LE DIODON DE SOWERBY
ous, dents coniques, côté près de leur pointe. Les l'ouvel
qui sont (cl
dphinus Sowerbyi. DE BLAINV. : Disu.
ales, à iris bleuâtre ; arge, semitunaire; les niL la dorsale est] La tête, à peu a vulve de trolls
West qu'avec doute que nous placons près des Mas l'espèce de dauphin que M. Sowerby a Me sous le nom de delphinus bidrns, et qu'on lementionnée dans la Mammatogie de M. Desfe, sous celui de dauphin de Sowerby (de!phi- Sorrbyi), que lui a donné M. de Blainville “ULlravail général sur la famille des dauphins
courtes, el
queue que de rifice de l'anus: | ue et entourée d'un pe ale est large et festonnét: lé
encore inédit, et dont M. Desmarest a suivi les divisions et admis les principes.
Ce dauphin de Sowerby diffère des espèces précédentes parce que les deux dents de la mâchoire inférieure sont situées non pas à son extrémité, mais bien vers son milieu. 11 s'éloigne encore, dit M. Desmarest, du dauphin de Honfleur ou hyperoodon, parce que ce dernier n'a pas de dents du tout, mais aussi parce que les cornes de l’oritice de l'évent sont tournées en avant, ct par conséquent eu sens contraire. Peut-être les dents antérieures étoient-elles tombées à l'individu dont la description fut remise par son auteur à M. de Blainville ; car cette circonstance se présente assez fréquemment chez beaucoup de cétacés, et plus particulièrement chez ceux de la famille des hétérodons. Quoi qu'il en soit, le dauphin de Sowerby doit être rangé avec les diodons jusqu’à ce que de nouvelles observations viennent détruire ce rapprochement, On n'en a observé jusqu'à ce jour qu'un seul individu, qui échoua sur ls côtes d'Elquiskire en Angleterre, et qui a présenté les formes extérieures du diodon de Desmarest. Sa taille étoit d'environ dix-huit pieds anglois sur o:ze pieds de circonférence, La seule description qu'on en possède est celle-ci : La tête peu bombée est terminée par un museau distinct, assez allongé et ctroit; la mâchoire supérieure est plus courteet infiniment plus étroite que l'inférieure, dans laquelle elle est reçue, Comme nous l'avons dit, de chaque côté, et implantée dans le milieu du maxillaire, existe une seule dent comprimée qui se dirige obliquement en arrière. L’orifice des évents occupe sans doute le sommet de la tête’; il a la forme d’un croissant, dont les deux cornes sont dirigées en avant.
LES HYPEROODONS.
Le 19 septembre 1788 vinrent échouer, près de la petite ville d'Honfleur, deux cétacés, un jeune et sa mère, dontun officier de marine nommé Baussard publia l'histoire dar 3 le cahier ‘+ mars 1789 du Journal de Physique, en y joignant deux planches médiocres. Les particularités qui accompagnèrent cette description ne furent pas de nature à celairer d'vue manière positive l’organisation de ces deux cétacés; mais, bien qu'incomplétement présentées, elles démontrèrent que ces animaux ne pouvoient être rapportés à aucune des espèces connues, et qu'ils avoient des formes génériques bien distinctes. Ce qui les caractérise surtout est la phrase suivante : « A la place de dents on trouve, sur la surface du palais et sur le contour de la mächoëre supérieure, de petites pointes inégales et dures; eles avotent une demi-ligne d'élévation sur le jeune célacé;
celles de la mére éloient plus longues. » Plus loin Baussard dit : Le jeune cétacé n'avoit pas de dents, et l'adulte étoit sans dents.
Avant la publication du Mémoire de M. Baussard, Hunter, célèbre anatomiste anglois, avoit décrit et fai figurer dans les Transactions philosophiques, pour l'année 1787, un cétacé qu'il appela dauphin à deux dents (delp'inus bientalus), et dont la ligure est copiée par l'abbé Bonnaterre dans l'Encyclopédie méthodique (pl. 44, fig, 5),et par M.de Lacépède sous le noin de dauphin diodon. M. Desmarest reproduisit cette espèce dans sa Mammaloqie, et la décora du nom &e Hanter {delphinus Hunteri). De sorte que Hunter non seulement ne parle pas des fausses dents qui existent au palais des cétacés de Baussard , mais encore il a reconnu deux dents fortes et robustes qui occupent l'extrémité de la mâchoire inférieure, dont les cétacés précédents seroient complétement privés d'après la description insérée dans le Journal de Physique. De là l'existence des deux espèces que tous les naturalistes ont admises jusqu'à ce jour, de là un embarras pour débrouiller leur synonymie, car elles ne différent que par des circonstances anatomiques peut-être mal observées : circonstances qui. cependant, établiroient une démarcation considérable, si elles existoient réellement, Bonnaterre décrivant les cétacés observés par Baussard, sous le nom spécifique de dauphin butskopf, leur donue toutefois comme caractère remarquable d'avoir deux véritables dents à la mâchoire inférieure ; et en cela il a été suivi par MM. de Lacépède, Hiliger et Cuvier. Par cette exposition simple des faits principaux, on doit juger combien il étoit diflicile de ne pas isoler deux cétacés aussi distincts par l’organisation de la bouche, à moins ae supposer qu'un examen superhiciel avoit présidé aux observations de Baussard , où bien que, par des circonstances que nous ne pouvons expliquer, les deux individus avoient perdu leurs dents inférieures, ou qu'elles à étaient point sorties de l'alvéole, ou mieux encore, que Hunter n'avoit point porté son attention sur les papilles cornées qui hérissoient le palais des cétacés vus par M. Buussard. H eût été fort difficile de porter un jugement motivé.sur l'identité des cétacés décrits à la fois dans le Journal de Physique et dans les Transactions philosophiques, si M. Cuvier, en visitant le cabinet de Hunter, n'eût eu occasion d'étudier le crâne et le squelette qui avoient servi à cet habile anatomiste pour établir son dauphin à dense dents, en méme temps que le coup d'æil exercé et profond de M. Cuvier reconnoissoit parfaitement dons les dessins de Baussard tous les caractères que lui offroient les piéces osseuses soumises à son examen, Heu résulta done pour lui que les cétacés de Baussard et cclui de Hunter ne furmoient qu'une seule
HISTOIRE NATURELLE
et même espèce, Mais qu'on avoit eu raison de placer dans un genre distinct.
Les cétacés de Baussard furent décrits Bonnaterre sous le nom de dauphins butskopf, cet auteur leur appliqua très mal à Propos, ai que l'a prouvé M. Cuvier, Le nom de butskopf, q signifie dans les langues di Nord Poisson façon en carène, et qui appartient à plusieurs espèces ( dauphins, mais surtout à l'épaulard. D'autres à teurs pensent que ce mot butskopf est la tredueti de l’épithète de slounders-head , ou téte de pleu necte, que Dale joignoit à l'espèce de cétacé qu nommoit aussi ëettle-head, où tête en bouteill mais nous verrons que cette dernière espèce, bi qu'il soit presque impossible de la reconnoitre po Uvement, à la plus grande analogie avec l'aodon,
M. de Lacépède créa pour les cétacés décrits Baussard un genre qu'il nomma Ayperooon, dont le nom, tiré du grec, est formé d'ypero palais, etodons, dent, Il conserva comme dénog nation spécilique celle de butshopf, que Bonnute lui avoit appliquée par erreur, Enfin, en sl Lliger, dans son l'rodrome dex genres d'emanr frres et des oiscauxr, changea, sans trop de né
par l'abl
sité, le mot Ayperoodon en celui d'arcnodon, üré du grec, et qui vient de ourane, pauis, odons, dent, et qui signifie, comme le précéde animal à palais garni de dents.
L'hyperoodon est surtout remarquable par pi Uicularité d'avoir des dents, ou du moins des co de nature cornée, implantés dans le palais et sun rebord de la mâchoire supérieure, L'existence de pointes cornées formant de fausses dents ne $ représentée chez nul autre cétacé, et n'a jamais observée depuis le lieutenant de frégate Baussa de sorte qu'elle a été mise en doute par de sa anatomistes. Mais que ces fausses dents palal existent où manquent réellement, peu impo maintenant qu'on à, pour séparer l'hyperoodon tous les autres cétacés connus, des motifs mié fondés ; car la forme du crâne, entre autres, est lement distincte, qu'elle doit suflire pour qu'on confonde jamais l'hyperoodon avec le seul tit dont il se rapproche, Faodon. D'ailleurs ce der a un rostre à peu prés cylindrique, tandis qu'il aplati et un peu dans le genre de celui des daupll chez le premier. La direction des cornes des dve n'est pas ia même non plus. à Les hyperoodons peuvent done être caracleri par les trois énormes crêtes occipitale cl maillal qui surmontent le crâne, et qui sont iparces pa
* L profonds sillons. Le corps est obloug, muni
petite nageoire dorsale. Les deux mamelles sont sibleset inguinales. Le mi seau est étroit etdépn
: ñ . mule “orture Les évents sont réunis en une seule ouvertut
nulée, dont les extrémités du croissant soul
du côté de la queue. Le palais est liérissé de bas fausses et plutôt cornes. Ces dents ne peu- Daguère être, dit M. Cuvier, et par analogie, que proéminences COrnÉes de la membrane du palais, wmeonen voit dans l'échidné, ou peut-êtredes vesmsde ces fanons, qui deviennent si considérables ns les baleines. Deux dents aiguës occuperoient brémitéde la mächoire inférieure, suivant Hunter. L'hyperoodon est très rare. On ne connoît rien de hbitudes et de ses mœurs ; et si la structure de drpente osseuse à été bien étudiée, on est redebe de tout ce qu’on en sait aux travaux que 6. Cuvier a consignés dans le tome V, part. 1, 34, de ses Recherches sur les essements foxsib Ce profond naturaliste eut occasion de dessiner muséum des chirurgiens de Londres le squelette duphin à deux dents ou h\peroodon fait du nysde Hunter, et une tête osseuse chez Adrien bmper, et il s'assura de leur ressemblance parfaite ec les figures qu'en avoit publices Baussard,
Voici le résultat de ses observations : « La tête &l'hyperoodon sort tout-à-fait des formes propres au genre des dauphins, et mériteroit à elle kule de faire placer l'animal datis un tenre parleulier. Les maxillaires, pointus en avant, élarversa base du museau, élévent de chacun de eurs hords latéraux une grande erèle verticale, krondie dans le haut, descendant obliquement navant, et plus rapidement en arrière, où elle embe à peu près au-dessus de l'apophyse postilaire, Plus en arrière encore, ce maxillaire , uinuant de couvrir le frontal, remonte vertilement avee lui et avec l'oecipita!, pour former Mr le derrière de la tête une crête occipitale, Rnsverse, trés élevée et très épaisse. En sorte
sais qu'on avoit eu raison de re distinct,
jaussard furent décrits par l'abl nom de dauphins butskopf, ppliqua très mal à propos, ai Cuvier, Le nom de butskopf, q ingues du Nord poisson façon appartient à plusieurs espèces ( urtout à l'épaulard, D'autres à ce mot butskopf est la tr:ducti ounders-head, où tête de plen
joignoit à l'espèce de cétacé qu attle-head, où tête en houteill s que cette dernière espèce, bi impossible de la reconnoitre po us grande analogie avec l'aodon, le créa pour les cétacés décrits re qu'il nomma hyperoodon, é du grec, est formé d'ypero dent. I conserva comme dénon celle de butskopf, que Bonnate uée par erreur, Enfin, en fl L'rodrome des genres d's man nur, changea, sans trop de né roodon en celui d'aranodon an
| qui vient de ourane, palais, qui signifie, comme le précide
s garni de dents.
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. des dents, où du moins des co implantés dans le palais et in
hoire supérieure. L'existence de] formant de fausses dents ne $ nul autre cétacé, et n'a ji nais le lieutenant de frégate Dausst a été mise en doute par de sa 4 is que ces fausses dents plat quent réellement, peu IMpo na, pour séparel l'hyperoodon des motifs MIG 5 est
pe sur la tête de cet animal il y a trois de ces gran- Ms crêtes : la erète occipitale en arrière, et les eux crêtes maxillaires sur les côtés, qui sont sé- Wries de la premiére par une large et profonde lncrure ; elles le sont l’une de l’autre par toute bhrgeur de la tête, car elles ne se rapprochent Hint en dessus, et ne forment point de voûte mme dans le dauphin du Gange, mais simplent des espèces de murs latéraux.
Les intermaxillaires, placés comme à l'ordipie entre les maxillaires, remontent avec eux qu'aux narines, et, passant à côté d'elles, s'é- “entjisqu'au-dessus ; en sorte qu'ils prennent I part à la formation de la erète postérieure g'te Sur l’occiput. Les deux os du nez, fort SUX, ainsi que les narines, sont placés à la
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l'hyperoodon avec le seul cet che, l'aodon. h'alleurs ce 4 i pres cylindrique, tan 183 dans le genre de celui des daupl | La direction des cornes des êve
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à son sommet, Du reste, les connexions “Sont à peu près les mêmes que dans les pins, L'apophyse zyzomatique du temporal lise, sans être aussi longue que dans le
réunis en UN extrémités du €r
DES MAMMILÉRES.
» dauphin du Gange. L'orbite est aussi large que » dans les dauphins ordinaires, et bornée de même »en dessous par une tige grêle donnée par le ju- » gal. Les pariétaux ne se montrent que très peu » dans la fosse temporale, qui elle-même est peu » étendue en hauteur, En dessous, le palais est un » peu en carène, ce qui pourroit indiquer un rap- » prochement avec les baleines. F n'a point les sil- » Jons latéraux du dauphin vulgaire. Les ptérygoi- » diens occupent une très grande longueur aux » artière-narines, et diminuent beaucoup la part » qu'y prennent en avant d’eux les palatins. L'occi- » put est plus haut que large. La mâchoire infé- » ricure n'a pas sa symphyse plus longuc qu'aux » espèces ordinaires de dauphins.
» Le squelette que M. Cuvier examina avoit tous » ses os épiphysés, sien qu'il fût long de vingt-un » pieds. On y compltoit sept vertèbres cervicales, » toutes soudées ensemble; trente-huitautres vertè- » bres, dont neuf portant des côtes. Les six os fur- » céaux commencent à la vingt-deuxième, de sorte » qu'on peut compter dix-sept vertèbres caudales : » les apophyses épineuses des vertèbres supérieures » cessent à la neuvième candale. Les cinq premiè- » res côtes s’articulent seules au sternum, et il y a » quatre de ces dernières libres de chaque côté. Le » Sternum est composé de trois os. L'omoplate a le » bord spinal plus étendu à proportion et plus rec- »tiligne que dans les dauphins. L’angle antérieur » plus aigu, l’acromion un peu dirigé vers le bas, » Ct Ja pointe coracoïde un peu en sens contraire, » Les os du bras et de l'avant-bras sont un peu » moins raccourcis que dans les dauphins. La main » est presque arrondie, mais il seroit possible que les phalanges n’eussent pas été bien montées, »
L'HYPEROODON DE LONFLEUR.
{ Delphinus bidentatus, Huxrer ; delphinus butss ko;f, Boxxarenre, DEsmanest; hyperoodon butskopf, LACEPEDE. )
L'hyperoodon que l'abhé Bonnaterre décrivit sous le nom de dauphin butskopf, en puisant dans le Mémoire de Baussard tous les détailsde son histoire, a été, jusqu'à ces derniers temps, le seul type du genre établi par M. de Lacépède, qui pensoit que le dauphin à deux dents de Hunter en étoit très distinct. Comme on pourra s'en apercevoir, ils se ressemblent parfaitement par tous les traits de leur organisation sénérale, et s'ils diffèrent, ce n’est que par un point en litige, résultat naturel de quelque observation incomplète, et sur lequel nous nous sommes appesantis, Nous avons cru devoir, dans cet embarras, rapporter le plus textucllement possible
590 HISTOIRE NATURELLE
l'histoire du butskopf et celle du dauphin à deux dents de Hunter.
L'hyperoodon de Honfleur a, comme presque tous les cétacés de la grande famille des dauphins, le corps en forme de fuseau, Sa plus grande épaisseur est vis-à-vis l'insertion des nageoires pectorales , et il décroit ensuite, et d'une manière insensible , jusque vers la queue. Sa tête a plus de hauteur que de largeur ; le front, qui est très renflé, se rétrécit subitement et finit en une espèce de bec plat et arrondi à l'extrémité, L'évent est placé sur le sommet de la tête, au-dessus des yeux, et présente à son ouverture la forme d'un croissant dont les cornes sont dirigées du côté de la queue ; l'orilice de cet évent est incliné de manière à ce que l'eau qui en est refoulée jaillisse obliquement en avant; son diamètre esi considérable; la langue, adhérente à ja mächoire inférieure, est rude, dentelée sur son pourtour, L'œil est situé sur la moitié de la hauteur de la tête et plusélevé que l'ouverture de la bouche. ILest convexe, bordé de sortes de paupières et entouré d'un bourrelet glutineux d'un pouce et demi de diamètre. Les nageoires pectorales sont placées sur la partie inférieure de la poitrine, elles sont très petites relativement à la grosseur de l’animal ; la dorsale est beaucoup plus près de la queue que de Ja tête : elle est recourbée et peu développée. La queue est échancrée à son milieu, et divisée en deux lobes fort larxes.
La peau de l'hyperoodon est forinée d’une graisse jaunâtre assez épaisse, sur laquelle est tendu un épiderme mince et lisse, qui recouvre une chair très rouge. Sa couleur générale est brune noirâtre, se dégradant sur les flancs et passant au blanchâtre sur le ventre. Ses dimensions les plus ordinaires sont de vingt à vingt-cinq pieds, et de ceux qu'observa Baussard, le jeune avoit douze pieds six pouces de longueur, et la mère vingt-trois pieds six pouces.
Les deux individus qui s'échoutrent sur les rivages d'Honfleur, où ils furent portés par les vagues, se débattoient sur la grève lorsqu'ils furent aperçus par des pêcueurs. Le jeune venoit d'être jeté sur le sable, et sa mère cherchant à le tirer de cette position malheureuse se vit elle-même dans l'impossibilité de gagner le large. Les pécheurs tirèrent le jeune individu à terre et firent de profondes blessures à la mère, qui, bien que mutilée, parvint, malgré tous les efforts qu'on employa pour la retenir, à regagner la haute mer ; toutefois le lendemain son cadavre fut trouvé gisant à trois lieues de Honfleur. L'huile qu'on en retira fut vendue cent vingt francs ; et M Baussard, dit-on, pendant qu'il disséquoit ce cétacé, eut la peau des mains corrodée par l'âcreté de l'huile dont les émanations lui occasionuéreut aussi des inflammations aux uarines et à
la gorge, ce qu’on doit attribuer peut-être à une n tréfaction rapide de quelques viscèros.
L'hyperoodon à trois estomacs : l'un très er et deux petits; les poumons sont allongés eLterm nés en pointe; le cœur a deux pieds et plus de lo gueur et de largeur.
Le cétacé qui nous oceupe paroit être rare et virl
solitaire ; il habiteroit les mers qui baignent Je no de la France et les îles britanniques.
Proportions des deur hyperoodons décrits par Baussard.
LÉ JEUNF:
Longueur totale depuis le bout du museau jusqu'à l'extrémité de la queue, . . .
Circonférence du corps vis-à-vis Les nageoires latérales. . , Longueur du lec ou museau, , , , , .
Distance de l'éventà l'extréiité du museau, Distance de l'anus à l'estrémite de la nagenire de la queue, , , , , , ,.
Distance de la nageoire du dos a l'extrémité de la nageoire de la queue, , , , Distance de la partie antérieure de celle nageoire à l'extrémité du museau, .
Longueur de la nageoire du dos. , . .
Hauteur de celte même nogeoire, , ,, Longueur des nageoires latérales, , . .
Largeur de ces nageoires. , . ue Largeur de la nagcoire de la queue, . .
L'INDIVIDEU ADULTE :
Longueur totale depuis le bout du museau jusqu'à l'extrémité de la queue, . .
Circonférence du corps vis-à-vis les nageoires latérales. , . , , ’ Distance de l'évent à l'extrémité dümüses.
Longueur de la tête. . . . .
Circouférence de la tête. . .
Hauteur de la tête, . . . . .
Largeur de la tête. . , . . .
Distance de la nageoire du dos à lestrémité du museau. .
Longueur de la nageoire du dos Hauteur de celte méme nageoire.
Longueur des nageoires latérales.
Largeur de ces mêmes nageoires, Largeur de la nageoire de la queue.
Longueur de la vulve., FA ter Distance de l'ouverture de l'anus, aux deux fentes qui renferment les mamelles, Diamètre du mamelon. . . in Longueur du mamelon. . sa 114 Le diodon a été décrit dans la (él logie del tph nus bidenl
ae his sous te nom de .
(p. 25). La desc ription en est transerite de | et pour éviter de la dénaturer nous pre érons | pier textuellement. C est le meilleur moyen de server les caractères originaux des espècts Ê
bistoire desquelles les auteurs modernes n'ont point
loit attribuer peut-être à une p ; à utayer d'observations plus récentes ou plus com-
quelques viscères,
trois estomacs : l'an très gra poumons sont allongés et term œur à deux pieds et plus de log à as occupe paroi être rare et vivi oit les mers qui haignent le no siles britanniques.
lites.
hp corps a la forme d’un cône, et présente à l'exninité du dos une nagcoire lancéolée,
«À juger de cet animal, dit Bonnaterre, par la faure et par la courte description qu’en a donnée M, Hunter, il a beaucoüp de ressemblance avec le wéernack, H s'en éloigne cependant par plusieurs arctères qui l'ont fait regarder avec raison comme animal très différent. Sa plus grande grosseur atvis-à-vis les nageoires latérales, ensuite il s’amincit, par degrés insensibles , jusqu’à l'extrémité dlqueue. Le front est convexe, arrondi ; la mâdire supérieure est aplatie et terminée par un be semblable à celui d'un canard ; mais on ne ave que deux dents pointues à l'exirémité an- Bhreure de La mächoire d'en bas. Les nagocoires ktérales sont situées vis-à-vis les angles de la boude: elles sont petites relativement à la grandeur dcorps et d’une figure ovale. Celle du dos correpond à l'origine de la queue; elle est conformée enfer de lance, pointue et inclinée en arrière. Celle dla queue est composée de deux lobes échancrés, qireprésentent un croissant par leur réunion. Le dessus du corps est d’un brun noirâtre, et le ventre peu moins obscur, »
individu qui a servi de type à cette description ütvingt-un pieds anglois de longueur, et c’est Miquelette que M. Cuvier à fait connoître et dont Msavons rapporté la description dans nos généra- &sur les hyperoodons. Il avoit été pris dans la
deux hyperoodons décrits par Baussard. .