CR TRES
Lcouleur générale du corps est un noir bleuâtre Bu, ayant l'aspect lustré et brillant du satin en sus, et quelquefois blanchâtre en dessous. Mais mban blanc naît par un élargissement disposé aeeur sous la gorge, et descend sur la poitrine et mntre, jusqu’à la région anale. La couche de tissu hlaire n'a pas moins de trois ou quatre pouces Haisseur.
leglobicéphale paroît être le plus sociable de tous sduphins ; il se réunit par troupes considérables, posées quelquefois de plus de mille individus, w la direction de quelques vieux chefs; aussi Scoresby les compare-t-il à ces troupeaux de bons qui suivent ceux que l'habitude ou l'expéme ont placés à la tête de la troupe. De cette parahrité dans leurs mœurs découle le nom de conteur, que lui ontdonné les Anglois des ilesOrkney ftetland, en l’exprimant par les mots de the ny v hale ou leading wha'e. Les habitants de ces sauvages reculées dans le nord, et qui n'ont munique ressourec que ce qu'ils retirent de la \tonnoissent si bien cette habitude des globicéhles, que tous leurs efforts se bornent à diriger les baies étroites le conducteur de la bande, bien que le reste suivra stupidement, et donnera le piège (1), Lglobicéphale conducteur se réunit donc presque famment par essaims dont l’imprévoyance est remarquable, puisque M. Scoresby a dressé lite qui prouve combien cette espèce est multi- +, mais en même temps combien elle a peu d’inke pour se garantir du danger d'être brisée sur
‘Fait consigné dans le Foyage de M. Neill.
les rochers. En ne s’occupant que d’une bien petite partie du nord de l’Europe, telle que les côtes des îles Orcades, Shetland, Féroé et Islande, ce savant marin nous à fourni à ce sujet des détails pleins d’intérêt. El paroit que dès 1676 un Danois nommé Lucas Ja:obson Debes, publiant une description des îles Féroé (1), rapporta les procédés que suivoient les habitants pour prendre ce cétacé qu’ils nommoient griud-whale, et dont ils conduisoient les troupes dans de petits havres à l’aide de bateaux, et il affirme qu'on en tua mille en deux endroits seulement dans l'année 166%.
« Dans l'année 1748, quarante globicéphales s’ap-
» prochèrent de Torbay, et l'on ne put en tuer qu'un » seul long de dix-sept pieds. En 1399, environ deux » cents, de huit à vingt pieds de long, échouèrent » dans le détroit de Taesta, à Fetlar, une des iles » Shetland. Le 25 février 1805, cent quatre-vingt- » dix de la mème espèce, de six à vingt pieds de » long, furent attirés dans le détroit d'Uyea à Unst, » ct le 419 mars de la même année on en tua cent » vingt autres. En décembre 1806, échouèrent à » Scalpa-Bay, île Orkney, quatre-vingt-douze indi- » vidus ; ils avoient de cinq à vingt-un pieds de long. » On observa dans les trois dernières troupes un » grand nombre de femelles allaitant encore !°urs » petits lorsqu'elles touchèrent au rivage , et dont le » lait jaillit de leurs mamelles tant qu’elles vécurent. » Dans les hivers de 1809 et 1810, onze cents de ces » cétacés approchèrent de la côte de Hvalfiord en » Islande, et furent capturés. Dans l'hiver de 1814, » cent cinquante furent conduits à Baltr-Sound , île » Shetland, où on les tua. Ce nombre est peu consi- » dérable si on le compare à l’immense destruction » qu'on en à faite dans ces derniers temps en di- » vers lieux de la Grande-Bretagne et autres îles du Nord. »
La troupe de soixante-dix individus qui échoua en 1812 sur les côtes de la Bretagne, en France, se composoit d'un grand nombre dre femelles, et n’avoit que sept mâles et donze petits d'âge très différent.
Tels sont les détails que la cétologie possède sur les globicéphales ; mais si leurs formes et leur organisation sont bien décrites, il nous reste à désirer une connoissance moins imparfaite de leurs mœurs, de leurs habitudes, de leur genre de vie, de tout ce qui peut enfin nous en donner une idée autre qu'une simple description physique.
Le globicéphale que M. Risso a décrit et figuré a bien tous les caractères généraux de l’animal dont nous venons de tracer l'histoire, mais cependant la figure n'est pas sans offrir quelques dissemblances, et le texte lui-même s'éloigne un peu de ce que nous
() Færoæ et Feroa reserata, 4 vol. in-12. Londres,
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G30 HISTOIRE NATURELLE
ont appris MM. Cuvier, Traill et Scoresby. Voici la ! description de M. Risso. Le dauphi: à téte ronde, que les pêcheurs de Nice nomment suflur, visite annuellement cette partie de la Méditerranée en avril et mai surtout, et paroit émigrer après cette courte apparition. Il s'approche rarement des côtes. « Un individu récemment pris étoit long de seize » pieds. Son corps étoit très long, arrondi jusqu'à » la nageoire dorsale, ct caréné ensuite jusqu'à la » queuc. Sa peau étoit unie, d'un heau noir brillant, » avec une grande bande d'un gris sale qui s'étendoit » de chaque côté depuis la gorge jusqu'à l'anus. Sa » tête éloit grande, renflée, parfaitement ronde, très » large. Ses mâchoires étoient égales, l'inférieure » armée de vingt-deux dents, la supérieure de vingt » de chaque côté, rondes, coniques, courbées, jannätres, espacées ; les antérieures et les postérirures étoient les plus petites. Chacune s'inséroit dans une espèce d'alrésle où de carilé de la mâchoire opposée, quand la bouche étoit fermée; les yeux, fort petits, avoient l'iris d'un blanc sale ; les év'n's (!), fort larges, étoient en forme de croissants ; 1 nageoires paires éloient rapprochées de la gorge, fort longues, coupées en queue d'hirondelle, et terminées en pointe obtuse, La nagcoire » dorsale avoit une forme triangulaire , et étoit cou- » chée et échancrée en arrière. La caudale, fort » large, étoit sinueuse et très profondément échan- » crée au milieu. El avoit la chair rouge et le lard » très huileux. »
Om
LE GLOBICÉPHALE DE RISSO.
Delphinus rissoanus. Cuv. (?).
Aldrovande paroît être le premier auteur qui ait mentionné sous le nom de delphinus pr'or ce cétacé, dont on doit une connoissance plus exacte à M. Risso, naturaliste laborieux, auteur d'un ouvrage important sur l'histoire naturelle des environs de Nice. Dès 1811, M. Risso avait adressé à Paris un dessin fait d'après un individu long de neuf pieds qu'on trouve gravé dans les Annales du Musénm , sous le nom de dauphin-bélier, parce qu'il supposoit que ce devoit être le bélier de mer, ou aries marinus d'Ælien et de Pline. Nous dirons, avant de tracer son histoire, que ce cétacé, ainsi que le globicéphale conducteur, perd aisément les dents de la mâchoire supérieure, et qu'on ne doit pas donner au nombre
(:) Hest unique: c'est une faute typographique.
(+) Cuvier, Rapport sur les Cétarés échouès à Paimpol, Ann du Muséum, t. XIX,p. 1 à 16: Desm.. sp. 778; Delphinus aries, Risso, Ann. Mus..t. XIX, pl. 1, fig. 3: G, Cuvier, Oss. foss., t. V, p. 284; Delphinus risso , Risso, Fist nat., Nice, © UN, p. 23, pl. 1, fig, 2
de ces os ou à leur absence de l'un des maxilli une importance bien grande dans la dé terminati des espèecs, ou lorsqu'on cherche à établir leur ide tité, M. Risso étant le seul observateur moderne
ait donné la description de cet animal, que M, C vier a décoré de son nom, nous ne pouvons mie faire que de rappeler textucllement ce qu'il en dit{
« Des mœurs douces, comme la zone tempér
qu'il habite, semblent être le partage de ce cttaq
qui n’approche de nos côtes que dans le te mps d
amours. Son corps est allongé, arrondi, reuflé v
sa partie antérieure, diminuant insensiblement | grosseur vers la queue, qui est déprimée ; sa p
est mince, de couleur grise, à nuances blenttré traversée par des traits irréguliers et des rd inégales, droites où llexueuses, blanchtres:
ventre est d’un blane mat; la tête fort grande:
museau arrondi, relevé en are, obtus, percé v
la nuque par l'ouverture des évents ; la bouche
ample, arquée; la mâchoire supérieure, pour d'alvéoles seulement, est plus avancée et con
l'inférieure, qui est garnie de chaque côté de e
grosses dents coniques, aiguës, un peu courbé
distantes, fortement énchâssdes dans l'ossem de la mâchoire; ces dents sont solides, pres( égales, d’un blanc jaunètre. recouvertes d'un én fort luisant ; l’intérieur de la gueule est muni tubercules émoussés ; la langue est libre, unie ses deux bords ; les yeux sont ovales, oblongs. petits, avec l'iris doré; la nageoire dorsale, ha élevée, à peu près en forme de triangle scalè est située presque au milieu du dos ; les nageo paires sont grandes, épaisses, noirâtres ; la can est forte, divisée en deux grands lobes par échancrure assez profonde. »
Le globicéphale de Risso est donc caractérisé f ticulièrement par son dos arrondi, sa tête larg obluse, sa mâchoire supérieure plus longue que À férieure ; il a neuf pieds de longueur sur trois de geur, et paroi à la surface de la mer du golle de 1 dans la belle saison, surtout au printemps et l'automne. Rien en lui ne peut faire supposer ce soit véritablement l'aries des anciens.
Nous devons ajouter probablement à ce genr dauphins deux espèces que nous n'avons fait qu trevoir dans le cours de notre voyage. La premi fut observée près des archipels des Pomotous, la mer Mauvaise, Nous l'avons indiquée dan Zoologie de la Coquille(?), sous le nom de de'phà leucocephalus, en disant que sa tête étoit cou tronquée, et plus conique que celle du mars( ordinaire, Ce cétacé dont nous vimes une douz d'individus pouvoit avoir six pieds de longueur
(:) De Piscibus, p. 708.
(») Page 184.
ice de l'un des maxillui inde dans la déterminati cherche à établir leur ide ul observateur moderne de cet animal, que M, (| nm, nous ne pouvons mie element ce qu'ilen dit{ , comme la zone tempé être le partage de ce cttad côtes que dans le temps d allongé, arrondi, renflé v iminuant inseusiblement », qui est déprimée ; sa pe grise, à nuances blenûtr its irréguliers et des ra flexueuses, blanchâtres:
mat ; la tôte fort grande:
véen are, obtus, percé v ure des évents ; la bouche âchoire supérieure, pour , est plus avancée et cou arnie de chaque côté de c ss, aiguës, un peu courbé enchâssées dans l'ossem dents sont solides, pres inètre. recouvertes d'un én eur de la gueule est muni ; la langue est libre, unie eux sont ovales, oblongs. (à é; la nageoire dorsale, ha n forme de triangle scalè milieu du dos; les nageo épaisses, noirâtres ; la cau deux grands lobes par fonde. »
Risso est donc caractérisé f dos arrondi, sa tête larg ipérieure plus longue que ls de longueur sur trois de face de la mer du golfe de 1 surtout au printemps el ii ne peut faire supposer
l'aries des anciens.
er probableme nt à ce enr »$ que nous D'AVONS fait qu de notre voyage. La pren archipels des Pomotots, ous l'avons indiquée dan le (2), sous le nom de delpl sant que sa tête étoit cou nique que celle du mars Jont nous vimes une douz voir six pieds de longueur
on, Sa nagcoire dorsale éloit prononcée, très groite et aiguë au sommet. Son corps étoit d'un gris bneë; mais la tête et le con étoient d’un blane pur, Une resta qu'un instant le long de notre navire.
la seconde espère, sur laquelle nous n'aurons que pu de choses à dire, est un cétacé d'un brun noir iforme et dont la taille est du double de celle du unouin commun. Sa tête complétement tronquéé, haute nageoire dorsale faite en forme de faux, nt tout ce que nous en pûmes distinguer. Nous le oontrèmes dans ce vaste espace de mer qui existe y du tropique du Capricorne, entre les iles des is et la Nouvelle-Hollande, Un capitaine baleigranglois, dont le navire étoit occupé à la pêche achalots, et qui se trouvoit à bord de la Coquille se moment, nous dit que les pêcheurs le connoisgent sous le nom de black-fish ou poisson noir, et son agilité étoit remarquable, mais que cepenton cherchoit à le prendre, parce que son crâne dermoit une matière analogue au sperma-ceti.
li se termine la série des espèces de dauphins nt existant réellement dans la nature. Nous wons pas craint de supprimer l'indication de wieurs, parce que les renseignements qui ont ni à les établir sont trop obscurs et trop incomk pour mériter une entière croyance : il est ps enfin de faire justice de quelques vicilles us,
Ï. Dussumier, srmateur, qui suit les destinans lointaines de ses navires, etqui utilise ses relà- Wenrecucillant tous les animaux rares et précieux Hays où ses relations commerciales l'appellent, mrichi le Muséum de cinq on six espèces entièment nouvelles. I nous en avoit promis les despions, que nous nous fussions fait un devoir nrer textuellement; mais son départ et des is que nous ne pouvons apprécier nous ont ii de compléter notre livre par ces intéressants ments,
Te nous reste plus à mentionnner que les dau- Bus dont les débris gisent en divers lieux de trope, et dont l'ouvrage de M. Cuvier sur les knents fossiles offre les caractères distinctifs et descriptions détaillées. Mais nous ne devons pas der à quelle classe de lecteurs cet ouvrage est aipilement adressé, et il nous suflira de menter quelques uns des faits les plus importants ts découvertes modernes, Quelle que soit en U'opinion qui admet un déluge universel, des xlysmes partiels, ou des éruptions d'eau par des bassins , toujours est il qu'un grand nombre üllées sont devenues célèbres par les ossements timaux qu'on y a découverts, et que beaucoup tsêtres n'existent plus et ont complétement disde la surface du globe. D’autres, au contraire, ftencore, mais dans des régions où les influences
Où.
DES MAMMIFERES. 631
des climats sont complétement c'angées. l'our les dauphins, il est beaucoup plus difficile d’établirleurs rapports avec les espèces vivantes ; car celles-ci sont très mal déterminées pour la plupart: etil yen a tant d’inconnues , que les moyens de comparaison manquent complétement.
Un squelette de dauphin presque entier, voisin du globiceps et de l'épaulard, à été découvert en 1795 par M. Cortesi de Plaisance, dans une colline des Apennins, voisine du mont Pulgnasco. C'est au petit village de Sort, près de Dax, dans le département des Landes, que fut trouvée la mâchoire inféricure d’un cétacé nommé, à cause des particularités qu’elle présenta, dauphin à lonue symphyse. Les falunières des Landes ont aussi donné un fragment qui a été rapporté à une espèce très voisine du dauphin vulgaire. Enfin dans le calcaire grossier du département de l'Orne on déterra un fragment dont la forme annonce évidemment une nouvelle espèce de dauphin à lony museau.
Notes sur QUELQUES AUTRES DAUPHINS.
Le Zoologica! journal (!) a publié le phocæna Homei, de M. Smith (?), long de six pieds, et qui vit dans les mers du Cap. M. Gray, dans ses Spicilegia ( 1°" fascicule ). a décrit les grampus Leaiivisüi (3) et obscurus (#) des mers du cap de Bonne- Espérance. Une variété de ce dernier est figurée (pl. 2, fig. 2,5,4et5) par MM. Quoy et Gaimard, ‘dans la Zoologie de L’Astro abe. Ces mêmes auteurs ont décrit un daaphin de la Nouvelle-Zélande (delphinus Novæ-Zelandiæ (*), qui est représenté dans leur planche n° 2.
M. Harla (6) nomme de!phinus intermedius un imarsouin dont le corps est d'un noir brillant, tandis
WT. IV, p.440, et Bull; tt XVI, p 276.
() Ph. suprà nigra pura, cupitis corporisque later:bus nigricante et albo variegatis; dentibus supra utrinque quadrayinta, infrà seres triginta; postcriori pinnæ dorsalis margine falcato. Smith, Zoo! journ., IV, p. 433.
@: Corpore obeso; fronte obliquo ; pinnis brevibus, obtusis, dorsalitrianqulari; subtus fasciä lineis maculisque albis notatus; cœæterum totus niger,: dentibus parvis conicis 25—25—26 -26 utrinque. Bull, t XVI, p. 116.
(+) Corpore lanceolato ; capite obliquo, acuto : pinnis mediocribus faleatis: collo ventreque albidis, faseiäà nigräà ab ansulo oris usque ad pinnas pectorc= les ; stris d obliqua latcrdi alba postica ; cœterum to- Lus niger ; dentibus parvis, contcis, utrinque 24—924 —26—26. Bull, & XVHE, p.116.
1 D. corpore elonyato, cylindraceo, suprà nigricante; infrà albo; latcribus sub flavis ; rostro longo ; oculis nigro cinctis ; dorsali pinna, pinnis pectoralibus mediocribus recurvatis, Zoo!l, Astrol,, t, E, p. 149,
(6, Journ. of the ac. of nat, se. of Phil.,t, VE, 2e cah., p. 51 (1827).
—…— - = mener À 22 2 ES Ve Lars EE pi SIDE RG RS TT
# = . F1 L se ne De S UE e rer sr aie AD + MR SR Me Tv M :
que les côtés du ventre et du cou sont d’un blanc qui se continue sur le ventre et sur la poitrine. La queue est comprimée et séparée par un fort étranglement. Sa taille est de seize pieds et demi, sur une circonférence de dix pieds à l'endroit le plus épais du corps. Les nageoires pectorales ont trois picds onze pouces. Il vit sur les côtes de la Nouvelle-Angleterre. Il est intermédiaire aux delphinus grampus et globiceps. M. Gray dans ses Spirilegia ( 4°" fascicule ), a décrit un delphinorhynque (') et un vrai dauphin (?) qu'il indique comme nouveau (3).
M. Fr. Cuvier a donné, dans son bel ouvrage sur les mammifères , des *ortraits du dauphin de Risso (liv. 66), qui a été décrit par nous comme étant un globicéphale, et le dauphin à long bec (67° liv.) qui est un delphinorhynque, puis les dauphins plombé (1), véloce (5), bridé (5), douteux (7),de Dole (#), et le marsouin du Cap (‘).
Nous sommes forcé de distinguer comme espèce un cétacé à long museau qui fut pris sur les côtes de l'ile d'Aix, à l'embouchure de la Charente, et que nous dessinâmes sur nature. Ce sera notre de!/phinorhyncus santonicus voisin du delphinus frontatus de feu G. Cuvier (Oss. fois., t. V, p. 275). Cet animal avoit cinq pieds huit pouces de longueur, le corps fusiforme, la dorsale recourbée, placée un peu au-delà du milieu du corps, l'œil situé à toucher la commissure de la bouche, le museau mince, arrondi, séparé du front qui s'élevoit en bosse pour se continuer avec la ligne du corps sans saccade. Toutes les parties supérieures étoient d’un noir intense , les inférieures d'un blanc satiné. Il avoit cent quarante-deux dents coniques, petites, rézulières, symétriquement rangées, c’est-à-dire à la mâchoire supérieure et de chaque côté trente-trois, et à l'inférieure, de chaque bord trente-huit.
(") Delphinus lengirostris, Gray ; Bull, t, XVI, p. 116. Osse palatino carinato, posticé convero, rostro longissimo atterauto, supra depresso, linea media elevata ; dentibi:s par ‘is utrinque 48—48—50—50.
(») Delphinus caponsis, Gray, Spic.; Bull, t. XVI, p. 116. Corpuyre lanceolato; pinna dorsali elevata, falcata ; pinnis pectoralibus mediocribus, falcatis ; dorso, labiis, pinnisque nigrescentibus ; ventre albido; deutibus utrinque circiter 5—5—0—0.
() Consultez, dauphin de Fréminville, Bull. Soc. phil, p. 71; cétacés échoués dans la rade de Paimpol, Bull, (1812—1813), p. 69.)
(+) Delphinus plumbens, F. Cuv., t. I, pl, no 1 et 3.
(5) D. velozx, Dussumier, tbid.
(6) D frœnatus, ibid.
(1) D. dubius, G. Cuv.
(5) Aodon Dalei.
{so Ph. capensis, Duss.; Fr. Cuv.,Mammif.
eo