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HISTOIRE NATURELLE
tout en l’appliquant à ün autre animal. Molina seul réunit quelques bons détails de mœurs sur son rat Jlaineux, qui n’est autre que le chinchilla ; mais ces détails incomplets laissèrent les naturalistes en suspens jusque vers 1825, où les fourreurs en reçurent quelques peaux entières qui permirent d'en mieux préciser les caractères, Enfin, quelques individus vivants furent observés dans les ménageries d'Europe. N'est-il pas étonnant qu'un petit an mal, qui paroît extraordinairement multiplié dans le Chili et le Pérou, à en juger par la prodigieuse quantité de peaux que l'on retire de ces pays, soit resté jusqu’en ces derniers temps un objet de doutes et de controverses? Le chinchilla a son pelage d'un gris de perle, de nuance suave, ondulé de blanc sur toutes les parties supérieures du corps, et de gris clair sur les inférieures. Son poil, d’une extrême finesse , est d'une grande douceur au toucher, Les moustaches sont noires et blanches, la queue terminée de brun. Nous ferons remarquer qu'il existé d'assez notables différences entre les figures publiées par M. Fr. Cuvier et Lichsteinstein. Le portrait donné par le premier a les oreilles noires, arrondies; celui du savant Prussien les a blanches, grandement allongées et ovalaires , etc.
« Les poils des chinchillas, disoit Acosta, sont » merveilleusement doux et lisses, et on porte leur » peau comme une chose exquise et salutaire pour » échauffer l'estomac ét les parties qui ont besoin de » chaleur modérée. » Tout rappelle un lapin dans les formes des chinchillas ; il en ont aussi les mœurs, car ils vivent en troupes dans des terriers. [ls se nourrissent principalement de plantes bulbeuses qu’ils mangent assis sur leur derrière la queue relevée, et se servent de leurs mains pour porter à la bouche ces aliments. La femelle met bas, chaque année, deux portées de cind à six petits, et c'est à l’aide de chiens dressés à cette chasse et conduits par des enfants qu'on s’en empare.
C'est principalement dans les provinces de Copiabo et de Valparaiso au Chili que vit le chinchilla, et c’est de là que leurs fourrures sont expédiées en Europe.
La seconde espèce est le CHINCHILLA DORE (!), qui ne repose que sur des dépouilles envoyées du Pérou aux marchands de fourrures. Son pelage est d’un jaune nuancé de verdâtre et ondulé de noir sur le corps, passant au jaune doré brillant lavé de roussâtre sur les parties inférieures ; une ligne dorsale noire suit le rachis, et ses moustaches sont entièrement brunes. Les poils de ce chinchilla sont, comme ceux du précédent, d’une finesse et d’un moelleux extrêmes.
(:) Callomys aureus, 1sid, Geoff., loc, cit.
LES LAGOTIS(').
Ont tous les pieds tétradactyles, c'est-à-dire le pouce manque complétement ; les doigts 4 armés d'ongles foibles, bien que légèrement fa formes. Leurs oreilles sont longues, et la quete même se prolonge beaucoup. Les dents incisives aiguës ; les molaires, en même nombre que ce des chinchiilas, ont sur leur couronne trois lam obliques et entières. La seule espèce connue, le GoTIS DE CUVIER (?), a son peläge doux et mollet vit dans les parties montagneuses du Pérou, M.R nett ne doute pas, et ses raisons nous paroissent remptoires, que ce ne soit de cette espèce, confond aves le lagostome sous le nom vulgaire de vixeg ou viscache, adopté par les créoles espagnok, parlent Acosta, Garcilasso, de Lact, Nieremb Feuillée, Ulloa, Vidauré, Molina même, Schm Meyer, Stevenson. En effet, le lagostome est un mal des pampas de Buenos-Ayres et du Paragi et le lagotis semble confiné sur le penchant 0 dental des andes au Chili comme au Pérou. Ce lag de Cuvier a les proportions d’un lapin, et sa q est aussi longue que le corps et la tête à la fois. moustaches sont épaisses , d’un noir de jayetet longues, car les dix ou douze plus grandes mesi jusqu’à sept pouces de longueur, Les oreilles of forme d’un parallélogramme, et sont arrondi sommet. Elles mesurent trois pouces de hau Les ongles sont entièrement cachés dans l'épait des poils qui recouvrent les doigts. Le pelage sed pose de poils très longs, d’une souplesse reman ble, mélangés de longues soies noires, et de f soyeux blancs à leur sommet et lavés de brun nâtre, ce qui lui donne une coloration générale de cendre, à reflets satinés. Nous ne doutons que l'animal figuré par M. Lichsteinstein ne soil demment le lagotis et non le vrai chinchilla,
Le genre £aGipium du docteur M.-F. Mer renferme qu’une espèce, le lagidium peruan dont le système dentaire est celui des chine dées ; mais les mains ont quatre doigts et les/ trois, avec un rudiment de quatrième au côté terne. Ce genre est bien voisin, s’il n'est pas nommé lagotis, Mais les termes de comparaison manquent.
A la suite des chinchillas vient se placer un genre fort voisin, celui des HAPALOTIS( Lichst.) quatre doigts petits et foibles aux mains, ler par des ongles grêles, cinq doigts aux pieds, damment velus en dessus. Les oreilles sont0
(‘) Lagotis, Bennett, Proceed., t. HIT, p. 58, (») Lagotis Cuvieri, ibid,
Lits grandes , droites et légèrement acuminées ymmel. La queue est longue, mais grêle, et cousde poils ras. Les moustaches sont fort grandes, œrps a le port et la tête du chinchilla. Seuleat le train de derrière est moins disproportionné e celui de devant. Malheureusement nous ignosquels sont les caractères assignés à ce genre par auteur, n'ayant pu lire la description publiée en ne allemande. La seule espèce connue, l'hapaalbipes (!), de la taille du surmulot, est brun né, les mains et le ventre exceptés, qui sont s.]1 vit à la Nouvelle-Hollande; probablement les os Bleues, où l’a découvert le voya- Sieber.
LAGOTIS (').
tétradactyles, c'est-à-dire « omplétement ; les doigts 9 les, bien que légèrement fa es sont longues, et la queuee aucoup. Les dents incisives s,en même nombre que ce sur leur couronne trois lam . La seule espèce connue, le , a son pelage doux et mollet montagneuses du Pérou, MR et ses raisons nous paroissent ne soit de cette espèce, confont sous le nom vulgaire de visea é par les créoles espagnols, arcilasso, de Laet, Nieremb