‹ Compléments de Buffon [microforme]Chapitre 48 sur 514 · SINGES · texte numérisé non relu

SINGES

es : elles nous feront .

sie par les personnes q rouchera de prime aborc atde notre conviction oir donner à notre pens € pour qu'il n’y ait po philosophes qui ont

hmc être créé, sur une s !,en se réservant une be L nous blâmeront avec a grands rapports entre gs, plus disgraciés, et 1 que ces mêmes orangs de grands singes, anim n vague instinct, D'un à 'S, qui veulent associer s deux genres d'une mér lemauvais que nous n’a Rapprochement, Loin de êtres soient identique nds traits de conformit Dincis. Ce sont les deux C Dd anneau que forment bles deux tribus Zzoologi Hi car de l'Européen pol nt de la Nouvelle-Hollan:

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ux de la Divinité ; être fragile, égoïste, dont la vie coule dans des actes vicieux déguisés avec plus moins d'art, méconnois, si tu le peux, ta parenté ec les orangs ; viens lire dans leur histoire la plurt des actes que chaque jour ton orgucil humilié udroit en vain repousser comme l'apanage des tes; et, si le sentiment du vrai a parfois des mopts d'accès dans ton âme, avoue au moins que slesrapports matériels de l'organisation ces singes nt faits à tun image, et souvent l’emportent sur par leur attachement à ce qu’on doit appeler deirs de famille et par des qualités qu’en vain tu as erché à l'attribuer exclusivement ! »

out dans l'organisation des orangs rappelle les ails anatomiques de l’espèce humaine ; et les gibns, qui s'éloignent déjà du type primitif par la gueur démesurée de leurs membres, conduisent un passage insensible aux autres animaux de la pille des singes. Les orangs sont donc le chainon lrmédiaire qui lie l’homme au rest: de la création. pithète d'hommes des bois, que leur ont donnée s les peuples placés près de l’état de nature, annce évidemment un rapprochement que nos mé-

es : elles nous feront juger très diversement sans pie par les personnes qu’une telle manière de voir rouchera de prime abord; elles sont cependant le réat de notre conviction intime. Muis nous croyons oir donner à notre pensée un éclairc.: ement nécese pour qu'il n’y ait point d'équivoque à son sujet. philosophes qui ont placé l'homme, considéré pme être créé, sur une sorte de trône qu'ils encenten se réservant une bonne portion de leurs louan- , nous blâmeront avec amertume d'avoir trouvé les s grands rapports entre ce favori du Créateur et les ngs, plus disgraciés, et rejetteront avec dédain l'ique ces mêmes orangs puissent étre autre chose de grands singes, anim2ux par essence, et n'ayant n vague instinct, D'un autre côté quelques natura- 8, qui veulent associer les hommes et les orangs s deux genres d'une même famille, trouveront sans lemauvais que nous n’adoptions pas exclusivement Bapprochement, Loin de nous la croyance que ces êtres soient identiques ! ils ont, il est vrai, de nds traits de conformité, maïs cependant ils sont Bincis. Ce sont les deux chaînons les plus élevés du bd anneau que forment tous les étres animés; ce tes deux tribus zoologiques qui ont le plus de rapti car de l'Européen policé au Hottentot, ou à l’hant de la Nouveile-Hollande, jusqu'au chimpanzé, on rouve insensiblement conduit, et sans secousse, à e série descendante, dont nous sommes loin de conte lous les points de contact, On aura beau dire, un hg est plus voisin de notre espèce qu'une chauveisou un mulot, et de la conformité des organes rent découler les plus grandes analogies dans les réals de l'entendement. Nous n'en dirons pas davan- , Pour qu'un esprit non prévenu, dégagé des prin- 8 de la philosophie scolastique et routiniére, puisse ehir sur ce qui se passe dans les fonctions animales hoïnme, soit à l'état normal, soit à l'état patholotelles comparer à celles de ces prétendues brutes.

thodes essayeroient en vain de repousser. Certains Nègres d'Afrique croient fermement que le chimpanzé est la souche primitive de leur race ; et les Malais, en nommant la grande espèce de l'archipel des Indes orientales orang-outan, qui signifie aussi homme sauvage,ont consigné dans leurs légendesmythologiques qu’ils pourroient bien être les pères des Alourous et des Endamènes qui vivent dans un état d’abrutissement complet au centre de toutes ces îles.

On ne connoît que deux espèces d’orangs : l’une d'Afrique, que Buffon nomma d'abord jocko et plus tard pongo dans ses Suppléments, et qui est le chimpanzé ou orang noir; l’autre cst l’orang-outan des îles de Bornéo et de Sumatra, le pongo de Buffon qui changea dans ses Suppléments ce nom en celui de jocko, et dont un individu complétement adulte a été décrit par Wurmb qui l’appela pongo, en lui trouvant de l’ana1logie avec le pongo de Buffon, c'està-dire le chimpanzé. Peu d'animaux ont uñe synonymic aussi embrouillée que ces deux grands singes: il n’en est aucun qui ait donné lieu à plus de versions opposées, à plus de fluctuations dans les opinions de: naturalistes, et il nous faudroit entrer dans une fouic de détails de controverses pour en offrir le tableau. Nous nous bornerons donc au récit pur et simple de ce qu'on admet aujourd’hui de l’histoire de l’une ou de l’autre des espèces.

« Aucun des orangs, dit M. Virey, n’habite le » Nouveau Monde. Ils appartiennent à l’Asie et à » l'Afrique ; leur visage n'est pas velu, mais il a une » sorte de barbe. Enfin, lorsqu'on a bien examiné » toutes les ressemblances des orangs-outans avec » l'homme, qu’on a bien étudié toutes leurs diffé- » rences, on demeure convaincu que ce sont des » créatures à forme humaine pius intelligentes que » les quadrupèdes, mais beaucoup moins que nous. » Cependant il y a des individus de l'espèce humaine » si brutaux, si peu policés et tellement imbéciles, » qu'on n’aperçoit pas une grande distance de ces » animaux à ces hommes, quoiqu’on ne puisse pas les » confondre. Tels sont les crétins et les idiots, à beau- » coup d’égards inférieurs à ces singes, puisqu'ils ne » sauroient seuls subvenir à leur subsistance. »

Les orangs se développent lentemen. et à la manière de l’homme, Leur jeune âge est remarquable par des formes arrondies qui s'unissent aux qualités morales de l'enfance, c’est-à-dire à la pétulance et à une aimable étouréerie. Leur crâne n'offre point de crêtes développées; sa surface est lisse et sa capacité considérable : aussi les facultés semblent-elles, dans les premières années, jouir de toute la plénitude de leurs fonctions: Mais, en vieillissant, ces mêmes facultés subissent les phases qu’elles subissent chez l’homme : les parois osseuses s'encroûtent de phosphate calcaire, d'énormes crêtes se développent, le cerveau s’affoiblit pour laisser dominer

174 HISTOIRE NATURELLE

l'instinct brut et grossier de l’animalité, Triste et mo- | se trouve avoir pour caractères trentc-deux ( rose à cette époque de la vie, l'orang-outan alurs | c’est-à-dire huit incisives, quatre canines et n'est plus disposé à satisfaire que les appétits d’un | molaires: mais les canines ne diffèrent point dec animal : une sauvagerie de mœurs domine d'autant | de l'homme, et se trouvent par conséquent « s cervicales ; des sacs tl plus dans ses actions que l’individualité de l'espèce | guës aux dents voisines qu’elles ne surpassent p este, comme dans les sent davantage que ses moyens de conservation di- | en longueur. À ces particularités anatomiga@hidequeuc, point d’al minuent, et que son énergie vitale décroît. joignent une tête arrondie non terminée en ma fesses.

À La plupart des naturalistes d'Europe n’ont eu à | saillant, des crêtes sourcilières dessinées ave out ce que nous savons 1 1 étudier que de jeunes orangs : aussi, lorsque Wurmb | gueur au bas du front, un angle facial d'à peu s autorise à confondre fit connoître dans le tome IT (p. 245) des Mémoires | cinquante degrés, des bras assez bien proporti Mir en un seul, aui s de la société de Batavia une grande espèce de singe | avec le corps, descendant jusqu'au tiers iafériew ogie le lien intermédia des iles indiennes qu’il nomma pongo, en le confon- | cuisses, et dont les mains sont munies d'un pk s animaux : mais nou dant avec le pongo de Buffon, le chimpanzé d'Afri- | assez long et opposable. Enlin le genre trogloisié caractère rigoureusen que, s’empressa-t-on, par les différences nombreuses | privé de queue, d’abajoues, et de callosités nl pr, les gibbons qui déj qu’affectuicnt les diverses parties du crâne, d’en | fesses, et ne comprend qu’une espèce, le chimpa humain, et qui sont pl constituer non seulement une espèce distincte, mais Le deuxième genre est appelé onANG, pil s servir de cette expr même un genre. Cette grande difficulté zoologique | par MM. Cuvier et Geoffroy Saint-Hilaire, eth orang-cutan. Ainsi le

n’est pas toutefois complétement résolue. Cependant | Dates par le naturaliste prussien Illiger. Ses ei ués, dans le premier des détails précis ont été publiés depuis long-temps | tères sont ainsi nettement établis : trente-deux ds e, arrondie. et saillar sur de jeunes orangs; des faits qu’ou ne peut mettre | c’est-à-dire huit incisives, quatre canines et l'éminences osseuses | en doute ont été imprimés par Wurmb dans son his- | molaires, comme chez les troglodytes ; mais Is en, par des crêtes occ:

toire du nongo : de sorte que, possédant les deux | nines, au licu d'être égales aux autres den ent développées, par extrêmes de la chaine, il ne s’agissoit plus que d'ob- | trouvent chez les orangs un peu plus longu ar moins de sphéricité tenir un ou plusieurs anneaux intermédiaires. Les celles qui les avoisinent , et s’entre-croisent park outre moins d’élévatic renseignements qu'on a recueillis dans ces derniers | pointes avec celles qui leur sont opposées. l ment adulte et voisir temps paroissent toutefois décisifs; ils jettent un | est arrondie, sans crêtes sourcilières dévelg ve déprimée, obliquen

jour considérable sur la question, et permettent de | dans les jeunes individus, et l'angle facial esté ébrale, et couverte de la regarder comme à peu près résolue. M. le haron | à soixante-cinq degrés. Les bras, démesu dessinées avec une ru Cuvier a en effet reçu de M. Wallich (en 1818) un longs, dépassent les genoux ct atteignent les s dents del'orang-out crâne d’orang qui a tous les caractères de l’âge moyen; | léoles. Les pouces des mains et des pieds sonte s par M. F. Cuvier q et M. Clarke Abel, naturaliste anglois, a complété | sables, mais assez courts. Les oreilles sont arr idus qui avoient encar récemment, par de précieux documents relatifs à un | bordées, et collées sur les côtés de la tête cm deux molaires du fond

de ces grands singes adultes, les conclusions qui dé- | chez l’homme : du reste point de queue, pot n'éloient point sorties couloient naturellement de la discussion des pre- | bajoues. Dans ce genre on place toutefois ls Équent on ne comptoit miers éléments. ailleurs ne sait-on pas que le crâne | bons munis de callosités aux fesses, callosités£ de trente-deux que de l’homme finit souvent, par suite de la vieillesse, | véritable orang-outan des îles indiennes, (ypeh ils sont adultes. Les

par acquérir une épaisseur considérable, ainsi qu'on | orangs, n’a point. rieure sont aplatics, tr peut en avoir une idée par la tête du docteur Gall ; Le troisième genre des auteurs , nommé M Un petit intervalle 4 FE. que les Papous ont les crêtes sagittales et pariétales | par M. de Lacépède, a été adopté par MM.G« canine. Cette dernièrd très développées, et qu’enfin il n'y a pas jusqu'aux | Saint-Hilaire et Cuvier, et placé par Hlligeratt lus épaisse que les inc chiens dont les sutures osseuses ne preuaent en | Cynocéphales. Ce genre à pour type le grandi eur. Les trois molaire vieillissant et chez certains individus un énorme dé- | de Bornéo (1) décrit par Wurmb, et dont Au anines : la première

veloppement qui rétrécit d'autant la capacité desti- | publia le squelette ‘pl. 44, fig. 5 et 6). Les cant Te partagée au milie née à loger le cerveau ? La collection de crânes du | attribués aux pongos sont trente-deux dents; usée sur les bords anté docteur Vimont en offre plus d'un exemple. les canines, au lieu d’être contiguës ct de ln deux tubercules mous Lorsque les orangs n'étoient pas encore très bien | hauteur que les autres dents, sont très robué cules séparés par de:

connus dans les détails de leur organisation, les na- | séparées des dents voisines par un espace desif Isiéme est la plus gra turalistes les plaçoient dans trois genres que nous | recevoir en haut les extrémités des inférieures,A a précédente, mais n’e

croyons devoir rappeler succinctement pour fournir | bas celles des supérieures. La tête est aussi rod ad elle à par suite, à à nos lecteurs des moyens de comparaison, qui sans | prolongée en un long museau déclive, et genie rés lisses, des rides

cela leur manqueroient pour juger sur quels fonde- | crêtes sourcilière, sagittale et occipitale, tm ee incisives de Ja ments ces coupes artificielles étoient établies. le genre iroslodpte (fisétsn: vit tr0n io il ent à celles du maxil] Le premier genre a reçu de M. Geoffroy Saint- () Ce pongo est Nitro ES aujourd

Hilaire le nom de TROGLODYTE, troglodytes (1), et | M, Geoffroy Saint-Hilaire comme une deuxiènté

du genre orang : il le nomme orang de Fur!

leçon sténographiée).

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vez notre planche 2, crâne du pongo) : un angle al de trente degrés ; des bras excessivement ss; de longues apophyses épineuses aux vertès cervicales ; des sacs thyroïdiens au larynx ; mais este, comme dans les deux genres précédents, idéqueuc, point d'abajoues , et nulles callosités fesses.

out ce que nous savons en ce moment des orangs s autorise à confondre ces trois genres et à les

Mir en un seul, aui sera dans nos méthodes de

ogie le lien intermédiaire entre l’homme (!) et les s animaux : mais nous séparerons, bien qu'aucaractère rigoureusement précis ne puisse les pr, les gibbons qui déjà s’éloignent davantage du humain, et qui sont plus singes, si nous pouvons s servir de cette expression, que le chimpanzé orang-outan. Ainsi les vrais orangs seront disués, dans le premier dge, par une tête large, e, arrondie, et saillante sur le front, sans trad'éminences osseuses proéminentes; dans l’âge en, par des crêtes occipitale et sagittale médionent développées, par un front moins bombé, ar moins de sphéricité de la boîte crânienne, qui outre moins d’élévation. Enfin dans l'état comment adulte et voisin du vie! dge la tête se ve déprimée, obliquement située sur la colonne ébrale, et couverte de crêtes sagittale et occipidessinées avec une rudesse hideuse.

s dents de l’orang-outan n’ont été étudiées et dés par M. F. Cuvier que d’après de très jeunes vidus qui avoient encare leur première dentition. deux molaires du fond de la bouche de chaque n'éloient point sorties de leurs alvéoles, et par équent on ne comptoit que vingt-huit dents au de trente-deux que les orangs doivent avoir Wils sont adultes. Les incisives de la mâchoïre rieure sont aplatics, très larges, et en forme de Un petit intervalle sépare la seconde incisive canine, Cette dernière se termine en pointe, et lus épaisse que les incisives qu’elle dépasse en eur. Les trois molaires suivent immédiatement anines : la première est la plus petite, et se ve partagée au milieu par une légère rainure usée sur les bords antérieur et postérieur, donne deux tubercules mousses ; la deuxième a quatre cules séparés par deux sillons transversaux ; Disiéme est la plus grande, et a la même forme a précédente, mais n’est point usée pas la mason : elle a par suite, au lieu de tubercules et de 1 très lisses, des rides nombreuses.

s dents incisives de la mâchoire inférieure resent à celles du maxillaire supérieur. La conine

M, Bory fait de ce genre et de celui de l'homme

amille de bimanes

w'il classe d , Opomorphes, 4 classe dans l’ordre des

est terminée en pointe, et se trouve séparée des trois molaires qui la suivent par un petit intervalle. Ces molaires sont moins épaisses que larges. La première est comme partagée en deux parties, ct se termine par un tubercule; la seconde en a quatre, ainsi que la troisième ou dernière. Les rapports de chacune de ces dents dans l’acte de la mastication sont absolument analogues aux arcades dentaires de l’homme.

Le système dentaire du pongo se compose de trente-deux dents (!). Les incisives ne diffèrent point de celles qui ont été précédemment décrites ; mais les canines sont très longues, très fortes et très épaisses. La supérieure est creusée au-dessous d’un sillon occasionné par le frottement de celle qui lui est opposée. Les molaires paroissent avoir leur couronne très aplalie, mais cet aplatissement semble dù à l'usure ; car on remarque des points arrondis, qui doivent être les traces des éminences des molaires des jeunes orangs usées par la mastication, Il n’y a pas jusqu'aux rides indiquées sur les dents précédentes qui ne se décèlent par des vestiges : la canine de la mâchoire inférieure est rendue triangulaire par une arête relevée qui occupe sa face interne, et qui paroît due à l’action long-temps continuée de la seconde incisive supérieure sur elle; les molaires inférieures ont, comme cellés d’en haut, leur couronne très aplatie. Au reste les dents des deux rangces ont les mêmes rapports que celles qui meublent les maxillaires de l'espèce humaine, et tout autorise jusque là à ne les regarder elles-mêmes comme n'’établissant point de caractères distincts, excepté ceux de l’âge, entre les jeunes orangs-outans et les vieux pongos.

Nous re présenterons point ici de généralités sur les orangs. Les détails qui conviennent à une espèce pourroient fort bien ne point se rapporter à l’autre. Nous réserverons ce que nous avons à en dire à la suite de la description soit du chimpanzé, sait de l'orang-outan proprement dit. Nous nous bornerons pour le moment à peindre les orangs commedesanimaux sylvains dont l'existence est protégée parles vastes forêts de la zone torride , se servantdéleurs longs bras et de leurs jambes déjetécs , pourgravir avec aisance ct sans effort sur les arbres , oùilstrouvent un abri protecteur et leur nourriture journalière.

Nousdirons toutefois que les orangs se distinguent comme êtres zoologiques par les circonstances d'organisation ou les particularités anatomiques suivantes : un angle facial toujours plus ouvert que chez les autres singes; une poche digestive ou estomac ample et simple, comme celui de l’homme, suivi d’un tube également composé de trois sortes d’intes-

(:) D'après une tête conservée au Muséum et étudiée par M. F, Cuvier, ( Des dents des Mammifères, p. 10.)

tins, et dont le cœcum est muni d’un appendice vermiforme. L'os hyoïde, le foie, et ses deux lobes ; les vertèbres, une cloison des narines étroile, un axe de vision horizontal, des ongles aplatis à l’extrémité des doigts, rappellent par leurs formes ce que nous retrouvon® dans l'espèce humaine. Les femelles sont :sujetties au flux menstruel, leur gestation est d’un ou deux petits que les mères affectionnent avec la pius vive tendresse. Les mâles ont une verge pendante, le scrotum situé à l'extérieur, et le prépuce non retenu par un filet. Les poils qui recouvrent abondamiment le corps en dessus sont rares et peu fournis sur les parties internes. Ceux de l’avant-bras se dirigent d'avant en arrière depuis le poignet jusqu’au coude. Ces orangs ont encore de nombreux points de conformation qui les séparent de la plupart des singes ; c'est ainsi queleurs mollets, sans être prononcés, sont cependant assez développés pour s'éloigner des formes habituelles aux autres animaux ; que leur rotule est faite de manière à s'opposer à la marche exclusive sur les quatre extrémités. Leur cerveau est profondément plisséetcomposé de trois lobes dont le postérieur recouvre le cervelet ; les vaisseaux sperinatiques traversent l’anneau inguinal, comme chez l’homme, pour descendre dans le scrotum. Les organes générateurs sont disposés de manière à ce que l’acte de la copulation ne puisse point, comme chez les autres mammifères, s’exécuter par derrière , mais que la femelle ait l'avantage au contraire de serrer le mâle dans ses bras. Les mamelles, peu velues, et doucement arrondies , occupent également, et commechez toutes les femelles des singes d'ailleurs, la partie antérieure de la poitrine.

Tous les auteurs s'accordent à dire que les vrais orangs n’ont point de callosités. Il est probable cependant que l'endroit où l’ischion appuie sur les branches des arbres où ils se tiennent doit être un peu calleux et dénudé. Cette présomption est fortifiée par de légers emplacements nus que présentent lespeaux séchées et empaillées du Muséum, et tout porté à croire qu’en examinant des dépouilles fraiches ou ces animaux en vie on leur trouvera ces callosités , ne füt-ce qu’à l’état rudimentaire (1).

Dans l’état actuel de nos connoissances nous n’aurons à décr're que deux orangs : celui d'Afrique, qui est le chimpanzé, et celui d'Asie, qui est l'orang-outan des îles de Sumatra et de Bornéo. Mais l’histoire de ces animaux estencore enveloppée de tant d'obseurités , de tant d'erreurs, qu’il est bien

() Ce caractère, dans tous les cas, n’est pas d’une haute importance; car faudroit-il faire une espèce à part des hommes que leur état force à être constamment à cheval, tels que les postillons, dont les fesses sont garnies de callosités bien plus développées que celles des gibbons?

HISTOIRE NATURETLE

probable que squs un seul nom on confond }lx espèces mal indiquées, à peine entrevucs,cty quelles les naturalistes à venir pourront seul nir des données satisfaisantes.

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