans la Géorgie, en se creusant des terrie nourriture consiste en racines de patates et au Ses poils sont courts, bruns dessus, cendré sous, avec une teinte rouge aux picds. Le cp long de trois pouces sept lignes, et la queue a lignes.

L'akodon est un nouveau genre de rongeurs tribu des rats, créé par M. Meyen, pour unet offrant la plus grande analogie avec la soul France, dont elle a aussi la formule dentaire, avec cette particularité que les replis internes M mail sont différents, et que les orcilles, très con sont presque cachées sous les poils. L'ahodu viense (Act, de Bonn., t. XVI, 2° partie, li fig. 4) est long de trois pouces, la queue com pour quatorze lignes. Son corps est couvert de gris jaunâtres qui dépassent d’autres poils ni queue, écailleuse, est annelée et couverte def poils fins. Les oreilles sont velues à la partie de leur pavillon. La plante des pieds est nl rongeur habite le Haut-Pérou.

G)Ruppel, Mamm., 1, 56 (4826).

(2) Fd., pl. 22 et 23.

G) Psammomys, Jules Lecomte, Ann. of the lf bist. of New-York, t. II, p. 132 et fig.

(4) Ps, pinetorum, Lecomte, loc. cit.

Ont u à mem en en

ue fil es, Ce ouvelle Wir opi ie par ux des tralis ju gris

Dnt les | , certail euse d ladacty nes aigt Het floc molaires irersifo:

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LES PSEUDOMYS l').

MMOMYS 0.

Ont une forte tête, de grandes oreilles dénudées, membres égaux, pentadact: les, à doigts libres, nfendus, ayant de petits ongles recourhés, une sue filiforme, annelée, garnie de quelques soies res, Ces animaux représentent les rats d'eau à la uvelle-Hollande sur la côte orientale en dehors tropiques, La seule espèce connue a été découhe par M. Cunningham dans les sables marécax des plaines de Liverpool. C'est le pseudomys tralis, brun noir, mélangé de cendré en dessus, n gris en dessous ; le cou et le thorax cendré pur.

couronne des trois molair isée en trois losanges re u, comprimé en avant, à les sont médiocres, arrondi poils très mous, et la que toute sa surface; ceux de me une sorte de toufle, $ AVEC UNC VCTTUE pour pou igts recouverts d'ongles fil ue de ce genre est le psam ge isabelle en dessus, jruni terminée de noir et fascieul e, sa patrie.

LES OCTODONS °).

PINEMYS (.

Ont les habitudes des campagnols, les formes du ,terlains caractères des layomys, et la chair saeuse des lapins. Les membres sont égaux, tous hdactyles, à doigts libres, munis d'ongles falcies aigus. Leur queue est médiocre, couverte de etfloconneuse à son extrémité. On compte quamolaires de chaque côté à plissures prononcées Bversiformes, sc rapprochant assez de celle qu’on jrque chez les helamys. L'espèce type est l’ocx ve Cuuixc (3) qui vit au Chili. Sa coloration gr le corps un gris brun tacheté de noir, à les plus claires sur le ventre et sur les pieds. La e tuniformément noirâtre, elle est distincent annelée ct couverte de petits poils courts. todon se nourrit de végétaux , et paroît commun dentours de Valparaiso et sur les bords de la qui conduit à San-Yago, où il sert à la subsis- » d'une espèce de hibou du pays. C’est un anitentiellement herbivore.

5 molaires lameileuses, led les narines latérales, les; les petites, cachées par lesp êle, couverte dé poils, les xs extrémités pentaductyles, court , tous les ongles sont èce connue est le gr'ound-nt ins (4), qui vit dans les Li, e, en se creusant des terrie en racines de patates et äl ts, bruns dessus, cendré te rouge aux pieds. Le op s sept lignes, et la quete à

nouveau genre de rongeus( par M. Meyen, pour unes nde analogie avec la soul

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a plante des pieds est 11 is rappellent les campagnols. Le POEPHA- L SXOIR (°) est la seule espèce de ce genre. Il a

LES POEPHAGOMYS (‘).

Aieut-Pérou.

Gray, Proceed., 11, 39. ‘

1,56 (1826). pu Bennett, Procecd., Il, 46.

à AU. Cuminagii, i

ules Lecomte, Ann. ofthe Fr, C . de j

UE, p. 432 et fig. :ctvier, Ann, sc, nat., juin 1834, p. 321(t.1,

; ie), pl. 13 cit, % :

, Lecomte, loc \ater, ibid,

été découvert, au Chili, proche Coquimbo. Son pelage est entièrement noir ; sa taille est celle du rat d’eau, Il a quatre pouces trois lignes de longueur, et la queue dix-sept lignes. Ses membres sont proportionnellement forts, larges, terminés par cinq doigts libres armés d'ongles longs, minces et crochus, excepté le pouce des mains qui est beaucoup plus court, que les autres doigts, et qui a un ongie plat. La queue est vêtue de poils sur toute sa surface. L'œil est assez grand, ct les oreilles sont médiocres. De fortes moustaches garnissent les côtés du museau. Les poils sont de nature douce et soyeuse.

LES AULACODES ('),

Semblent conduire des rats aux erethizon. Ils en ont en effet le système dentaire. Les extrémités sont toutes terminées par quatre doigts. Leurs oreilles sont grandes, ayant des replis intérieurs au pavillon, Leur queue est couverte de poils, La seule espèce connue est l’AULACODE SWINDERIEN (2) à pelage formé de soies comme spinescentes et aplaties, dont le sommet est seul flexible, et qui sont longues de dix-huit lignes. Le noir qui teint ces soies reflète un éclat métallisé changeant, et passant, suivant les reflets de la lumière, du bleu d’acier au rouge de cuivre brillant, Cet animal a dix-sept pouces de longueur, et la queue neuf. Il habite la côte de Sierra-Leone, où les Anglois le nomment ground-pig, cochon de terre ou hérisson, ou ground-rat. I] est avide des gousses souterraines de cassada ou d’arachis hypogea, et recherche aussi les patates. M. Bennett suppose que c’est le wield-rat mentionné par le voyageur Bosman.

LES ELIGMODONTES.

Eligmodontia. F. Cuv.

Récemment découverts dans le sud de l’Amérique, ils ont été l’objet d’un intéressant mémoire de M. Frédéric Cuvier, le savant le plus laborieux et le plus modeste des temps actuels. Ainsi s'exprime l'auteur :

« Une des difficultés qui s'opposent le plus à la formation des farailles, dans l’ordre des rongeurs, paroît consister dans le petit nombre d'animaux de cet ordre qui sont connus, en comparaison de ceux

(‘) Aulacodus, Temm.,Monog. 7e; Boyle, Bennett, Philos. mag. and ann. of Phil., no 59, 1831, p. 389; Buil., XX VIF, 91.

(2) V. swinderanus, Temm., loc. cit., Zool. jourr., If, 467; Proceed., HUE, 111. Lg

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qui probablement existent. En effet, rien n’est plus commun que de trouver, dans les espèces qu'on découvre, des modifications organiques nouvelles qui viennent s’interposer dans les vides nombreux que laissent encore entre elles les modifications des espèces déjà connues et classées ; et ce n’est point sortir des bornes d’une légitime induction que de supposer que les espèces qui restent à découvrir achèveroient de combler ces larges vides, dont il faut sans doute moins accuser la nature que la lenteur de nos progrès dans la connoissance de ces animaux. Tout nous invite donc à nous occuper de 'a recherche des rongeurs. De nombreux genres, et des genres fort naturels composent cet ordr:; mais lorsqu'on veut les rapprocher en groupes plus généraux, les faits manquent ; et si l'on persiste dans ces rapprochements que réclame la science, on arrive d’un autre côté à des classifications artificielles qu’elle repousse.

» La famille des rats, qu’on a désignée par le nom de murins, est une de celles où s’est introduit le plus de confusion ; il semble qu’on ait voulu reproduire celle que Linnæus et Pallas avoient faite en composant d’une manière si hétérogène leur genre mus; mais ce qui alors pouvoit paroître un perfectionnement ne sauroit aujourd'hui se comprendre.

» Nous regardons donc comme heureuse la circonstance qui nous a procuré une nouvelle espèce de rongeurs, où nous trouvons, avec des caractères génériques nouveaux, tous ceux qui la rapprochent véritablement des rats et la font rentrer dans la famille dont ceux-ci présentent le type.

» L’éligmodonte a deux pouces et demi de longueur du bout du museau à l’origine de la queue ; celle-ci est longue de trois pouces quatre lignes. Les pieds de derrière sont proportionnellement beaucoup plus longs que ceux de devant; les premiers ont neuf lignes, tandis que les seconds n’en ont que trois, ce qui diffère sensiblement des proportions de ces parties chez les rats, où les pieds de devant ne font pas le tiers, mais la moitié de ceux de derrière; et, relativement à la longueur du corps, le tarse chez l’éligmodonte en égale le tiers, et chez les rats le quart seulement. Les doigts, minces en général, sont plus longs aux pieds de derrière qu’à ceux de devant et au nombre de cinq aux uns comme aux autres, garnis d'ongles falciformes. Le pouce des membres postérieurs est sensiblement plus court que les autres doigts, les trois moyens sont à peu près égaux et plus longs que l'externe. Aux membres antérieurs il n’y a que quatre doigts entiers; le pouce est rudimentaire, et ne se montre en dehors que par l’ongle plat et obtus qui le revêt. Sous le tarse , au lieu de six ou sept tubereules nus, comme chez les rats, il n’y en a qu’un en forme de trèfle, entièrement recouvert de poils rudes ; et il en est de même pour les tubercules du carpe. La queue fort longue est entièrement revêtue

HISTOIRE NATURELLE

de poils courts, sous lesquels se montrent Jes on cilles d’écailles caractéristiques de la queue des nl Les yeux sont d’une grandeur moyenne; les orei] minces, ovales et larges, ont les trois Quarts de longueur de la tête et égalent celles d’un rat long, plus de quatre pouces. Le nez consiste en deux petites narines environnées d’un mufle fort étroit, la langue est épaisse et douce. De très fortes mous ches garnissent les côtés du museau, et quelques se montrent au-dessus des yeux. Les poils du cor tous soyeux, sont doux, lisses et de médiocre gueur ; ceux de la queue sont aplatis, La couleur pelage est d’un brun grisâtre en dessous, qui p au fauve sur les flancs et les cuisses. Toutes le r ties inférieures du corps et le dessus des extrémi sont blanches. La queue est uniformément blonde

» La tête, osseuse, a dans son ensemble et dan parties, à peu de chose près, la proportion « formes de celle du mulot. Sa portion crnienrs peut-être un peu plus ramassée par plus de brièr dans la région basilaire et moins détendue dans caisse. Or ces différences sont de celles qu'onre veroit entre les espèces d’un même genre, « existent en effet entre celles du genre rat, Ce constitue la différence essentielle entre les rt l’éligmodonte, c'est la forme des dents molaires, chez le second est tout-à-fait nouvelle et diffère sentiellement de celle des rats.

» Ces dents molaires sont au nombre de iroi chaque côté des deux mâchoires, et elles sont M vues de racines distinctes de la couronne. Toutest présentent de chaque côté des échancrures alt tives, de manière à former des zigzags, circons qui nous a déterminé à donner à ce genre le % d’éligmodonde. La première de ces dents, quie plus grande, a deux échancrures de chaque 0 la seconde en a deux du côté externe et unedn interne, et la troisième, très petit tubercuieamo en a une de chaque côté.

» Les dents des deux mâchoires sont sembli seulement elles sont renversées dans l’une par port à l’autre, c'est-à-dire que le côté interne molaires supérieures fait le côté externe des i rieures, et réciproquement. Les incisives son! et jaunes aux deux mâchoires.

» Le canal intestinal, comparé à celui des présente cette différence que le cœcum a une cité plus grande que l'estomac; que la portiont de celui-ci, veaucoup plus grande que la gaue un étranglement qui la partage en deux porif peu près égales, et que le cardia est très ral du pylore. Du reste, les gros et les petits il ne diffèrent point de diamètre, et les premiers quinze lignes de longueur, sont d’un peu il moitié moins longs que les seconds qui en ont {ré deux. Le cœcum, de forme allongée, en a Ut”

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