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lonnaterre et aucun autre auteur ne mentionnent pour l'oudre seroit caractéristique. Mais quel degré d'importance doit-on lui donner dans une description très concise ?
Le nésarnak de Fabricius vit dans les mers du Groenland, loin des rivages, et se laisse diflicilement approcher, La femelle donne le jour à un ou deux petits, au milieu de l'hiver, Les naturels estiment ses chairs, son lard, et se régaleut de ses intestins.
"éd QU OO QUO LE DAUPHIN DE BAYER.
Delphinus Bayeri, Risso (1),
Le cétacé qui nous occupe en ce moment a primitivement été déerit par Bayer, qui en publia une assez médiocre figure dans les Mémoires de la Sociélé Léopoldine des curieux de la nature. M. Risso s'étant procuré un dessin, qu'il dit exact, d'un cétacé échoué sur les côtes de Nice en 1726, reconnut qu'il ne différoit point de l'espèce qu'avoit indiquée Bayer,
M. Risso a toutefois balancé sur le genre auquel ce cétacé devroit appartenir; et bien qu'il ait quelques uns des caractères des physétères, c'est avec les dauphins qu'il s'est décidé à le placer. Le genre physétère d'ailleurs n'a dans l'état actuel de nos connoissances aucun carartère précis; el comme il doit disparoitre des méthodes, le cétacé de Bayer sera conservé parmi les vrais dauphins avec lesquels il a de grands rapports, surtout par la longueur de son museau, jusqu'à ce qu'un examen plus exact vienne éclairer son histoire, et mettre à même de discuter la place qu'il doit oceuper dans la cétologie,
Le dauphin de Bas er est remarquable par la grande longueur de sa tête, qui égale à peu puës le tiers de celle de son corps entier. Son museau est très prolongé, obtusément pointu, un peu relevé, et de même forme que celui du dauphin vulgaire: l'ouverture de la bouche est très grande; les mâchoires sont égales et armées de chaque côté de trentequatre dents aplaties, pointues et tranchantes ; l'orifice extérieur de l'évent piroit être larze et occuper le sommet de la tête, les nageoires pectorales sont, dit-on, développées, tandis que la dorsale est triangulaire.
Cet animal n'a pas moins de quarante-deux pieds de longueur; son corps est d'un bleu obseur en dessus, et blanchâtre en dessous; il vit dans la Méditerrance.
(:) Physétére, physeter, Lacép.; Cuv., Rég. an. ,t. 1, p.284, en note; Bayer, Ac. méd. Ac. ces. Leop. cur. nat. LA. p. 2, pl, 1, fig. 2; Risso, Fist. nat., Nice, Li,p 2.
HISTOIRE NATURELLE
LES INIAS, Inia. D'Onmenx (!).
Les inias sont des cétacés d'autant plus re quables, qu'exclusivement fluviatiles, its ne qui point les affluents du Rio Mamoré qui va se dans l'Amazone, à plus de sept cents lieues mer, car ils sont très communs dans toutes | vières de la province de Moxos, dans l'intérie la république de Bolivia où Haut-léron Par mâchoires allongées en un bec eflilé, séparé du par une profonde dépression , ils se rapprocher sousous qui vivent aussi dans les eaux douce Gange, mais qu'on rencontre fréquemment à bouchure de ce fleuve, et qui, avie leur mue gavial, ont des dents inégales et une lame os pour protéger les évents. Dans les inias, les d'abord incisives, finissent par prendre la for molaires sur les branches des maxillaires, ete tème dentaire conduit évidemment les cétacé civores aux herbivores, car les inias font lep des sousous aux lamentins, et ont comme cr niers le museau couvert de poils rudes, particu que ne présentent point les vrais cétacés, ex dans leur jeune âge.
Les caractères zoologiques des inias sont quant aux formes extérieures, ceux des daup excepté que la nageoire dorsale s'élève sur let une simple proéminence assez semblable à cel cachalots, Leur museau s'allonge en une so tube cylindrique revêtu de poils fermes, Les antérieures sont incisives, grosses, aiguës, où par la mastication ; elles passent successiver la forme de molaires en s'élargissant et pren talon interne, Comme chez les cachalots et} sou, la symphyse de la mâchoire inférieure e prolongée. La fosse temporale est ample, la orbitaire très petite, et la première se trouve en dessus par une crête fronto-pariétale très 0 qui naît du milieu de la erête occipitale.
La seule espèce de ce genre est l'inia de vie (?), Son corps est gros et très court, comp meni à celui des dauphins ordinaires. Son m imite assez un bec prolongé, très mince, |} cylindrique, et obtus à son extrémité. La bout fendue jusqu'au-dessous des yeux, et formq ouverture linéaire, seulement arquée à sa pari! térieure, Le canal nasal est tellement obliqi
() Nouv. Ann. du Mus., t, HE, p. 31.
Le nom d'inia est celui que donnent à ces céla Indiens Quarayos des rives du Rio de san-Miguel les provinces de Chiquitos etMoxos, dans la répl de Bolivia.
(+1 Ana boliviensie, d'Orbign., loc. cit, pl.3
ÆS INIAS,
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Mus., t, HI, p. 31.
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Lie, d'orbign., loc. cit, pl.3
arrière, que son orifice est placé presque 1 des bras. Derrière l'œil s'ouvre le trou auaterne, beaucoup plus apparent que chez les cs, Les nageoires antérieures sont larges, ineuses, obtuses à leur sommet, tandis que le à peine saillante se trouve occuper à peu le tiers postérieur de la longueur totale du Celui-ci est légèrement comprimé en arrière, miné par une large rame caudale échancrée à milieu, cdne se trouve être déprimé, Le museau est emuni de dents sur toute la longueur des maxil- On en compte de 180 à 154, où 66—068 en «66-06 en bas, Ces dents sont rugucuses on ques de sillons profonds et interrompus. Les sde la mâchoire supérieure ont les vingt-trois ires de chaque côté arquées et coniques, et quisuivent sont munies d'un talon qui élargit he au bord interne, talon qui s'accroit d'aupus que les dents deviennent plus postérieures,
muiére que celles-ci n'ont presque pas de pointe kmblent être à couronne rectiligne, Les dix-neuf
res dents sur chaque bord de la mâchoire inre sont seules arquées et coniques, les autres emblables à celles d'en haut, Dans l'état de vie, Wqui recouvre toutes les parties est lisse, exsur le museau , où apparoissent quelques poils s,gros et crépus chez les jeunes sujets, et très bettrès fermes chez les vieux, Par la dessiccaæs poils tombent aisément.
individu décrit par M. d'Orbigny étoit du sexe in, de petite taille, et prèt à mettre bas. La doit turgescente et gonflée, et les mamelles, sur les côtés de la vulve, se trouvoient remsde lait qu'on pouvoit faire jaillir par la pres- Cette femelle mit au jour un petit fœtus venu ue, ayant des poils sur le museau, un cordon lal gros et hérissé de tubercules élevés. Ses ous étoient celles-ci :
luet, ceut, mul.
tueur totale du bout du museau à l'extrémité de la queue. , 2 #4 »
- duboutdu museau à sa base, » 23 »
du bout du museau à l'æil. . on» 34 »
de l'ail, , . ,. , . . . » n 9 du bout du museau à l'orifice
nasal, , . + + + + » #0 »
— du bout du museau à l'orifice de l'ouie, . . . , . . . nn 43 »
du bout du museau au bras, » 52 »
du bout du museau à la na-
£coire dorsale. , . . . 1 30 »
du bout de la queue à sa base, » 2% »
du bout de la queue à la vulve, » 60 »
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Meur de la dorsale, , , . . . , » 9 »
DES MAMMIFÉRES, 619
Circonférence du museau, , « , , » 20 »
. » 07 LL] nain sous les bras, , , , , vw 99 »
ce mm À 1 OPSUUE, 4 4 + À 4 »
———……—.— à j'ai,
Les mâles parviennent fréquemment à une longueur de quatre mètres, mais les femelles restent toujours plus petites, La coloration générale de la peau varie, bien que celle qu'on remarque le plus ordinairement consiste en un bleuâtre uniforme sur les nageoires, à teinte pâle sur le dos, et se dégradant en nuance rosée sous le corps. Certains individus sont rougeâtres, d'autres à teinte noirâtre, enfin quelques uns sont tachetés où rayés, Dans les grandes rivières, la coloration de la peau est toujours afoiblie, tandis que ceux qui vivent dans les lacs formés par l'accumulation des eaux pluviales communiquant avec les rivières, et qui sont forcés d'y séjour ner pendant la saison des sécheresses, sont presque noirs, el ne perdent cette couleur qu'après un long séjour dans les eaux des rivières.
M. d'Orbigay trouva ce dauphin fluviatile dans toutes les rivières qui traversent les immenses plaines de ia province de Moxos, dans la république de Bolivia, et qui vont former les rios Mamore et Guaporé, qui eux-mêmes constituent plus loin la rivière de Madciras, un des premiers bras des Amazones. L'inia remonte ainsi jusqu'au pied des dernières montagnes du versant est de la Cordilière orientale, à plus de sept cents lieues de distance de la mer, et M. d'Orbigny aflirme qu'il paroit certain qu'il ne descend jamais jusqu'à l'Océan , et qu'il ne quitte point les fleuves désignés plus haut. F seroit diflicile, ajoute ce voyageur, que cet animal, qui nage avec peu de vitesse, puisse d'ailleurs remonter les dix-neuf cascades du Rio de Maeiras, qui se trouvententre les 9 et 40° degrés de latitude méridionale. Quelques négociants brésiliens, ayant à diverses reprises fait le voyage de Hato Grosso au Para, assurérent que ces dauphins habitoient uniquement au-dessous des cascades, dans les rivières comprises entre les 410 et 17° degrés de latitude sud et les 64 à 70e degrés de longitude occidentale.
C'est seulement au fort de Beira, sur la rivière de Guaporé, que les Brésiliens font des inias une pêche réglée au temps des basses eaux, atin de se procurer de l'huile jour leur éclairage ; les paisibles habitants de la province de Moxos ne les poursui-. vent jamais, Les femelles ne donnent le jour qu'à un petit qu'elles affectionnent avec la plus vive tendresse, et qui les paie du plus tendre retour. On à vu des femelles suivre avec une opinidtreté d'amour maternel les pirogucs qui emporto'ent leur progéniture tuce par le harpon, et se livrer ainsi à la mort. Les jeunes inias restent long-temps sous la protection de leur mère, et ue l’abandonuent que lorsqu'ils sont déja grands.
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Lorsque ces cétacés ne sont point inquiétés, ils viennent lentement, et bien plus fréquemment que les espèces marines, respirer à la surface de l'eau. Mais s'ils sout effrayés, ils accélèrent leur nager, bien qu'il n'ait point la vitesse de celai des dauphins. Rarement ils vont isolés, mais au contraire ils se réunissent par trois ou quatre individus, presque jamais en plus grand nombre.
Le sens de l'ouïe chez les inias paroît être d'une grande délicatesse, car ces animaux s'arrêtent au bruit des pagaics qui agitent l'eau, et viennent à plusieurs reprises, en souîMlant, s'assurer de la cause du bruit qui les émeut. ils poursuivent les poissons, qu'ils viennent mâcher à la surface de l'eau, ce qui dénote des mœurs plus terrestres que celles des dauphins.
Le nom d'inia,donné par M. d'Orbigr:y à ce genre de daupüin fluviatile, est emprunté à la langue des Guarayos. L'espèce porte le nom de bote chez les Brésiliens du fort del principe de Beira, ct celui de bufeu chez les Espaguvts. C'est encore le sisi des Chapacuras, l'isuides Baures, le puchca des Ionamas, le poiohi des Cayuvara, le sata des ten, le cachoïcana des Pacaguaras, le pathi des Movimas, le niluya des Canichanas, entin l'aïco des Moxos.