II, HABITANTS DU PORT-PRASLIN DE LA NOM IRLANDE
Jetons un coup d'œil sur l’ensemble dual d'étudier la race qui l’habite,
Le Port-Praslin est situé à l'extrémité nale de la Nouvelle-Irlanre, à l’ouest duc Georges, par 4° 49! 48/! de latitude S., et 29! de longitude E. Ce nom lui fut donné] gainville en l’honneur d’un ministre de h qui ordonna le premier voyage autour di qu’aient exécuté les François. Vers la que Carteret, navigateur anglois, relâchà havre placé plus à l’ouest et appartenant il baie, qu’il nomma ause aux Anglois. Bouga en séjournant dans ce port, crut qu'il étoit fond d’un golfe, et qu’il dépendoit de la Bretagne, découverte par Dampier; tal Carteret, au contraire, ne craignit point foncer au fond de ce prétendu golfe, quil ouvert par un détroit assez long, et qu'l canal de Saint-Gevrges en imposant le nom velle-Irlande à la terre où le Port-Praslint rade sûre et abritée. Pour atteindre ce!
deux passes servent aux vaisseaux, qui droite ou à gauche l’éle Verte de Bougaintil mée Lalao par !:: ="turels. Il est protégé par un petit c»;: appelé Tavuaolai; et la s'enfonce dans l’est au milieu des terres, # au pied de la montagne de Cambatore «l le nom d'Abataros. Au nord s'avance d'Embrambia; de sorte que le Port-l trouve parfaitement abrité de toutes parist par une ceinture de montagnes nommé IL se continue dans sa portion nord, pif de mer étroit, avec l’anse aux Anglois ou
es deux havres ne formeroient qu'une vaste l'ile aux Marteaux ou Lambonne n'étoit posée entre eux. Cette dernière île peut avoir on deux milles de longueur dans une direction D. N. O. au N. O., en présentant la forme grand fer à cheval, due à ce que sa partie méale est découpée par une vaste baie. Son exlé occidentale, nommée Lamassa par les nts, a dû jadis être couverte de cocotiers, à ger par son nom.
canal qui sépare le Port-Praslin de l’anse nglois a six milles marins : ce dernier estabrité ux montagnes dont l'élévation paroît considéet qui par leurs pitons attirent sans cesse des s noirs et épais, de manière que, quand il fait ps superbe au Por!-Praslin, la pluie tombe rs sommets par torrents. Les arbres qui couce point de la côte sont constamment , même s plus beaux jours, entourés d'abondantes et es vapeurs. Les Nègres papous qui habitent partie du monde paroissent nommer la Nourlande Enlourou ; mais ils appellent sans nul a Nouvelle-Bretagne Birare, et sont dans un rpétucl d’hostilité avec ses habitants.
rage du Port-Praslin est sûr et commode :
, pendant la durée de notre séjour, y a été ment unie comme une glace, et le vent du e s’y faisoit jamais sentir. Des grains violents menèrent cependant une fois une légère rat les efforts, brisés contre le sommet des nes, descendoient sans force au fond de la elle que puisse être d’ailleurs leur intensité, e seroient jamais redoutables, parce que la qui protége les rivages est régulière à son , et n’est point déchirée par les ravins. Les fgnants pendant notre relâche furent de léaicheurs de l'E., de l'E, S. E, , et du S. E.; us souvent on éprouvoit un calme tel que la a plus légère sembloit immobile : en général ne se faisoit sentir que dans l'après-midi.
, dans ce port, est partout également proet, quoique mouillés très près de terre, avions pas moins de trente-trois brasses sur de gros sables madréporiques mélangés à p de débris de coquilles.
aleur n’a pas été aussi considérable que nous le croire par notre position presque imméds l'équateur. Les vastes forêts dont la Nouande est couverte en totalité, sans cesse par des pluies abondantes qui permettent orisation continuelle, résultat d’une chaleur rafraichissent l’atmosphère. Ces forêts es, en effet, retiennent dans leur intérieur hidité défendue des rayons du soleil par des pais de verdure : il en résulte une chaleur
dont les effets sont moins sensibles sur le
corps que ceux de la chaleur âcre et sèche que l’on ressent dans les déserts d'Afrique, par exemple. Le médium du thermomètre à midi étoit de 26° 6', et dans la nuit il ne descendoit jamais plus bas que 25° 6’. La température de l’eau prise au milieu de la baie ne différoit de celle de l'air que d'un degré. L'hygromètre varia de 403 à 108°, et le baromètre se maintint à 28 pouces. Les orages se reproduisent avec une fréquence qui étonne; ils se forment en un clin d'œil, et se dissipent de même : les nuages les plus inférieurs sont les seuls qui donnent de la pluie sur le Port-Praslin ; tous les autres sont attirés par les hautes montagnes des rivages ou de l’intérieur de l’ile.
Les bords du havre qui nous occupe sont garnis de bancs madréporiques nombreux ; ils sont interrompus devant les courants d’eau douce qui descendent du sommet des montagnes en formant des sortes de petites rivières. Pour que les embarcations puissent s’approcher de la terre, il faut les diriger dans ces canaux. En décrivant une de nos excursions sur le pourtour de la baie, nous donnerons à nos lecteurs une idée exacte et pittoresque des végélaux. qui se pressent de toutes parts sur ce sol fécond , et des animaux qui y vivent. Les alentours du Port-Praslin sont donc bordés de coralligènes que la marée laisse presque à sec en se retirant, tandis que, à la haute mer, les eaux s’avancent sur les sables jusqu’au pied des arbres qui en forment la lisière. Dès qu'on débarque sur la grève, on observe une végétation tellement active et vigoureuse qu’on la voit envahir le littoral , et ne cesser que là où la mer lui dispute la possession du sol : d'énormes troncs d'arbres renversés encombrent les rivages ; et leur vétusté, comme un terreau fertile, nourrit encore des colonies de plantes charnues qui s’en disputent les moindres parcelles. Cette végétation ne présente point d'éclaircie, elle couvre toute cette portion de l’ile d’une seule forêt. Les arbres magnifiques qui la composent, les arecs qui les dominent, et une foule d’autres, se pressent et croissent avec vigueur. Des lianes de toutes sortes s’entortillent autour des troncs, grimpent jusqu'aux sommités des branches, et semblent avoir pour but de tendre des filets impénétrables. Parmi ces lianes il en est une dont les fleurs légumineuses d’un beau jaune flattent la vue, et dont les tiges volubiles se trouvent armées de crochets épineux qui déchirent impitoyablement le voyageur qui s'engage sans précaution sous leurs lacis. D'éclatants papillons se croisent en tous sens sous ces dômes de verdure; des coquilles terrestres variées en habitent le feuillage, et sur les branches se rencontre fréquemment le tupinambis noir ponctué de jaune. Des Raringtonia qui prennent un développement énorme, des hi-
biscus à feuilles de tilleul, des keneo (gucttarda spe-
ciosa), et surtout des scœvola lobelia de Vahl, croissent le pied dans l’eau, et paroissent avoir besoin, pour l'entretien de leur vie, d’une exposition toute maritime : ilen est de même d’un très beau panrratium qu'on ne trouve que sur le rivage ; ce végétal (pancratium amboinense? ), remarquable par une hampe florale élevée que couronnent des corolles blanches à étamines purpurines, a de larges feuilles roides, charnues, dans les aisselles desquelles nous -trouvâmes en abondance la coquille terrestre, type du genre scarabe, que M. de Blainville a décrite comme nouvelle en la nommant scAnABE DE LESSON, scarabus Lessonti(Dict Sc. nat., t. XLVIL, p. 52). Une cicindèle bleue à tête dorée voloit sur les branches, et annonçoit son passage par une odeur de rose fragrante qu'elle laissoit derrière elle. Çà et là s'élevoient les tiges droites des rotangs, si estimés en Europe pour faire des cannes, et sur la plupart des troncs d'arbres s’enlaçoient les tiges grimpantes des poivres cubèbes ; le faux sagou (cycascürcinalis), pur ses stipes droits et son port de palmier, étoit alors chargé de fruits. Les Papous de la Nouvelle- Irlande les recherchent, et font avec sa moelle intérieure des pains analogues à ceux qu'ils retirent des vrais sagoutiers. Les plantes nourricières de ces profondes forêts se trouvent être le laka, si commun sur toutes lesiles de la mer du Sud (inucarpus edulis); le sohest, qui est le paya des O-Toïtiens (facca pinnatifida); le chou caraïbe (aruwm esculentum). Les arecs (arecu olerarea ), dont nous abattimes un grand nombre pour en obtenir le bourgcon terminal ou le chou, formoient des groupes épais dans certains emplacements en s’unissant aux tiges épineuses des caryota urens, des lataniers ct des pandanus. On doit remarquer que les forêts équatoriales des Moluques, de la Nouvelle-Guinée et de la Nouvelle - Irlande, caractérisées par les gigantesques proportions des arbres de toutes sortes qui les composent, ont très peu d’arbustes et de plantes herbacées. La chaleur solaire pénètre à peine sous l’épaisse et haute verdure qui couvre le sol, sans cesse humide, toujours ombragé, et où règne une fraîcheur qui fait place, aussitôt qu’on a franchi quelques espaces dénudés, à l’action d'une chaleur insupportable. La vapeur qui s’exhale du sol, lorsque le soleil monte, se condense en nuages au-dessus des arbres, et n’imite pas mal la fumée qui s’élèveroit de dessus un village. Toute l'épaisseur de ces vastes forêts vierges est jonchée de troncs énormes déraciaés par leur mort naturelle, et couchés sur la terre qu'ils embarrassent, et à laquelle leur décomposition lente rend les principes qu'ils en reçurent en se réduisant en humus. Sous leurs écorces crevassées se logent de froids reptiles : mais cependant la nature , qui aime à présenter lc contraste de la vie etde la mort, voile encore ces traces de destruction en les couvrant de fougè-
HISTOIRE NATURELLE
res au feuillage découpé et grêle, d'epid parasites à corolles bizarres et vivement peints lichens, et de bolets de formes et de coule verses. De tous les végétaux arborescents !'" est sans contredit un de ceux qui attirèrent 4
notre attention. Sa taille à Taïti n’avoit rien
traordinaire, tandis qu'à la Nouvelle-Iri acquiert des proportions considérables, él cime à de grandes hauteurs, et envoie au li racines, qui rampent à la surface du sol en tant des parois minces et en même temps t de plusieurs pieds, de manière à former des de cabanes naturelles séparécs par de légère sons et capables de contenir sept ou huit perg Tel est l'ensemble bien imparfait du pay alentours du Port-Praslin. Par cette esquise sière on doit penser quel effet imposant il im dans l'âme du voyageur européen. Le silencel lieux profonds et inhabités, où les Nègres ind ne se présentent qu'accidentellement , n'est rompu que par le bruissement des jeunes tig arbres sous les pas de l'explorateur, par k rauques et discordants du lori vert, ou par le sement des élytres des grosses cigales. Toi l’âme, même du naturaliste le plus exclusi dirigé vers les collections, à un sentiment iné à des émotions profondes, à un plaisir ml quelque chose de vague et de triste que rien rendre, et qu'aujourd'hui même nous ne no pellerions point si nous n'en trouvions l'ex dans notre journal écrit sous l'inspiration des tions du moment.
Les rivages du Port-Praslin sont parcou un grand nombre de sources qui descenda montagnes placées autour du havre qu'ellesa La plus remarquable, comme la plus abond ces sources, est celle que Bougainville a décrit sa relation, et que nous avons nommée cat Bougainville. Le marin françois, qui la viti saison de l’hivernage, époque où le volunt qui en descendoit étoit considérable, en pari termes (1): « Nous avons tous été voir une & » merveilleuse qui fournissoit les eaux dur » du navire l'Etoile. L'art s’efforceroit en » produire dans le palais des rois ce que lat » jeté dans un coin inhabité. Nous en aûni » les groupes saillants, dont les gradations/ » régulières précipitent ct diversifient la chi » eaux ; nous suivions avec surprise tous Ces » variés pour la figure, et qui forment cel » inégaux, où sont reçues les nappes de cris » Jorées par des arbres immenses, dont quel » ont le pied dans les bassins mêmes : celiet
() Voyage autour du monde, de 1700 page 282 de l'édition in-4o ; Paris, 1771,
iteroit le plus g:
> de notre relâch eau; car nous é > du monde, et alloit recomme gainville sont à du Port-Praslin ns s'élevant rapi dans une élév: pieds. L’éau s’e.
ë de la montagne mpides et fraîch uissement des feu jui tombent de t Où jettent en t:
ux, très chargé ace des roches q Îles tombent en n alcaires groupées les strates sont f ns aucun doute t moulé sur le n Les pores de ces » Sont remplis pa e l’eau tient en s principes salins r tique, cette cascac ous l'avons trouv Kiddi à la Nouv e de l'ile de Fra Ï des masses de :
côté, y forment es feuillages les verses, les formes me de verdure, « ieux arecs, enla nt ces eaux frai billes fluviatiles (1 papillons ornés d les riches oiseaux Dsses fourmis, de sont très commu rrêt est de temps n corbeau analog faire illusion l'a le avoit déjà inc dans sa relation :
k d'oiseau dont lé ent d’un chien d rompé la premiè mbonne, que Rrleaux parce q érent un grand r alors rares dans 1
hérite etle chiton,
d'epid ent pelnte de coule cents ln tirèrent k avoit rien velle-Erla ables, él nvoic au lol lu sol en pt e temps tk ormer des r de légère u huit perg , du pays Le esquisse posant il im Le silence y Nègres ind nent, n'est 8 jeunes tif ateur, par | rt, ou par le cigales. Tout plus exclusi sentiment iné in plaisir mé ste que rien > Nous ne no uvions l'est spiration de
sont parco qui descende re qu'ellesil plus abond ville a décrit ommée Cu , qui la viti ù le volume!
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ppes de cri , dont queljf
mes : cellec
de 1706û 1774,
iteroit le plus grand peintre, » Or, pendant la » de notre relâche, la source ne fournissoit que 'eau; car nous étions à la fin de l'été de cette à du monde, et au moment où la saison des alloit recommencer. Les chutes de la cascade gainville sont à peu de distance du rivage, à du Port-Praslin ; elles sont formées par cinq ns s'élevant rapidement les uns au-dessus des dans une élévation d'environ trente à quapieds. L'éau s’est creusé une ouverture à la & de la montagne, et jaillit en nappes écumanmpides et fraîches, dont le murmure se mêle bissement des feuilles, à la chute des vieux arui tombent de temps à autre et encombrent où jettent en travers des ponts chancelants.
ux, très chargées de sels, ont comme ciselé ace des roches qu'elles baignent , et les strates Îles tombent en nappes sont bordées de stalacalcaires groupées d’une manière agréable. Le les strates sont formés de chaux carbonatée, ns aucun doute à des masses madréporiques t moulé sur le noyau primitif un terrain ré- Les pores de ces coraux, depuis long-temps , Sont remplis par des cristaux plus blancs du e l'eau tient en suspension, et que plusieurs principes salins rendent purgatif. Comme site tique, cette cascade mérite de fixer l'attention ; ous l'avons trouvée bien inférieure à celle de Kiddi à la Nouvelle-Zélande, et à la grande e de l'ile de France. Son plus grand charme d des masses de végétaux qui se pressent de côté, y forment d’épais fourrés où se maes feuillages les plus opposés, les teintes les verses, les formes ligneuses les plus variables ; me de verdure, dû à d’immenses figuiers, à jeux arecs, enlacés . de tiges volubiles, re nt ces eaux fraiches et limpides peuplées iles fluviatiles (!), de crevettes, et embellies papillons ornés qui éclosent sur leurs bords, les riches oiseaux qui viennent s'y désaltérer. bsses fourmis, dont la morsure est doulousont très communes en ce lieu; et le calme irêt est de temps à autre interrompu par le n corbeau analogue à notre corneille, et qui faire illusion l'aboiement d'un chien. Boule avoit déjà indiqué eette particularité en dans sa relation : « Nous y remarquâmes une ke d'oiseau dont le cri ressemble si fort à l’aent d’un chien qu’il n’y a personne qui n’y rompé la première fois qu'on l'entend. », Lambonne, que Bougainville a nommée tle arieaux parce que les gens de son équipage rent un grand nombre de ces coquilles bilors rares dans les collections, est prodigue
périte et le chiton,
de productions naturelles remarquables. Nous y cherchâmes, toutefois infructueusement, ces testacés, dont nous ne vimes aucun débris. Une anse considérable entame la partie boréale de cette île, et se termine sur le rivage par des grèves sablonneuses déclives et par des bancs de coralligènes. Jamais nous n'avions vu de points aussi riches en zoophytes ; ils pulluloient dans cet espace resserré, abrité des vagues du large qui déchirent et mettent à nu les rochers de la côte méridionale, où s'arrêtent leurs
. efforts. Ces plateaux de coraux sont au contraire re-
couverts d’une petite masse d’eau dont la surface cst toujours paisible, et réchauffée par l'influence directe du soleil. La lumière, pénétrant avec force sous cette couche, y fait développer un luxe de vie que nous n'avions encore observé nulle part : aussi nous arriva-t-il fréquemment de passer des heures entières en ces lieux, ayant de l’eau jusqu’à moitié des cuisses, pour y dessiner des zoophytes et saisir leur éclat fugace, leur forme, qui sans cette précaution eussent échappé à notre étude. Dans la suite de cet ouvrage nous aurons occasion de décrire les rares et curieuses espèces que nous recueillimes en ce lieu, et il nous suffira de dire ici que nos collections et nos dessins s’accrurent considérable. ment en éponges, en actinies, en zoanthes, en ascidies, ete. Des serpules ou tuyaux de mer, dont les animaux à tentacules étoient d’un azur doré, brilloient de teintes vraiment fantastiques, étoient entrelacés au milieu des coraux, ct le zoophyte sortoit de son tube pour s'épanouir comme une belle fleur, et s’y cachoit avec vivacité au contraire lorsque l’eau, agitée par quelque mouvement lointain, lui donnoit, par ses ondulations même légères, la conscience d’un danger quelconque. Des holothuries, des étoiles de mer à six rayons droits et linéaires, l’asterias discoitea, le fongie avec ses larges polypes en ventouses, une actinie verte à tentacules rouges, une actinie du pourpre le plus vif, des aplidium, couvroient celte partie de la baie. Sur le rivage, attachées aux troncs couchés des arbres abattus par vétusté, adhéroient de larges huîtres minces très délicates. De nombreux fragments de nautiles (rautilus pompilius) jonchoient les sables des grèves, et attestoient que ce céphalopode doit être très abondant à certaine profondeur. A ces objets se joignirent des cônes, des porcelaines, des trochus, etc.
La végétation de l’île Lambonne s'étend dans la plus grande partie de la côte jusqu’à la mer; partout elle est d’une rare beauté. Les cycas s’y montroient en plus grande abondance que partout ailleurs. Son pourtour entier étoit festonné par des guirlandes de lianes suspendues de branche en branche, d’entre lesquelles sortoient des arbres à pain sauvages. Des frégates noires voloient à de grandes hauteurs, et sur le bord de la mer se présentoit fréquemment un
assez gros martin-pècheur à tête blanche ( alcedo albicilla). Sur la côte occidentale, assez élevée, mais coupée par une ravine au fond de laquelle coule une petite rivière d’eau douce, nous trouvômes des débris des repas que les naturels y avoient faits; et un ajoupa temporaire, consistant en quelques feuilles de cocotier jetées négligemment sur des branches fichées dans le sol, avoit servi à abriter la cuisine de ces Nègres, qui visitent, à ce qu’il paroît, de temps à autre, leurs districts maritimes, afin d'y recueillir des vivres. Des tas de gros coquillages épars auprès du foyer, nommé pal dans la langue du pays, témoignoient de leur appétit. Près de là nous remarquâmes un calophyllum inophyllum dont le tronc avoit pris un développement monstrueux. Cetarbre en effet étoit couché sur le sol, et donnoit naissance, par la partie supérieure du tronc, à une douzaine de branches toutes plus grosses que nos plus forts chênes de France et ayant plusieurs brasses de circonférence : qu’on juge par suite des dimensions du tronc principal! Des orchidées magnifiques, de grandes et fraiches fougères, couvroient l'écorce, et se méloient au vert gai et lustré qu’on sait être propre à ce beau végétal et contrastoient avec ses fleurs blanches disposées en grappes. Les yaquois, les inocarpes, les Baringtonia, divers palmiers étoient d’ailleurs les arbres les plus communs sur ce point de la Nouvelle-Irlande. La partie méridionale de l'ile Lambonne ne ressemble guère à sa partie boréale. Baignée par la haute mer dont les vagues viennent se briser sur les rochers qui la bordent, cette côte, haute et accore, est déchirée et crevassée. Souvent la mer s’engouffre dans des cavernes qu’elle s'est formées par le choc impétueux de ses bouleversements ; et comme ces crevasses profondes sont parfois ouvertes à leur sommet par des sortes de soupiraux étroits, il en résulte que la vague heurtée par une puissance immense contre la barrière qui reçoit le choc, s'élève en gerbe par l'issue supérieure, et se disperse dans l’air en pluie que les vents emportent. Sur ces rocs sans cesse minés, s’avancent, pour en voiler les injures, des plantes rampantes, des faisceaux de feuillage, et souvent s’en élèvent les branches tombantes et comme filamenteuses du filao ou casuarina indien. Une ceinture de coraux protége toutefois ces rocs, et semble former un ouvrage avancé destiné à protéger le corps de la place. Nulle coupure n'y existe pour donner passage aux embarcations. Revenons au Port-Praslin. La côte orientale, bordée aussi par un large plateau de récifs, desséchée à marée basse, mérite toute l’attention d’un naturaliste. On y trouve un bon nombre de poissons, de ceux qu’on doit appeler saxatiles, et qui, tous gracieux à l'œil, appartiennent aux genres chétodon, alutères, balistes, etc.”L'astérie à six rayons bleus oucicinbone des naturels, les gros cas-
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ques ou sazanmak, le bénitier tridacne ou sn hess et marenoa, des lépas, des haliotides,
les productions marines les plus abondante, murénophis et des scorpènes se tenoient caché les pierres; et deux de nos matelots, blessés pr aiguillons de ces dernières, éprouvèrent de leurs qui furent assez long-temps à se dissiper point de la côte est le seul où nous reconnûme muscadiers sauvages (myristica mas de Rumph Les Tournefortia à feuilles satinées, des # entourés de pothos, des ketmies à feuilles de des tecks (tectona grandis), des caryota bri des ixora, des orangers, formoient les masses cipales des fourrés. Partout on rencontroit ls assez solides de deux araignées (araneu acuk spinosa) déjà mentionnées par M. de Labillark et toutes deux remarquables par la magnilice leur coloration variée de pourpre, d'azur et del Aux troncs des arbres pendoient d’énorma spongieux et celluleux, bâtis sans nul doutep espèce de termite cz fourmi blanche. Lors nuit commençoit À couvrir de ses voiles lan entière, dans les sci:éss calmes et serein, milliers de vers luisants, que les naturels nu kaltote, sortoient de l'épaisseur des bois, lan de petits faisceaux de lumière qui se croisoient tous les sens, et dont les lueurs expiroient} rallumer de nouveau et de nouveau s'éteindre à ces détails doivent se borner nos tableauxk site: lointains et sans analogie avec les nôtre quel que soit encore le nombre des observation nous faut passer sous silence, nous ne der nous arrêter à des peintures pleines de charme nos souvenirs, mais qui doivent faire plat compte rendu plus austère de nos recherche Une île vaste comme la Nouvelle-Irld nourrir sans doute plusieurs espèces de gra maux, et quelques uns de ceux qu’on trou les Moluquesetà la Nouvelle-Guinée. Maislest relâches des voyages de mer ne permettenl que d’effleurer quelques points du littoral, suite des endroits toujours pauvres en créatu mées. Nous n’y vimes point le babi-russa, bi nous ne puissions douter qu’il y existe, car le rels nous l’affirmèrent ; et ce qui est plus pi nous en apportèrent les dents canines, si rett sables par leur forme caractéristique. Les t que les Papous élèvent en domesticité sous de bouré appartiennent à la race de Siam;# tous les cas ils ne nous parurent pas y êtt breux. L'animal indigène le plus commun est” cou blanc ou kapoune, que les naturels es cause de la délicatesse de sa chair. Un ve est le seul chéiroptère qui s’offrit à nos regilè jamais nous n’y rencontrâmes de roussell que ces animaux aient des espèces répandu
s (erres er de dire.qu ucoup de | la Nouvel!
apous du PF cenom a | manow de | tent-du v Pmps des rap avec les sy les y som e es appartien ces familles sées. La pou e, ne diffère ais, par une ble si l'on ne oit son origin des langues, le nom de « D'un autre cô vires europée ire écarlate; | rauqne ; le pe luques (3); la grand nombre eurs espèces les alentour.
8 citerons le ca, L. ) ñ la c Dy et Gaim., (colu :. ba pu par nous da la belle figuré A; car nous { cription : La Élangé à une te rouge vif; le d t doré brillant e; les rémi ge larses sont d arrondie qu chair de cette ude de se perc es plus élevés UCO par les na
tacus lori, L.,
Dquet grand-lor
grandi, L), ( en Europe, car ndant en ce mo inspecteur géné n possède à Pari du vivant,
CUS sinensis,
lacne ou 4 aliotides, ét abondante, oient cachés s, blessés pu ivèrent des à se dissiper s reconnûme as de Rumph ées , des et feuilles de ti raryota bril it les masses ncontroit les ranen acul , de Labillaril la magnilicen d'azur et del nt d'énormes s nul doutef anche. Lors es voiles lan 8 et serein, s naturels nor des bois, la ai se croisoienl expiroient | eau s'éteindre, nos tableaux avec les nôtre es observation ous ne dev es de charme t faire plat os recherches uvelle: Erlandt pèces de gral qu’on troutt née. Maislest e permette!
du littoral, res en créatu babi-russa, bé existe, car ls i est plus px inines , si rec stique. Les té esticité sous e de Siam;t nt pas y être commun 6sl” naturels € air. Un vel it à nos regill de roussetiti ces répanii
s terres environnantes, Nous avons déjà eu } de dire.que les chiens nommés ;ou:l tienucoup de l'espèce répandue chez les habila Nouvelle-Hollande. apous du Port-Praslin appellent les oiseaux ce nom a la plus grande ressemblance avec manou de la langue océanicnne. Les espèces tent-du voisinage de l'équateur, mais en »mps des rapports de création de la Nouvelleavec les systèmes d'iles papoues et. molules y sont en effet nombreuses et variées, es appartiennent en même temps à quelques ces familles précieuses si recherchées dans sées. La poule domestique, commensale de e, ne diffère point de la race de nos bassesais, par une singularité qui seroit fort reble si l’on ne pensoit que le nom de cet utile oit son origine à un son euphonique dans la des langues, les Nègres du Port-Praslin lui le nom de rog, mot qu'ils articulent nette- D'un autre côté l’auroient-i's reçu de quelvires européens? Les luris(!), ces perroquets re écarlate; les gros loris papous (2), dont la rauqne ; le perroquet vert à plumes lustrées luques (3); la perruche de Latham, étoient grand nombre dans nos chasses habituelles.
eurs espèces du riche genre des columba les alentours du Port-Praslin ; et parmi s citerons le pigeon de Nicobar (columba ica, L.), la colombe Pinon (columba Pi- Dy et GAIM., Zuol., pl. 28), la colombe de- (colu : ba puella, N.). La colombe Pinon, > par nous dans son pays natal, diffère un la belle figure donnée par MM. Quoy et d; car nous trouvons dans notre Journal cription : La tête et le cou sont d’un gris Élangé à une teinte rose et légère; le ventre rouge vif; le dessus des ailes et du dos est t doré brillant de quelques reflets de cuivre e; les rémiges ct les rectrices sont d’un vert larses sont d’un rouge vif, aënsi qu’une e arrondie qui surmonte le demi-bec supéchair de cette espèce est savoureuse, et elle ude de se percher sur les sommités des raes plus élevés. Un corbeau à duvet blanc, uco par les naturels, dont le plumage est
tacus lori, L., enl., 468; Levaill., pl. 122
Dquet grand-lori(Levaill., pl. 126, 127 et 128;
grandii, L). Cette espèce est trés rarement en Europe, car elle vit difficilement en captindant en ce moment (octobre 1828 ) M. Keinspecteur général du service de santé de la
n possède à Paris depuis assezlong-temps un du vivant,
acus sinensis, L., enl 514; Levaill., p. 132,
entièrement noir, ne paroit pas différer de l'espèce de la Nouvelle-Galles du Sud que MM, Vigors et Horslield ont nommée, par rapport à son anulogie avec la corneilled'Europe, corvus coronoides(!) Sur ces rivages cloit assez commun l'aigle océanique (falco oreanica, Tes, , pl. col. 49). Deux espèces dugenre cuculus habitoient les bois : l’une à plumage d'un vert uniforme, et l'autre inédite, que nous avons figurée sous le nom de coucal atralbin (cent'opus ateralbus).
Parmi les oiseaux les plus communs nous citerons les suivants: Trois espèces de martins pêcheurs, l’alcedo albivilla à plumage sur le corps couleur d'aigue marine, à tête et cou entièrement blancs; l'alredo ispida, var. moluccana; l'alcyon cinnamominus de M. Swanson, nommé Ltou-kiou par les insulaires : cette dernière espèce a environ six pouces de longueur. La tête et le dos sont d’un vert brun, et les ailes et la queue seules ont une teinte d’aigue marine. Un collier fauve entoure le cou, et le ventre et la gorge sont de cette dernière couleur, devenue plus vive et légèrement pointillée de brun. L'extrémité des rémiges et des rectrices est brune; la moitié de la mandibule inférieure est blanche, l'iris not: râtre, et les pieds sont rouges. Des drongos, des stournes (lamprotorn:s metallicus, TEMM., pl. 266) qui vivent en troupes, et dont l'iris a l'éclat du rubis ; des hirondelles, un soui-manga à gorge bronzée, nommé sic-sic (?), des gobe-mouches nouveaux (3), un échenilleur (#), quelques chevaliers gris, des frégates, etc.
Nous décrirons toutefois trois espèces d'après nos notes manuscrites, dont les individus ont été perdus lorsque notre collègue M. Garnot fit naufrage au cap de Bonne-Epérance en revenant en France après nous avoir quittés au Port-Jackson, Ce sont les gobe-mouches suivants : Le tenourikine, long de six pouces, à plumage complétement noir lustré avec des reflets verts métalliques, le bec plombé, les tarses noirs, et l'iris d’un jaune pâle, le rouquine, ayant de longueur totale sept pouces, le dessus du corps, les ailes et la gorge noirs, le ventre blanc, un sourcil de cette dernière couleur sur l’œil, enfin à bec et tarses bruns. La troisième espèce, dont il nous reste à parler, appartient au genre drongo (edolius, Cuv.; uicrurus, VIEILLOT),
() Trans. soc. Lin.; Lond., t. XV, p. 261.
(a) Ce souŸ-manga est olivâtre , excepté la gorge, qui est d’un noir d'acier bruni, et le ventre, jusqu'aux couverlures inférieures de la queue, qui est d’un jaune pur.
(3) Muscicapa chrysomela , N.; pipimaloumé des naturels,
(t\Figuré dans notre atlas, pl. 12, sous le nom de PIE-GRIÈCHE KAROU (lantus Æaru); mais que nous avons reconnu étre un céblepyris auquel nous conscrverons le nom trivial et indigène de xaru
Cet oiseau a la queue fourchue comme celle du forficatus, et de longueur totale environ dix pouces. Le dessus du corps est en entier d'un gris cendré plus foncé sur les ailes, tandis que cette teinte est beaucoup plus claire et d’une nuance plus douce sur le ventre; le bec et les pieds sont noirs, et l'irisest noirâtre. Nous l’appellerons edolius comice, du nom qu'il porte dans son pays natal, à moius qu'il ne soit, ce dont nous doutons, qu'une variété de l’edolius cinéraceus ou chienta de Java, décrit par le docteur Horsfeld.
Les reptiles trouvent au Port-Praslin toutes les
circonstances les plus favorables pour leur multiplication paisible : chaleur et abondance d’eau sont les deux premières grandes conditions de leur existence Aussi, bien que nous n'en ayons point vu, les navigateurs qui nous précédèrent sur cette partie du monde y indiquent des caïmans : or, comme le crocodile bicaréné n'est pas rare à la Nouvelle- Guinée, on ne doit pas un seul instant douter que ce ne soit la même espèce. En revanche nous nous y procurâmes plusieurs sortes de lacertain:, et notamment le lézard de pandang des Amboinois, ou gecko à bandes ( lacerta vitlata, Gu.), très bien figuré par M. Brongniart dans le Bulletin des Scie:ces (!), quelques ophidiens, ct des tortues, Les habitants nomment ces dernières poules, recherchent leur chair, et font des hameçons pour la pêche avec leur écaille.
- Les poissons comptent une grande variété d’espèces dans cette baie, et toutes rivalisent en éclat. Ce seroit nous entrainer trop loin que de les citer; mais il est probable que plus tard nous aurons occasion de revenir sur co sujet. Nous ne passerons pas sous silence toutefois le requin à ailerons noirs (squalus melanopterus, Quoy et Gaimanp) qui est multiplié d'une manière étonnante, ni le blennie sauteur de Commerson, sorte de poisson amphibie qui s'élève sur les vagues, gravit les rochers, s’y promène pour attraper les petits insectes dont il se nourrit, et, courant avec assez de rapidité sur le sable des grèves, imite à faire illusion les allures d’un scinque. Enfin ce qu’il y a de plus singulier dans les mœurs de ce poisson c’est de le voir nager indifféremment dans l'eau des petites rivières qui se perdent dans le Port-Praslin, se plonger dans la mer ou en sortir pour gravir sur les branches de quelques arbrisseaux maritimes. Ses yeux placés verticalement sur le sommet de la tête, ses nageoires jugulaires soudées et à rayons solides, sa couleur gris de lin linéolé, font de ce périnphthalme un être fort curieux.
Les crustacés se composoient de langoustes, de cancers variés, de grapses peints, de palémons, de
(") Et dans les Mis. de Schaw, t. 11, fol. 89,
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crevettes, d'un pagure et d'un ocypode quite des terriers dans les bois. Les insectes y sontt versifiés et nombreux, et les papillons les plu et les plus éclatants s’y trouvent en grand Parmi les coléoptères nous citerons la cici odeur de rose, type d'un nouveau genre, tient sur les feuilles; le gnoma, qui ne quite les écorces ; un bupreste doré, et un très gru rabée bicorne, On y rencontre plusieurs pt l'un filiforme et vert, et l'autre très grand, corselet très dur et hérissé de piquants, C'eu insecte dont parle Bougainville lorsqu'il dit,p « Il est long comme le doigt, cuirassé sur le » il a six pattes, des pointes saillantes sur les » et une queue fort longue. » Quant à la feuille mentionnée par ce navigateur, et si «0
à Amboine et aux Séchelles, nous n'en eûme connoissance. Les scorpions et les scolop ainsi que plusieurs fourmis très grosses et à mites ne doivent pas être oubliés,
Les coquilles les plus répandues sont & cônes, des casques, de très grands trochus, t la veuve et la peau de serpent, des tridacnes.| pope, des porcelaines, des ovules œntfs, des des haliotides, des murex, des huitres, bords sinueux, l’autre aplatie et mince, de les, etc. Le scarabe ne quitte point l'atm marine, et se ticnt sous la mousse ou dansk selles humides d'un pancratium; un petit} et une hélice noire inédite habitent les feuil arbres : une onchidie est très commune sur chers de la pointe Tavua lai; elle est ovali couleur jaunâtre, avec des taches brunes, I eaux douces se trouvent une espèce du genr la melania setusa de M. Gray (Zool. Jun p. 238, pl. vu, fig. 6, 7 et 8 une nérite épi et la nérite fluviatile à lèvres rouges. Reki à cette dernière espèce, nous ne pouvom sous silence un fait très singulicr de son tion. Les individus les plus développés, au vivre dans les eaux douces, où les fixent la leur économie, se trouvoient répandus, a pendant la durée complète de notre séjx Nouvellc-Irlande, à de grandes distances d térieur des forêts, à plus d’une demi-lieu ruisseau. Cette particularité de rencontrer it pas cette coquille fluviatile attachée aux feul arbres, et surtout à celles des pandanus, nou renverser Îles idées reçues ; et nous ne conti encore comment elle peut gravir sur les atteindre les plus légers rameaux, à caus opercule calcaire très solide. Quant à sa elle se continue par la précaution qu'a ce m de réserver dans sa coquille et sous son qui ferme hermétiquement une provision qu'il renouvelle peut-être chaque malin
des feutiles des vaquois où de quelques auntes dont le feuillage enroulé reçoit les vaqui sont condensées pendant la nuit.
de relâches nous ont été aussi favorables richir nos collections d'une quantité innomde zoophytes. Les holothuries, les zoanthes, nies, les salpa, les méduses , nous offrirent breuses espèces. C'est au milieu de la rade us primes par un temps calme un acalèphe , de forme pyramidale , long de deux poupmposé de pièces articulées à facettes taillées du cristal. se désarticulant avec une extrême , ayant son centre traversé par des cordons s d'un beau rouge et disposés en ganglions de distance en distance. Cet animal, qui a hds rapports avec celui nommé polytome par Quoy et Gaimard, sera pour nous le type du lethosoma. Par la même raison nous passeus silence les nombreuses espèces de madréd'éponges, d'alcyonium, de vers à tuyaux, le e musique , et les disques des fongies, dont tices dés lamelles sont occupés par le polaté en larges et innombrables ventouses de marron clair, eté., etc, ples qui vivent sur la vaste île connue om de Nouvelle-Irlande par les Européens, bles à plusieurs races répandues sur les terres nantes, appartiennent à la grande famille des . Ces tribus noirâtres n'avaient point encore Âtes par les navigateurs, et tous les foits dont osera leur histoire dans ce chapitre seront ent neufs pour la science.
ouveaux Irlandois ont la peau noire; mais te est loin d'être décidée, et par le mélange > uni au brun elle affecte la couleur fuligieur taille n'a rien de remarquable; elle varie les individus : ses proportions les plus ordiont à peu près de cinq pieds un à deux Leurs membres, sans avoir cette maigreur roportions grêles que l’on sait être propres nègre, sont loin toutefois de présenter ces égulières et gracieuses qui caractérisent les hs, Une épaisse chevelure laineuse recouvre tretombe sur les épaules par mèches très disposées comme en tire-bouchons. Les conservent leur barbe dans toute sa lonparoissent en prendre le plus grand soin; its les plus saillants de leur physionomie ? il faut ajouter un front rétréci, un nez une large bouche laissant entrevoir deux le dents corrodées par le bétel. Leur angle né nous mesurâmes plusieurs fois avec un nt confectionné à bord du vaisseau, ne ais paru dépasser le terme de soixanteixante-dix degrés. Les frictions huileuses nt sans doute à donner à la peau d’un
grand nombre de jeunes gens la douceur et le velouté qui la caractérisent; mais la majeure partie de la population se trouvo affectée do cette lèpre qui ronge un si grand nombre do pouples dans la mer du Sud , et qui fait tomber l'épiderme par écailles furfuracces.
Tous les hommes de race noire, dans quelque partie du monde qu'on les observe, semblent méconnoître les habitudes d’une modeste pudeur : une complète nudité est pour eux l'état de nature; ile n'ont jamais cherché à voller à tous les yeux des organes peu faits pour être montrés au grand jour. Les Nouveaux-Irlandois ne s'épilent point ; et quelques vieillards étoient remarquables par l'épaisse villosité répandue sur leurs membres ; ils ignorent le procédé de la circoncision.
La dignité la plus froide respire sur le visage des hommes âgés; leurs traits calmes et sercins sont empreints d’une impassibilité qui est l’epanage des sens engourdis par les ans, tandis qu: la jeunesse est chez ces peuples, comme partout ailicurs, caractérisée par une turbulence d’action et par une vive mobilité d'esprit. En étudiant toutefois les physionomies des Nouveaux-Irlandois, on pénètre aisément les passions qui viennent s’y réfléchir; et à cñté de la fausseté des regards perfides de quelques uns contrastoient la défiance et le soupçon de certains, la bonhomie et la confiance de quelques autres, Chez ces hommes la gaieté et l’enjouement ne paroissent être le partage que d'un bien petit nombre; leur vie s'écoule à tendre des embûchos à leurs ennemis ou à se piéserver de leurs piéges, et un état d'hostilité perpétuclle en marque le cours.
Les Nouvcaux-Irlandois, soit par mode, soit pour désigner les castes, conserven: leurs cheveux et leur barbe, ou se rasent avec des coquilles. Cependant nous remarquâmes que tous les vieillards, dont la barbe onduleuse descendoit sur la poitrine, paroissoient jouir parmi leurs compatriotes de l'influence dévolue au pouvoir. Tous indistinctement se couvrent la tête d'huile, si la saupoudrent avec des poussières de chaux ou d’ocre : et ce grossier cosmétique n’imite pas mal une peinture rouge dont seroit imprégnée chaque mèche de cheveux. Cet oriement malpropre ct bizarre cratribue à donnor à ces Nègres un aspect extraordinaire et sauvage, et c'est bien pis encore lorsqu'ils ont consacré quel+ ques instan!= à leur toilette et couvert leur visage des fards qui sont pour eux l'idéal de la beauté. A ce sujet nous entrerons dans quelques détails : car l'homme le moins civilisé est, aussi bien que celui qui prétend exclusivement à ce titre, livré à l'empire des goûts les plus extravagants et les plus ridicules ; et pourrions-nous sourire à la vue d'un Nouvel Irlandois barbouillé d'huile et de poussière rouge quand on rencontre, au centre de la civilisation et
à chaque pas, des chevelures ébouriffées et couvertes de poussière de farine? Ain:i la chevelure des hommes qui nous occupent, tombant en toit sur les épaules, est poudrée avec de la chaux ou de l’ocre. La barbe ne reçoit point cette parure, et seulement on la taille brin par brin sur les côtés de la figure avec des valves tranchantes de coquilles, de manière à ne laisser en place qu’une très grosse touffe sous le menton : mais il paroît que l'opération d'abattre ces poils est longue et douloureuse; car la plupart des naturels qui vinrent visiter notre vaisseau se soumirent sans répugnance à l'épreuve douloureuse que leur firent endurer nos matelots, qui se faisoient un malin plaisir de les raser avec de vieux couteaux. À ces soins généraux ne se borne point la toilette des Nouveaux-Irlandois; il en est encore d’autres qui occupent leurs loisirs, et auxquels ils consacrent avec satisfaction de longs moments : au premier rang on doit citer leur cout. me de peindre les joues, le front, le bout du nez, le menton, et même les épaules, la poitrine ou le ventre, avec de l’ocre délayée dans de l’huile de coco. Sur ce fard d’un rouge sanguin ils ajoutent, dans certaines circonstances, des raies blanches de chaux de corail. Le tatouage leur est inconnu, ou du moins nous n’en avons vu que des linéaments légers et peu distincts chez quelques individus ; mais ils se percent la cloison et même les ailes du nez, pour y accrocher des ornements singuliers de formes très variables, qui impriment à leur physionomie, naturellement repoussante et laide, un caractère hideux et féroce. Un bâtonnet en os ou en bois traverse les parois des narines : celles-ci reçoivent des dents d'animaux ou des touffes de plumes, et jusqu’à des chapelets de dents de phalanger. Ils imaginèrent de loger en cet endroit les aiguilles, les épingles et les hamecons qu’on leur donna à bord de notre corvette ; et ces instruments piquants ressembloient à des chevaux de frise destinés à protéger leur face noire. Les lobes des oreilles sont aussi troués de manière qu'on puisse y passer des rouleaux de cuir; et c'est aussi en ce lieu qu'ils placent, ainsi que le font les Carolins, les couteaux, les ciseaux . et les autres instruments de fer qu'ils obtiennent des navigateurs.
Uniquement soumis à l'empire des besoins physiques, les Nouveaux-Irlandois ont reçu, dans la plénitude de leurs fonctions des sens, un perfectionnement d’idées instinctives qu’on retrouve chez tous les hommes dont les besoins sont restreints aux premières nécessités de la vie. Leurs sensations intellecuuelles sont chaque jour, à chaque instant, tondues vers les moyens de calmer la faim du moment, de se garantir des atteintes des bêtes féroces, ou de s’abriter des intempéries du climat. De là sont nées les perfections de la vision, de l’odorat , de l'audition;
HISTOIRE NATURELLE
de là découlent cette justesse de coup d'œil pg
teindre avec un harpon le poisson qui nage,
habitude de découvrir l'oiseau le plus petit cx
milieu d’un épais feuillage , cette prestesse pe vir un morne escarpé. Sous ce rapport les Nèg Port-Praslin ne le cèdent à aucune autre pa pour construire et manœuvrer une pirogue, une longue zagaie eu bois dur, ou jeter des avec des frondes.
Parmi les hommes qui vinrent temporaire fixer sur les rivages du Port-Praslin pendan séjour, nous remarquâmes un grand nombred lards; et tout autorise à penser que la vie, de ces vastes désirs qui en usent la trame, si roit sous se ciel pendant une longue suite d' la guerre et ses ravages ne venoient en ir temps à autre la monotonie. L'homme estsin lement porté à la destruction,et la guerre estsi dément de l'essence de son organisation, qu'on
que que les haines ne sont jamais plus viraà
acharnées,que lorsqu’elless’élèvententre deu d’une même origine. Ainsi les Nouveaux-Irh diffèrent point des habitants de laNouvelle qui sont des tribus issues de la même famille pendant la haine qui les divise est telle quk de Birare (nom indigène de la Nouvellede Dampier), prononcé devantun naturel té Praslin, suffit pour faire naître la colère lapl leute et lui faire vomir dans sa langue des im tions qui, à en juger par la violence des mou qu’elles provoquent, doivent être d’une à énergie. Nous serions assez tenté de penser Nouveaux-Irlandois sont cannibales : noui cependant sur cette grave inculpation que & somptions ; mais cet affreux penchant, réuk désir immodéré de vengeance, convertie religieux par les superstitions les plus bar d’ailleurs plus répandu qu’on ne le pense d sieurs peuples de l'Océanie ou de la Polyné armes des naturels du Port-Praslin sont le dinairement ornées d’oshumains entiers, €l d'humérus. Des trophées si hideux nous à à penser que ces peuples, trop bruts pouf
leurs-prisonniers, les massacroient au con
se partageoient leurs débris pour perpéi# leur mort la vengeance qu'ils en avoient ik employâmes les précautions les plus délitk lever nos doutes sur cette affligeante ciro et plusieurs naturels confirmèrent nos sou nous prouvant par des gestes expressifs le p leur procuroient des muscles palpitantsà tandis que d’autres, au contraire. inquitk blés à cette question , n’y répondirent poitl gnèrent de l'inquiétude, et se hâtèrent des vaisseau, Nous ne leur ferons point l'h supposer que ce soit à des idées de rem
sacrifié en cet itement inconnt or leur fitentre:
analogues aux ] rions par trahi prisonniers, et émices.
ns le nombre d emment, etavec igence, nous n sformes , sans êtr celle maigreur q nègres, et leurs n seul, c'étoit t
A Wisées par un cou
sesos s'étoit parfa formant. Nous n e traces d’éléph
Ds énormes si con
e la lèpre et les c uniformité , et ce équentes leurs h été intéressant ( hirurgical ou sur quelque grossière pence ne s’éleva | estions à ce suje oyons donnée po demandes : ils s es alot, et la lèp ns supposer s'ils par quelques mq par des remèdes plande tous les goûlante de l’ég d'elle dévore un £ a mauière la plu ommes , quels q préciés que vus 8 habituels avec!
8 habitudes dor Î jour, et permel * Malheureuse quels sont les 1 veaux-[rlandois et ce que nou ions superficiell ns une course ha sidence des h ans le Port-Pra j'agc : mais, qu Îs, ils ont un i navigateur n’avé bus. Voici le ré le dans les m biqué ;
oup d'œil x n qui nage, plus petit cu preslesse po pport les Nig ne autre pe ne pirogue, u jeter des
temporaire
aslin pendan ind nombres que la vie, eu Ja trame, si que suite d
oient en tro mme est sin guerre estsif sation, qu'on
ais plus viva
ententre deu uveaux-Îr Nouvelle-Bn nême. famil est telle qu | Nouvelle-llt
Lun naturel ié
a colère lapl langue des il ne des mou
être d’une vi
té de penxt bales : nous Jpation que # hchant, résul , converli et es plus ban e le penæ@ de la Polyné aslin sont le ns entiers, €l deux nous À
b bruts pour ls bient au Con
our perpéiw bn avoient lité s plus délica geante cirt krent nos sou pressifs ep palpitants à
ire. inquielh
ndirent poitl hâtèrent des gs point V'ho ées de rem
sacrifié en cet instant : ce sentiment leur cst itement inconnu. Il est plus probable que la or leur fitentrevoir que nos habitudes devoient analogues aux leurs; que peut-être nous leur rions par trahison le sort qu'ils font subir à prisonniers, et que nos ouvertures en étoient émices.
ns le nombre des naturels que nous visitions emment, etavec lesquels nous vivions en bonne igence, nous n’en vimes point de contrefaits. sformes , sans être arrêtées avec grâce, n’avoient celte maigreur que présentent plusieursautres nègres, et leurs membres étoient agiles et dis-
Mn seul, c'étoit un vieillard , avoit eu les jam- D risées par un coup de casse-tête; mais la sou-
sesos s'étoit parfaitement consolidée, quoiqu’en ormant. Nous n'avons point à signaler parmi e traces d’éléphantiasis, ni de ces hydro-sar-
s énormes si communs à O-Taïli : mais en re-
e la lèpre et les cicatrices sur la peau en détruiuniformité , et ces dernières attestent combien équentes leurs hostilités avec d’autres tribus. été intéressant d’approfondir leurs idées sur birurgical ou sur les pratiques de leur médequelque grossières qu'elles soient ; mais leur tencene s’éleva jamais à vouloir comprendre estions à ce sujet, quelque peine que nous oyons donnée pour leur faire apprécier le sens demandes : ils se bornèrent à nous nommer es alot , et la lèpre limnimole, sans que nous ns supposer s'ils cherchent à se garantir de par quelques moyens prophylactiques ous’en par des remèdes. La ièpre atteint à la Nou- Rlande tous les âges, cause une desquamagoûtante de l’épiderme, et occasionne chez d'elle dévore un prurit qui paroit les tourmena manière la plus cruelle.
ommes , quels qu’ils soient , ne peuvent bien préciés que vus dans leur intérieur. Leurs s habituels avec leur famille et l’ensemble 8 habitudes domestiques les peignent sous ï jour, et permettent de les juger par com- * Malheureusement nous ignorons compléquels sont les liens de famille qui unissent veaux-Irlandois à leurs épouses et à leurs ét ce que nous en savons se réduit à des ions superficielles faites par M. de Blossehs une course hasardeuse au village de Leusidence des habitants qui pendant notre ans le Port-Praslin étoient venus camper puage : mais, quelque incomplets que soient ls, ils ont un intérêt d'autant plus piquant navigateur n’avoit même esquissé l’histoire ibus. Voici le résumé du voyage de M. de #s Vu les mêmes termes qu’il nous l’a l q $
« Une première tentative m'avoit conduit de l’au4 tre côté des montagnes qui entourent le Port-Praslin, en suivant un sentier d’un difficile accès, tracé par les sauvages. J'étois descendu sur une plage, de laquelleon pouvoitreconnoître la position du village à la fumée qui s’élevoit au-dessus d’un terrain bas et boisé qui séparoit deux vastes baies. Un large bras de mer empéchoit d'y parvenir sans le secours d'une pirogue, et le chemin par terre étoit impraticable. Le 19 je quittai la corvette, accompagné de Williams Taylor : la conduite des naturels lors de leur première visite régla la nôtre, et nous n’emportàmes aucune arme ; les cadeaux dont nous nous chargeâmes éloient soigneusement cachés. Après avoir rapidement franchi la montagne nous arrivâmes sur la grève, où la vue de deux pirogues et de quelques naturels me donna l'espoir de réussir. Cependant, lorsque les plus âgés connurent notre projet, ils refusèrent de le seconder : une hache que je leur donnai les fit changer de résolution ; ils délibérèrent entre eux , et nous firent promettre que nous ne voudrions ni voir leurs femmes ni passer la nuit dans le village. Enfin quelques petits présents et l'assurance d’en recevoir de plus grands lorsqu'ils viendroient à bord dissipèrent tous les scrupules. Une pirogue fut lancée, et nous partimes avec quatre sauvages.
» La baie que nous traversâmes a quatre milles de large ; elle est ouverte à tous les vents de la partie de l’est. L'ile Ciroa et le rocher Lountasse se voient à l'entrée ; mais ils ne peuvent fournir aucun abri. D'étroites plages de sable sont interrompues par des collines escarpées qui tombent perpendiculairement à la mer, et qui interdisent toute communication par terre entre les divers points de la baie, dont le fond est divisé en deux parties par le morne Tacana , à la gauche duquel on voit plusieurs cases habitées à certaines époques de l’année. En arrivant près de l’isthme nous découvrimes que la plage sablonneuse qui le borde étoit défendue dans l’est par un récif de corail. Ce fut vers cet endroit que la pirogue fut dirigée ; elle se tint au large pendant qu’un naturel, qui s’étoit jeté à la mer, alloit, comme ambassadeur, demander si on vouloit nous recevoir. Ce messager revint bientôt ; il fit un signe favorable, et en un instant nous fûmes sur le rivage. La pirogue étoit à peine échoue que plusieurs naturels se réunirent autour de nous. Ceux qui ne nous avoient pas encore vus satisfaisoient leur curiosité en examinant nos habits, tandis que nos anciennes connoissances nous donnoient des marques d'amitié. Mon attention étoit principalement captivée par un grotesque personnage (le danseur ou la danse se nomme louklouk) qui au moment de notre arrivée s'étoit élancé sur la grève, qu’il parcouroit en dansant. Son habillement ridicule consistoit en une
énorme ceinture de feuilles de vacoua (!) de neuf pieds de circonférence, qui prenoit à la poitrine et tomboit au milieu des cuisses ; par-dessus s'élevoit une pyramide quadrangulaire ; par-derrièreelle étoit couverte de feuilles , et par-devant elle étoit fermée par un réseau noir orné de figures blanches. La tête du sauvage étoit cachée sous cei affublement ; un de ses bras sortoit du milieu des feuilles, et étoit armé d'une zagaie. Un second danseur se joignit au prefier; ils s’approchèrent de moi, et je pus les examiner et les dessiner à loisir.
» Cependant on ne nous permettoit pas encore d'avancer, et ce ne fut qu'après dix minutes d’attente que nous ne rencontrâmes plus d'opposition ; mais on nous fit encore arrêter à quelque distance dans un lieu dégarni d'arbres, qui avoit l’air d'une place; on y remarquoit un hangar de pêche, une petite plantation de taro bien entretenue et entourée d’une haie, enfin plusieurs habillements pareils à ceux de nos danseurs, placés sur des piquets. Une trentaine de naturels réunis en cet endroit nous firent asseoir auprès d’eux. On nous apporta des racines de taro et de l’eau dans un bambou : cette eau, que j'avois demandée, étoit légèrement saumâtre; je cherchai inutilement à savoir si on pouvoit en avoir de meilleure. Deux hommes d’un âge mûr ne tardèrent pas à nous joindre : à l’autorité dont ils jouissoient, à la protection qu'ils parurent nous accorder en se tenant toujours près de nous, je jugeai qu'ils étoient chefs du village; mais rien d’ailleurs ne servoit à les faire distinguer, ét je ne pus pas savoir quel titre ils portoient. Williams ayant réussi à faire comprendre que j'étois officier, ils témoignèrent une grande joie, et tous les sauvages firent des cris d’acclamation. Au bout d’un quart d'heure il nous fut encore permis d'avancer ; nous arrivâmes par un chemin détourné sur une plage de sable qui appartient à une vaste baie. De là nous aperçûmes le village de Leukiliki, s'élevant sur une colline qui forme le côté oriental de la rade; les habitations étoient à moitié cachées par les arbres qui les entouroient.
» Les chefs nous conduisirent d’abord à la maison des idoles, bâtie à environ cent pieds au-dessus de la mer ; c'est un bâtiment de trente-six pieds de longueur, de dix-huit de hauteur, et de onze de largeur.
(:) Cet usage est entiérement semblable à celui usité dans le royaume de Woolli,
« En approchant de Cunda-Barra nous vimes accro- » ché à un poteau hors des murs de la ville , un vête- » ment fait d'écorces d'arbres coupées par filaments et » arrangées de manière à couvrir un homme, espèce » de loup-garou appelé numbo-jumbo. » (Journal des Voyages, cah. 82, p. 216; Analyse du Voyage dans l'Afrique occidentale, du major Gray et du médecin Dochard, 1825, 1 vol. in-8v.)
HISTOIRE NATURELLE
Cette espèce de pagode, ouverte à une de se
mités, est divisée en deux parties par un pl
établi à l'endroit où la couverture vient ab une muraille de trois pieds de haut, construili
des planches peintes qui ferment le bas de 4
Sur ce plancher sont posées les idoles : la prir
placée à l'entrée, est une statue d'homme, & pieds de hauteur, grossièrement sculptée, en blanc, en noir et en rouge, et ayant unp énorme; à sa droite on voit un grand pois sa gauche une figure informe qu’on peut p pour celle d’un chien. De chaque côté sont cinq autres dieux qui représentent des têtesh
d’un pied de hauteur, dont on a peine à dif
les traits. Au fond on voit une quatorzième
d’une plus grande dimension; elle est paf
rouge ; ses yeux sont formés par des more nacre; à côté est attaché un ornement en bi tement découpé; les naturels le nomment} ghan, et lui témoignent beaucoup de rew n’est cependant qu’une décoration qu’ils pl l’avant de leurs pirogues ; cette pièce préc voilée. On descend dans la partie inférieurep grandes ouvertures ; j'y suivis un des che rien de remarquable ne s’offrit à ma vue ; der tam sont suspendus dans l’intérieur de l ainsi que quelques fruits. Ces dieux de boisn des offrandes, et un couteau me fut dem nom de la grande idole. Je n’avois garde de et j'ajoutai à mon présent une médaille ( attacher au cou du grand dieu. J'espère qu!
sacrée, on pourra l’y voir dans beaucoupi Ce fut en vain que je cherchai à obtenir du gnements sur la religion de ces insulaires; savoir quel est leur degré de superstition, font des sacrifices humains. Je ne vis aucu pôt le faire présumer; toutes les idoles pe distinctement le nom de bakoni.
» Entourés d'hommes et d’enfants qui fi notre approche, nous n'avions pas encore"i mes, pas même de petites filles. Je comn deviner pourquoi on nous avoit fait attend nous débarquâmes sur l’isthme, et pour n rer je me dirigeai vers les cases; on nen% pas, les chefs nous suivirent partout; mi ment essayâmes-nous de regarder à travers!
ches qui servent de portes, elles étoientt jointes, et pas le moindre jour ne pénétroite térieur. Il ne me fut permis d'entrer que seule maison; je n’y vis qu'un feu allumé planches larges et épaisses qui servoient deh visite avoit valu aux femmes une réclusiot tanée ; j'ose dire que la jalousie des ho paroissoit bien cruelle, et que leur curiosi soit de beaucoup la nôtre. Les vieillardsét être chargés de réprimer cette curiosi#é,
Îimes qu’un set pnneuses des hi nous nous gard éjugés, paroît:
aturellement e)
es préceptes de
» et de jalousie.
pis pas étonné c aits; car j'ai vu oient des figu:
peau avoit une village étant bi ulu construire | u'il formât une par un mur de } ion est placée s s et de plante es par leurs fl uable qui règne ens, si négligen de vaquois, arr squ'à terre, con ement vingt-tr eur, et neuf de le e, a trois pieds bouts ou à l’ext gars à pirogue n
Ds sont ouverts ;
de toit avancée e d'environ ving pmes n'est pas in Jation doit être d imation le non] itié. Cette petite t de poissons et ès des habitation noins de cocotie usieurs noix fra dans laquelle se tabri pour les b est environné d
plus nord et sud-ouest, La p s basses et boisé sont séparées des par un lac ou par nord j'ai vu s'él nt fait entendre q ononcoient en
Ache est privée d
t pas de bonne el des rafraîchisse nous étions eng menceroit à baiss vimes les chefs « ent hors du vill
ane de ses par unp e vient ab t, construi e bas delk les : la prit ’homme, à sculpté, ayant unp and poisso, l'on peut } à CÔTÉ sont des têtesh peine à di quatorzième elle est pets r des mort ment en boi nomment} oup de re n qu'ils pla pièce préc inférieure un des che | ma vue ; de érieur de h eux de boisri me fut den ois garde de médaille ( espère qu'i s beaucoup Ü à obtenir de insulaires;i superstition, ne vis autl cs idoles po nfants qui bas encore" es. Je comté fait attend ; et pour jl ss ; on ne nié bartout ; mai der à travers!
les étoient e pénétroité entrer qu feu allumé ser voient del ne réclusion sie des ho teur curio jeillards étor 0 curiosité,
imes qu’un seul dans la foule. Les précautions onneuses des habitants de la Nouvelle-Irlande, nous nous gardèmes prudemment de heurter éjugés, paroîtront moins ridicules et seront turellement expliquées si on les attribue plues préceptes de religion qu'à des principes de > et de jalousie. Parmi les jeunes femmes, je pis pas étonné que quelques unes eussent de its; car j'ai vu beaucoup de jeunes enfants oient des figures vraiment européennes, et
peau avoit une teinte assez claire,
village étant bâti sur une colline, partout où ulu construire une case, on a élevé le terrain u'il formât une plate-forme unie qu’on a soubar un mur de pierre : c’est ainsi que chaque jon est placée sur un plateau isolé, entouré s et de plantes utiles par leurs fruits, ou es par leurs fleurs brillantes. La propreté uable qui règne à l'extérieur feroit honte aux ens, si négligents sur cet article. Le toit, de de vaquois, arrondi aux extrémités et tomsqu'à terre, compose la hutte entière, qui a ement vingt-trois pieds de longueur, onze eur, et neuf de largeur. L'ouverture, qui sert e, a trois pieds de haut ; elle est pratiquée à bouts ou à l’extrémité d’un des longs côtés, gars à pirogue ne diffèrent des maisons qu'en
As son: ouverts aux deux bouts, ayant une
de toit avancée. Le village de Leukiliki se > d'environ vingt-cinq huttes : si le nombre pmes n’est pas inférieur à celui des femmes, Jation doit être de deux cents âmes, et dans imation le nombre des en.ants doit entrer bitié. Cette petite peuplade se nourrit princit de poissons et de racines de taro. Je n'ai ès des habitations que peu de bananiers, et noins de cocotiers; cependant on nous apusieurs noix fraiches pour nous désaltérer, dans laquelle se trouve le village offre un tabri pour les bâtiments; étant près de la est environné de terre de toutes parts; Ja plus nord et celle du village sont nordsud-ouest. La partie oucst est bornée par s basses et boisées, et je suis porté à croire sont séparées des hautes montagnes de l’inbar un lac ou par des marais. Au-dessus de nord j'ai vu s'élever de la fumée ; les natuat fait entendre qu'il s’y trouvoit un village, ononcoient en même temps le mot fane, Ache est privée d’un grand avantage, si elle pas de bonne eau; mais on s’y procure fades rafraichissements.
nous étions engagés à partir lorsque le s0-
menceroit à baisser ; fidèles à notre parole, | vimes les chefs qui nous entraînoient innent hors du village, et nous allâmes nous
embarquer dans la même pirogue qui nous avoit conduits. Les danseurs ne manquèrent pas à notre départ de remplir leur ridicule office, et les naturels se retirèrent pour délivrer leurs femmes, tandis qu'un des chefs nous accompagnoit dans l’espérance de recevoir le prix de son bienveillant accueil, Nous gravimes la montagne avec les naturels qui nous avoient suivis; mais au moment d'arriver ils nous quittèrent, et retournèrent chez eux avec une troupe de leurs compagnons qui avoient passé la journée au Port-Praslin. Nous avions employé six heures dans cette excursion, quoique nous n’en eussions pu passer qu'une au milieu des habitations des Nouveaux- Irlandois. La manière généreuse dont nous ont traités ces naturels lorsque abandonnés à leur merci ils pouvoient impunément nous dépouiller, leur manière de vivre, leur propreté recherchée dans leurs demeures, serviront à prouver, je l'espère, que ces iasulaires sont beaucoup moins éloignés des premiers degrés de la civilisation qu'on ne l’avoit cru jusqu'à présent ; mais ce qui retardera leurs progrès c’est qu’ils fuiront toujours toute société intime avec les Européens. »
Ce récit est tout ce que nous savons des coutumes fondamentales des Nouveaux-Irlandois : le lecteur suppléera aux conjectures que nous pourrions en tirer par les siennes; car notre rôle doit se borner à la simple mention des faits et à leur citation en historien jaloux de ne point les grossir par des commentaires. Seulement nous joindrons à ce tableau ua aperçu des habitudes domestiques que le séjour de ces Papouas sur les rivages du Port-Praslin nous a permis de recueillir dans nos relations habituelles au milieu d’eux.
Le premier art que l’on doive examiner chez tous les peuples, quelle que soit leur civilisation, est celui de la cuisine, Manger gloutonnement est sans doute le premier besoin de la vie; mais soumettre ses aliments à des préparations diverses annonce un raffinement qui ne peut naître que sous l'influence de l’aisance et d’une position au milieu d’un sol productif : sous ce rapport les Nouveaux-Irlandois nous parurent n'avoir pas fait de grands progrès, et le feu est chez eux l’agent universel dont ils réclament le secours, soit pour torréfier sur des charbons leurs aliments, soit pour réchauffer les sables des rivages sur lesquels ils dorment pendant la nuit, ou enfin pour chasser les insectes et se garantir de leurs morsures. Ils se servent, pour allumer leurs brasiers, de deux morceaux de bois qu'ils frottent vivement, et dont s'échappent des étincelles qu’ils recucillent sur de la paille desséchée, Par ce procédé simple ils peuvent, quelque part qu’ils se trouvent, préparer leurs repas, allumer instantanément ces grands feux qui sèchent leurs membres des averses pluviales auxquelles ils sont exposés. Ces naturels redoutent
la profonde humidité qui règne dans les forêts ; et lorsqu'ils viennent camper sur un point quelconque du rivage, ils en choisissent constamment la partie nue et sablonneuse, se placent en rond de manière à entourer le feu qu'ils ont soigneusement entretenu au milieu du cercle, et font en sorte de placer à côté de chaque individu des masses de charbons ardents destinées à les réchauffer pendant le sommeil et à les protéger contre la fraîcheur des nuits. Ces Nègrès, ainsi couchés pêle-mêle sur le sable échauffé, paroissoient éprouver la plus vive jouissance à s'étendre dans tous les sens pour ne rien perdre de la chaleur que leur envoient les divers foyers qu’ils ont préparés. Il nous arriva fréquemment de les visiter au milieu de la nuit sans que jamais nous ayons surpris la tribu entière plongée dans le sommeil. Il paroît que, pour éviter les surprises , ils ont la précaution de placer à l’entour de leurs campements des vedettes qui à la moindre apparence de danger donnent l’alarme, et qui ont aussi pour fonction d’entretenir les feux allumés.
Les Nouveaux-Irlandois mangent à chaque instant du jour ; et quel que soit l'animal qui leur tombe sous la main, il est aussitôt jeté sur des charbons ardents, rôti et dévoré ; jamais ils ne se donnent la peine de dépouiller un quadrupède ou de plumer un oiseau , et ils en savourent jusqu'aux intestins. Les insectes les plus dégoûtants et les reptiles les plus hideux ne leur causent aucun dégoût, et nous les avons vus souvent manger de gros lézards qui étoient à peine grillés. Lorsque les habitants quittent leurs villages ils n’emportent point de provisions avec eux; ils se reposent pour trouver des vivres dans leurs voyages sir les récifs qui se découvrent à marée basse. Là, en effet, ils pêchent aisément tout le poisson qu’ils peuvent désirer, et à cette ressource principale s’adjoignent une infinité de gros coquilliges, surtout des poulpes et des bénitiers, enfin des tortues marines, des crabes, nommés Xoukiavass, et de très grosses langoustes. Mais pendant que des naturels explorent ainsi les vastes bancs de récifs qui bordent toutes ces côtes , quelques autres s’avancent dans l’intérieur des forêts, et y recueillent les productions végétales nombreuses qu’une nature riche et libérale y jeta à profusion. Au premier rang des fruits que leur maturité faisoit rechercher à l’époque de notre séjour, nous mentionnerons la chàtaigne d’inocarpe, dont le goût et la saveur ont la plus grande analogie avec les marrons d'Europe ; ce fruit nommé lala est tellement abondant qu’il jonche
parfois le sol ; les Papouas le mangent rôti ainsi que |
la pomme du faux palmier nommé cycas. L'abondance des vivres et la quantité que ces insulaires en
consomment nous ont souvent étonnés. Nous n'a-
vons jamais, en effet, assisté à un de leurs repas sans que nous n'ayons vu disparoître des masses
HISTOIRE NATURELLE
énormes de viande, de mollusques, ou de poi
leur grand régal est de manger ces derniers
Parfois, pour cuire leurs aliments, ils creug trou très profond dans le sable ; ils le tapissent
des feuilles fraîchement cueillies, et y dépose
chairs au milieu de pierres échauffées, Les ani dont ils se régalent ne sont pas nombreux; ik lèvent que très peu de cochons, et parmi les q pèdes sauvages les couscous sont les seuls qu parurent servir à leurs festins. La cuisson » pouille point ces derniers d’une odeur frag expansible qui pendant leur vie donne la cons de leur voisinage bien long-temps avant qu'a les entrevoir : cette chair est cependant bien d’exciter la convoitise par sa blancheur et qualités apparentes ; mais c'est en vain quen sayâmes à différentes fois d’en goûter : l'odeur ne perd jamais soulève l'estomac le plus rob le plus affamé. Quelques naturels nous fn tendre qu'ils ne dédaignoient point de mar chiens; ce goût n’a rien d’extraordinaire peuples, car il est assez universellement x sur toutes les terres de l'Océanie. Le chou « plante de la famille des aroïdes, si précieux qualités nutritives, croît dans tous les mat et est vivement apprécié dans la Nouvelle aussi bien que dans les îles de la Société qui nous frappa sur cette grande île, situé foible distance de l'équateur, est la rareté dé tiers qui croissent sur les rivages ; au petit de noix de cocos que ces tribus nous app comme objet d'échange, et à la valeur qu exigeoient en retour, nous dûmes penser que cellent fruit étoit restreint dans son usage,t étoit considéré comme une substance nutrili tant plus précieuse qu’elle étoit moins ab Pas un seul cocotier n’existe aux alentoursé Praslin ; et toutes les noix que les habit apportèrent étoient sèches : ils nomment let en entier lamass, la coque ligneuse larimr.t émulsif kaourou. Mais, si les cocos sont possèdent en retour des ounes (‘bananes), (ignames), des £os (cannes à sucre), et da ou fruits à pain sauvages : l’eau pure sen leur unique boisson.
Le repos, c'est-à-dire ce far niente quit reposer sur !e sol ses membres engourdi être pour les Nouveaux-Irlandois la réalité heur. Nous les visitâmes à toutes les heuré et de la nuit, nous passâmes des journééi!
au milieu d'eux, dans le but d'étudier lt tudes les plus apparentes, et presque tou) les vimes savourer avec une sorte de " repos si voisin de celui d’une brute. Cent!
trouvâmes les vieillards nonchalammeit près d’un foyer à demi éteint, restant
s les jamb ssur la poit:
ais suivar tous nos 1 euples aime e énergique qu'il corrod olente aux e la bouche à tous les au is que par le n s'étendoit « artie des île sons donnée:
sont loin d le simplement parmi tant d Les Nouveau:
ls qui mâche arurent ne pa uisque aucun , Sous le nom tances d'une igent pour d ’une saveur I:
ns avoir trouv s est la chaux ion des madré dans un fr , dont la sur breux dessins te, est prod e melodinus & Dans un autre arec et des fe htdechauxava u’ils nomme du poivrier est poque.
strie des tril riée, Des ho ne pas sentir vêtir, n'ont pa ès étoffes ; et to é il en est aus saux commod lectuelles : ca grecs se trouve reste de l’espi Instinct les a oyens d’attaq gé vers les coli e plus redout bellir. Dansn veaux-Irlandoi vement colorée
, Ou de poi es derniers s, ils cre ; le tapissent ety dépose fées. Les ani ombreux; il parmi les qu | les seuls qu La cuisson « odeur frag lonne la cona avant qu'o1 endant bien lancheur et n vain quen ûter : l'odeur cle plus ro rels nous fin joint de may raordinaire € 2rsellement x ie. Le chout , Si précieus tous les mañ a Nouvelle e la Société nde île, situé st la rareté dk ges; au pelit us nous appt la valeur qu es penser qu s son usage,( stance nutril bit moins ab x alentour
he les habittig
nomment let Leuse Larim,f S cocos sont
S (bananes), sucre), et d8 au pure sf
» niente quit res engourdis dois la réalitéh tes les heuré $ des journéti!
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presque tou!
sorte de brute. Cent chalammiet!
t, restant ds
s les jambes l'une sur l’autre ct les mains sur la poitrine dans l’immobilité la plus parmais suivant de la prunelle avec une vive £ tous nos mouvements et toutes nos actions.
euples aiment passionnément le bétel : ce siaénergique noircit profondément l’émail des qu'il corrode, et donne une couleur rouge olente aux membranes qui tapissent l’intée la bouche. Cet usage, complétement in-
à tous les autres Océaniens, n’a pu leur être
is que par les Malais à l’époque où leur nan s'étendoit dans toutes les mers qui baignent artie des îles polynésiennes et océaniennes.
sons données par Péron sur l’utilité de cette sont loin d'être exactes, et nul doute qu'il le simplement attribuer l'introduction de son parmi tant de peuples à la fantaisie et à la Les Nouveaux-Irlandois d’un certain âge sont ls qui mâchent le bétel ; car les jeunes gens arurent ne pas jouir de la prérogative d’en uisque aucun n’en avoit encore mis dans sa , Sous le nom de bétel on désigne un mélange tances d'une grande âcreté dont les principes igent pour donner naissance à un produit ’une saveur légèrement enivrante, que nous ns avoir trouvée fort agréable. La base de ces s est la chaux appelée emban, obtenue par la ion des madrépores, et que les naturels rendans un fruit à épiderme rouge nommé h, dont la surface est souvent enjolivée par breux dessins. Ce fruit , de la grosseur d’une te, est produit par une plante grimpante e melodinus scandens par M. de La Billar- Dans un autre petit vase ils conservent des arec et des feuilles de poivrier, qu'ils sauhtde chaux avant de s'en servir. La noix d’arec u’ils nomment boual, et le fruit vert ou la du poivrier est ce qu'ils connoissent sous le poque.
strie des tribus qui nous occupent n’est riée. Des hommes qui vont nus, et qui pane pas sentir la nécessité du moindre voile vêtir, n'ont pas d'} s'occuper des moyens de s étoffes ; et tous leurs besoins étant de pure é il en est aussi résulté cette absence d’arts saux commodités de la vie et aux jouissanlectuelles : car, sous ce rapport, toutes les gres se trouvent être plus ou moins en arreste de l’espèce humaine. Mais en revaninstinct les a portées à se créer de nomoyens d'attaque et de défense, et leur goût gé vers les colifichets les plus bizarres pour e plus redoutables un jour de combat ou mbellir, Dansnos relations journalières avec veaux-Irlandois ils sollicitèrent quelques ivement colorées , des verrotcries : ce n'étoit |
jamais pour s’en servir à l'ordinaire, mais proba< blement dans le but d'en orner leurs idoles. Les seuls tissus qu'ils savent fabriquer consistent en feuillcs de pandanus cousues de manière à formerdes sortes de capuchons destinés à protéger la tête et le dos des grandes averses. Ces moyens protecteurs sont la première ébauche des mêmes étoffes que nous retrouverons chez les habitants de la Nouvelle-Guinée. Les seuls perfectionnements dignes d’être cités comme produits par une imagination créatrice se trouvent être les idoles grossièrement sculptées dé posées dans leurs temples , et les ornements divers faits pour la plus grande partie avec des plumes de couleurs vives, et destinées à parer leur chevelure ou leur ceinture un jour de combat. Leurs embarcations , quoique bien inférieures à celles des Mongols-Pélagiens, annoucent toutefois des idées assez avancées sur l'architecture nautique, bien qu’ils paroissent complétement ignorer l’art de les manœuvrer avec des voiles,
Pendant notre séjour dans la belle baie nommée Port-Praslin,nous vimes jusqu’à cinquante guerriers à la fois, paroissant obéir à des vieillards, portant comme marque distinctive leurs cheveux longs, ainsi que la barbe. Il nous cachèrent soigneusement leurs femmes, ce qui semble attester qu’à leursidées païennes se mêlent quelques traditions musulmanes qu’ils auront puisées dans leurs relations avec les Malais. Ils nous firent entendre d’ailleurs qu'ils jouissoient de la prérogative d’avoir plusieurs épouses ; mais leur conversation nous prouva aussi qu'ils poussoient aussi loin que possible les inquiétudes d’une humeur jalouse.
La guerre, ou plutôt cet instinct vague de destruction , apanage de la barbarie profonde comme de la civilisation raffinée, semble être chez les Nou- : veaux-Irlandois un état habituel entre eux et les insulaires voisins, Aussi, à en juger par la nature de leurs armes et le nombre qu’ils en possèdent, il est facile de se convaincre qu'ils donnent tous leurs soins à les rendre dangereuses et multipliées. Mais aux armes offensives et défensives ils joignent des plaques de nacre destinées à signaler la valeur des guerriers , des colliers, des plumes, etc., signes évidents d’une sorte de chevalerie : tant les hommes, quels qu’ils soient, ont de tendance à s’enorgueillir des bagatelles qui flattent leur vanité! Au premier rang nous signalerons avec quelques détails leurs instruments de destruction. Le plus meurtrier d’entre eux est le casse-têteou silla : c'est une longue massue en bois très dur, rouge, ornée de dents enfilées à sa poignée, et précieusement ciselée à son extrémité vulnérante. Après cet assommoir vient la zagaie, sorte de longue pique effilée et pointue également faite avec un bois rouge très dur, que les na-
turels lancent avecune grande vigueur, après l'avoir
brandie l’espace de quelques sccondes. Pour paroître plus formidables en jetant cette javeline, ils se mettent dans la bouche des touffes de fibres entortillées qui imitent grossièrement des moustaches épaisses et volumineuses. Ils paroissent ignorer J’usage de l'arc et des flèches’, car jamais nous n’en vimes dans leurs mains. Il n’en est pas de même des frondes en fibres de palmier, aveclesquelles ils lancent les pierres dont leurs embarcations sont toujours munies, et qui semblent être un de leurs puissants moyens d'agression. Comme arme défensive ils emploient le bouclier, auquel ils donnent une forme oblongue , convexe, rétrécie au centre, et dont la sur- M est enjolivée de coquillages enchâssés dans le is.
. Les ornements en usage chez les Nègres du Port- Praslin sont nombreux et variés, bien qu'ils nes’en décorent qu'en certaines circonstances. Ainsi des panaches de toutes couleurs, des aigrettes de soies de sanglier, des plaques de nacre, des hausse-cols, des colliers de dents, des chapelets de coquilles, sont leurs bijoux les plus ordinaires. Souvent ils enfoncent dans les ailes du nez, percées à cet effet, jusqu'à des pinces de langouste. Ils passent à l’entour du bras des bracelets en paille tressée et de couleur, ou en matière caleaire d’une extrême blancheur. On sait qu’ils forment ces derniers ornements avec la base des grosses coquilles du genre cône, et qu'ils les travaillent en les usant par le frottementavec le plus grand soin. Ils se percent aussi les lobes des oreilles pour y passer des morceaux de bois, des écailles de tortue roulées, ou des dents de poisson.
Le chant est sans contredit le premier son que vibra le gosier d’un être animé, et même l’homme avant qu’il eût pu l’accentuer de manière à en créer la voix parlée. Or de la musique vocale à la musique instrumentale il n’y a qu'un pas : aussi voyons-nous toutes les races nègres, adonnées avec passion à la danse et à la musique, être on ne peut plus sensibles, lorsqu'elles sont dans l'esclavage, aux airs qui leur rappellent leur patrie. Les peuples civilisés séquestrés dans les contrées montagneuses conservent intact-ce goût pour les traditions de leurs pères et pour les chants qui dès l'enfance, en résonuant à leurs oreilles, se sont à jamais identifiés avec toutes les lois de leur organisation de position. Les Papouas du Port-Praslin sont beaucoup plus avancés sous ce rapport que les peuples mongols-pélagiens et océaniens. Au premier rang des instruments nous citerons le famtam, qu'ils placent dans leurs temples dans ie but sans doute de réunir par ses sons bruyanis les tribus aux cérémonies de leur fétichisme grossier, ou bien de leur servir d'appel lors des alertes brusques dans lesquelles leur vie agitée
s'écoule, Ces tamtam ont deux pieds environ delon- |
gueur totale ; ils se composent d’un tube creux étran-
RISTOIRE NATURELLE
glé au milieu, disposé de manière à simuler cônes réunis par leurs sommets. Ce cylindre est tiré d’un morceau de bois léger peint « lustré, et garni de divers ornements en écails crustés dans son épaisseur, Une seule extrém recouverte par une peau de lézard solidemen due et fixée sur le pourtour. Mais une des px larités les plus intéressantes peut-être est trouvé chez les naturels l’usage du syrinx m de Pan : cet instrument ne diffère absolume nôtre qu’en ce qu'il présente parfois six « tuyaux au lieu de sept; il est fabriqué avecde ceaux de roseau soigneusement accolés et p:
feu sur les bords. Un de nos amis, très bon
cien, le baron Feisthamel, a bien voulu nou ner une note fort intéressante sur la portée & flûte de Pan que nous lui avions remise (!).E
() Les anciens avoient deux sortes de flûtes, l simple et la s;rinx , ou flûte de Pan.
Platon en parle dans son Voyage en Égyt
mére en fait mention dans l’Jliade.
Ces instruments furent bannis ‘dans le print temples d’Apollon par les prêtres, à cause de de ce dieu avec Marsyas; ils furent ensuilep plus haut degré de faveur. Leur étude entroit dau cation des hommes illustres du temps. Périclèsi de Thèbes le célébre Antégénidés pour enstif flûte à son neveu Alcibiade,
Les Thébains surpassérent sur cet instrumenl tres peuples de la Gréce. Dion Chrysostôme üll vu une statue de Mercure sur la vieille place def sur laquelle on lisoit cette inscription : La Grèt claré que Thèbes a remporté le prix sur la fl
Comme tout concourt à prouver que les insl accompagnoient les voix à l'unisson, et qw quemment l'harmonie proprement dite n'étol connue des Grecs, les cordes des lyres et harps tendues de manière à produire autant de sonsûi qu'il en entroit dans leur système de chant; t! quemment les flûtes n’avoient également qu'x due de sons très bornée. Au fur et à mesureq# tème des sons s'étendit, les instruments suit accroissement; et la flûte, qui n'avoit db quitre ou cinq notes, en eût bientôt jusqu'à stik il est à remarquer que l'assemblage des notes, le mode de musique, étoient toujours mineur, les auteurs anciens sont d'accord sur ce poil méme bien curieux d'observer qu'aujourd'hi pas un seul des eris des différents marchandi courent les rues de la capitale ou d'autres 1l un mode majeur, mais bien un mineur. La ralit peut en donner, c’est que l'homme naturel À beaucoup plus de facilité à attaquer la tiertt que celle majeure.
La syrinx de la Nouvelle-frlande présente 1 blagc de notes ayant ce caractère mineur, ler
as jusqu'à la gu les naturels de breeau de bamb Ds et fendues de h léger interva e notre guimba e doigt qui la pt es ressources in:
de cette vie, et ons tristes qui ger dans quelqu:
se trouver, n bir à la subsistar vel-Irlandois, ns qui couvrent e un merveilleu:
e possède avec que les Papou onnèrent souve eils lancent su e profondeur de hais ferme que t en bois dur, lique, retombe, h de se débattre u, À ce moyen, une justesse d he possèdent pa:
sortes de filets f nées, nstruction de:
hommes, et 1 sidé à la coupe long-temps ils hents de fer qt de quelques n avec les Malais qu'ils préféro rs échanges, 1 ht par leurs forn btétroites, mais :
de sept à huit | > dans un seul $ sont a'ustés e its à clains suiv outures ou joir Par un mastic
isément qu'ayan Dn pourrait à la jeur, ayant surt ais jamais je n'ai Je qui prouve qu On peut donc c de huit notes ; trois sont répét les plus reculés
> à simuler
à Cylindre p
ger peinte nts en écai
‘ule extrémi 1 solidement ; une desp
t-être est lu syrinx e absolume arfois six ol iqué avec de vcolés et pu
is, très bon n voulu nou r la portée de remise (1). E
»s de flûtes, li
ñ ge en Égy |
jans le print , à cause de
nt ensuilep
de entroit dau n ps. Périclés fl s pour enstif
et instrumenl rysostôme àll ille place def jon : La Gr ia sur la fit que les ins sson, et qu nt dite n'étol yres et harpe:
ant de sonsd à de chant;tt lement qu'i t à mesure (# uments suiti n’avoit di ôt jusqu'à sil be des notes, ours mineurs, d sur ce poil w’aujourd'hi ÿ marchand bu d'autres til neur. La rai ime maturtl e uer la tierct
» présente 11!
mineur, le"
as jusqu'à la guimbarde que nous observâmes les naturels de ces contrécs; elle est faite avec breeau de bambou, terminée en trois pointes Ds et fendues de manière à n'être séparées que h léger intervalle: placée dans la bouche e notre guimbarde, la lame du milieu vibre e doigt qui la presse.
es ressources industrieuses pour consoler des de cette vie, et roidir les organes contre les ons tristes qui à chaque instant viennent er dans quelque position sociale où l'homme se trouver, nous passons à l'industrie de bir à la subsistance du jour, nous verrons que vel-Irlandois, à part l'abondance des prons qui couvrent le sol de sa patrie, a reçu en e un merveilleux talent pour la pêche. Nulle e possède avec plus de perfection le sens de que les Papouas, et ceux du Port-Praslin onnèrent souvent par l'adresse inouïe avec eils lancent sur le poisson qui nage à une e profondeur de la mer un harpou en roseau dais ferme que terminent cinq ou six pointes en bois dur, et qui, décrivant une ligne lique, retombe, frappe la proie, qui essaie h de se débattre sous la tige qui la maintient u, À ce moyen, qui demande une vive presune justesse de coup d'œil que tous les nade possèdent pas également, ils ajoutent disortes de filets faits avec des écorces d’arbre nées, bonstruction des pirogues est très soignée s hommes, et la régularité et la netteté qui sidé à la coupe du bois portent à penser que long-temps ils ont tiré un grand parti des hents de fer qu'ils se sont procurés par le de quelques navires ou par des communiavec les Malais. 1l est de fait que ce métal qu'ils préféroient à toute autre matière rs échanges. Les petites pirogues se resnt par leurs formes et par leurs dimensions : tétroites, mais sveltes et légères, et peuvent de sept à huit hommes ; elles ne sont point à dans un seul tronc d’arbre, mais leurs s sont ajustés et calfatés à la manière des its à clains suivant la méthode européenne, outures ou joints sont très soigneusement par un mastic retiré d’une gomme résine
isément qu'ayant les notes de l'accord parfait bn pourrait à la rigueur exécuter des airs en jeur, ayant surtout la tonique pour note de ais jamais je n’ai out dire que ce môde leur fat e qui prouve qu’il tient à une:natüre perfec- On peut donc conclure que cet instrument, de huit notes, dont cinq appartiennent à la trois sont répétées à l'octave en dessous , est tes plus reculés,
qui fait l'office de brai ; elles sont aussi constamment redressées sur l'avant et sur l'arrière, de manière que ces parties, peintes avec de Ja chaux et de l’ocre, et sculptées à leur sommet en forme de crête de coq, peuvent avoir deux pieds et demi de hauteur, Le balancier est fixé sur le flanc de l’embarcation par sept ou huit traverses. Nous ne leur vines ni mâture ni gréement. Une grande pirogue, contenant environ quarante combattants, vint un jour dans le havre où nous étions mouillés. Tout nous autorise à penser que cette vaste embarcation ne sert chez eux que pour la navigation lointaine et la guerre, et appartient à la tribu entière. Elle n’avoit point de balancier, et ses dimensions n’étoient pas moindres de trente-cinq pieds en longueur sur quatre pieds dans sa plus grande largeur. Ses bordages étoient juxta-posés avec une grande régularité; et la partie relevée de l’arrière , au lieu d’être taillée en crête de coq, simuloit une large girouette sculptée à jour, et dont on retrouva une copie dans le temple des idoles. Est-ce un emblème protecteur? Cette grande pirogue étoit nagée par vingt hommes, tandis que vingt autres tenoient fort à l’aise sur les bancs. Elle n’avoit point de mât, point de voiles, et la pagaie étoit l’unique force motrice qui la faisoit glisser sur le sein de la mer. La forme de ces rames est celle d’un fer de lance, et sur le plat nous remarquâmes parfois des esquisses de requins ou autres animaux, sculptées avec assez de soin. Cette disposition des pagaies n’est point propre à opérer une grande pression sur la colonne d’eau et imprimer par conséquent un vif mouvement à la marche de l’'embarcation, mais en revanche elle sert aux nageurs d'arme offensive; et dans un cas de surprise ou d'attaque corps à corps de deux pirogues ennemies, la pagaie, par son extrémité acérée et vulnérante, est un instrument dangereux.
Les relations que nous avons eues avec les Nouveaux-Irlandois du Port-Praslin pendant notre court séjour dans cette partie de l'ile ont toujours été franchement amicales. Cependant il nous a fall endurer de nombreux larcins; car ces Nègres, bien qu'ils ne pratiquent pas le vol à force ouverte, ne négligent aucun moyen de s'approprier ce qui tombe sous leur main agile. Il étoit aisé de voir que nos armes à feu leur imposoient une circonspection qui ne leur étoit pas habituclile ; car ils redoutent singulièrement la puissance d'armes dont ils n’entendoient jamais l'explosion, même au milieu des bois, sans tressaillir. C’étoit avec une vive reconnoissance qu'ils recevoient les outils de fer, les morceaux de cercles de barrique, avec lesquels ils fabriquoient des ciseaux. Ce métal étoit plus précieux à leurs yeux que l'or, sous quelque forme qu’il fût : car ce dernier ne doit parmi nous sa haute valeur que comme étant le sigue représentatif
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