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LES RHINOCÉROS

Rhinoceros. L.

Les rhinocéros, pachydermes, appartiennent à la seconde division du Règne animal de M. Cuvier. Les espèces vivantes se trouvent seulement dans les contrées les plus chaudes de l’ancien monde, et les zones tempérées et glaciales n’en présentent que des débris. Ce sont des animaux de grande taille, variant entre eux par le nombre et par la

(‘) Dicotyles, Cuv.

(°) Le pécari à collier, dicotyles torquatus, Cuv. (3) Dicotyles labiatus, Cuv.

() G. Cuv., Oss. foss.

(5) Xiphodon, ibid.

(s) Dichobrune, G. Cuv.

(r) Adapis, ibid.

forme des dents, et remarquables par une ou du cornes solides, adhérentes à la peau, et placées sy les os nasaux. Ces cornes sont de nature fibrey ou cornée, et semblent être une réunion de poi agglutinés. Linnœus plaçoit les rhinocéros dans classe des mammifères qu'il a nommée bruta, et donnoit au genre les caractères suivants : corne lide, le plus souvent conique, implantée sur le n et n'adhérant point aux os ; il n’en connoissoit q deux espèces. qu’il nommoit rhinoceros unico et bicornis. M. Geoffroy Saint-Hilaire, dans son talogue imprimé, mais non mis en circulation, nà met que ces deux espèces sous les noms de rhinog ros d'Asie et de rhinocéros d'Afrique, en leur do nant pour caractères génériques d’avoir : deux point d’incisives, de cinq à sept molaires; des pie tridactyles, à sabots très grands; une ou deux com solides, persistantes, coniques, placées sur lene n'adhérant point à l'os, mais n'étant qu'une co nuation de l'épiderme, et formées de poils agglu nés ; les jambes courtes, les yeux petits, les oreil peu développées, la tête assez allongée, la peau épaisse, la queue courte; point de vésicule du fe un colon considérable.

M. Fr. Cuvier a spécifié quelques caractères ti des dents, bien qu'on sache que le nombre dei cisives varie dans chaque espèce. Les modifieal que présente le système dentaire du rhinocéros Java, par exemple, sont donc les suivantes : à mâchoire supérieure , l’incisive occupe presque l'intermaxillaire : c’est une dent large, épaise obtuse. Il n’y a point de canine. La première n chelière est très petite; la seconde, beaucoupp grande, est un peu plus petite que la troisiè qui l’est elle-même plus que la quatrième. Cell et les deux suivantes sont de même grandeur, ct dernière est plus petite qu’elles. Ces mächeli se ressemblent par la forme, qui est encore la mèt que celle des tapirs et des damans ; elles se com} sent de deux collines réunies par une crête à k côté externe; cet. crête se prolonge postérieu ment, et la colline placée en arrière présente pointe en forme de crochet qu’on observe sir molaires des damans; la dernière paroît être mil complète: elle a la forme générale d’un tri au lieu d'être à peu près carrée, et semble difé des autres parce qu’elle auroit été privée del portion antéro-externe : on y voit encore la coll postérieure avec son crochet, mais l'antérieurt s'aperçoit plus qu'en partie. A la mâchoire 1 rieure, l'incisive est une dent conique, drole, tue, et de: la nature des défenses, c'est-à-dire qi n’a pas de racines distinctes. La canine n°1! point. Les mâchelières vont en augmenhil grandeur de la première, qui est fort petite, à dernière, et toutes deux sont composées, Cf

emarquables par une ou deg entes à la peau, et placées st ornes sont de nature fibreu nt être une réunion de pol plaçoit les rhinocéros dans es qu'il a nommée brut, et caractères suivants : corne conique, implantée sur le n ux os ; il n’en connoissoit q nommoit rhinoceros unico froy Saint-Hilaire, dans son is non mis en circulation, n' pèces sous les noms de rhinod socéros d'Afrique, en leur do 8 génériques d’avoir : deux cinq à sept molaires; des pie très grands; une ou deux con 3, coniques, placées sur le ne l'os, mais n'étant qu'une con ne, et formées de poils agglu rtes, les yeux petits, les oreil tête assez allongée, la peau ourte; point de vésicule du fé ble.

spécifié quelques caractères ‘on sache que le nombre des chaque espèce. Les modificalt stème dentaire du rhinocéros e, sont donc les suivantes : à re, l’incisive occupe presque | est une dent large, épaist int de canine. La premièren tite ; la seconde, beaucoup pl eu plus petite que la troie e plus que la quatrième. Cell es sont de même grandeur, d petite qu’elles. Ces mächelir la forme, qui est encore la mil s et des damans ; elles se conf es réunies par une crête à lé crête se prolonge postérieu ne placée en arrière présente e crochet qu'on observe sf ns; la dernière paroit être m Ja forme générale d'un trame eu près carrée, et semble di p it été privée del qu’elle auroit été P j erne : on y voit encore a co con crochet , mais l'antérieure en partie. À la mâchoire 1 tune dent conique, droite, ?

e des défenses, c'est-à-dire qu »s distinctes. La caniné pesh lières vont en augmentn.

emière, qui est fort petite, s deux sont composées, C0

lu des damans, de deux croissants dont la conjé et en dedans de la mâchoire, et réunis par de leurs extrémités lorsque la dent est parvejun certain degré d'usure, mais séparés par éhancrure avant cette époque. La première w dents n’est que rudimentaire, comparativent aux autres. L'incisive sépérieure est en rappar son côté externe, avec le côté interne de Lire itférieure, et les mâchelières sont alter- Telles sont les particularités que M. Fr. Cuvier jmarquées sur les dents des rhinocéros, dont le bre est réparti ainsi qu’il suit : quatre incisives, joes nulles, et vingt-huit molaires. Mais il paque ce naturaliste n’a pas tenu compte des pesincisives externes supérieures et mitoyennes kieures, que le sujet soumis à son examen avoit ws par accident.

lacaractères physiques du genre rhinoceros connt en des formes lourdes et très massives; la Latsèche, rugueuse, presque dépourvue de het tellement épaisse qu’elle semble constinqur le corps une cuirasse; la tête est courte, glaire, à chanfrein un peu convexe; les yeux kéraux, très petits ; les oreilles ont la forme anets; la lèvre supérieure est plus longue que ieure, et se termine en une légère pointe; œudeux cornes (d’où est venu le nom du genre mots grecs nez et corne) occupent la ligne médu museau , et trois sabots à chaque pied inntlenombre des doigts ; la queue est médiocre péle,

“rhinocéros ont deux mamelles inguinales, intestins très longs, un estomac simple et vaste, pod cæcum, point de vésicule du fiel; le gland k verge du mâle fait en forme de fleur de lis. lonne vertébrale se compose de dix-neuf ver- « dorsales, trois lombaires, cinq sacrées et feux coccygiennes. Les côtes sont au nombre if paires, dont quatre fausses. Ce sont des x de grande taille, à corps ample et épais, lssens sont lourds et grossiers, et le carac- &uvage. Ils habitent les lieux humides et ts, aiment à se vautrer dans la fange, et urrissent uniquement d’herbes et de jeunes de d'arbres. Leur vue paroît mauvaise et ne ftendre à une grande distance, mais en reëe leur odorat est subtil. La force de ces ani- Le extraordinaire, et lorsqu'ils sont en fulkbrisent tout ce qui tend à leur faire obstacle. Sets vivantes habitent aujourd'hui les conk plus méridionales du globe, et on ne les kqu'en Afrique et en Asie, dans les continents les grandes îles qui en dépendent. Mais il que le monde antédiluvien étoit jadis peuplé U pachydermes non ruminants, dont on ip maintenant que les débris, et que parmi

eux se trouvoient plusieurs espèces de rhinocéros organisées pour vivre dans les climats les plus froids du globe.

Les cornes qui caractérisent les animaux du genre rhinocéros ont cela de particulier, de n’adhérer qu'au périoste ou aux téguments qui revêtent les os de la face , et d’être formées de fibres qui ne sont pas toujours très unies entre elles et qui souvent s’épluchent au sommet, comme les soies d’une brosse, dit Daubenton. Les Indiens attribuent à ces cornes des propriétés alexitères, et les recherchent comme la substance la plus utile pour s’opposer aux empoisonnements; vertus chimériques qui n'ont d’autre fondement que le caprice et la superstition.

Les rhinocéros sont estimés des habitants des pays où ils vivent par leur chair, qu’on dit être délicate, et par leur peau, qui fournit un cuir tellement dur, que le meilleur acier ne peut le couper qu’à la suite d'efforts prolongés. Au Cap on s’en sert pour faire des soupentes de voitures. Ils sont très difficiles à tuer, et leur chasse demande beaucoup de précautions.

Long temps on a confondu sous le nom de rhinocéros deux espèces distinctes, qui vivent, l’une en Asie, l’autre en Afrique, et qui sont d'autant plus aisées à distinguer, que la première n’a qu’une corne nasale, et que l’autre en a deux. Buffon donnoit encore, pour synonyme de son espèce, l'indication qu’on la trouvoit à Sumatra et à Java ; mais des recherches récentes ont tout-à-fait prouvé que ces deux îles avoient en propres des rhinocéros qu’on n'a observés jusqu’à ce jour dans aucun autre pays. Enfin des descriptions imparfaites semblent faire présumer qu’on doit encore distinguer quelques autres espèces vivant dans l'Afrique, mais dont on ne pourra apprécier les vrais caractères que lorsque quelque voyageur intrépide les aura fait parvenir dans les collections européennes, ou en aura donné une description très détaillée.

6 Er, Rhinocéros vivants. Deux cornes nasales.

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