LES LIÈVRES ET LES LAPINS
Lepus.
Se sont accrus de plusieurs espèces dans ces der-
{") Nous citons le passage de ‘sir Stamford Raffles sur les porcs-épics de Sumatra : « 1 y en a deux espéces, une » à longue queue, l’hystrix fasciculata, l’autre, le lan- » dak:, figurée par M. Marsden dans son Histoire de » Sumatra, sous le nom d’Aystrix longicauda, Cette fi- » gure est bonue et exacte, excepté que l’on a dessiné » les pieds de devant avec cinq doigts, tandis qu'ils n’en » ont réellement que quatre, la place du pouce étant » garnie d’un tubereule. Le nom de longicauda peut >» étre combattu, parce que la queue de cette espèce est » plus courte que celle de l'hystrix fasciculata. On doit » examiner si l'hystriæ macroura de Séba différe vrai- » ment de l’hystrix fasciculata, et si ces deux espèces » ne sont pas confondues sous un seul nom.»
) Pour l’urson, consultez Richardson, Faun., p. 214, " (5) Proceed., t.1, p. 403.
nières années. Buffon n’a parlé avec lucidite du lièvre et du lapin ordinaires, avec leurs vs tés domestiques, du TOLAÏ (lepus tolai, pa et du TaPrti (lepus brasiliensis, L. ){i, X y ajouterons les suivantes : l'Europe, dim partie boréale, et sur les hautes montagnes, 40 le LIÈVRE VARIABLE (lepus variabilis, pal un peu plus grand que le lièvre de nos plaine France, ayant ses oreilles et sa queue plus eoy Son pelage est sris en été, blanc en hiver, queue reste blanche en toutes saisons, Sa chair dit-on, insipide. 2 On nomme REKALER, au land , où il est commun, un lièvre qui paroit h ter tout autour du cercle polaire arctique. Le la glacialis de Leach (?), brun grisätre, puis enti ment blanc , à oreilles plus longues que la tête lèvres noires, les ongles larges et déprimés. | aussi très multiplié sur l'île Melville, dans] laises des bords de la mer. Les Esquimaux l'ap lent ookalik , les Indiens des mines decuivrek cgoq. Fabricius paroît l'avoir décrit sous le nor
lepus timidus (3). Le lepus hybridus de Pallis à
point authentique. Cet auteur regardoit le li désigné ainsi comme le produit du lièvre com et du lièvre variable. I le distinguoit de cede parce que le pelage ne blanchit qu’incompléten c’est-à-dire qu’il conserve toute l'année du gris même temps que la queue reste noire. On le contre dans quelques provinces de la Russie, surtout dans la Sibérie.
L'Amérique du Nord a deux espèces de ce g qui lui sontexclusivement propres. La premit le 4ah des Chippewais ou le æawpous des Inl Creeks, Le lepus americanus d'Erxleben (f, ( tille d’un médiocre lapin, à pelage rouxh queté de gris, le cou et le ventre blancs, lesor noires, la queue grisâtre en dessus, blanchee sous. Cet animal ne se creuse pas des terriers, se tient dans les plaines boisées de tout le no
États-Unis. La deuxième est le lièvre des p (prairie hare : des chasseurs Anglo-Améri le Lepus virginianus de M. Harlan 5), le td hore des voyageurs Lewis et Clark, Iest gris en été, blanc en hiver, avec un cercle roussi persiste autour des yeux. Sa queue est {rés ( Une variété est de couleur plombée sur le dos espèce ne paroît pas dépasser les 56 degrés de tude nord. Elle est fort commune dans les p du Missouri et de la Colombia. Elle ne se dre
de terriers, mais se réfugie dans les bouqué bois , et se cache entre les rejets des arbres.
{1} Atlas, pl. 44, fig. 2
(a) Richards., Fauna, p. 221.
(3) Fauna groenlandica, p.25
() Lepus hudsonius, Pallas, gl. 30.
(5) Fauna amer, p. 496 et 310; Rich. 294,
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498 HISTOIRE NATURELLE
quelques longues soies, varié de noir et de jaune sur le dos, tandis que le coccyx et le ventre sont blancs. La nuque ct la partie supérieure de la queue sont d’un noir prononcé, la gorge est jaunûâtre, les pieds roux, les orcilles blanches à leur naissance. Son facies est c:lui d'un lapin. M. Bennett pense qu'il a été décrit par Hernandez sous Le uom de tlacoyotl. Le Mexique a encore, suivant M. Wagler (1), le Lièvre ciTui (2) i lepus callotis, Wagl. ), décrit par Hernandez comme semblable au lièvre d'Europe par ses formes, les oreilles exceptées, qui sont très Jongues relativement aux autres proportions du corps, et qui surtout sont d’une grande largeur. Les Mexicains étoient dans l’usage de se servir de sa peau pour en confectionner des vêtements, et surtout des manteaux très doux, très chauds, et qu'ilsornoient avec des plumes vivement colorées.
L'Afrique nourrit plusieurs espèces de lepus. Le LIÈVRE D'ÉcyeTe (L. ægyptiacus, Geoff.) (3) rappelle par ses formes notre espèce de France, mais il est plus petit. Il est roux grisâtre en dessus, la gorge et le menton blanc lavé de fauve; une bandelette neigeuse au-dessus des yeux , et la queue brun noir sur la moitié dorsale. Ses oreilles sont remarquablement longues. On le trouve en Égypte. L'Abyssinie, et notamment les déserts auS. ©. d'Ambukol, possèdent le lièvre isabelle (lepus isabellinus) (*), dont les orcilles sont très longues, le pelage de teinte joli isabelle , les parties inférieures blanches.
Le cap de Bonne-Espérance a diverses espèces qui ont été étudiées, dans ces dernières années, en France et en Angleterre, de manière à laisser quelques doutes sur leur identité. 4° Le Lièvre pu Cap (lepus capensis, L.), le plus anciennement décrit, et de taille plus forte que le lièvre d'Egypte, dont il a les teintes grises rousses sur le corps, et blanches sur le ventre. Les jambes et la poitrine sont d’un roux uniforme. La queue est mi-partie noire et blanche. C'est le mountan-hare des colons du Cap. Il est rare dans les dunes, qu’il ne quitta guère. 2° Le LIÈVRE DESROCHE1S (/epussaxalilis) (5), gris roux , tiqueté sur la tête, plus foncé sur le dos, plus clair et plus gris sur les flancs, avec un trait gris sur l'œil. L’oreille est bordée en arrière de blanc, de roux en avant, et est terminée de noir. Le dessous du cou est gris brun, les membres gris roux uniforme. Cette espèce est de la grandeur d’un lapin, et habite les montagnes du Cap. 3° Le LIÈVRE DES SABLES (lepus arenarius) est une des plus pe-
(:) Isis, no 5,p 510 (1831).
() Thesaur., p. 2, tract. 1, de citlé seulepore. (3) Egypte, pl. 6, fig. 2; Dull., XIX, 339, (4) Cretzm. in Zool. de Ruppell, pl, 20; Zaol journ., 1, 338. (Atlas, pl. 44, fig. 1.) (5) Fr. Guv., Dict. sc. nat., t. XXVI, p, 309,
tites espèces du genre(!). Son pelage est gris con tiqueté, avec les membres, la gorge, les flancs, tour des yeux roux. Le ventre est blanc, Il vitq les sables du pays des Hottentots. 4° Le 11ive GROSSE QUEUE (lepus crassicaudatus ) (1) à être intermédiaire aux lièvres et aux lapins; il ç gris roux en dessus, blanc en dessous, et rem quable par sa queue arrondie, couverte de lo poils frisés, roux brunâtre ou brun foncé, 1| ha l'Afrique australe, principalement aux envire de Port-Natal, dans les lieux montueux et roc leux. 5° Le LIÈVRE A NUQUE ROUSSE (lepus ru cha) (5) est très voisin du saæatilis, et pourroit bi être identique avec lui. Les colons le connois sous le nom de kleine-klip-haas. H a quatorze poud de longueur, un pelage gris fauve tiqueté de n les parties inférieures blanches, la nuque d'unro vif, la queue mi-partie noire et blanche. Il se tis dans les endroits montagneux et rocailleux duc de Bonne-Espérance.
L’Asie n’est pas sans avoir quelques lièvres: MUSSEL des Malabares, et le sussuk des Mahrat si commun dans les collines stériles du Dukhun, le lepus nigricollis de M. Fréd. Cuvier ({), décou dans l’Inde par MM. Leschenault de La Tour, Di et Duvaucel, et qu’on dit aussi exister à Java, Sat est fauve roux tiqueté, et les joues grises; une ba grisâtre va du museau à l'oreille en passantsurl'e la nuque d’un beau noir, le dos en rouge fauve, flancs et les cuisses gris de perle, les parties in rieures blancs de neige. La deuxième espèce, ot lepus ruficaudatus (5), habite le Bengale. Il semble au lièvre de France par ses formes, ses p portions et sa couleur; mais ce qui le distingue « et la maculature noire de ses oreilles, et le n vif du dessus de la queue, qui, dans les autres pèces , est brun.