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toire sans peindre le pays qu'ils habitent et jeter un coup d'œil sur l'ensemble physique de la création qui les entoure,
L'ile de Waigiou, placée au nord de la Nouvelle-
Guince, fait partie de l'ensemble des îles connues sous le nom de Terres des Papou:, Ses habitants sont un mélange de Malais purs ct de métis provenant du croisement des Malais et des Alfourous. Les vrais indigènes sont, dit-on, relégués dans les montagnes, où ils vivent isolés et sans communication avec les riverains qui les nomment Alfourous. Le nom de Waigiou a été orthographié de bien des manières, et presque toujours on n'a Lenu aucun compte de la prononciation des naturels : ce nom, d'ailleurs, n'est jamais donné à l'ile entière, mais seulement à sa partie boréale; car la portion méridionale cst appelée Ouarido, et, pour rendre en françois le son que les indigènes articulent, il faudroit écrire Ouaighion, Cette ile avoit déjà été visitée par plusieurs navigateurs européens. Forrest s’y présenta le premier en 4775: plus tard celle reçut les navires envoyés à la recherche de l'infortuné La Pérouse sous le commandement du général d’Entrecasteaux ; puis Ja corvette d'Uranie, montée par M. de Freycinet, etenfin notre vaisseau. La latitude de la baie d'Offack, presque directement placée sous l'équateur, se trouve être par une minute 46 secondes S., et par 128 degrés 22 minutes 59 secondes de longitude orientale.
Montueuse au centre, couverte de vastes marécages sur ses bords, l'ile de Waigiou, placée directement sous l'équateur, éprouve des chaleurs énormes qui ne sont tempérées dans leurs effets que par des pluies abondantes condensées par les sommets des montagnes, sans cesse enveloppés de nuages. Ces averses se renouvellent plusieurs fois dans le jour avec une force dont il cst difficile de se former une idée dans les régions tempérées, ct cessent avec la même rapidité qu’elles sont venues. I] paroit que la plus grande partie de la population réside non loin de l'ile Rawack : mais à peine existe-t-il trois ou quatre cabanes sur les bords de la baie d'Offack , baie qui se divise en plusieurs bras de mer considérables présentant eux-mêmes un grand nombre de petits havres, Les vents qui règnent pendant le mois de septembre soufllent le plus ordinairement de l’ouest, ct plus spécialement du S. O., du S. S, O. et de l'O. S. O. Le milieu de la journée est ordinairement marqué par des calmes parfaits : une seule fois nous ressentinmes une forte brise du nord, qui ne dura que quelques instants; la surface de la baie fut toujours unie. Le baromètre se maintint ordinairement à 28 pouces 0,4, et monta unc seule fois à 28 pouces 4,2; le thermomètre centigrade donna pour maximum 31 degrés, et ne descendit jamais plus bas que 27 à midi et à l'ombre. La température de l'eau ne
varioit dans la nuit de celle du jour à midi que degré en moins, et étoit de 29 à 28 degrés; l'h mètre à cheveux varia de 104 à 406, et ne don qu'une fois. Nous n'eûmes que quelques exempts de pluie : le plus ordinairement les g
en passant sur quelques puriies de l'Île, tombé
avec violence l'espace de deux ou trois heures,
le ciel parolssoit de l’azur le plus pur. Tout
sommet de la montagne nommée la Corne re étoit presque toujours enveloppé de masses dj de nuagrs, et les vapeurs qui s’élevoient des g de ce mont tourbillonnoient au-dessus des x comme de la fumée.
Les rivages du port d'Offack reçoivent uns nombre de petites rivières qui sont alimentés d'abondantes sources : quelques unes de descendent des cimes des montagnes ou des rà en formant quelques cascades très hautes, La remonie assez loin dans quelques unes de ces res, dont les bords sont très limoneux. Les P. bâtissent leurs cabanes sur leur cours, sans rei les crocodiles qui les habitent ; ils se servent de canots divers pour communiquer entre euxà de leurs pirogues. Tout le littoral de Waigiou, gré l'épaisse végétation qui le recouvre, n'est marécage fangeux où croissent de hauts palétu la profonde humidité et les miasmes délétère règnent dans ces lieux y font éclore de nom maladies qui ne manquent point de sévir a Européens, et qui portent aussi leurs ravaga les naturels.
La formation rocheuse de l'ile de Waigioue remarquable ; elle s'éloigne tout-à-fait du ca de la Nouvelle-Irlande, au moins sur ces ri car le terrain flanqué sur le pourtour du Port lin est d’un calcaire madréporique dur avec da quilles et parfois des grains spathiques, tandis n’en observe aucune trace à Waigiou, où du sur la côte nord et dans la baie d'Offack.
par sa position comme par les bou.eversements breux dont elle offre des traces à chaque pis, appartenir aux grandes masses de terres située l'équateur, et qui composoient avec les Mo et la Nouvelle-Guinée un tout continu jus Nouvelle-Hollande. Cette idée, du reste, n'estq supposition : mais les faits les plus positifs p que la surface entière de Waigiou a été tortur des éruptions volcaniques dont les débris, bit voilés aujourd’hui par une végétation pomptt montrent en abondance. D'ailleurs on ne # méconnoître cette formation en observant guilles basaltiques de lPoulo-een et des non îlots qui saillent çà et là du sein de la mere des colonnes prismatiques, et sur le sommi quels croissent en abondance des bouquef doyants et touffus. Les roches à nu ne se n
itement bien qu sert d'entrée au iquetées par le tres mélangées surtout à décou ilieu de la baie, Tombeaux, Part ique, et contient ne, Sur ses rivage mas de puddings isure de ces roch ire assez tenace e trentaine de pi u de la mer, Sur ondance les ponce:
lsous les vastes | ur loutes ces ter:
De les rochers les me
ps'y développer), composé d’une ar jontagnes présente.
rnés que leur coul ture basallique, La la plus remarqual haine qui se dirige hauteur seroit do 4 liciers de l'expéditi » de la haute mer, V Je verdure; et cepe é dans ces arbres gi évent les uns sur ge interceptant le Pi eux, la surface de herbes humiles si rées ou dans les fo fsil. La riche tribu rand nombre d'esp ) se font remarque flabelliformes dess sages lorridiens ; le os indiens, les calop s, les cebera, les s , les arum » les ban as, les mangliers, 1d rhes consistoient e minées ou Cypéracé x, EN amarantes, d le, en aomum, e 168 mousseux des g Variété infinie de | 0 général la botan celle de Ja Nouvelle » de traits de resse le Borabora, Parmi ares le palmier sage le interne répandue
di que rés; l'h ne don elques nt les g le, tomba | heures; . Touulà ne ('e asses Cf eut des g us des at
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Waigiou el ait du ca sur ces ri r du Port ur avec dé ues, tandis bu, où du Dfack.
ersements haque pif rres située c les Mo ntinu jus ste, n'est positifs pr a été tortun débris, bi on pomp V g on ne bbservant et des no e la mcro le somm s bouquet ne se D
itement bien que dans la passe haute et étroite sert d'entrée au port d'Olfack. Là ces roches, iquetées par le temps, affectent des couleurs tres mélangées de veines rouges; mais elles surtout à découvert dans une petite ile placée ilieu de la baie, et que nous nommâmes l'Ile Tombeaux. Partout la nature de ces roches rst ique, et contient une grande quantité de serne, Sur ses rivages battus des vagues on trouve mas de puddings formés par l'émiettement et isure de ces roches, et réunies par un ciment ire assez tenace : ces puddings n'ont guère e trentaine de pieds d'élévation au-dessus du u de la mer, Sur les grèves enfin on ramasse ondance les ponces que les flots y ont déposées, l sous les vastes forèts de l'ile (car la végétaur loutes ces terres ne cesse point d'envahir
De les rochers les moins convenables pour qu'elle
es’y développer), le sol est le plus ordinairecomposé d’une argile très rouge. Les pitons hontagnes présentent parfois des emplacements rnés que leur couleur noire porteroit à penser ture basaltique. La Corne de Bufle est la monla plus remarquable de Waigiou; elle tient à haine qui se dirige de l'E. S. E, à l'O. S. O., hauteur seroit de 485 toises d'après les calculs Miciers de l'expédition.
à de la haute mer, Waigiou ne paroît être qu'un Je verdure; et cependant on remarque peu de é dans ces arbres gigantesques qui se pressent èvent les uns sur les autres. Leur masse de ge interceptant le passage de l'air et des rayons eux, la surface de la terre ne présente point herbes humiles si nombreuses dans les zones rées ou dans les forêts de certaines contrées fsil. La riche tribu des palmiers se compose rand nombre d'espèces : parmi les plus comse font remarquer les lataniers, que leurs s flabelliformes dessinent si bizarrement dans ysages torridiens ; les figuiers, les poivriers, os indiens, les calophylium, les mimeuses, les s, les ce:bera, les scœvola, les ignames, les , les arum, les bananiers, les cucurbitacées ; as, les mangliers, les sagouïers, etc. Les methes consistoient en liserons pied-de-chèvre, minées ou cypéracées, en acanthe à feuilles Ex, en amarantes, en casse à corymbes, en 6, en amomum, en epidendrum recouvrant nes mousseux des gros arbres, et singuliers variété infinie de leurs formes et de leurs En général la botanique de Waigiou diffère celle de la Nouvelle-Irlande, eta un grand > de traits de ressemblance avec celle d'Ode Borabora. Parmi les végétaux usuels et aires le palmier sagou tient le premier rang. le interne répandue dans le stipe fournit ces
grains féculents avec lesquels les naturels composent des galettes plates et quadrilatères qui leur servent de pain, et qu'ils cuisent dans des sortes de petits fours en briques divisés en compartiments, Les noix des muscadiers sauvages seroient peut-être susceptibles de prendre par la culture quelque développement, et pourroient sans doute s'améliorer : les arts trouveroient aussi dans cette île des bois propres à l'ébénisterie, et le teck ((ectona yrandis) fouruiroit d'immenses ressources aux constructions navales.
Pour obtenir des habitants les productions du pays, il sufliroit d'y porter des toiles peintes, des tofs à fleurs ou colorées en rouge : on en obtiendroit en échange des peaux d'oiseaux de paradis, de la nacre, des perles, de l'écaille de tortue, des trépangs, de la muscade et de la résine ki, Cette dernière matière sert aux Papous à façonner des torches avec lesquelles ils vont à la pêche pendant la nuit, et s'obtient du damma: a resinifera de Lambert, ou du canariuwm suivant Lamarck.
Le règne animal de Waigiou doit être riche en espèces : malheureusement nos courtes relâches et notre connaissance imparfaite des localités ne nous permettent d'en juger que par analogie. Parmi les mammifères nous croyons qu'on doit citer le babirussa : toutefois ce n’est encore qu’un doute assez fondé, que les voyageurs futurs éclairciront. Nous ne rencontrâämes qu'une fois, en nous rendant vers l'isthme étroit qui sépare le havre d'Offack de la baie Crouzol, un petit quadrupède à pelage gris, nommé kaluhow par les Papous, que la mère venoit d'égarer sans aucun doute, à en juger par son jeune âge, et qui à la taille d’un rat joignoit le museau pointu et la poche marsupiale des sarigues. Depuis, cn étudiant l'animal nommé viverra gymnura par sir RaîMes, et en proposant d’en créer un genre dis+ tinct (1) sous le nom de gymuura, et d'imposer à
(‘) Sir Raffles (Catalogue d'une collection faite dans l'île de Sumatra, inséré dans les Transao. soc. Linn., Lond.,l. XI, p.72, cn add.) dit : « J'ai reçu un ani- » mal nouveau très singulier qui se rapporte aux viverres » par le nombre des incisives, mais qui en diffère par »la proportion et la disposition, et qui a la queue » nue comme un rat. S'il doit être cansidéré comme une » ospêce du genre viverra, on doit lui approprier le » nom spécifique de gymnura. » Or suit la description de ce singulier mammifére, d’ailleurs très bien décrit, et que sir Raffles croit être identique avec le tikusambang-bulan de l'intérieur de Malacca, découvert par le major Farqhuar. Dans notre Manuel de Mammalogie, publié le 40 mai 1827, nous avons regardé comme type d’un nouveau genre cette viverra gymnura de sir Raffles, en lui donnant le nom de gymnura Rafflesii. Dans le Zoological Journal (ne 10, avril à septembre 1827) nous retrouvons, page 246, l'adoption du genre gynnura el la dénomination de Raf/fesii, sans aucune citation de la part de MM. Vigors et Horsfcld de notre
l'espèce de Sumatra le nom spécifique Rufflesii, nous avons reconnu que notre kalubou étoit une seconde espèce du même genre, et devoit être nommée gymnura kalubou, et prendre place dans les tableaux méthodiques de Mammalogie à côté des sarigues, dont ce genre seroit le vrai représentant dans l’ancien monde,
Les phalangers à queue prenante ou couscous ne sont pas rares dans les bois. Déjà nos collègues dans la précédente expédition s'en étoient procuré quelques individus, et les naturels nous apportèrent plusieurs fois à bord le couscous taclieté, qu'ils nomment schamscham , et dont nous donnerons la description dans la suite de cet ouvrage.
L'ornithologie est une des branches de l'histoire naturelle qu'une longue relôche dans l'ile de Waigiou enrichiroit le plus : elle se compose de ces espèces rares et précicuses communes sur le système des terres des Papouas, telles que les oiseaux de paradis, qui ne s’y présentent d'ailleurs que dans certaines saisons. Le paradiswa apoda ou l'émeraude, le manucode, le magnifique, le paradisier rouge y sont les plus communs. Nous tuâmes la femelle de cette dernière espèce, qui étoit inconnue naguère.
La famille des psittacidées nous offrit les loris papou, vert , tricolore ou à tête noire, la perruche d’Amboine ou à face bleue, le microglosse-goliath, le grand cacatoës à huppe jaune, et une espèce de lori noir inédite que nous avons nommée lori de Stavorinus (psittacus Stavorini) parce que ce navigateur nous paroit l'avoir mentionnée dans la relation de son voyage aux Indes orientales ('). Le lori de Stavorinus est de la taille du tricolore, auquel il ressemble aussi par les formes corporelles. Son plumage est en entier d'un noir lustré uniforme, excepté sur l'abdomen, où règne un rouge vif qui s'étend jusqu'à la poitrine. Le seul individu que nous achetâmes à un Papou a été perdu dans le naufrage de M. Garnot au Cap. Parmi les pigeons nous citerons les belles colombes muscadivores, dont plusieurs étoient privées de la caroncule noire et arrondie que présentoit le plus grand nombre des espèces. Cet organe entièrement graisseux ne doit s'élever sur la base de la mandibule supérieure qu'à l’époque des amours, et peut-être chez les femelles seulement; et la peau qui se distend pour recevoir ce fluide, résultat d’une vie en excès, doit, après la fécondation , se dissiper, se racornir, et ne plus paroître au: dessus des narines que comme une légère fronçure cutanée. A Waigiou nous rencon-
nom, bien que ces messieurs n'aient point ignoré l'exis- {ence du Manuel, dont ils ont inséré une critique dans le numéro suivant du même journal,
(:) Forrest indique aussi unlori noir dans son Voyage ô la Nouvelle-Guinée.
HISTOIRE NATURELLE
trûmes aussi des individus de la columba la Nouvelle-Irlande, le ptéinopus kuru.ury,
goura ou pigeon couronné des Moluques |1)!
lumba corona: a. L.), oiseau stupide, mais chair est exquise.
Le mégapode Freycinet (?) est singulièrem tiplié à Waigiou, Les Papous nous en app journellement à bord , qu'ils échangeoient p bagatelles; mais leur chair est loin d'être cate, car elle est sèche et coriace. Les accipi nous donnèrent qu'une espèce, le ma'apour| pontice ranus) à tête blanche, à corps et ailes marron foncé; les échassiers, l'édicnème à bec (OEdirnemus magnirostris, Georr.), fig M, Temminck, pl. 387, et qui se trouve sw les rivages des Moluques et des iles de la dans les palmipèdes une seule sterne, nom penne. Les passereaux nous présentèrent le don corbi-calao, une corneille dont le cri semble point à l’aboiement d'un chien comm du même oiseau à la Nouvelle-Jrlande, ma au contraire un ricanement moqueur; le g gorge jaune, le calao à casque sillonné, pl gobe-mouc'es et soui-mangas, et le beau chasseur Gaudichaud,
Les reptiles les plus communs sont les franche et caret. La chair de la première est chée des naturels, qui préparent de longs sons desséchés avec ses œufs, et les conserv les échanges ou font des hameçons avec let de la seconde. Un tupinambis de la gros l'iguane d'Amérique, noir ponctué de ju multiplié dans les bois de manière à cequ rencontre presque à chaque pas sur les b où il attrape les petits oiseaux : il vit encore sons, qu'il guette sous les racines de mangli le bord de la mer , ou dans les lieux fangeu! trouve aussi le scinque à queue bleue, qu répandu dans toute l'Océanie, Un de nosn nous assura avoir vu des serpent: dont nous contrâmes aucun individu. Nous ne vimes} batraciens qu’une grande espèce de raine.
L'ichtyhologie de la grande et vaste baie 4 doit être très riche, à en juger par les cspi nos filets, jetés au hasard, nous rapportois que jour. Comme l’estimable docteur Qu avoit communiqué ses descriptions alorsi et qui ant paru depuis dans la partie z00l$ voyage de l'Uranie, nous retrouvämes plust espèces figurées par ce naturaliste et par st
(‘) Cet oiseau est figuré dans Temminck, pl figure de Buffon, enlumin., no 118, est trés nf Le dessin de Sonnerat , déposé au Muséum da nuscrits de Commerson , n’est pas meilleur.
(2) Megapodius Freycinetii(Quoy et Gaym# logie de l'Uranie, pl, 32; et Temminck, pl?
M. Gaimar uses tribus lerons noirs, :
ire par l'illus dant par une t s ayons vus leur du corps tre, et par le é des nageoire tèrent constan je la matrice; e leur mère, :
forçoient l'ou de trou arronc sous du corps, it ne tardoit p et un troisième ent fréquemme s les plus vulg pour le momen ague blonde à !
du docteur Q:
Praslin de Ci que (acanthure primitivement antennes, un e sauteur , l'éch , des chœtodon:
s,etc., etc, coquilles marine 8 (nautilus pom a), des volutes ethiopicum, Mo t'en guise d'esco dans l’intérieu eignent une tail] idu qui sert de rrest a décrit so olonoise, l'huître l'éperon molett ues, des pollici ombes, des gri coquilles terrest el belle variété fig. 2 et 5 de la utres petites esp les coquilles flu qui y sont telle ous en apporto s; la melania phrey, indiquée y.
ngouste ornée, X, Sont tous les cd ès échinodermes Piettes, de plusi
lumba kuru.ur, oluques (!} de, mais
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1s en app \geoient loin d'être Les accipi ma'apour | orps et ailes édicnème À EOFrr.), fig @ trouve su iles de la erne, nom entèrent le ont le crin chien comme rlande, ma queur; le g sillonné, pl et le beau
ins sont les remière est 1 nt de longs les conserv bns avec les de la gros tué de ja ière à cequ s sur les b L'vit encore ès de mangli lieux. fangeur e bleue, qu n de nosn t: dont nous s ne vimesf e de raine.
t vaste bic ( par les esp s rapportoie docteur Qui ions alorsi partie 20010 vâmes plusi ste et par sl
emminck, Pl 8, est très nh Muséum dan s meilleur.
oy et Gay k aminck, Plè
M. Gaimard, Trois squales régnoient en ss tribus dans ces mers. L'un, le squale Jerons noirs, avoit été confondu avec le requin ire par l'illustre Commerson , dofit il diffère dant par une taille plus petite (les plus grands ayons vus n'avoiont pas trois leds ), pur leur du corps qui est d’un gris légérement tre, et par le noir intense qui recouvre l'é & des nageoires pectorales. Les femelles nous tèrent constamment deux fœtus daté chaque je la matrice; et ces jeunes squales, tirés du e leur mère, s’agitoient avec tant de vigueur forçoient l'ouverture ombilicale, placée sous de trou arrondi entre les deux pectorales et sous du corps, à s'ouvrir, et le sang qui s'en it ne tardoit point à les faire périr. Un roet un troisième chien de mer à barbillon se
lent fréquemment dans nos trois-mailles. Les
s les plus vulgaires, et qu'il nous suflira de pour le moment, se trouvoient donc être la ague blonde à points d'azur, la baliste Bou-
du docteur Quoy , qui est identique avec la
Praslin de Commerson; la baudroie géoque (acanthurus lineutus), le nason licornet, primitivement par Forrest; le dûne ou pté-
antennes, un trigle volant, le kalolo ou
e sauteur , l’échenéis à raies blanches, un pi-
, des chœtodons, des labres, des serrans, des
s, etc., etc, coquilles marines sont assez généralement des s (nautilus pompilus), des spirules (nautilus a), des volutes couronnes d’Ethiopie (cymethiopicum, MonrTr.), dont les habitants se t'en guise d’escope pour vider l'eau qui s’in-
dans l’intérieur des pirogues ; les bénitiers,
eignent une taille bien plus considérable que idu qui sert de bénitiers à Saint-Sulpice, et rrest a décrit sous le nom de kima; l’huître oonoise, l'huître marteau, l’huître des manl'éperon molette, l'hypocrène, la coronule ues, des pollicipes, des nérites, des patelles, ombes, des grimaces, etc.
coquilles terrestres nous présentèrent cette
et belle variété de l’helix citrina, figurée fig. 2 et 5 de la Zoologie de l'Urauie; pluutres petites espèces, et le scarabe auricule. les coquilles fluviatiles on doit citer les né-
à qui y sont tellement communes que les Pa-
ous en apportoient des tubes de bambou
; la melania setosa ou spirella spinusa
phrey, indiquée aux îles de l’Amirauté par
ngouste ornée, quelques portunes, le crabe x, sont tous les crustacés des environs d'Of ès échinodermes étoient composés du cydaon de plusieurs spatangues, de diverses
scutelles ; et parmi les êtres du dernier embranchement du règne animal nous mentionnerons plusieurs belles espèces d'holothuries, figurtes dans nos dessins et remarquables par la singularité de leurs formes. Plusieurs méduses nouvelles enrichi ront également notre atlas. Les habitants recherchent avec un extrème empressement les holothuries ; ils les préparent à la manière des Malais, pour les donner en échange des toiles que leur apportent quelques joniques chinoises, ou ils s'en nourrissent, Dans toutes les caliänes nous rencontrâmes une quantité de cette substance desséchée , coriace, très peu agréable au goût, et que ces peuples n'estiment que parce qu'ils la regardent comme la matière la plus “snvenable pour soutenir leurs forces épuisées et faire renaître chez eux les désirs étcints par le renouvellement abusif des plaisirs des sons.
Deux variétés de l'espèce humaine habitent évidemment l'ile de Waigiou. La première , malaise, s'est établie sur la côte par droit de conquête ; l'autre, aborigène, conserve la plupart des traits du rameau dont elle est descendue, celui des Alfourous. De ce mélange sont nés des hommes hybrides nommés Papouas, sans vigueur, sans énergie morale, et docilement soumis à l'autorité des radjalis mälais qui les gouvernent, ct le plus souvent réduits en esclavage par les insulaires des terres voisines, entre autres les Guébéens, dont la piraterie est la première branche d'industrie, Sur le pourtour de la baie d'Ofack nous ne vimes que quelques familles de véritables Papouas ou Négro-Malais hybrides, ainsi que nous les avons décrits dns le tableau général de nos races humaines, tandis que les Mulais sont particulièrement réunis dans de petits villages épars sur plusieurs points de Waigiou , et surtout aux environs de Rawack, de Boni, et dans la partie méridionale de l'ile. Les Papouas d'Offack au contraire, timides et craintifs, cachent leurs retraites dans les endroits les plus isolés des forêts, bâtissent leurs cabanes sur des rivières, alin de fuir avec plus de facilité à Ja moindre alerte; et comme la pêche est leur principale ressource, ils se transportent sur les récifs on sur les îlots isolés, afin d'y prendre du poisson et des tortues , et n’en partent que lorsque les vivres sont épuisés.
Les Malais des villages de Boni et d'Emberbaken nous parurent généralement d’une taille médiocre, dépassant très rarement cinq pieds deux pouces ; leur peau est d’un olivâtre foncé, et leurs membres, généralement bien proportionnés, sont quelquefois grêles et peu musclés. Ils portent leurs cheveux courts et recouverts d’un morceau de toile en forme de turban. Leur regard est mobile ct perçant, ce qui tient à des yeux noirs pleins de feu ; la bouche est médiocre, mais le grand usage qu'ils
114 IIISTOIRE NATURELLE
font du bétel corrode Ics gencives et les dents, et | cet ornement doit conserver pendant la viee teint les lèvres en rouge noir. La physionomie de | de celui qui le porte. NS UE N: quelques jeunes gens étoit douce et agréable ; celle Quelques autres 0 je La Re h: du plus grand nombre des hommes du peuple est moins universel, consis soon stupide, ou plutôt est empreinte d’une certaine sau- | grains sont faits avec des pai . vs " an vagerie. Tous poitent une petite touffe de barbe | ou en idoles sculptées que l'on La M pe sous le menton, et deux courtes moustaches sur le | sur la nuque. Les Papouas attri et ; L rebord de la lèvre supérieure; leur caractère est | pouvoirs à ces amulettes, qui son iv
i i te | protectrices. Souvent elles ne se compos atique, taciturne, et cache sous une apparen ee violence de caractère qui fait explosion | d’un morceau de bois entouré de quelques
lle-Irlande,
es jamais ce ivé se manife:
a longue que
pressions péni ssurés , ils nc car il leurarr xiger de récon ves.
Vieillards sont ibles sur tout ( mbreuses amul int sans être & buteau qu'ils ok e l'écaille de t demeures des pnstamment éte bouchure des p élevées sur de luences des. mi ent des eaux cr vais caractère « S vicillards qui t débiles , et p:
portoient d'énc 8 uns offroien que d’autres é , etc. Leur habi es , entourés d il pleut souve cr à rendre d L'industrie de ngénieux qui p e, et on ne saù leurs avec lesq anus qu’ils mett surtout, sont leur durée, aus juemment les € uel ils appuie et poli avec une t pas tenté de 1e ble n’est point isqu'on le tro ax Égyptiens, pl avent point tiss nt, lorsqu'elles Du chinoise, se à des écorces à se servent son à frapper le but h et quelques de la poudre, q échange d'ois que nous visi soit dans leurs
i leur paroissent favorables. | guenilles ; quelquefois ce sont des figures ae des LT vint nous faire an il re a travaillées avec des morceaux à | i i fût complétement vêtu: | d'ivoire. Ne | re Ne 7 Aus à Jour tissée avec Tels nous parurent les Malais, d ailleurs tré pr fibres d’un beau noir, et qu’il remplaça un jour | langés, de l’île de Waigiou ; be eu Papos par un bonnet à la chinoise, formé de plusieurs car- | environs de la baie d'Offack ; de we tels d’étoffes de la même couleur ; un large sarong Alfourous et des Malais ; sons un rs k d'indienne verte à fleurs rouges enveloppoit me NAS 2. DRTARUES he eu J (A t le corps sans le serrer; un demi-pantalon | tent d'au i on, L d'étolle rayée complétoit cet HE A . pa eue Lab ne à pu SORT se chef avoit la poitrine et ies jambes nues. Jne troite | est faci ; “rer cdi bandelette d'étoffe, nommée maré, étoit le seul unes ans un . Aaron voile jeté négligeminent par les autres habitants sur ts hr 2 À D nr rat les organes sexuels. Nous rer rquâmes que quel- | tai pal % : Los pois AR ques jeunes gens, par des idées de coquetterie assez Ne sdb et te in gn mal entendues, s’étoient fait limer les dents de ma- | alloit à pe “rit Lait nière à former sur la rangée dentaire une gouttière | plus grand nombre Pad nt. Le tatouage leur est inconnu; | quatre pieds six à sept pouces. p 2 ai Lion adopté des nee nègres l'usage | il faut ajouter des membres see le: de se faire élever des tubercules dans la peau, sur | loppés, un ventre Ms Ha “ la poitrine et sur le deltoïde, au nombre de douze. les yeux sont noirs et la ! À 7 oi La plupart de ces Malais, aussi bien que les Papouas, disparoîit sous la Mure cl . u Mo avoient le corps rongé par la lèpre squameuse qui | donne à la tête, vue nr eu ï Pin a indiféremment étendu ses ravages sur les Nègres mes et disparates avec le reste ue per vi polynésiens comme sur les Mongols pélagiens et les sionomie est empreinte de cel , . né Océaniens. traits qui ressemble à de l'irrésolu à Leurs objets d'ornement consistent principale- crainte, ou peut-être à des ES se ment en bracelets polis et blancs dont l'usage leur | La teinte de leur peau est d pen iv pe est venu des Papouas. Ces objets, qu'ils nomment | clair, et leur chevelure Rs Fr Le sanfar, sont travaillés avec le plus grand soin, et hommes paroissent indo ents; ms AE formés d’une seule pièce enlevée à la base des grands | sont d une lenteur qui du e ps a cônes, de manière à offrir le diamètre du bras. Ils | le pouvoir de les faire se : js ue portent aussi quelques uns de ces Mn plu he ent Dp petits aux doigts ; et lorsque la matière calcaire teur dé kr Rd ete Dee ti manque, ils la remplacent par des morceaux d’é- | bande sus à jp ui ra caille de tortuc, appelés ouahomisse, ou par des | pous Le nt ser CRE kazraés, sorte de cordonnets tissés en jonc peint de long peigne de à ab qe Î eurs. Plusieurs des habitants de Boni | habituellement garni d’or k rie bras des bracelets d’étain, de cuivre, pendeloques de toutes dé sig | et même d’arg nt, qu'ils fabriquent eux-mêmes, communiqué aux Malais qui w she ou qu'ils reçoivent des Chinois. Par une bizarrerie | beaucoup de leurs Lg e be pes de goût, assez ordinaire aux hommes, ces bracelets out adopté quelqries uns : ie “ sont fixés à demeure autour du membre qu'ils com- | qu'ils porwent quelquefois des m pee priment ; car ils ont le soin de les passer sur \e bras bouquet de barbe sous le menton, “ pe dans le jeune âge, de sorte que les muscles, en se | tent jamais sur leurs pi ces ln ue développant, se trouvent étranglés dans le lieu que 1 ou de craie dont sont prodigues |
ant la vie a blle-Irlande, de la Louisiade, etc. Nous n’aes jamais ces hommes sans que la frayeur la ive se manifestât sur leur visage, et ce ne fut a longue que nos bons procédés détruisirent
bressions pénibles qui les tourmentoient. Une
rure, d'un di colliers do ivement col
porte susped ssurés, ils nous parurent gais et pleins de ibuent de m car il leurarriva fréquemment de nous offrir, nt leurs dir kiger de récompense, des cocos et des racines e compose ves.
de quelques vieillards sont graves et sérieux, ils semblent des figure ibles sur tout ce qui les entoure, Tousportent
nbreuses amulettes autour du cou, et ne sorbiut sans être armés de la machette, sorte de buteau qu'ils obtiennent des trafiquants malais e l’écaille de tortue.
demeures des habitants de l'ile de Waigiou bnstamment établies au milieu des marais ou
morceaux d
d'ailleurs trà is les Papou éritables mé enu des trail
s Papous el bouchure des petites rivières ; et bien qu’elles u’ils ont étéj élevées sur des pieux, elles sont exposées papou , ain luences des. miasmes les plus délétères qui nsultant les ent des eaux croupies et du limon. Les fièvres
vais caractère doivent donc régner en ce lieu. s vieillards qui s'offrirent à notre vue étoient t débiles, et parmi les autres naturels pluportoient d'énormes cicatrices de brûlures ; s uns offroient des tracés de petite vérole, que d’autres étoient oppressés par des ca- , ete. Leur habitude de coucher sur le sable es, entourés de grands feux et pendant dés il pleut souvent à verse, ne doit pas peu er à rendre dangereuse cette deruière af- L'industrie de ces Papous se décèle par le ngénieux qui préside à tous leurs ouvrages e, et on ne sauroit trop admirer la vivacité leurs avec lesquelles ils teignent les feuilles anus qu’ils mettent en œuvre; leurs grandes surtout, sont remarquables par leur solileur durée, aussi bien que par des dessins juemment les décorent. L'oreiller en bois uel ils appuient la tête pour dormir est et poli avec une habileté d'exécution qu’on t pas tenté de leur supposer, et l’on sait que ble n’est point chez eux le résultat du haisqu'on le trouve fréquemment, dans les ax égyptiens, placé sous la tête des momies.
avent point tisser d’étoffes, et celles dont ils nt, lorsqu'elles ne sont pas de fabrique inbu chinoise, se bornent à des toiles de palà des écorces à peine dégrossies. Les armes se servent sont l’arc et la flèche, et leur à frapper le but ne mérite pas d'être citée, h et quelques autres chefs possèdent des de la poudre, qu'ils ont obtenus des Euroéchange d'oiseaux de paradis, Tous les que nous visitâmes, soit dans leurs ca-
de voyages.
ont tous de vidus que n08 s deux plus g « pouces, elû elle n’étoit ( A cette pelle harnés et pe à face aplati, très fendue, lure ébourifit s proportion du corps. Leu e douceur { résolution, à ffrances pis plivâtre basé ‘un noir font leurs mou et la frayeur br, Leur coms pre, est nu; » vétementil s reins. Tous r chevelure e haut est ill ents de nact es Papous mé vivent pri et en échangt ceux-ci. CA s moustaches f on, et qu'il!
es poussièrs
es Jes Papa
soit dans leurs pirogues, possédoient d'é- |
normes paquets de flèches qu'ils échangeoïent volontiers. Ces flèches sont en roseau et armées à une extrémité d’une pointe en bois très dur, unie où barbelée, et souvent d’un os aiguisé ou d'une épine de pastenague. L'are est le plus ordinairement on bambou, et parfois en bois rouge solide et pliant; il est tendu par une corde de rotang. Par leurs communications fréquentes avec les commer çants des Moluques, ils se procurent le fer dont ils arment leurs lances de combat et leurs liarpons pour la pêche.
La plupart de nos cadeaux furent reçus avec la plus parfaite indifférence : un seul combla tous leurs désirs ; et, faut il l'avouer ? ce ne furent nides haches ni des instruments utiles, mais des objets d’un usage frivole, en un mot de cés petits miroirs enveloppés de papier doré ! Un Papouobtenoit-il ce meuble précieux, on le voyoit rester en extase devant sa physionomie, se complaire à en admirer tous les traits, pousser des cris d’étonnement; et rien n’étoit plaisant sans doute comme de suivre les brusques chan: gements survenus sur ces figures , quelques minutes auparavant impassibles. Ainsi donc la beauté la plus séduisante, qui se repaît dans un miroir de la blan+ cheur de son teint , de l’incarnat qui la colore , n’est pas la seule sur la terre qui goûte le délicieux plais sir d'admirer son image : elle est, sous ce rapport, en rivalité avec le noir et sale Papou.
Les habitants de Waïgiou, bien qu'adonnés presque exclusivement à la pêche , sont cependant d’une grande adresse pour prendre le gibier, Ils chassent les oiseaux de paradis avec de petites flèches for mées du rachis des folioles de latanier, ou prennent en vie, pour les élever en domesticité, des loris papous, des loris tricolores, des cacatoës à huppe jaune. Comme les Malais , ils choisissent de préférence la nuit pour se livrer à la pêche , et se servent principalement de torches résineuses enflammées dans le but d’attirer le poisson par ces vives clartés, ‘ Ces pêches durent plusieurs jours, et ont lieu sur les bas-fonds ou sur les côtes renommées par l’abondance des tortues, des coquillages, ou des poissons, et les naturels ÿ séjournent tantque les vivres y sont abondants. A cet effet ils établissent un ajoupa temporaire sous lequel ils placent leur foyer, afin de le garantir des averses pluviales. Leur cuisine est élevée sur un treillage en bois. de manière queleschairs qu’ils y entasséht cuisent lentement par l’action de la chaleur; et les quantités qu’ils en consomment, ainsi que les préparations qu’ils leur font subir, annoucent qu'ils joignent la friandise à des besoins copieux. Ils prennent la précaution de cuire les poissons dans des feuilles d'arbres, de fumer et sécher les viandes de tortue franche, et de former avec les œufs des sortes de saucissons de haut goût,
La nourriture première des Papous, empruntée
au règne végétal, consiste en farine de sagou, retiréepar le lavage dans l’eau froide du centre médullaire des cycas et des sagouïers. Ils en fabriquent des pains de forme quadrilatère, cuits dans des sortes de fours en brique, ou ils mangent simplement la farine renfermée dans des tubes de bambous. Les heures de leurs repas sont réglées avec une grande exactitude, et lorsqu'ils naviguent avec leurs pirogues, ils ont toujours la précaution de conserver du feu, qu'ils placent sur une pierre au milieu de leur naceile ; par son moyen ils allument instantanément un brasier sur lequel ils grillent les aplysies , lesholothuries qui leur tombent sous la main au moment où leur appétitse réveille. Ils y joignent aussi la précaution d’avoir toujours en réserve des tubes debambous remplis d’eau douce. Lorsqu'ils ont mangé, ils sont dans l’usage de fumer une petite cigarette faite avec une pincée de tabac haché et roulé dans une foliole sèche, à la manière des Espagnols.
- La construction des piroguesest, chez ces peuples maritimes, rendue facile par les instruments de fer qu’ils possèdent. Toutes les embarcations que nous avons vues étoient cependant peu soignées sous le rapport de l'exécution. Elles peuvent toutefois contenir de sept à huit hommes, et leurs extrémités sontrelevées. Elles ont deux balanciers, c’est-à-dire que de chaque côté partent des tiges terminées par un madrier oblique destiné à servir de flotteur. Sur ces balanciers sont enfoncéesdes fourches qui servent à recevoir les mâts, les voiles de l’embarcation. Au centre s'élève un toit renversé, sous lequel les gens de l'équipage mettent à couvert leurs plus précieux effets, leurs boîtes, leurs nattes en paille, ainsi que leurs vivres.
Les Papous de la baie d'Offack ont, à ce qu'il paroît, adopté les habitudes de polygamie des Malais : mais, ce qui est plus positif, ils en ont etl’humeur jalouse et le soin de dérober leurs femmes à tous les yeux. Bien que nous soyons entrés dans leurs cabanes, nous n'avons jamais pu découvrir aucune personne de sexe féminin, et nous ne pouvons pas douter qu'ils ne les aient cachées soigneusement au milieu des bois. M. de Blosseville est le seul officier de l'expédition françoise de la corvette la Coquille qui parvint à entrevoir les épouses du radjah de la baie Crouzol , et il nous a dit qu'elles éloient jeunes, mais sérieuses et tristes, et qu’elles avoient pour tout vêtement un sarong de toile bleue des Indes. Plusieurs épouses des naturels s’enfuirent précipitamment dans les forêts, emportant leurs enfants dans leurs bras, un jour que nous nous rendions en silence et inopinément vers leurs cabanes dans la rivière d’Offack.
Cestribus sont adonnées au fétichisme pur, et ont élevé un temple à leurs dieux, qui paroissent être nombreux. Ce temple estune cabane beaucoup
HISTOIRE NATURELLE
plus grande que celles qu’habitent les naturek, dont l’intérieur est décoré avec soin de nattes tes appendues aux murailles. Ces idoles sont tues de morceaux d'étoffes, et plusieurs ont elles des assiettes de porcelaine de Chine. Mÿ milieu de ces figures humaines grossières now marquâmes avec quelque surprise la représenk assez exacte d’un crocodile. Là aussi la craintei vorace et dangereux saurien a donc inspiré des mages que les hommes adressenttoujoursavei tant plus de ferveur qu'ils redoutent davan puissance malfaisante du génie ou du démong encensent! A ces rites d’un culte dans l’enfu joignent des idées inculquées par les Malais traces de mahométisme; car la polygamice, ke qu'ils prennent de cacher leurs femmes, ler qu'ils professent pour les tombeaux, dérive demment des relations intimes qu’ils ont con! avec les émigrants des îles Moluques. Les tonl des Papous sont généralement recouverts sorte de mausolée fait avec des morceaux de plus ou moins sculptés : parfois:on suspend a sus des guirlandes de hachettes en bois pour quer l'usage que le possesseur a su en faire pe sa vie.
Il n’y a pas jusqu’à la manière de bâtir leur nes qui ne soit caractéristique pour tous les qui ont eu des communications avec les Ma n’est jamais que sur le bord de la mer, à l' chure des rivières, au fond des baies, qu'ell établies sur des pieux. Rien n’est peut-il pittoresque que ces demeures en bambot claires-voies, où logent pêle-mêle des fanil tières , sous lesquelles flottent les embarcal que dérobent à la vue les arbres vigoureuxq sent aux alentours. Nul meuble n'embellit térieur, si on en excepte quelques naltes en de vaquois, une claie destinée à servir de lil que membre de la famille, un âtre pour re le feu, et quelques paniers destinés à rec trépangs desséchés dont il se fait une gra sommation.
La langue de ces Papous est un mélange:
etd'alfourous, ainsi qu’il sera facile de s’en com par la petite série de mots que nous citonsi! dant les noms des parties du corps sont pré tièrement alfourous.
Front, kaprani; oreilles, katontouté; pia; nez, souné; lèvres, ganganini; dents,t menton, ganpapé; barbe, gangabouriné; ® koné; poitrine, liomanpené; mamelon, me tre, iaéné ; nombril, asselené ; pénis, siné: les, poponé; reins, muhalé; fesses, saduéi talané; bras, papéané; avant-bras, kapéaW:
kakoniaxé; doigts, katoutilé; ongles, À
. kakoloné; g gainé; pied, télé.
Noms divers d
(noix d’), pi poivre cubèbe haux, kapou.
anas, nana:si ( ane, imbieffe ( D, kasout,
ra ou pigeon co scadier, nancos es, moustika.
u, sagou pape au, Mani, etc.
es observations ignorées naguë quables que M!
dans la partie ze à qu’ils ont lues des Sciences. Le ne coïncident ont trop import äteurs dont l'ex:
us ne les regai le plus utile de des Papous. Air rd (1) : « On aur:
acile au voyage humains chez |!
algré la rudes dent à rendre les eux ont cessé d la terre, qu'ils à les suspendent ule prouve que de l'existence te parfaite d’une e) binaisons d’idéé endu état de na Dire qu’on l’avoit exister entre d croyons pas, pa e est de tendre que, on ne peut L'’existe plus, urnir des exem
pst de la Nouvel]
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n mélange tt le de s’en c00f nous citons!
ps sont pres
tontouté; ch ini; dents,t pabouriné; C amelon, #0ti pénis, sit:
2SSCS, satub as, kapém ; ongles, À
, kakoloné; genoux, kabukapouks; jambes, aainé; pied, katoupapé; doigt de pied, télé.
Noms divers d'animaux et de plantes.
ic (noix d’), pinane.
poivre cubèbe), siri (bétel ).
haux, kapou.
nas, näna:si (nom d'origine portugaise ).
ane, imbieffe (nom alfourous).
D, kusout.
ra ou pigeon couronné, mambrouke.
scadier, nancosse,
es, moustika.
u, sagou papou. pau, Mani, etc., etc.
es observations succinctes et rapides sur des ignorées naguère nous ajouterons celles fort quables que MM. Quoy et Gaimard ont pudans la partie zoologique du voyage de l’Ura- { qu’ils ont lues le 5 mai 1825 à l’Académie des Sciences. Les conclusions admises par ces s ne coïncident point avec les nôtres, mais ont trop importantes, ct présentées par des ateurs dont l'exactitude est trop connue, pour bus ne les regardions pas comme le compléle plus utile de ce que nous venons de rapdes Papous. Ainsi s'expriment MM. Quoy et rd (!) : « On auroit tort de croire qu’il est touacile au voyageur de se procurer des ossehumains chez les peuples sauvages qu’il vialgré la rudesse de leurs mœurs, tous dent à rendre les derniers devoirs à ceux qui eux ont cessé de vivre, soit qu'ils les conla terre , qu'ils les déposent dans des caver-
à les suspendent dans des moraïs. Cette coueule prouve que leur pensée , franchissant les de l'existence temporaire, a reçu la révélaparfaite d'une existence future ; elle suppose hbinaisons d'idées qui éloignent l’homme de endu état de nature dans lequel on a voulu bire qu’on l’avoit rencontré. Si cet état a vraiexister entre des hommes réunis, ce que croyons pas, parce que le propre de l’espèce
e est de tendre vers un perfectionnement que, on ne peut disconvenir que depuis des ln’existe plus, et que les voyageurs n’ont urnir des exemples. Nous avons vu sur la pst de la Nouvelle-Hollande , à la terre d’Enune des peuplades les plus misérables du au développement et au perfectionnement
ervations sur la constitution physique des Papologie de l'Uranie, p. 1 à 11),
de laquelle un sol affreux semble s'opposer; mais
qu’il y avoit encore loin de l'état des hommes de cette peuplade à celui des brutes, qui, nous le ré-
pétons , ne sauroit, rigoureusement parlant, exister
pour des êtres que l'usage de la parole rend suscep-
tibles de se communiquer leurs pensées !
» Quelques peuples même, tels que les Papous, supposent aux morts les mêmes désirs, les mêmes passions qui ont agité leur vie. Ici des aliments et du bétel sont déposés sur le tombeau, comme si les besoins physiques pouvoient survivre à la dissolution de la matière ; là des instruments de guerre ou de pêche rappellent les occupations chéries de celui qui n'existe plus. Cette espèce de communication que le sauvage cherche à établir avec les objets de ses regrets, et ce culte funèbre qui consacre leurs dépouilles mortelles, indiquent qu’il n’est point étranger aux idées d’une autre vie.
» La vengeance seroit-elle aussi un dogme religieux chez ces peuples, qui paroissent en perpétuer l'observance barbare en décorant quelquefois l'asile du repos avec les crânes des ennemis vaincus ? Ce furent de semblables trophées funéraires que nous crûmes pouvoir recueillir sans profanation.
» Sur le seuil du tombeau d’un chef, dans la petite île de Rawak , nous trouvâmes six têtes symétriquement rangées sur une même ligne : elles étoient privées de la mâchoire inférieure, le temps en avoit détruit les chairs et blanchi les os. A leur gauche on voyoit un grand buccin, percé d’une ouverture circulaire, dont ces peuples se servent pour se faire entendre de loin.
» Nous n'essaierons pas de déterminer, d’après les caractères de la physionomie, l’origine d’un peuple que nous n'avons fait qu’entrevoir ; nous ne rechercherons point ici s’il est indigène de ces contrées, ou si les migrations l’y ont conduit ; nous ne citerons que le petit nombre des faits que nous avons recueillis, et notre but sera rempli s’ils peuvent aider les recherches des savants occupés depuis si longtemps de ces grandes questions.
» Le groupe d'îles connu sous la dénomination d'îles des Papuus n’a été encore qu'imparfaitement exploré par les navigateurs. Quelques géographes donnent aussi le nom de terre des Papous à la Nouvelle-Guinée, dont les habitants, au rapport de tous les voyageurs, diffèrent tellement de ceux des iles environnantes qu'ils furent pris pour de véritables Nègres. Il existe en effet dans cette partie du globe une race à peu de chose près semblable à celle de l'Afrique australe : elle est comme égarée au milieu de la race malaise qui peuple les archipels de la Sonde, de Bornéo et des Moluques. Tout nous porte à croire que la souche de cette race, dont nous n'avons vu que des individus isolés, se trouve dans la grande ile de Ja Nouvelle-Guinée, Mais il faut pren-
dte garde de la confondre avec celle qui habite Waigiou et les autres îles voisines; car, bien que ces insulaires soient presque semblables aux Nègres par Ja couleur dé leur peau, ils offrent des différences que nous ferons connoître, et qui les distinguent de ceux- ci. En général ils se désignent eux-mêmes sous le nom de Pupoua, que toutes les nations, à l'exception de la nôtre, ont adopté : en françois on les nomme Papous; et il paroît que ceux qui habitent les montagnes de Waigiou prennent spécialement le nom d’Alifouroux, que quelques voyageurs écrivent aussi Alforeses et Haraforas.
» Cependant, il faut le dire, la proximité de toutes ces îles, qui commencent au continent de l'Inde et s'étendent presque jusqu'à la Nouvelle-Hollande, a dû favoriser tellement le mélange des individus qui les peuplent, qu’à présent il existe une foule de nuances qui rendent diflicile la détermination exacte de quelquies unes de ces races. Les Papous sont précisément dans ce cas : ils n’ont pas les traits et la chevelure des Malais, ils ne sont pas Nègres non plus; ils nous ont paru tenir le milieu entre ces peuples et les Nègres sous le rapport du caractère de la physionomie et de la nature des cheveux, tandis que le crâne proprement dit a une forme qui le rapproche beaucoup de celui des Malais. Si l’on vouloit, parmi tant de notions obscures, avoir recours aux détails du langage pour faire remonter à une même origine les habitants de l'archipel d'Asie, on trouveroit bien quelques mots communs à plusieurs iles; mais les causes que nous venons d'indiquer ne peuvent qu’affoiblir l'importance de semblables remarques. D’ailleurs on ne connoîit pas encore la langue des habitants de la Nouvelle-Guinée, ou à peine en a-t-on retenu quelques mots qui ne s'accordent nullement avec ceux des Papous, comme nous l'avons vérifié en comparant nos vocabulaires au fragment cité dans l'ouvrage du président de Brosses.
» Voilà des diflicultés pour ainsi dire insurmontables qui n’existent pas pour les archipels beaucoup moins rapprochés, mais dont les habitants ont une physionomie et un langage moins variables que des croisements fortuits n’ont point dénaturés, et qu’on peut leur attribuer en propre. Il est aisé de décrire les naturels des iles Sandwich, de Taïti, des Carolines, des îles des Amis, etc. ; mais il est bien plus difficile d’assigner les caractères distinctifs des Timoriens, des Ombuïens, et surtout des Papous, qui nous occupent spécialement.
» Pendant une relâclie de vingt jours sur les îles Rawak et Waigiou, nous pûmes nous mettre en rapport avec plusieurs centaines de naturels qui venoient traliquer avec nous. Ces communications directes nous ont amenés à remarquer que les Papous ont en général une taille moyénne, assez bien prise chez quelques uns : cependant la plupart ont une
constitution un peu fogble etltextrémité res gréles. Leur peau est brnfonicé; Jeuny
sont noirs, tant soit Leu lüntgineux » tri
ils frisent naturellement, © qui donne à by volume énorme, surtout lutte, négliger, relever et de les fixer en arrière, 588 lu tomber sur le devans, fils fitque peut) même les vieillards ; epte est douleur noi que les sourcils, la moustatht ct Les Yen qu'ils aient le nez un peu épaté, les 1ère y
et les pommetles larges; leur phySionomk point désagréable, eg leurtitn'est Puy
Quelques uns ont le nez moinicrasé Que,
Nous en avons vu qui, avetdatraitg peu dif
portoient des cheveux plats, lisses, et tony bas que les épaules,
» Peut-être devons.nous Gtiilérer Comm duit d’un Chinois ou gun Europien a Veclu deux individus dont ja peau toit pre Sue ty Cette couleur, jointe à de longs the veux lin tant sur les épaules, à plus de délicatete; traits de la figure, à un n& plus effilé, y manifestement Contraster aYtteux Œuilu, roient. La supposition que ns avæ#1C0n p être fondée sur ce que les Européens Visite quefois ces parages, et quel Chinoës le tent aussi pour y achoter déoieaux de puy
» Cependant nous ferons 0brver ŒUE, (4j Alvaro de Saavedra vit donstes comes ces, i sept degrés de l'équateur, dutlques 52€ don bitants étoient blancs; ce qui le sur prit ke Sans accorder une trop facile contian € à uni dont on n’a plus parlé depuis, nous #30Us bo à le citer. Si toutefois $t nous éloit permis dj une réflexion, nous dirions que sous VCht ln geurs portugais et espagnoh ont a pheli blancs des ndiens g’une tele peus font tincte de la couleur des Nr, 2’arri:
pourroit croire avec assez de proba bilit 4 hommes prétendus blancs appirteno ent à qu uncs des îles Carolines.
» Uné autre variéé d'hommes qué St nous est celle qu'on peut appeler n&g7€; ur a la couleur, la forme du crûie,les cFCvext très laineux, recoquitiés ; le net éer25€; tri
les lèvres grosses, et surtoit l'obliqttité de
facial, tandis que les Papous ont, SOUS 0 la tête conformée, à peu de chose près con Européens.
» Ces Nègres, ainsi quelnriée& Du soient librement parcie dé lkttibu qe! toi chaque jour. Les ançienStjijeurs Pari migrations partielles des hblhnts de hi \ Guinée. Le père Cantova, Pit exem pie; rat de son temps les Carolins avolent dass lei Nègres qui leur servoicnt d'ulaves: lu
ni
quelque sorte d
Es ont probable
prrière, ont peu
ent ils y étoie itencore moin n a également slais subissoier » encore si p fait qu'abarde é, présente dor 8 habitants ser ègres d'Afriqu ayant point eu dividus, nous :
analomiques q des Papous, dc ormation, yant soumis ce Il, nous avons e Confiance ce ot venir à l’app
logiste,
leur première DUS Une inégali que, et d'après s à qui ils appa humides, Ce fut le dire, que n erçu aussi délic de cet archipel, e poissons et di
jamais les bo:
ont tellement n
se nécessité de alsains, ils tâc influence en él
lieux constam X que ceux qt d’où l'usage qu’i de la mer.
têtes des Papot s parties antérie un élargissemé Dmmet de la têté t Proéminentes le coronal ; au > des lempes, of 08 du nez, pres
riie moyenne, € u Nez, comn
tte disposition,
apophyses mont
sans doute l'êle ( Auelquefois Sat
emité ls 5 Jeune > SAUT nne à là 68) igent, si lu e peut leur nin, 1es jt, | Lèvres ) y Sinon st Pau:
sé Ai, ts Peu dits \ et tomb
er COMm} \ a vCclu} pre Sue ll e veux litw licattui ] efilé, lu 1x dilu:
vasñoun n eums Visiter inofs ln!
aux CC hi er UC, dl ones Ces, s $2es di sur pri lan ce à ui us pous bon t permis di as vent le t aprtl peu Foncie d , D'ar obabilit ( nmoientiqu
ui s'est nég'c; a »S chevet
us , soust
b près «ol
sai hot urs Parti de ha \ um je, rit
dans ln aves: lu
ent ils y étoient venus ; et à celle époque il itencore moias dire d’où ils provenoient. Dam: a a également vu à Pulo-Sabuti (1), qui parmi alais subissoient le même sort. La Nouvelle- , encore si peu connue, où les navigateurs fait qu'abarder, et de laquelle Cook fut rcs, présente donc le singulier phénomène d’a- 8 habitants semblables, du moins à peu près, ègres d'Afrique.
ayant point eu à notre disposition des têtes de ividus, nous ne pouvons indiquer les difféanalomiques qui doivent exister entre elles et des Papous, dont nous allons faire connoître formation.
ant soumis ces crânes à l'examen du docall, nous avons eu la satisfaction d'offrir avec e confiance celles de nos observations qui ot venir à l’appui de la doctrine de ce célèbre logiste, leur première inspection M. Gall remarqua pus une inégalité qu'il nomma déformation que, et d’après laquelle il supposa que les s à qui ils appartenoient habitoicnt des licux humides, Ce fut avec quelque surprise, nous le dire, que nous reconnûmes la précision erçu aussi délicat. En effet la plupart des hade cet archipel, faisant leur principale noure poissons et de coquillages, n’abaudonnent jamais les bords de la mer, qui dans cette ont tellement marécageux qu'on peut naviquelque sorte dans les forêts. Forcés par une se nécessité de demeurer dans des endroits alsains, ils tächent de se soustraire à leur influence en élevant leurs maisons sur des His ont probablement appris par expérience lieux constamment submergés sont moins Œux que ceux qui ne le sont que par interd’où l'usage qu’ils suivent de bâtir au-dessus de la mer.
têtes des Papous présentent un aplatisses parties antérieure et postérieure, en même un élargissement de la face.
ommet de la tête est élevé ; les bosses pariépt prolminentes, les temporaux très con- & 1e coronal, au-dessous de la ligne demi- » des lempes , offre une saillie remarquable. os du nez, presque verticaux , aplatis d’aprrière, ont peu de saillie ; ils sont rétrécis riie moyenne, et élargis en haut et en bas.
du nez, comme nous l'avons vu, correstte disposition , qu'augmente encore la larapophyses montantes des os maxillaires su-
sans doute l'êle de Savu, qu'on prononce et Œuelquefois Sabu. Pulo signifie êleen langue
périeurs, dirigées en avant. Ces os eux-mêmes sont beaucoup plus larges que dans la race européenne ; ce qui, dépendant surtout du développement de l’apophyse molaire, donne à la face de ces insulaires sa largeur remarquable.
» L'ouverture antérieure des fosses nasales est très évasée à sa partie inférieure ; cet évasement est plus considérable même que chez les Nègres.
» Les os molaires sont dirigés plus en avant, et les apophyses zygomatiques plus larges et plus saillantes.
» On doit remarquer la largeur et la profondeur plus grandes des sinus maxillaires et frontaux mis à découvert par la fracture des os. Le dessinateur, M. Chazal, a copié avec fidélité cet accident, de même qu'un coup d’instrument tranchant qui a altéré le parictal gauche.
» L'arcade alvéolaire est d’une épaisseur très remarquable à la partie qui correspond aux dents molaires : l’une des têtes a cette arcade un peu dirigée en avant et en haut dans la portion correspondante aux incisives etaux canines ; la voûte palatine, plus développée dans le diamètre transversal, a moins d'étendue d'avant en arrière.
» La grandeur du trou palatin antérieur indiqueroit-clle un développement plus considérable du ganglion naso-palatin et un organe du goût plus parfait ?
» L'une de ces têtes, très irrégulière, offre dans les deux moitiés de la boîte crânienne une différence considérable. Ici l’aplatissement, au lieu d’être dans le sens du diamètre antéro-postérieur , est oblique de droite à gauche et d'arritre cn avant. Le pariétal gauche est également fort aplati, ce qui diminue beaucoup la capacité du crâne de ce côté; d'où il devoit résulter une rande inégalité dans les hémisplières cérébraux. Cette tête ressemble en cela à celle de Bichat, avec cette différence que la dépression postéricure se trouve du côté opposé.
» Une autre tête présente deux saillies osseuses dans le conduit auditif.
» Enfin une dernière, plus petite, semble avoir été celle d’une femme: la partie antérieure est moins large et moins relevée, l'occipital plus bombé à sa partie supérieure, et la portion écailleuse du temporal plus aplatie. C'étoit très probablement une jeune femme, puisque les saillies osseuses sont peu prononcées, et qu'aucune suture n'est ossifice.
» Après avoir fait connoître la constitution physique des Papous , nous allons esquisser rapidement les facultés morales et intellectuelles de ces peuples. Ils sont remarquables par leur circonspection, portée souvent jusqu'à la défiance ; ce qui est, d'après l’observation, une sorte d’instinet dans les hommes à demi-sauvages, comme chez la plupart des ani-
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120 HISTOIRE NATURELLE
maux. Il faut ajouter que dans les Papous la défiance doit être souvent mise en jeu par les guerres que leur font les pirates de quelques îles environnantes, qui fondent sur eux à l’improviste et les emmènent en esclavage.
» Sans entrer ici dans de plus grands détails sur leurs coutumes, détails qui appartiennent plus spécialement à la partie historique du voyage, nous dirons seulement que lorsque dans un simple canot l’un de nous visita le village de Boni, tous les habitants s’enfuirent dans les bois avant même qu'il eût été possible de les apercevoir. C'est sans doute cet état d'alarme, presque habituel chez ces insulaires, qui leur a fait placer leurs maisons vis-à-vis de récifs dangereux dont seuls ils connoissent les passages. afin d’avoir le temps de se soustraire à leurs oppresseurs.
» Les Papous paroissent avoir des dispositions au vol. Cette inclination vicieuse est pour ainsi dire innée chez tous ces peuples, qui s’y livrent avec plus ou moins de ruse et de dextérité.
» Mais le caractère le plus marqué que présentent les Papous c’est l'instinct carnassier, assez prononcé pour qu'il en résuite le penchant au meurtre : affreux penchant auquel ces insulaires s’abandonnent avec fureur, et dont les ossements qui nous occupent sont probablement des témoignages. Le chef ou kimalaha de Guébé nous a assuré qu'il existoit des tribus anthropophages dans l’intérieur des îles des Papous. Cette assertion rappela à l’un de nous qu’en abordant l'ile d'Ombai il avoit vu suspendue, dans la cabane d’un naturel, au village de Bitoka, une rangée d'os maxillaires. Dans cette ile, où, étant en très petit nombre, nous courûmes jes plus grands dangers, quelques Anglois avoient été tués ct dévorés six mois auparavant par les féroces Ombaïens.
» La tendance à la superstition, comme chez d’autres peuples plus civilisés, n’est réellement qu'une exaltation des idées religieuses ; et à ce sujet nous devons ici dire un mot du soin que ces peuples apportent à la construction de leurs tombeaux. Ce sont de petites cabanes où plusieurs personnes pourroient tenir dans une attitude inclinée, Le corps y repose dans une caisse qui le plus souvent renferme de petites idoles grossièrement sculptées, des bracelets, un peigne et des cheveux ; quelquefois on n’y trouve rien ; et peut-être alors ce sont de simples sarcophages élevés à la mémoire de ceux qui, ayant péri dans les combats, restèrent entre les mains des vainqueurs. D'autres fois une statue, placée sous un petit hangar, indique le lieu de l’inhumation; ou bien les dépouilles reposent sur des pieux;.et.sont recouvertes d’une pirogue renversée : monument symbolique qui; ainsi que le dit
un éloquent écrivain, semble indiquer le nou de la vie.
» Les observations que nous avons faites Papous sont favorables à la doctrine du docteur leur justesse, nous ayant paru confirmée ; un certain point par l’étude des mœurs des dus qui en font le sujet, semble contre paradoxes qui, s’indignant des vices de l'hon société, ont inventé l’homme de la nature td n'existe pas, et ont fait un être idéal et si pour lui prêter des attributs de puissance 4 moyens de bonheur que la civilisation et les res pourroient seules donner.
» Nous devons ajouter que les Papous :
susceptibles d'éducation, que leurs faculté lectuelles ne demanderoient qu’à être exen développées pour leur faire tenir un ri tingué parmi les nombreuses variétés de | humaine. »