‹ Compléments de Buffon [microforme]Chapitre 472 sur 514 · LE MARSOUIN COMMUN · texte numérisé non relu

LE MARSOUIN COMMUN

Delphinus phocæna. L. (!,.

émarsouin est de tous les cétacés celui que les & modernes connoissent le mieux, il viten

Dephinus phocæna, Artédi; L. Brisson; phocæna Ÿ dktii, Gesn.; phocæna, Rondelet, Klein, Jonston,

Misus marinus, Nieremb.; marsouin, Belon.

ua, Aristote, Pline,

inus phocæna, Oh, Fabricius, sp. 29, p. 46;

LC p.18: 6, Cuvier, Ménagerie du Muséum

de figure Lacèp., Cétarés, p. 344, édit. Desma-

Gnier, Régn, anim ,L 1, p. 279; Desmarest,

5h 770,G. Cuvier, Oss. foss., t. V, sp. 280;

“t, Histoire des Mammifères, liv. 53,

effet sur nos côtes, ne quitte presque point nos fivages, remonte dans les eaux douces des fleuves, et s’y présente toujours par troupes nombreuses.

Sa taille est plus petite que celle du dauphin vulgaire, avec lequel il a les plus grands rapports, par les formes corporelles comme par les couleurs; mais ce qui le distingue dès la première vue est sa tête arrondie, légèrement déprimée, et que ne termine point un bec allongé et aplati; son museau présente donc, à partir du front, une ligne doucement recourbée , et ses mâchoires acquièrent en largeur ce qui leur manque en longueur, en formant un demi-ellipsoïde.

Le marsouin à rarement plus de quatre à cinq pieds de Inngueur, bien qu’on en indique des individus longs de six à huit pieds. Les jeunes, au moment de leur naissance, ont vingt pouces, à ce que rapporte Klein. Son poids varie suivant les dimensions qui lui sont propres, et M. Cuvier dit qu'un M. Cardan prétend avoir vu, à Saint-Valery, un marsouin pesant mille livres.

Les bords des maxillaires sont régulièrement garnis de dents ; toutes sont également aplaties et tranchantes, droites, et arrondies au bout, au nombre de vingt-une, vingt-deux, et vingt-trois de chaque côté , en haut et en bas (!) ; quelquefois la surface de ces dents est striée, quoique le plus souvent elle soit lisse, ce qu'il est difficile d’expliquer, à moins que cette particularité ne tienne à l’âge, au sexe, ou peutêtre à une différence spécifique.

M. Cuvier a tracé une description rapide de ce cétacé, dans l’ouvragein-folio, et malheureusement non achevé, de la Ménagerie du Muséum qu’accompagnent les magnifiques gravures de Miger, d’après les vélins peints par Maréchal. « Le marsouin, dit- » il, est absolument dépourvu de poils ; il n’a pas » même de cils aux paupières. Sa peau est parfaite- » ment lisse, et son épiderme, très doux au toucher, » se détache facilement. Il n'a pas de lèvres propre- » ment dites; mais la peau, toujours lisse et noire, » se renfonce seulement un peu pour s'unir aux » gencives. L'œil est petit, fendu longitudinalement, » et situé presque dans l’alignement de l'ouverture » de la houche. Les paupières sont molles et ont » peu de jeu; leur face interne est enduite de

() M. Frédéric Cuvier (des Dents des mammifères considérées comme caractères zoologiques, p. 243) donne au marsouin la formule dentaire suivante :

Dents, toutes mâchelières { ds 4 è rÉ in br

Ces dents comprimées latéralement, plus larges à l'extrémité de leur couronne qu'à leur partie moyenne: elles se recourbent d'avant en arrière en s'introduisant dans l'alvéole, et l'extrémité de la racine est plus large que son collet.

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