LES RATS OÙ MUS
gment un genre riche en espèces. Buffon n’a connu que le rat noir (mus rattus, L.), le sur-
bt(M. decumanus), la souris (M. musculus), et mulot (M, sylvaticus). Nous aurons donc à faire
moitre par de brèves indications un grand nombre
&sanimaux, et nous suivrons un ordre purement
graphique.
Dans l'Europe tempérée habitent les espèces suiles: 1° Le MULOT NAIN ou mulot des bois de Dauon (?), gris ardoisé en dessus , blanc en dessous,
S les champs, proche des villages, en France. Le RAT À MUSEAU PROLONGE (3), gris jaunâtre, hätre sur le ventre, à oreilles orbiculaires et es La queue de la longueur du corps. Son mu- Lpointu le distingue du rat des moissons. On le le aux environs de Strasbourg. 5° Le RAT DES Koxs(!), gris de souris teinté de jaunâtre, le corps ic en dessous. 11 habite les endroits rocailleux “champs cultivés en Angleterre et en France.
Lerinvoe (), brun cendré en dessus, blanc en MUS, vivant en Alsace.
Sicile a la souris que M. Rafinesque a nommée
Ds dichrurus (6), brunâtre, fauve sur les cô-
|Linné et anct, . campestris, Fr. Cuv., Dict, sc. nat., t. XLIV,
fus soricinus, Herm., p. 57.
og Messorius, Shaw, Desm. 479; Fr. Cuv.,
us parvulus, Herm., 62, Mas dichrurus, Rafin.; Desm., 305, note.
ni la queue plus longue que le corps. Il se tient |
tés, la tête marquée d’une bandelette noirâtre. La queue quadrangulaire, annelée et ciliée. Sa taille est de huit pouces. Elle habite les champs.
L'Allemagne possède le RAT A BANDE NOIRE (!), jaunâtre , avec une bande brune et une longue queue squameuse. On le rencontre en Prusse, dans le Holstein, le long du Danube, en Russie jusqu’en Sibérie. La Russie et la Sibérie ont encore le mus m nulus (Pallas), ferrugineux en dessus, à ventre blanc, long au plus de deux pouces trois lignes; la queue mesurantun pouce neuf lignes. Il viten Russie, en Sibérie, dans les bois de bouleaux, entre les fleuves Obi et Jenisea. L'Islande a une espèce qui lui est propre, c'est le mus Islandicus de Thienemann, remarquable par son pelage brun gris ou blanchâtre en dessus, mélangé de poils blancs et bruns. Les parties inférieures sont blanches. La queue est à peu près nue, à squames verticillées, brune en dessus, blanche en dessous. Il est intermédiaire au mulot et à la souris,
L'Afrique a les espèces suivantes : 4° Le RAT DE BARBARIE (?), plus petit que la souris commune, à pelage brun rayé longitudinalement de blanchâtre, les raies au nombre de dix. Linnée a imprimé que ses mains n'avoient que trois doigts; mais M. Gervais, qui a eu occasion de l’étudier à Oran, où il est commun, s’est assuré que les mains avoient quatre doigts et un tuberbule onguiculé au côté interne. La première molaire a sept tubercules , et la seconde en a cinq. Il habite toute la côte de Barbarie, 2 Le RAT D'ÂLEXANDRIE (3), gris roussâtre , à ventre cendré, la queue d’un quart plus longue que le corps, ayant sur le dos de longs poils aplatis ou fusiformes, striés sur une de leurs faces. Il habite l'Egypte, principalement Alexandrie et Sakkara. 5° Le mus prætextus (*), brunâtre clair en dessus, blanc en dessous ; de grandes oreilles, nues et plissées. Les doigts sont blancs. Les jeunes ont une:teinte blanchâtre. Ce rat vit en Syrie et en Arabie. 4 Le mus flaviventris (5), a le dos d’un roux brun clair, les flancs blanchâtres, le dessous du corps jaune, les pieds blancs ; la queue de la longueur du corps. Quelques poils sont aplatis. Cet animal habite l'Arabie, 5° Le mus gentilis (6), brun cendré sur le dos, blanc sur le ventre ; n'ayant que de petites oreilles, une queue médiocre, des poils mous et laineux. Il habite l'Egypte et la Nubie. 6° Le mus variesatus (7), gris ponctué de noir ct de blanc. Une ligne dorsale noire,
() Mus agrarius, Pallas, Glires, pl. 24, a.
(x) Mus barbarus, L.
() Aus alevandrinus, Geoff., Desm. 475. Egypte, pl. 5, fig. 1.
(+) Brants et Lichst
(5) Ibid.
(6) Zbid.
(7) Brants, Muizen, 109: Aypudœus variegatus, Lichst.
les oreilles velues et la queue garnie de poils rigides. Il se rencontre dans les champs en Egypte, en Arabie eten Nubie, 70 Le mus orientalis (1), dont les oreilles sont amples, le pelage brun fauve en dessus, le ventre jaune, et les quatre membres de couleur tannée claire ou couleur de chair. Plus petit que la souris, ayant deux pouces deux lignes et la queue deux pouces neuf lignes. Se trouve à Massaua dans le nord de l'Afrique.
Le cap de Bonne-Espérance a plusieurs mus, qui sont : 4° Le pumilio (?), jaune brunâtre cendré, marqué de quatre raies noires; ses oreilles sont velues. On en distingue une variéié plus forte. Sparmann, qui a le premier décrit cet animal, l’a rencontré dans la forêt de Sitsikama, dans l’ouest du Cap. 2 Le naT A DOS RAYÉ (3), que M. Fr. Cuvier ne distingue pas du pumilio, est fauve, brun cendré sur le dos que sillonnent trois bandes longitudinales claires, liserées de noir ; la queue mince et pointue; les oreilles arrondies et rousses. 3° Le MESOMÈLE (4), ou le zondags-rivier des colons du Cap, est roux brun sur le dos, avec une raie moyenne noire, le devant blane, et les canines de devant sillonnées ; le corps a trois pouces huit lignes, la queue deux pouces dix lignes. 4° Le coLon (°), blanchâtre, tirant légèrement au brun en dessus, blanc sur le ventre ; à pelage composé de poils mollets.
L’Asie n’a guère que huit espèces de rats, réparties ainsi. Dans la Mongolie et la Bukkarie se rencontrent : 4° Le mus caraco de Pallas ($); le characho, le jike-cholgonach des Mongols, long de six pouces, voisin du surmulot ; il est gris, avec les doigts légèrement palmés. On le rencontre dans la Sibérie orientale , jusqu'en Chine. 2 le mus lineatus (?), cendré, avec une raie noire sur l’épine dorsale, les oreilles velues, blanches, avec une tache brune; il est long de trois pouces six lignes. On le trouve sur les bords du fleuve Uruburta, dans la Bukkarie. 5° Le mus subtilis de Pallas (8), le dshilkio-sitskan des Tartares, cendré ou brunâtre, rayé de noir sur le dos, et les oreilles plissées ; le corps a deux pouces et demi. On n’en distingue pas le rat vagabond, qui est cendré et de taille plus forte; ni le M. betulinus, qui est brun et plus petit. Il vit dans les dé-
° (1) Ruppell, E, pl. 30, fig. a.
(+) Sparmann, act. de Stock., 1784, pl. 6; arvicola pumilio, Desm.
(8; Lineated mouse , Shaw, Gen. z0ol., pl. 133. Mus Donavani, Less., Man.; Donavan, Nat. misc:, 26e liv. Mus lineatus, Fr, Cuv., 61e liv.??
() Mus mesomelas, Lichst.
(5) Mus colonus, ibid.
(6) Glires, pl. 23.
(7) Lichst, It. d'Eversm, 123.
(8) Mus vagans et subtilis, Pallas, le rat vagabond, Vicq-d'Asyr. |
serts de la Sibérie, sur les rives de l'Oby, Qu Jy et de l’Irtisch.
L'Inde continentale n’a que trois rats qui li partiennent en propre, 4° Le mus indicus 1, qe] taille du surmulot; il est gris roussâtre sur Je 4) grisâtre sur le ventre; ses orcilles sont grandes presque nues, Il habite la ville de Pondichéry, à STRIE (2), gris roux, avec une douzaine de lignes k gitudinales et de petites taches blanches, deui plus petite qu’une souris. On le dit des Indes oris tales, mais on ignore au juste de quelle coutré 5° Le mus oleraceus (3), de Dukhun, découvert le colonel Sykes , remarquable par une très lg queue (quatre pouces et demi), tandis que le co n’a que deux pouces trois lignes ; ses oreilles grandes et arrondies, son pelage en dessus d'un rid marron, tandis que le pourtour de la bouche, 4 trine et les pieds sont d’un jaune blanchôtre, tient dans les champs, où il se bâtit un nid ave feuilles de graminées qu'il place sous des tués plantes potagères.
La grande ile de Java en possède deux esp L'une, que l'on n’a point rencontrée ailleurs, mus javanus (4), de la taille du surmulot, brun ayant les quatre pieds blancs : la queue pluson que le corps, et assez poilue. La seconde, quiest répandue, puisqu’elle existe sur la côte du Maht au Bengale, au Mysore, au Coromandel, à Calen et même jusqu’à la terre de Van-Diémen; ces RAT GÉANT (5), long de plus d’un pied, sans v prendre la queue qui a aussi douze pouces. Il brun obscur sur le dos, gris sous le ventre, el extrémités sont noires. Il se creuse de grands dans les jardins.
L'Amérique produit un grand nombre derit partie septentrionale de ce continent comptel pèces suivantes : d'abord les trois mus d'Enr qui semblent être cosmopolites et s'être cublf colonie réglée partout où l’homme a été former établissements: le rat, le surmulot et la souris. elle possède en propre l’american field nou le MULOT AUX PIEDS BLANCS(6), que les Indiensl nomment appecooseesh. Ses oreilles sont gl sa queue velue, son dos gris jaunâtre, s0n 14 d’un blane pur, ainsi que les membres. One contre depuis la baie d'Hudson jusqu'à l'en
(:) Geoff., Desm. 474.
(>) Mus striatus, L..; striated mouse, Shaw, til, p.73. Mus orientalis, Seba.
(3 Bennett, Proceed.,t. 11, p. 121.
(&) Desm. 471 ; Hesm., p. 63.
(5) Mus giganteus, Hardw.; Trans. , VII, 306; dicot rat, mus bandicota, Pennant ; nus malaba Shaw.
(6) Mus leucopus, Rafinesq., Ann. monthl, mi 444 (1818). Mus agrarius, Godman, Il, 88. Mu vaticus, Forster, Trans, 62, 380 ; Richards. 143
velue neue (1 ourtc
re de la Colombia. Le mus nigricans (!) ou le rat des Anglo-Américains, long de six pouces, tre sur le dos, blanchâtre sur le ventre; la we noire et plus longue que le corps. On le renire dans les provinces de l’ouest des Etats-Unis, j n'est peut-être qu'une variété légère du rat pimun,
Les Antilles ont le rILORI (?) mentionné par Dure, Rochefort et Labat, et que les auteurs sys-
r les rives de l'Oby, du Ja
n’a que trois rats qui lui
. 4° Le mus indicus (1), del est gris roussâtre sur le do ; ses oreilles sont grandes e la ville de Pondichéry, ec une douzaine de lignesn ites taches blanches, de tàl uris. On le dit des Indes orie e au juste de quelle coutré (3), de Dukhun, découvatp narquable par une très long s et demi), tandis que le cod s trois lignes ; ses oreilles & son pelage en dessus d'un rid e pourtour de la bouche, y nt d’un jaune blanchôtre.
js, où il se bâtit un nid ave 8 qu'il place sous des tulis
ntest bien reconnoissable à son pelage d'un noir ÿ à reflets bruns sur les parties supérieures , et sous le corps. Le nez, les oreilles et les pieds tde couleur tannée ; le corps n’a pas moins de pouces et demi. El vit en troupes, se creuse des jers, et s'établit près des habitations, et entre ne dans celles-ci en attestant sa présence par forte odeur de musc.
Brésil nourrit cinq espèces : 4° Le mus vul- 3), roux vif, jaune sur les flancs , le poitrine he, le pelage formé de poils mollets, les oreildues. Son corps a neuf pouces cinq lignes, et wue six pouces et demi. 2° Le mus squami- ‘brun cendré, blanc sur le ventre ; les oreilourtes et velues ; des squamelles sur la partie dée des pieds. 3° Le mus physodes (5), roux äventre neigeux , les mains tridactyles. 4° Le brasiliensis (6), ressemble au rat commun ; ka tête est plus courte et ses oreilles sont hs longues; son pelage est ras et doux, brun esur le dos, fauve sur les flancs, gris sur le We & queue est un peu plus longue que le ps, Le RAT DES CATINGAS (7), de la taille d’un là longue queue, gris brunâtre sale, les oreilfrndes et presque nues ; les cuisses et l’attache M queue rouge brun. Il habite les forêts du Serfée Bahia, et s'empare souvent des nids de faupour s’y loger.
rats du Paraguay ont été décrits par d'Azara: “admet huit : 4° Le mus rufus (#) ou l'hocide d'Azara, brun, à ventre roussâtre, à Urès aigu, et les orcilles plissées, On le eaussi au Brésil sur la limite du Paraguay.
MAT A GROSSE TÊTE (?), ou colaignal al cuerpo, le très forte , à museau court, brun sur lecorps, air sur les flancs, blanc tirant au buffle en “s. Long de quatre pouces. Il fréquente les jar-
Java en possède deux esp point rencontrée ailleurs, la taille du surmulot, brunne ds blancs : la queue plus on z poilue. La seconde, quiest lle existe sur la côte du Mall sore , au Coromandel, à Cali
terre de Van-Diémen; cd g de plus d’un pied, sans \ ui a aussi douze pouces. Îl dos, gris sous le ventre, €!
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uit un grand nombre de rats le de ce continent complel d'abord les trois nus d'Enr cosmopolites et s'être établi out où l’homme a été former at, le surmulot et la souris opre l’american field out
BLANCS (6), que les indiens seesh, Ses oreilles sont fil bn dos gris jaunâtre, SON V6 nsi que les membres. 0 ie
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L.3 striated mouse, Shan, ss entalis, Seba. es | Ms pilorides, Desm.; Fr, Cuv., 63e liv.
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, Rafinesq:, a Lararius, Godman, Us 62, 380; Richards, 14%
niquesmodernes avoient confondu avec l'agouti. |
dins de la ville de Saint-Ignace. 3° Le RAT onEiL- LARD (!) ou l’orejode d’Azara, brun cendré, les côtés roussâtres. On le rencontre dans les champs situés au sud de Buénos-A yres. 4°Le RAT AUX PIEDS NOIRS (2) ou le COLILARGO de d’Azara, à grosse tête, jaunecendré sur le corps, blanc sur le ventre, les oreillesnues, les pieds très noirs. 5° Le LAUCHA (3), à petite tête, à museau pointu ; plombé sur le dos, blanchâtre sur le ventre, les oreilles grandes et nues. Il vit aux alentours de Buénos-Ayres. 6° L’ancouyA (4), brun fauve, plus clair sur la tête, le ventre blanchâtre, la poitrine brun foncé. Les oreilles arrondies et médiocres. Les lieux montueux du Paraguay. 7° Le RAT AGRESTE (5), qui n’est peut-être pas un rat. Brun foncé sur le corps avec un mélange de roux, il est blanchâtre en dessous. Ses oreilles sont brèves, arrondies, poilues; la queue, plus courte que le corps, est à peu près nue. 8° Le rato blanco de laxo (9) n'est peut-être pas un rat. Son pelage est brun foncé, varié de roux et de blanchâtre sur le corps, tirant au blanchâtre sur le ventre. Ses oreilles sont médiocres, ovales et nues. Sa queue fort courte ; est blanche : ses poils sont doux, son corps massif,
Le Chili a fourni à nos catalogues, dans ces derniers temps, une seule espèce : la SOURIS A LONGUÉ QUEUE (?), qui se construit un nid fait avec des gramens et qu’elle place dans les arbres. Sa queue est remarquablement longue , puisqu'elle a cinq pouces et demi lorsque le corps n’a que trois pouces. Le pelage est brun pâle varié de noir en dessus, blanc en dessous et sur les pieds.
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