LE PLUS PETIT DES DAUPHINS
Delphinus minimus, Less.; Zool. de la Coquille, pag. 185.
Dans les mers chaudes des îles fabuleuses de Salomon, au milieu de ces terres qui se rapprochent
{) Zool. de la Coquille ( voyage autour du monde), pi. 9, fig. 4, p. 163.
de la constitution des Moluques, nous fümes tourés (2 et 10 août 1823) par des milliers de «
phins à bec mince, dont la taille chez les plus gror
ne dépassoit pas deux pieds. Leur couleur géné
étoit brune, et on remarquoit une tache blanc
seulement au bout du museau. 1ls sautojent | de l'eau à la manière des scombres, et suivoient direction constante, tous formant deux lignes di sées en cchiquier.
| LE DAUPIHIN OUDRE, Delphinus tursio. Boxxar. !!).
La synonymie de cette espèce de cétacé est cmbarrassante à débrouiller; car chaque auteur la décrivant, lui a souvent appliqué un nom sorte qu'il devient difficile de mare er d'un ferme dans ce labyrinthe de nomenclatures, Les tacés en eflet, n'ont que bien rarement été dég d'après des êtres mesurés, pour ainsi dire, av compas, et comparés surtout les uns aux au de manière que le plus souvent les descriptions nous avons à mettre en œuvre se ressentent négligences ou des principes fort opposés de @ qui nous les ont transmises.
Le nom d'oudre que porte ce dauphin se tra mentionné, pour la première fois, par Belon, turaliste du seizième siècle, H le confondoit to fôis avec l’orca des Latins, ou le capidoglio
Italiens, qui paroit être évidemment le cacti
macrocéphale des auteurs modernes, La figu l'oudre a été reproduite par Rondelet, Jonsto Aldrovande, dans les divers portraits de daupl qu'ils ont fait graver; mais il est probable que de lui dont parle Artédi, lorsqu'il donne à «0 un museau conformé comme celui du dauphin gaire, bien qu'il ajoute à sa phrase : Des dents et crénelées sur leurs bords.
Linné confondit sous les noms de delphinuse l'oudre, qui est un vrai dauphin, avec l'or Rondelet , qui est un marsouin, et consacra | thète de tursio à un physétère.
Fabricius décrivit l’oudre sous le nom de n6 nak, usité par les habitants du Groenland. L Bonnaterre compléta cette description par des dé
(") Nésarnak, delphinus tursio, Bonnat. Cét,,p pl. 11, fig. 1; Dauphin nésarnak, Delphinus nes Lacép., 2e édit., t. 1, p. 366; delphinus delphisou' nose whale, Hunter, pl. 18, fig. 1 et 2, des Tran losoph. de 1787: Camper, pl. 35 et 36, 39 € Cuv, Oss. foss., t. V, p. 277; Delphinus Turs Fabricius, Faune Groen., p. #49; Uesm, SP T6 et 765; Risso, Nice, t. HU, p. 21 ; orea rt oudre, Etranges poiss marins, pl. 33, D. 30, et deu pl, 18, (8. 16; delphinus orca, L. Gmel, sp. }
les Moluques, nous fümes 1823) par des milliers de à ont la taille chez les plus grar ux pieds. Leur couleur géné remarquoit une tache bland du museau. Us sautoient | e des scombres, et suivoient tous formant deux lignes di
sur un individu conservé à l'École vétérinaire fort, Plusieurs auteurs, toutefois, ne pensent jo que le nésarnak de Fabricius soit identique pe le nésarnak de l'ablé Bonnaterre ou l'oudre, hit deux espèces distinetes de ces eétacés, Nous as dire que les détails donnés par Fabricins difbncun peu de ceux de l'abbé Bonnaterre, mais h description du premier auteur est si incomke, et si peu curactéristique, qu'il est impossible lulmettre sans restriction, .
Loudre se présente quelquefois sur les côtes acciqules de la France, où les habitants riverains Tai nent le nom de gr'an:! souffleur, etsur les rivages h Méditerranée, où il conserve la dénomination wuftur, À Nice, suivant M, Risso, il porte les sde cau lues et de rapiduglio; et suivant Due(Péches, sect. 40, pag. 53), il s'appellcroit deoutir où coudrieu.
Loudre est beaucoup plus grand que le dauphin aire, auquel il ressemble par les formes corfodes, a communément dix pieds de longueur, squ'on en indique des individus de quinze et nede vingt-quatre pieds, s'il falloit s'en rapporädes renseignements dont l'exactitude n'est pas wotrée, La nagcoire dorsale est placée à peu hau milieu du corps : son sommet est arrondi ct w,etelle se continue sur le dos par un prolonent adipeux. Les pectorales sont oblongues, jiues, longues de dix-huit pouces, et attachées adroit le plus épais du corps, qui s'amincit iniblement jusqu'à la queue, qui est large de vingtk pouces ; les deux lobes de celle-ci sont échan- & falciformes, et recourbés en arrière.
Ltéteest légèrement arrondie à son sommet; elle erminée par un museau moins large, beaucoup hs prolongé que celui du dauphin vulgaire, et ëdu front par un sillon profond (!). Le bec de de n'a guère, pour un animal long de neuf pieds, dnq pouces de largeur à la base, sur quatre mes et quelques lignes de longueur, à partir du bn jusqu'à l'extrémité du museau. Les deux mâires ne sont point égales ; l'inférieure dépasse un 1h supérieure, et affecte une légère convexité
AUPHIN OUDRE,
a tursio, BONNar. !!).
e cette espèce de cétacé est brouiller; car chaque auteur souvent appliqué un nom difficile de mare er d'un rinthe de nomenclatures. Les nt que bien rarement été dig nesurés, pour ainsi dire, av arés surtout les uns aux au plus souvent les descriptions tre en œuvre se ressentent principes fort opposés de 0 ansmises.
» que porte ce dauphin se tr la première fois, par Belon, ne siècle. H le confondoit to es Latins, ou le capidoglio oit être évidemment le cachés auteurs modernes, La figu oduite par Rondelet, Jonsto les divers portraits de daupl ver: mais il est probable que Artédi, lorsqu'il donne à s10 mé comme celui du dauphin oute à sa phrase: Des dents la urs bords.
u sous les noms de delphinust un vrai dauphin, avec l'or Lun marsouin, et Cconsücra |
un physétère.
vit l'oudre sous le nom de n4 xs habitants du Groenland. L léta cette description par des dé
M, Cnvier (Oss. foss., t. V, p. 296, pl. 21, fig. 3 4, dit que le tursio est au rostratus ce que le du- West au delphis ; son museau est plus court, plus age, plus déprimé, mais ses tempes ont la mêmo adeur relative. Ses vs du nez sont plus petitset ne tchent pas aux intermaxillaires. Le vomer s'y monà deux endroits de la face inférieure ; une lois sur dés petit espace rhomboïdal, entre les maxillaires les palatins, et plus avant sur un espace longitudientre les imaxillaires et les intermaxillaires ; les fébres cervicales sont minces et distinctes ; il ya Mie dorsales ct trente-buit lombaires; le premier Ndu sternum n'a pas de trou, et ses angles sont moins Hs qu'au dauphin vulgaire, »
Iphinus tursio, Bonnal. Cét, ptin nésarnak, Delphinus n650 1, p. 366; delphinus doper r, pl. 18, fig. 1 et 2,des As Camper, pl. 35 °1 36, 39 «1 .V,p. 277; Delphinus eus , Groen., p. #9: besm,Sp !
0,4 Ut, p. 215 07ca rt 'oudre, | marins, pl. 33, V 30,et deu phinus orca, L. Gmel, sp. #
en dessous. Mais ce qui ne permet pas de confondre cette espèce avec aucun autre vrai dauphin est le nombre des dents; on en compte généralement vingt-trois, en haut et de chaque côté, et vingt-une en bas; ces quetre-vingt-huit dents présentent les mêmes formes, c'est-à-dire que toutes sont droites, cylindriques et émoussées à leur sommet,
L'évent est placé au-dessus des veux ; sa forme est celle d'un croissant, et ses cornes sont dirigées en avant: il a dix-huit lignes de diamètre lorsque l'animal présente neuf pieds de longueur,
Les couleurs de l'ondre n'ont rien de remarquable; les parties supérieures sont brunes, et le dessous du corps est d'un blanehätre sale,
M. Risso rapporte que la prise de ce dauphin donne toujours lieu, aux pêcheurs de Nice, de faire des réjouissances, et qu'ils l’ornent de fleurs pour le promener en triomphe dans les principaux quartiers de la ville, en faisant retentir l'air de leur cri d'allégresse. Le cortège de ce cétacé s'arrête d'abitude devant les demeures des gens riches, et les capteurs jouissent du privilège d'en obtenir quelque argent.
Le grand soufMeur à bec d'oie, de l'Histoire des péches hollandoises (1) (t, 4, p. 205), où butz-kop, est évidemment l’aodon ; la figure qui accompagne le texte est ussez exacte, et ne permet aucun doute à cet égard (pl. vin), Ce nom de butz-kop ou butzkopf paroît avoir été douné à plusieurs grandes espèces de dauphins, dont la tête, suivant le sens littéral du mot, a une forme carénée (?). Eggède décrit sous ce nom le marsouin épaulard ({Deseript. du Groent., 56). L'oudre où grand souffieur habite la haute mer. I n'approche que très rarement les côtes, aussi n'a-t-on que difficilement les occasions de l’observer. E vit indifféremment dans l'Océan comme dans la Méditerrinée. On assure en avoir vu plusieurs fois des troupes de sept à huit individus se présenter à l'embouchure de la Seine.
On ne sait rien de ses mœurs.
Le nésarnak décrit par Fabricius a, suivant cet auteur, le museau comprimé comme le bee d'un eider (anas mollissima); les dents, au nembre de quarante à quarante-six à craque maxillaire, et qui sont grosses, fortes, très obtuses, et couchées obliquemen! en haut, d'avant en arrière, eten bas, d'arrière en avant. Cette dernière particularité que
() Histoire des péches, des découvertes et des établissements des Hollandois dans la mer du Nord; traduit du hollandois par Bernard de Reste, 3 vol. in-8o, Paris, an IX.
&) L'épaulard est le vrai buts-kop, ou buts kopper ; mais ce nom à été donné dans l'Histoire des péches, à l'aodon. Les Hollandois du cap de Bonne-Espérance l'ont appliqué à une baleinoptére à ventre plissé, et Baussard ct Bonnaterre l'ont transporté à l'ayperoodon,
CT
Det EE. RER