VIII, NATURELS DES ÎLES HIOGOLOUS
Ces îles, dont le nom est écrit Hogoleu sur nos cartes, et dont l'existence a long-temps étéregardée comme fabuleuse, ont été revues en 1814 par le capitaineespagnol Dublon. Elles ont trente-sept lieues de tour, et forment un archipel composé de plusieurs Îles hautes volcaniques, et d’un grand nombre de motous verdoyantsqu’entoure un immense développement de récifs à l'extérieur, tandis que des lagons profonds occupent l'intérieur. Pendant quatre jours nous contournâmes ce système de terre, dont Îles habitants vinrent fréquemment nous visiter. Aux morceaux de fer travaillés qu'ils avoient dans les mains et qui provenoient sans doute desiles Mariannes, à l’assurance avec laquelle ils montoient à bord, on doit juger qu’ils connoissoient les Européens. Leurs traits ressemblent parfaitement à ceux des autres Carolins ; cependant nous remarquâmes chez eux quelques usages que nous n'avions point encore trouvés : le premier est de se servir d’un chapeau chinois très bien fait avec des feuilles de pandanus, et le second de porter un véritable poncho en toile noire tombant jusqu'aux reins. Or, comme nous l'avons déjà dit, le poncho est une pièce de toile percée au centre, et dont l’usage n’est propre qu'aux Araucanos du Chili et aux Mongols-Pélogiens ; car, bien que ce vêtement soit usité aux îles de la Société, il-diffère beaucoup, par son ampleur et par le peu d'usage qu’on en fait, du poncho des habitants d’Hogolous. Nous n’eûmes point à nous louer dela bonne foi de ces naturels ; ils s’approprioient sans scrupule
() La plupart des insul:îres de la mer du Sud, quelle que soit la race humaine à laquelle ils appartiennent, sont rongés par cette lèpre, due sans aucun doute à l'ichthyophagie.
ce qui tentoit leur convoitise, Très peu d'entre étoient tatoués ; et cette opération, qu’ils non
make, ne secompose chez cux que de quelques lis
verticales placées sur la poitrine et sur les jim Les lobes des oreilles étoient fendus et tirailléso
mesure par l'habitude d’y placer des cylindre bois léger d’hibiseus , d’un grand diamètre, et x en rouge orangé , ainsi que le capitaine Kotzeby
observé à Radack. Nous ne pûmes saisir aucu de la langue de ces hommes; quelques uns ce dant nous parurent d'origine malaise. La péch une de leurs grandes ressources , et ils y son habiles. Nous remarquions que chaque jour pirogues étoient remplies de plusieurs espia poissons, de mollusques, de gros bénitiers et à les de mer, qu'ils paroissent également ne pas gner. Leurspirogues sont fort remarquablestn leur légèreté que par les soins qu’on a apport décorer ou à les peindre. Leur marche, par brise modérée, est d'environ six nœuds, et « bre est bien loin d’égaler celui qu’Anson lu cordoit. Nous observâämes que dans plusieursi embarcations fines et légères ils avoient des fabriquées avec du brou de coco , destinées à des pierres et des javelines longucs et filé